Fratrie bienveillante

Fratrie bienveillante

D’ordinaire, je déteste les modes d’emploi de la parentalité.

J’en ai bien lu quelques uns, enceinte de mon fils, premier enfant oblige. Ensuite, les mois et les années passant sur ma maternité, j’ai développé une aversion pour ces guides de survie des parents, qui décortiquent tout, comptabilisent les heures de sommeil, listent les aliments privilégiés et donnent des conseils d’une précision incroyable. Comme si rien n’était compliqué, comme si tout était écrit. Comme si chacun de nos enfants fonctionnait sur le même moule.

Bref, vous avez compris, les modes d’emploi, dans leur version la plus classique (versant éducation traditionnelle), très peu pour moi !

Et puis il y a l’autre modèle, celui de l’éducation que l’on dit bienveillante, non-violente, positive… Cette éducation là, aussi, a ses guides de survie. Cela vous étonnera peut être, mais moi, je les trouve plutôt moins culpabilisants et moins « donneurs de leçon ». Aujourd’hui, donc, je voudrais décortiquer pour vous la bible des fratries de Faber et Mazlish, Jalousies et rivalités entre frères et sœurs.

Croyez-le ou non, ce livre a vraiment aidé notre tranquillité familiale. Pas une recette miracle, mais une vision légèrement différente des « différents » qui opposent chaque jour mes enfants…

Je vous livre, en quelques mots, ce que j’en retiens, en vous conseillant vivement la lecture intégrale.

 

Un… La jalousie et les rivalités entre frères et sœurs sont normales et naturelles. Les sentiments négatifs que ressentent nos enfants l’un envers l’autre sont légitimes, alors. Ce n’est pas facile, pour des parents, mais il semble important, à la fois d’accepter ces sentiments, et d’aider nos enfants à les exprimer – par la parole, par le dessin ou tout autre moyen créatif et non violent. Alors, on peut dépasser ces vents contraires et percevoir, au delà des oppositions, les sentiments positifs qui, heureusement, existent eux aussi.

 

Deux… Les comparaisons entre les enfants, qu’elles soient favorables ou défavorables, ne font qu’attiser une rivalité qui existe déjà. Quoi qu’on ait à dire à l’un de nos enfants – qu’il s’agisse d’un compliment ou d’un reproche – cela ne concerne en rien l’autre enfant. Alors il n’y a aucune bonne raison de comparer un enfant à un autre.

 

Trois… En voulant traiter les enfants de façon égale, on ne règle pas leur problème de rivalité, au contraire on les incite à comparer davantage ce qui est donné à chacun. Et si l’on changeait de point de vue, et qu’on leur donnait « selon leur besoin », en mettant des mots pour le dire : « Dans notre famille, chacun obtient ce dont il a besoin quand il en a besoin. » Qu’il s’agisse de nourriture, de vêtements, ou de temps, ça fonctionne. De la même façon, ce qui comble les besoins de nos enfants, c’est d’être aimé «spécialement», pour ce qu’ils ont de particulier, pour ce qu’ils sont, eux. Etre aimé « exactement pareil » que son frère ou sa sœur n’a aucun sens.

 

Quatre… C’est à nous, parents, d’aider nos enfants à se sentir capables, y compris capables de sortir de ces rôles dans lesquels on peut avoir tendance à les enfermer… A la « brute » : « Tu sais très bien obtenir ce que tu veux en le demandant gentiment. » A la « victime » : « Je parie que tu pourrais toi aussi lui faire une affreuse grimace. »

 

Cinq… Pour gérer les disputes de nos enfants, les auteures proposent une méthode dont je peux dire – pour l’avoir testée plusieurs fois – qu’elle fonctionne plutôt bien. D’abord on questionne les enfants et on décrit la situation, on admet qu’il s’agit «d’un vrai problème» puis on affirme : « Je suis sure que si vous vous y mettez tous les deux, vous trouverez une solution qui soit juste pour tout le monde. », et enfin on les laisse. J’ai été étonnée de constater qu’ils s’entendaient assez facilement, alors. Tout se passe comme si leurs disputes étaient un moyen de «gagner» la préférence des parents, et quand on s’extrait de l’obligation de prendre partie pour l’un ou l’autre, ces enjeux s’éteignent d’eux mêmes. Bon, bien sûr, on intervient pour empêcher tout acte de violence, mais pour les chamailleries quotidiennes, le lâcher-prise reste une bonne solution…

 

Bon je vous ai livré assez de trucs et astuces pour aujourd’hui…

A vous, maintenant, de partager vos modes d’emplois pour des fratries sereines !

