Les « lieux d’aisance » en camion aménagé

C’est une des interrogations les plus fréquentes. Et pour y répondre correctement, il faut plus de temps que les quelques secondes que les gens nous laissent en général. Tout le monde se pose la question, mais quand on commence à expliquer, c’est si gênant que bien souvent la conversation tourne court. Tout l’intérêt de cet article est donc de lever le voile sur le problème des toilettes (et d’y renvoyer ceux qui nous interrogeront à l’avenir).

Dans notre combi, on a un évier qui pompe dans une réserve, deux feux fonctionnant au gaz, deux lits doubles, pleins de placards, mais pas de toilettes, ni de douche.

 

Pour la douche, déjà, deux solutions. Si le temps est frais ou venteux, on oublie. On attend d’être rentrés chez nous (quand on est en week-end) ou on attend le camping (en général un jour sur deux sur les séjours plus longs). Mais si les températures sont clémentes, on utilise la douche solaire. Avec ses vingt litres on peut prendre deux douches chacun sans traîner. Il faut trouver un coin assez paumé pour pouvoir se doucher à l’abri des regards, ou bidouiller un système D.

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Mais comme la plupart des moments qu’on vit sur la route avec notre combi, la douche en plein air, c’est mythique…

 

Reste la question des toilettes. On aurait pu opter pour les toilettes chimiques. Un gros cube avec un réservoir rempli de produits chimiques pour commencer à dégrader – je suppose – les excréments, et puis encore d’autres produits chimiques en guise de chasse d’eau. Mais ça pue, c’est mauvais pour la planète, c’est très encombrant, et puis il faut les vider – beurk – dans des endroits dédiés pas forcément faciles à trouver.

Alors on a opté pour une solution beaucoup plus simple. On nous avait parlé du seau hygiénique, un seau avec un rebord arrondi pour le confort, et un couvercle. Comme cet objet s’est avéré introuvable hors internet, on s’est rabattu sur un pot, un pot d’enfant de taille assez confortable, même pour un adulte, qu’on peut trimballer de l’intérieur à l’extérieur selon nos envies…

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La petite commission, on la vide dans un buisson au pied du combi, un coup d’eau et c’est réglé.

Pour la grosse commission, la meilleure de nos solutions consiste à mettre un sac plastique dans le pot, puis, si c’est la nuit par exemple, quelques poignées de sciure (de la litière pour hamster) pour couvrir l’odeur. Je vous assure, ça marche. Ensuite, on ferme le sac, et zou, à la poubelle. Niveau consommation de plastique on n’est pas au top, mais niveau praticité on est plutôt bien.

Et puis sinon, dans la nature… Avec papier toilette dans la poubelle pour ne pas laisser de détritus derrière nous.

Avec tout ça,  on se met à réfléchir à cette folie qui consiste à faire nos besoins dans de l’eau potable – alors que nous savons tous que l’eau est une ressource à préserver…

 

Ma propre culture pub

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Vous vous rappelez de cette émission ? Elle passait très tard. Elle n’était, sur le papier, pas très attractive. Un florilège de publicités, alors qu’on zappe dès qu’elles arrivent, quel intérêt ? Pourtant, quand on tombait sur ce programme, on restait scotchés à l’écran.

Parmi les pubs contemporaines aussi, il y en a des mythiques, mais dans notre quotidien du zapping on les oublie aussitôt disparues de nos écrans. Aujourd’hui je vous livre, donc, mon florilège récent, avant d’avoir perdu la mémoire…

“Oui Patrick !”

La voiture bip bip…

C’est moi qui l’ai pas faite !

Et enfin… Ha !

 

Si vous aussi avez une pub à partager… N’hésitez pas, mettez son lien en commentaire !

Portfolio de photographies

L'amoureuse

L’amoureuse

Un dimanche au musée

Hommage à Chagall

Starwars

Petite Padawan

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Route inattendue

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Crépuscule calme

Le vélo, liberté urbaine ?

Le vélo, liberté urbaine ?

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ça, musée ?

