Arythmie d’écriture

Arythmie d'écriture

Après presque six mois d’existence, ce blog change de rythme.

Toutes mes idées foisonnantes, entre parenthèses, pour plus tard.

Depuis presque deux semaines, entre le chevet de mon père à l’hôpital, l’inquiétude, et tout ce qui s’ensuivra… l’envie manque.

L’envie manque pour commenter mes aventures familiales.

Mais surtout, la douleur a déclenché un nouveau projet, dévorant mon temps d’écriture quotidien, et ma concentration.

J’écris beaucoup, plus que jamais, je me fais mon propre FaHoNoWriMo (Father In Hospital Novel Writing Month, une référence perso au NaNoWriMo dont je parle ici)…

En attendant la suite, n’hésitez pas à parler de ce blog autour de vous si vous l’aimez, histoire qu’il arrive un jour à dépasser les deux visiteurs quotidiens…

Et, promis, I’ll be back !

 

Un mode d’emploi de la parentalité

40 Un mode d'emploi de la parentalité

Aujourd’hui, je viens vous parler de « Parents Mode d’Emploi », qui n’est pas, contrairement à ce que pourrait laisser présager le titre, un mode d’emploi pour une vie de parents. (D’ailleurs, je ne sais pas si ça vous le fait, mais moi je déteste de plus en plus les guides parentaux de toutes sortes.)

Dans ce programme court quotidien, on suit les aventures d’un couple et de leurs trois enfants âgés de 8, 12 et 16 ans. Aux délires des parents, et aux sottises des enfants, il faut ajouter les grands-parents paternels, assez vieille France, la grand-mère maternelle, libre et indépendante, quelques profs, et des situations familiales plus ou moins typiques…

Cette série se place de façon stratégique, sur France 2, entre le journal télé et le film. Au fil du temps, elle s’est imposée comme un rendez-vous dans notre routine du soir, au moment où les enfants sont (presque) couchés, et nous, (presque) détendus… Une petite parenthèse humoristique, avec quelques épisodes carrément hilarants.

Je vous recommande en particulier cet ancien épisode rediffusé le 2 avril où le plus grand, Paul, présente un projet professionnel à ses parents (avec comme phrase d’accroche « Votre urgence est notre combustible »), puis amène sa sœur à un concert de Marilyn Manson…

Ou ce petit extrait intitulé « La tête dans les nuages », je ne vous dis pas de quoi il s’agit, mais personnellement j’en ai pleuré de rire.

Si ça vous a plu, j’ai une dernière info pour vous : vous pouvez partager vos propres anecdotes familiales (sur le site de France 2), les plus drôles deviendront peut-être des sketches…

Et vous alors, vous vous reconnaissez dans « Parents Mode d’Emploi » ?

L’autisme couleur grand bleu

L'autisme couleur grand bleu

Aujourd’hui, 2 avril, c’est la journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme. Une journée bleue. « Habillez-vous tous en bleu », disent-ils, ici et là.

Nos habits bleus, sur le sol de notre salon, prennent la forme de sphères flottantes. Ces bulles que j’imagine, parois invisibles entre « leur monde » et nous.

Il y a trois jours, quand France 2 faisait le lancement de sa « grande soirée » sur le thème de l’autisme, j’ai tenté d’expliquer à mon fils les images qu’il avait aperçues à la fin de son repas. Les mots défilent : langage, parole, handicap, différence, peur… Je me sens armée pour répondre à ses interrogations, apte à ouvrir son cœur, à l’emmener sur le chemin de la tolérance. « C’est mon métier, lui dis-je, j’ai des élèves qui sont autistes. » Alors je lui explique. Je me sens à l’aise. Et en même temps, pleine de questions, et sans aucune certitude.

Le jour où je « saurai », je n’aurai qu’à changer de métier…

En attendant, j’ai laissé vagabonder mon esprit sautillant, j’ai rêvé de poissons d’avril qui laissaient s’échapper des bulles, prisons de verre irisé. Et tout ce bleu, cet océan, ce monde du silence, comme Le Grand Bleu. Est-ce pour cela – pour le silence – qu’ils ont choisi le bleu pour la journée de l’autisme ?

Hier soir, mon fils s’est couché en parlant de poissons de papier collés dans le dos de sa maîtresse, et en demandant d’en fabriquer et d’en coller d’autres. Pour le coup, on colle au thème de la journée !

Ce sera une journée bleue, donc, chez nous.

Et l’occasion rêvée de vous parler de ce personnage, ce porte-parole de « l’Autistan », comme il aime lui-même se présenter : Josef Schovanev, philosophe, globe-trotteur, et autiste « Asperger ». Au fil des derniers mois, il est devenu en quelque sorte un représentant de l’autisme en France, une « personne ressource », un « exemple type », permettant aux non-initiés de se représenter ce qu’est l’autisme. Ses chroniques sur Europe 1, le dimanche juste avant midi, sont savoureuses, à chaque fois prétexte à s’interroger.

Mais, pour être confrontée, parmi d’autres handicaps, à l’autisme, je sais que Josef avec son syndrôme d’Asperger est un cas particulier. Dans la vraie vie, hors médias, il semblerait que la moitié, au moins, des autistes présentent aussi un retard mental. Les autistes de haut niveau nous « parlent » plus, ils sont plus proches de nous (au sens propre comme au sens figuré), mais ne devraient pas occulter tous les autres, moins « photogéniques » mais qui rencontrent, peut-être, de plus grandes difficultés dans la vie quotidienne… A méditer, donc…