Parents avec décodeur intégré

Parents avec décodeur intégré

Depuis environ six mois, ma fille est en pleine explosion langagière. Elle se fait très bien comprendre, tout en parlant de façon, disons, personnelle. Ces moments ont une saveur toute particulière, et comme je sais que cela ne durera pas, je voudrais immortaliser ici certains de ses « petits mots à décoder »…

Le matin, quand on part de la maison pour amener son frère à l’école, depuis quelques semaines elle réclame : « Veux chacher, pas dododo ! » (« Je veux marcher, pas dans le dos ! »).

Une fois par semaine, en l’habillant, je lui dis « Est-ce que tu sais où l’on va aujourd’hui ? » Alors, dans un sourire radieux elle répond : « Jajy, va voir Gogo ! » (« A la gym, on va voir Hugo ! »)

Le soir, dans le bain avec son frère elle fait la différence entre « zizi » et « nénénette » (« foufounette »). Puis elle veut s’habiller toute seule « é moi papala » (« C’est moi le pyjama »).

J’aime beaucoup noter l’évolution quotidienne de ses paroles. De ses premières tentatives à aujourd’hui, « Aho ! » est ainsi devenu « De l’eau pipeplait maman ».

Elle adore chanter, aussi, ma petite puce, et en ce moment à la crèche – et à la maison – c’est la folie de « Vive le vent » : « Piyoyo, piyoyo, piyoyo hierre… ». Heureusement que la mélodie nous permet de reconnaître la chanson… La première fois qu’elle me l’a chanté je l’ai fredonné comme elle (« Piyoyo ») en lui demandant « C’est comme ça ? ». Alors elle : « Non ! » et de reprendre : « Piyoyo, piyoyo… »

Des premiers mots de mon fils, j’ai retenu la série « totette, toture, toton » (« chaussette, chaussure, chausson »), et ces souvenirs me font encore sourire, des années après…

Et vous, quels souvenirs avez-vous des premiers mots à décoder de vos tout-petits ?

Vive le plein hiver

Vive le plein hiver

Sur l’air de « Vive le vent »

 

Vive l’hiver, vive l’hiver

Vive le plein hiver

Dans les blanches montagnes immenses

On va prendre le grand air

Hey

Vive l’hiver, vive l’hiver

Vive le plein hiver

Toute cette neige ça balance

Et ça change de la mer

 

 

Faire de la luge à fond

Et des bonhommes de neige

Et chaîner tous les jours les mains gelées sur les maillons

Mater au club Pioupiou

Son p’tit en train d’skier

Et vivre cette sensation de la neige qui fond dans le cou

Hey

 

Vive l’hiver, vive l’hiver

Vive le plein hiver

Dans les blanches montagnes immenses

On va prendre le grand air

Hey

Vive l’hiver, vive l’hiver

Vive le plein hiver

Toute cette neige ça balance

Et ça change de la mer

 

 

Faire des empreintes de pas

Et de jolies photos

Se sortir par moins deux et puis glisser sur le verglas

Pour faire des batailles

S’enfoncer jusqu’aux g’noux

Cette année on a vraiment eu de la neige en pagaille !

 

A la Saint-Valentin…

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A la veille du week-end le plus gnangnan de l’année, je vous devais bien un article neuneu de Saint Valentin…

Depuis quelques jours déjà, les petits cœurs fleurissent un peu partout. Du rouge, du rose, l’amour s’affiche… En ville, sur les panneaux, dans les magasins, sur les écrans. Je trouve toujours cela étrange, quand ça arrive. Toutes ces images inhabituelles… Puis je me souviens que la Saint Valentin est imminente.

Etalées dans les publicités, ces images de l’amour, ce sont surtout des raisons de dépenser. Ce week-end, il faudrait offrir des chocolats, des bijoux, des fleurs, sortir au restaurant. Célébrer l’Amour.

Ça a le don de m’agacer. Quand on nous donne les codes et la démarche à suivre pour bien gérer notre « fête des amoureux », j’ai l’impression de me faire mener par le bout du nez.

Qu’on accepte, ou pas, de fêter la Saint Valentin, l’Amour sera bel et bien à la mode ce week-end. Mais lundi, il redeviendra une mièvrerie absolue, le leitmotiv de ceux qui vivent au pays des bisounours. Au final, l’amour, c’est niais. Sauf quand ça fait vendre.