Road trip Cayolle

Il s’appelle Poumpo

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Obsolescence

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Le piéton

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Feu de joie

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Danse

L'autisme couleur grand bleu

L’autisme couleur grand bleu

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Vert à petits pois

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Fleur du béton

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Réveil

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Là vous reposerez en paix

RT05 31 Aiguille des glaciers J5

Perspective

RT06 27 Cirque du fer à cheval J10

Bout du monde

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Caresse

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Secrets soufflés

RT06 25 Meillerie J10

Vue

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Découpe

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Les produits laitiers sont nos amis pour la vie

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Motif automnal

Pour tout renseignement, merci de me contacter par mail (mamandeplume@gmail.com).

La Camargue

On s’était dit qu’avec notre combi on partirait en week-end en un claquement de doigt… C’est vrai. Un sous-vêtement de rechange chacun (un de plus pour notre fils, trois de plus pour notre fille qui a appris le pipi toilette il y a peu…), un peu de nourriture, une trousse de toilette, un appareil photo… et en combi mon kiki !

Pour notre premier week-end en van, on a pris la direction de la Camargue. Après avoir passé le Rhône par le bac de Barcarin, on a mangé, samedi midi, près de l’étang de Vaccarès.

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Puis aux Saintes-Maries-de-la-Mer, on a foulé le sable fin et trempé les pieds dans l’eau. (« Tu écriras dans ton blog, maman, que les enfants aiment mettre les pieds dans l’eau » me dit mon fils.)

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J’adore ces grands plumeaux blancs qui se balancent dans le vent.

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On a trouvé un bivouac parfait, vue sur les flamands roses de l’étang de Vaccarès, passage de chevaux en balade…

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A ceux qui ne comprennent pas qu’on parte ainsi, sans toilettes avec chasse à l’eau potable et sans salle de bain (ces questions reviennent si souvent que je ferai bientôt un article sur les « lieux d’aisance » en combi…) je répondrai juste que l’irremplaçable, c’est d’être en pleine nature aux frontières de la nuit :

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Coucher de soleil

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Lever de lune

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Lever de soleil

Le dimanche matin on a suivi notre route paumée au milieu des paysages de Camargue typiques.

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Puis on est rentrés chez nous avec l’impression de revenir de vacances…

Heureusement le ridicule ne tue pas le commerce

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Ou comment paumer ses clients ?

Je suis sûre que de nombreux marseillais ont déjà vécu ces questionnements : on cherche une boutique sur internet, et l’adresse tombe, elle est dans un centre commercial à la Valentine. Oui, mais lequel ? A la Valentine, il y a trois centres commerciaux. Ils ne sont pas tout à fait collés les uns aux autres, on doit se garer sur des parkings distincts pour s’y rendre, mais rien n’est clair pour les distinguer, et surtout pas leurs noms. “Centre Valentine, Grand V La Valentine, Géant la Valentine”… Géant la Valentine s’est affublé d’un nouveau logo et d’un saubriquet supplémentaire : “La Galerie”. Mais au moment où j’ai eu la première idée de cet article, La Galerie Géant la Valentine s’appelait “La Valentine Grand Centre”, si ma mémoire est bonne.

“Centre Valentine, Grand V La Valentine, La Valentine Grand Centre”. On dirait un sketche…

J’y vais assez rarement, et j’y suis paumée. La recherche des localisations de ces centres sur internet fait perdre un temps fou. Sur place, aucune aide, juste des panneaux ‘Centre commercial’. Un sketche, je vous dis. Du coup, ras le bol, je me suis fait une carte aide mémoire (à partager !) pour différencier les centres commerciaux de la Valentine.

Dites-moi, les marseillais, vous les trouvez ridicules, vous aussi, avec leurs noms impossibles à départager ?

La gym ludique, c’est fantastique !

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Que ce soit elle, deux ans, ou lui, cinq ans, je les ai rarement vu aussi heureux que dans cette salle de gym.

