Bricolages d’Halloween

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Cela fait quelques années qu’on creuse une cucurbitacée pour l’occasion. J’avoue que j’ai une préférence pour le potimarron, plus discret et original, et d’un bel orange. Mais cette année, ce sera courge butternut puisque le tiroir du frigo déborde déjà de ces légumes d’hiver. J’en ai trouvé une toute petite toute mignonne qui fera bien l’affaire.

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Notre porte d’entrée s’est transformée pour l’occasion… A l’intérieur.

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Et à l’extérieur.

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De rigolotes petites chauves-souris nous ont envahis.

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Et des fantômes légers comme des baudruches.

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Cette année, il faudra attraper ses bonbons avec des baguettes dans la cocotte piégée de la sorcière – ou comment réduire la consommation de sucreries des petits en en faisant un jeu.

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Et pour recueillir son butin, quoi de mieux qu’un pot momie ?

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Pour le goûter, il y aura aussi… Un gâteau décoré d’un fantôme.

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Version originale (Marmiton)

Des petites portions de fantômes fondants au chocolat, qui auraient du être comme sur le site marmiton, mais comme le chocolat blanc a fait du boulguiboulga au fond de la casserole… Ce sera version simplissime…

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Des bananes fantomatiques et des poires momies.

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Enfin, pour le maquillage, la recette de la famille Zéro Déchet (que vous trouverez ici) est juste géniale et je ne crains pas d’en barbouiller mes enfants puisque c’est un mélange de lait corporel (sans produits nocifs chez nous), fécule de maïs et colorants alimentaires… A l’application et au rendu elle n’a rien à envier à du « vrai » maquillage. Bon par contre mon noir, obtenu en mélangeant les colorants bleu jaune et rouge, ressort un peu vert foncé…

 

Vous l’aurez compris, chez nous Halloween est davantage coloré et rigolo que sombre et effrayant…

Et chez vous, quoi que vous en fassiez, je vous souhaite un bel Halloween !

Ecrire sous pseudo

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Avez-vous entendu parler de l’affaire Elena Ferrante ? Romancière italienne très connue, elle n’a jamais voulu révéler ni son véritable nom, ni son visage. Mais son magnifique succès a attisé, depuis des années, la curiosité de tous, et la recherche de son identité est devenue un jeu national en Italie.

Le secret a subitement été rompu il y a moins d’un mois, quand un journaliste a révélé, au terme d’une enquête particulièrement intrusive (avec notamment vérification de fiches de paye et du prix d’achat d’appartements à Rome) l’identité (supposée) d’Elena Ferrante. Si vous voulez en savoir plus sur cette affaire, l’émission culturelle Stupéfiant ! de mercredi 26 octobre y a consacré une chronique, il vous reste quelques jours pour la voir «en replay». (Au passage, je vous recommande chaudement cette émission sur France 2, car même quand les sujets, de prime abord, ne semblent pas attractifs, il s’avère que « La culture est une drogue dure ».)

Après ce reportage, je m’interroge. Pourquoi chercher à tout prix à lever le voile sur l’identité d’un artiste qui souhaite rester anonyme ? De tout temps des écrivains ont usé de pseudos, pour des raisons variées. Jeu, discrétion, sexisme, attractivité du nom… Pourquoi vouloir déflorer ce mystère ?

Dans mon cas, la notoriété n’est pas un problème – vu que je suis tout sauf connue, mais je souhaitais quand même ne pas coller mon vrai nom sur mon profil Facebook. Alors j’ai choisi l’acronyme d’un jeu de mot construit en accolant mes deux noms de famille – de jeune fille et de femme mariée. Le pseudo obtenu s’avère, pour moi, plus original que chacun de mes vrais noms.

Au quotidien, c’est pas toujours facile de jongler avec trois noms : mon nom de jeune fille dans mon adresse mail et au travail (par facilité car je suis rentrée dans l’Education Nationale sous ce nom) ; mon nom d’épouse dans ma vie quotidienne ; mon nom d’écrivain sur internet et quand je fais de la promo pour mon blog.

Les gens qui me connaissent dans la vraie vie font le lien entre ces trois noms. Les autres n’ont pas besoin de connaître le nom de mon mari et de mes enfants.

