Pousse comme une fleur, ma fille !

Pousse comme une fleur ma fille

Elle a poussé dans mon ventre, d’abord, enracinée à ma chair. Ensuite elle a poussé dans nos bras, contre nos cœurs, accrochée à mes seins.

Je n’ai pas la main verte. Je ne jardine pas, je fais juste pousser mes enfants.

Elle a grandi, ma petite pousse.

Elle s’est épanouie dans une crèche au pays des bisounours.

Et puis, il y a quelques mois, je me suis mise en quête d’une école (elle aura trois ans en janvier prochain). J’en parlais ici.

En école publique, pas de place. En école privée, pas de place. Au fil de mes pérégrinations j’ai même contacté une école bilingue ouverte aux deux ans, pour 9600€ l’année.

Finalement, j’ai trouvé, par hasard, un « jardin d’enfants », un lieu à mi chemin entre crèche et école. L’endroit idéal pour qu’elle continue à pousser… Après ses quatre jours d’adaptation de cette semaine, elle me répondait de sa voix fluette : « Oui, je suis adaptée moi. » Le terreau semble convenir à notre jolie petite plante…

Alors quand vous chercherez une place pour votre bambin, n’oubliez pas de taper « jardin d’enfants » dans le moteur de recherche…

De Vallouise au Queyras

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Une nouvelle escapade, trois jours au départ de Barcelonnette.

Itinéraire : Barcelonnette – Vallouise – Ailefroide – Briançon – Col d’Izoard – Aiguilles – Saint-Véran – Guillestre – Barcelonnette (par Embrun)

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Le lac de Serre Ponçon

 

 

 

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Pique-nique au bord de la Durance avec pour seule compagnie les remous de l’eau, les ramasseurs de cailloux et le passage d’un petit groupe de kayaks.

 

 

 

 

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Au bout de la vallée de Vallouise, à Ailefroide, on est déjà dans le parc national des Ecrins. Là se trouve un camping du bout du monde au pied des montagnes.

Le réveil, c’est le chant des oiseaux, et le p’tit dèj, c’est avec cette vue :

 

 

 

 

 

Le lendemain, sur la route, nous avons fait une pause à Briançon, jolie ville fortifiée.

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Le col d’Izoard, la route de l’ascension vue d’en haut, puis la route après le col :

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Un peu plus bas dans la descente du col, paysage pelé et sculptures de pierre :

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Une nuit au camping d’Aiguilles, un autre lieu calme au milieu de la nature du Queyras.

 

 

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Visite de la « plus haute commune d’Europe », le village de Saint-Véran.

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Même ici, entre les pavés poussent les fleurs, une autre fleur du béton comme celles photographiées dans cet article.

 

 

 

 

 

 

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Pique-nique non loin de Saint-Véran, au bord d’un champ…

avant de rentrer.

 

 

 

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A tout bientôt pour de nouvelles aventures…

Cayolle et Allos, deux cols des Alpes du Sud

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C’est notre premier road-trip, deux jours au départ de Barcelonnette dans les Alpes de Haute Provence.

Itinéraire : Barcelonnette – Col de la Cayolle – Gorges de Daluis – Colmars les Alpes – Col d’Allos – Barcelonnette

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Carnet de voyage :

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On connaissait la route de la Cayolle, d’abord escarpée, surplombant le torrent du Bachelard, puis une verdoyante traversée du parc national du Mercantour. Nous n’étions jamais allés plus loin que le col. On a découvert, ébahis, la roche rouge des gorges de Daluis, l’enchaînement de tunnels et le paysage spectaculaire de cette nature surprenante :

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On a posé le camp près d’un torrent. Tranquillité.

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Le lendemain, une autre découverte fortuite au fil de la route, le village de Colmars les Alpes :

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En cette matinée du 14 juillet, le temps était à la préparation des festivités du soir. On ignorait forcément que ce 14 juillet 2016 serait un autre jour sanglant dans notre beau pays. (Avant de continuer, un instant de silence les larmes aux yeux. Be Nice)

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La Foux d’Allos vue de la route du col d’Allos :

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Pause repas au col d’Allos, avant de rouler jusqu’à la maison pendant la sieste des enfants.

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A bientôt pour d’autres escapades…

Sur la route des vacances

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C’est un projet un peu fou né l’été dernier, concrétisé il y a quelques jours. Et nous voilà au volant de notre combi Volkswagen, un modèle presque aussi vieux que nous – une caisse de 28 ans tout de même…

La route des vacances avec un « popo » (le petit nom du Transporter « T3 »), ce n’est plus l’autoroute. Non qu’il ne puisse pas rouler sur autoroute, il atteint même les cent kilomètres par heure sans encombre (à plat !), mais l’esprit T3, c’est prendre son temps, et ne pas brusquer le moteur. Alors 70-80 sur nationale, c’est le bon rythme. On s’arrête quand on veut, on prend des photos, on peut cuisiner dedans et même déplier la banquette ou le toit pour faire la sieste…

« Maman regarde, un château !