Le concept Ludigym, c’est de la gymnastique pour les enfants de 8 mois à 10 ans, une grande salle avec des agrès (poutres, barres, et large tapis de sol), de vrais mouvements de gym à leur niveau, une progression et des jeux pour développer la motricité…

On entre dans la salle, avec les plus petits (les moins de trois ans), et c’est un grand moment de complicité parent enfant. On les prend par la main, on fait ensemble, on encourage, on motive, on rassure… (Cela peut paraître étrange, mais c’est cette activité partagée qui m’a le plus aidé à me ressourcer, lorsque je frôlais le burn-out en juin dernier, et c’est aussi celle qui a colmaté mon cœur le lendemain des obsèques de mon père, un cours exceptionnel avec mes deux enfants…)

Les plus grands, eux, vont seuls dans la salle avec le prof. Mais les parents peuvent observer le cours derrière les vitres de la salle d’accueil. Pour moi, une pure contemplation. Je retrouve l’émotion que je ressens à chaque fois que je considère, spectatrice extérieure, des enfants qui ne sont pas en interaction avec moi (j’en parlais dans cet article). Je regarde mon fils, souriant et sautillant. A l’écoute. Il suit le cours, entre concentration et excitation, réalise des acrobaties que je n’aurais même pas imaginé, et je l’admire… La cerise sur le mouvement de gym, c’est que chaque cours est une histoire. Ils montent sur le dos des dinosaures, ils sont des chevaliers, des princesses ou des super-héros (derrière la vitre, on n’entend rien de ces contes, mais parfois les enfants nous en offrent en ressortant quelques bribes joyeuses…). On est si loin de la rigidité froide de la gymnastique classique. Ici, on joue.

Avec les deux à la gym, du coup, à la maison, il y a des périodes où l’on vit, on joue, on chante Ludigym. Ils se mettent même à faire des roulades sur leur lit (ou pire, au bord du canapé !), c’est le revers de la médaille.

 

Le rush de la rentrée est déjà en train de passer, alors si vous n’êtes pas encore bookés pour l’année, et si vous habitez Marseille, il peut être encore temps de choisir cette super activité pour vos pitchouns… Et sinon, ils font aussi des stages de vacances, et des animations pour les anniversaires.

(Ceux qui me lisent souvent savent que je n’ai pas pour habitude de faire de la pub sur ce blog, mais là c’est vraiment que… Que ce soit elle, deux ans, ou lui, cinq ans…)

Cuisse pas sage

N13 Cuisse pas sage

Je taillais les rosiers au fond du jardin. De là où je me trouvais, je percevais bien la voix puissante, presque criarde, de la châtelaine, mais celle de Rose ne me parvenait pas, sauf lorsqu’elle criait.

« J’vous jure, Madame, j’vous jure ! Je n’ai jamais couché avec un garçon ! J’vous jure Madame !

– Arrêtez de jurer Mademoiselle, vous êtes ridicule. Vous me rappelez ce film des années 80, comment c’était déjà ? La jeune fille s’appelait Marie-Thérèse, quel prénom ridicule. «Thérèse», c’est vraiment le prénom le plus moche du monde, vous ne trouvez pas ?

– …

– Ah c’est le prénom de votre mère ? Ah… Oui ben quand même, c’est moche.

Et puis votre mère, elle ne vous a même pas appris comment ne pas vous faire mettre en cloque. Ça valait le coup, tient, de vous fanatiser à coup de bible évangéliste et de vous laisser écarter les cuisses devant le premier jeune moustachu à gueule d’amour venu !

– …

– Ne soyez pas surprise, Mademoiselle, je l’ai bien vu le moustachu, se barrer vite fait au petit matin, la fesse légère et la queue frétillante.

– …

– Ne jurez pas j’vous dis ! De toute façon l’abstinence sexuelle à la mode catho, c’est vraiment pas réaliste.

– …

– Oui je suis catholique, et alors, c’est quoi le rapport ?

– …

– Oui mon mari aussi est catholique, bien sûr, mais en quoi…

– …

– Si si, dans notre bible aussi il est écrit qu’on ne doit pas tromper sa femme.

– …

– Non, on ne doit pas.

– …

– Non, avec personne.

– …

– Non, non même pas avec la bonne.

– …

– Même si elle fait la meilleure bolognaise du monde. Mais enfin, Mademoiselle, c’est quoi cette histoire ?

– …

– Mais non, le cuissage n’est pas une tradition héritée de notre passé de nobles ! Mais… Qu’est ce que vous racontez ?

