La grenade, cette arnaque

La grenade, cette arnaque

Pour le dessert du réveillon de Noël, j’avais envie de fraîcheur, d’originalité, de légèreté. La salade de fruits exotiques a alors remporté sa place à mon menu de Noël 2015 – aux côtés tout de même de la mousse au chocolat chaleureusement réclamée par mon homme. Me voilà donc chez le primeur – pas bio – le 24 décembre au matin, consultant ma recette sur l’internet de mon smartphone. J’erre devant les étals des fruits exotiques, qui occupent une place réduite, dans ce magasin de quartier. Je lis les étiquettes, je me sers, mais il me manque encore quelques fruits. Je me sens un peu bête quand je demande s’ils ont des « fruits de la passion », et qu’il me montre celui devant lequel j’étais passée et repassée, mais dont l’ardoise affichait un autre nom. Puis là où trône l’étiquette « papaye », il y a deux fruits différents. Quelle inculte je fais ! Je demande ma route, si je puis dire, à une cliente de passage, et je termine mes courses.

Une mangue et une papaye parvenues par avion, trois fruits de la passion du Brésil, une grenade de je ne sais où, mais probablement pas de tout près… J’te dis pas l’empreinte carbone de la salade de fruits !

Je tempère l’écolo qui hurle en moi. C’est Noël… Pour une fois… C’est même pas pour une fois dans l’année, en fait. A Noël dernier, et à Noël prochain, pas de salade de fruits exotiques à l’horizon. On ne mange même plus de banane. Je me remémore notre consommation de fruits de l’année passée, une main (une huitaine, quoi) de bananes en tout et pour tout. Et sinon, des pommes, des poires, des pêches, des cerises, locales et bio. Ouf.

Mais je reviens à mes moutons – ou plutôt à mes fruits exotiques. Ma recette – que je suis (presque) à la lettre – m’indique de conserver la salade au frais, et d’ouvrir, au moment de servir, la grenade, pour décorer les verrines de quelques graines. La cerise sur le gâteau, en quelque sorte. Enfin, la graine de grenade sur la salade, en l’occurrence.

Vous voyez la scène ? Un 24 décembre, 22h30, dans ma cuisine ouverte, j’ouvre ma grenade en deux. Tout de suite, je flaire l’arnaque. Visuellement, il doit y avoir une trentaine de graines dans chaque moitié. Il y en a plus, bien sûr, mais il faut découper petit à petit la chair blanche et détacher les graines à la petite cuillère. Le jus qui en coule est rouge, ça tâche. J’y passe quelques minutes, et mes salades de fruits sont toutes belles avec leurs billes rouges sur le dessus. Oui, sauf que je n’ai pas vraiment aimé cet ajout sur ma salade. Les graines de grenade ont fini à côté… Et c’est donc là que je déclare : la grenade, c’est une arnaque !

Le lendemain de Noël, j’ai trouvé un article – en anglais – qui explique comment ouvrir une grenade (pas comme j’ai fait…). Alors pour ne pas être complètement de mauvaise foi, je ne vous dirai pas de ne pas acheter de grenade, juste de lire cet article avant.

En ce qui me concerne, l’an prochain, je ferai – peut-être – ma propre bûche…

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