Et si, pour tout le reste de l’année, on réhabilitait l’amour comme une valeur centrale dans notre vie ? (Je vous avais bien dit qu’il était neuneu mon article…)

Starwars 7, les femmes aussi ont la Force

30 Starwars

Attention, pour ceux qui n’auraient toujours pas vu Starwars 7, il y a des spoilers dans cet article ! Par contre si vous ne souhaitiez pas forcément voir ce film mais changez d’avis à la lecture de cet article (sait-on jamais), sachez que je n’en révèle pas trop…

La Force est aussi, donc, avec les femmes… Il aura fallu attendre le septième épisode pour s’en apercevoir.

J’avoue que ça m’a fait plaisir de voir le premier rôle occupé par une fille. J’ai pu m’identifier à Rey la splendide, et la vibration que j’ai ressentie en regardant ce film en a été toute différente. Même mon homme, fan de la première heure, a tout de suite pointé cette évidence : “C’est bien que ce soit une femme, cette fois”.

Avant Rey, la force, c’était un truc de mec. Les Jedis femmes existaient, pourtant, mais on ne les voyait jamais.

Il y avait bien Leia. Fille d’Anakin, elle aussi a la Force – enfin je suppose – mais ne s’en sert jamais, sauf pour aller aider son Jedi de frère. Leia, c’est vraiment la potiche de base, alors que Rey, elle envoie, elle ne se laisse pas faire, elle se bat pour ses convictions, elle ne se contente pas de regarder les mecs se battre pour elle. Certains diront que Leia est une figure du féminisme, et qu’elle tue Jabba the Hutt toute seule comme une grande fille. D’autres estiment que son bikini doré est une humiliation pour les femmes, et qu’il fait de Leia un fantasme d’adolescents.

Mon homme m’explique que Leia et Padmé sont des femmes de pouvoir, des femmes politiques qui défendent la paix à leur façon. Alors oui, c’est vrai, on nous dit qu’elles agissent, mais on les voit peu en action. Mon sentiment, c’est qu’elles sont des faire-valoir pour les hommes qui les entourent.

Et que dire de la mère d’Anakin ? Une femme qui a porté Anakin Skywalker dans ses entrailles, tout de même, on pourrait s’attendre à ce qu’elle ait une petite étincelle de Force, non ? Et bien non ! Parce qu’Anakin a été conçu par l’ « immaculée conception ». Alors là, vraiment, c’est la goutte d’eau. En fait, avant l’épisode 7, Starwars, c’est sexisme à tous les étages…

Cela explique peut-être pourquoi j’ai vécu des années sans être particulièrement emballée par la saga, mais ce film là, « Le réveil de la Force », pourrait me faire entrer dans l’univers Starwars. Outre le rôle féminin pas tapisserie, il y a cette respiration, l’alternance des scènes, le rythme, le montage… Moi je dis, allez-y, vous allez en prendre plein les mirettes.

Et vous, vous en pensez quoi ? Sexiste, Starwars ?

Oh l’escargot… a le cerveau qui pègue

Oh l'escargot a le cerveau qui pègue

Aujourd’hui j’inaugure une nouvelle catégorie de texte : la comptine enfantine détournée. Prenez « Oh l’escargot quelle drôle de petite bête » (ici), un passage dans la machine à laver de ma cervelle, et voilà le résultat…

 

Dans mon boulot

J’ai de drôles de collègues

Y’en a dans le lot

Qui ont le cerveau qui pègue

 

Les petits soucis

Deviennent ses marottes

Tous les midis

En mangeant elle radote

Ses phrases rouillent

Ça gonfle dans sa glotte

Mes oreilles douillent

A force ça m’ cass’ les …

 

Dans mon boulot

J’ai de drôles de collègues

Y’en a dans le lot

Qui ont le cerveau qui pègue

 

Textes de loi

Et paroles déformées

Elle scotche sur moi

Tout l’ poids de son anxiété

A part la nonne

Elle a tout vu et tout fait

Et moi trop bonne

Je passe pour une …

 

Dans mon boulot

J’ai de drôles de collègues

Y’en a dans le lot

Qui ont le cerveau qui pègue

 

Travail d’équipe

C’est on n’ peut plus compliqué

Un rien la crispe

Jamais elle ne change d’idée

J’en ai bien marre

Que sitôt leurs dos tournés

Elle sorte son dard

Et les traite de co…

 

Dans mon boulot

J’ai de drôles de collègues

Y’en a dans le lot

Qui ont le cerveau qui pègue

 

J’vous vois venir

Tout ça n’est peut-être qu’une blague

Mieux vaut en rire

Avec une chanson-gag

J’en ai trop vu

Tracer ma route en zigzag

C’est entendu

Même si j’en ai plein l’…