– …

– Quoi ? »

Elle se leva à toute vitesse, décollant ses cuisses de sa chaise longue. Son visage devint rouge, elle ouvrit sa bouche tel un immense four. Une seconde passa, puis un hurlement suraigu, grinçant, douloureux, sortit de son gouffre.

« CHARLES-HEN-RI-I-I-I-I ! »

 

 

 

 

Ce petit texte est issu – après corrections et enrichissement – du jeu du dimanche soir d’un forum d’écrivains : il s’agit d’écrire, en dix minutes, un texte comprenant trois mots piochés au hasard dans le dictionnaire (les premiers des pages données par les participants). Ce soir là, les mots étaient « jurer, passé et fanatiser ».

Concours de popularité virtuelle

Un dimanche au musée

L’air de la nuit bleu outremer de Chagall se plaque, vibrant, sur une paroi froide, et nous submerge

Oui, je sais, cette image, je vous l’ai déjà servi il y a quelques temps (pour illustrer l’article Un dimanche au musée). Mais cette photo participe à un concours … un concours organisé par les Carrières de Lumières, sur Instagram (du pourquoi j’y ai créé un compte…).

Les modalités du concours ? Les dix photos qui ont le plus de « J’aime » sont soumises à un jury de professionnels, qui choisit le gagnant. Je me questionne, du coup.

Pouvons nous croire que les dix plus belles photos seront vraiment les plus « likées » ?…

Il s’agirait plutôt, alors, d’un concours de popularité. Popularité virtuelle, s’entend.

Cela dit, je m’interroge aussi sur la réalité du virtuel, en ce moment. Depuis qu’on peut chasser des Pokémons dehors, dans le vrai monde, on a franchi un cap… Le meilleur photographe, aujourd’hui, est peut être bien celui qui a le plus d’amis Facebook pour cliquer sur sa photo.

Moi, avec ma vie très éloignée de tous les réseaux sociaux (trop chronophages à mon goût), je sais bien que je n’ai aucune chance pour ce concours photo… Enfin, si vous voulez quand même liker ma photo, ne vous gênez pas, c’est ici.

Au fait… Je ne vous ai pas dit ce qu’il y a à gagner ! A la clé, donc, pour celui qui arrivera premier, un appareil photo Canon – dont je ne voudrai jamais à la place de mon Nikon adoré.

Pourquoi je participe à ce concours, alors ? Bonne question…

Au musée avec de jeunes enfants

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Après nos vacances plutôt « nature », le retour à Marseille nous a permis de renouer avec l’un des gros avantages de notre vie citadine : les visites culturelles. La première expo incontournable de notre rentrée est celle de Turner qu’on avait pas vue avant l’été (si ça vous botte, allez y vite, il ne reste que très peu de temps).

Dans les salles bondées, on se fraye un passage étroit entre les personnes. On porte les enfants à hauteur des tableaux, parce que vus d’en bas, entre les jambes du public, ils ne sont pas tout à fait les mêmes. Quand surgit, à hauteur des yeux de mon fils cette fois, une tablette diffusant une succession de dessins érotiques du maître Turner (pas seulement des demoiselles nues, mais aussi des couples en plein acte sexuel), il faut réagir vite : «Viens on va voir là-bas.»

Au fil de l’exposition, on lit rapidement les commentaires qui après digestion et traduction instantanées sont rendus assimilables pour un garçon de cinq ans. On discute des couleurs, des thèmes récurrents, de ce qui se perçoit au premier coup d’œil et de ce qui apparaît ensuite. Un véritable exercice de commentaire d’œuvre d’art adapté aux enfants. Pour la petite, deux ans, on en reste à la représentation et aux couleurs. Mais quoi qu’il en soit, eux et nous, on se nourrit des œuvres exposées.

Vers la fin, on approche même une première définition de l’abstraction : «Tu vois, c’est un peu flou, on ne distingue pas bien ce qui est représenté, on a surtout une impression, et des couleurs…». Au tableau suivant, il souligne : «Là aussi c’est flou.»

Et puis il y a les perles de mon fils : «C’est quoi, ça, un téléphone de tableau ?» en montrant un audioguide collé à l’oreille d’un visiteur. Ses remarques d’enfant m’amusent toujours…