– C’est la porte d’un ancien pont mon cœur. »

Et on s’arrête…

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Sur la route on a donné un nom à notre cher popo. Les enfants ont refusé «Popolichinelle» même si notre fille chante à tue-tête « Oui monsieur Po… ».

Ils ont validé « Poumpo », une référence à Boumbo, ce dessin animé mythique de mon enfance.

Un de ces jours on réécrira le générique de Boumbo à la gloire de notre Poumpo… A suivre, donc.

C’que ça me gonfle le ballon… de foot

Foot

J’avais déjà déploré, dans cet article, les incidents survenus à Marseille dès le premier week-end de l’Euro. On touche enfin au bout du supplice, puisque le dernier match sur terre marseillaise aura lieu dans trois jours. On ne se rend pas compte quand on n’y vit pas, mais la fête des uns est la galère des autres. Routes coupées, embouteillages monstrueux… Et un emploi du temps de début de vacances tronqué par cette demi finale. “On ne sort pas en voiture jeudi, il y a match !” (Et quel match, France Allemagne, rien que ça !)

Je fais ma mauvaise tronche. Je n’aime pas le foot. Comme d’habitude ça ne m’intéresse pas. Même avec le France Islande et sa ribambelle de buts en fond, mon regard glisse sur l’écran. Indifférente, au degré zéro de l’émotion, j’ai du mal à comprendre la passion…

Et puis je bloque sur le mur de pubs derrière Didier Deschamps pour chacune de ses interventions. Sans surprise ni liberté, il n’a le droit de l’ouvrir que s’il est entouré des logos des annonceurs de l’Euro. A méditer… Ou pas.

La kermesse est dite

La kermesse est dite

L’année scolaire s’achève dans trois jours et l’heure est au bilan. Cette année j’avais endossé le costume de présidente de l’association de parents d’élèves. Un costume qui s’avère plusieurs mois après à la fois trop grand et trop lourd pour moi.

Je voulais que ce ne soit qu’un mot posé sur moi comme une plume, parce qu’il en faut bien un… Je voulais une démocratie participative sans chef, une responsabilité partagée. Je voulais n’être qu’une dans le groupe. Une qui synthétise quand il le faut, et qui fait le lien entre les parents et les enseignants. Une qui dissémine le poids… Je pensais que comme je suis moi même « instit » ce rôle me conviendrais. Expliquer l’école et son fonctionnement, parler le Professeur des écoles deuxième langue. Si pour cette part du job ça fonctionne à peu près, je ne m’attendais pas à l’inertie du groupe. Je pensais que mon investissement et mon énergie génèreraient des vocations. Je pensais qu’à plus de vingt adultes on soulèverait des montagnes. Mon optimisme trop éclatant m’éblouissait, et ce n’est qu’après, dans le vif, que j’ai vu la réalité.

J’ai envoyé des mails par dizaines à ce groupe de 23. En réponse, parfois, je n’ai eu que le souffle du vent vide du désert de Gobi. Un silence assourdissant quand on demande un ou des volontaires pour une chose ou une autre. Et toujours les quelques mêmes qui se bougent.

J’ai organisé la kermesse de l’école. Pas seule, non. L’ancien président le faisait seul. Je ne sais comment c’est possible. Il est pour moi un commando de la fête d’école, un militaire de l’extrême. Moi, j’ai eu de l’aide. Une surtout, et en binôme on a passé une grande partie de notre temps libre à… À faire quoi, me direz vous, ce n’est qu’une kermesse…

Répertorier, concevoir, écrire les règles de jeux. Choisir, comparer, acheter les jouets. Créer des documents. Organiser les volontaires sur les stands. Recenser et acheter le matériel nécessaire. Penser à chaque petit détail. Imprimer, demander à imprimer, récupérer les copies. Agrafer, découper. Avoir besoin de relancer ceux qui avaient dit qu’ils feraient. Ne pas relancer. Trouver des solutions. S’appeler, se concerter, se questionner, s’envoyer des mails jusque tard le soir et parfois aussi tôt le matin. Oui, faire une kermesse, c’est du boulot, surtout si l’on veut y apporter un souffle nouveau.

Quand tout a été est fini, tout réussi que ça ait été, je me suis demandé si cela valait vraiment l’énergie dépensée…

Ce qui est sûr, c’est que sur la fin je n’ai plus éprouvé le plaisir. Juste l’obligation d’aller au bout de mes engagements. Il y a une semaine, j’ai affiché devant l’école les résultats des concours de la kermesse. En réalisant cette dernière des tâches, je me suis dit : «Maintenant c’est fini.»

Je ne ferai aucun compte rendu d’aucune réunion. Je n’enverrai plus aucun mail.

Je me sens usée par la fonction. Au bout de tout.

Pendant ce temps à mon boulot l’année se termine aussi. La kermesse c’était hier.

L’année est finie. Les kermesses sont dites.

On se retrouvera à l’école dans deux mois, les enfants, les parents, les enseignants, et le renouveau dynamique de la rentrée nous portera.

En attendant, je veux juste « vivre, rire, lire et écrire ». Le rythme du blog sera au fil de l’inspiration et des possibilités de connexion… Quelle que soit la fréquence de mes articles, de vos lectures, je vous souhaite un bel été.