Je crois qu’écrire sous pseudo, c’est une liberté qui ne nuit à personne.

L’amoureuse

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(Nouvelle présentée au concours de nouvelles maritimes « Prix Encre de Seiche » organisé par l’association La Mer Veille, une nouvelle qui devait contenir les mots : Marseille, pavillon, livre, étrave et crocodile.)

 

Recroquevillée sur le pont, les genoux écrasés contre sa poitrine, Rachel se laissait bercer par le tangage lancinant. Elle fouillait des yeux la bande de terre qui lui faisait face, et soudain, elle la distingua, illuminée par le soleil de midi, dessin aux traits acérés entre mer miroitante et collines d’un vert brunâtre. Rachel immergea son regard dans cette ville tant attendue, parcourut les lignes de ses immeubles. L’espoir se ravivait.

Les souvenirs de leur départ jaillirent sans crier gare, avec la fulgurante d’un rayon reflété par une fenêtre. Six mois auparavant, lorsqu’elle avait posé la pointe de son pied sur le pont du voilier, son fils dans les bras, elle vivait dans son couple un amour éclatant. Toute aux promesses d’une aventure rêvée, elle exultait, légère et vivante. Ils avaient pris la mer, traversé l’Atlantique, visité les Antilles et quelques côtes d’Amérique latine. Même à terre, ils n’avaient dormi que sur l’eau.

Les images de leur périple devenues floues, la jeune femme ne restait maintenant que sur l’écume des sentiments. La passion s’était éteinte, supplantée par la rancœur et le dégoût. Elle ne savait plus comment cela est arrivé. La promiscuité, l’étroitesse, le roulis, le soleil harassant, les pleurs intenses de leur fils ? Tout se confondait et s’oubliait dans sa détresse. Elle ne retenait, de tous les moments vécus à bord, que les premiers pas de Matthéo.

Aujourd’hui elle rentrait à Marseille, un crocodile silencieux en guise d’amant, le petit voilier métamorphosé en une prison épineuse cernée d’eau sombre.

Au premier pas sur le quai du port, la terre ferme, enfin, elle sut que la déchirure de son couple était consommée. Elle hissa dans ses bras Matthéo qui trottinait vers elle, et balada son regard tout autour. Les quais du Vieux Port, la clarté de pierre des murs, les alignements de petits bateaux, elle se sentit enveloppée, accueillie, étreinte. Sans un regard en arrière, elle s’enfonça dans cette ville maternelle qu’elle connaissait depuis toujours. Errant de ruelles en avenues, son fils sur le dos, elle redevint anonyme au sein de son chagrin. Elle avait quitté son geôlier et retrouvait une amoureuse. A l’intérieur de sa ville amante, tout recommençait pour elle, avec son enfant…

 

Rachel se dressait sur le quai de Rive Neuve, tournant le dos à la Criée. Des rides creusaient son visage. Vingt ans étaient passés. Elle observait cette jeune femme blonde qui grimpait sur le voilier à la suite de son fils, les yeux brillants et le sourire resplendissant. Rachel avait enfoui les sensations de son propre départ depuis si longtemps… Les amoureux hissèrent le pavillon, battirent l’air de leurs saluts déjà lointains. L’étrave du bateau fendait les vaguelettes du port. Et Rachel regardait partir le petit homme de sa vie sur cette mer avide d’amours humains. Elle n’était pas surprise. Porté par la légende de sa petite enfance, il avait poussé parmi les livres marins, histoires de matelots et de traversées, pour la plupart offerts par son père. Il avait fini par franchir les mots pour plonger dans son voyage réel. Elle avait bien tenté de lui transmettre son attachement à la ville, à la terre et à ses étendues de liberté. Elle aurait peut être dû l’éloigner de la Méditerranée. Souvent, elle avait été tentée de rompre avec cette ville, sale, bruyante et surpeuplée, mais elle n’avait jamais pu consentir à briser leur lien d’amoureuses.

Ces pensées ne faisaient que l’effleurer. Les pieds ancrés au sol, elle demeurait, immobile. Bientôt, elle fut seule sur le bord du quai. Elle suivit le rafiot se rapprochant de l’horizon jusqu’à ce qu’il ne soit même plus un point ballotté entre les vagues. Loin.

L’allaitement dure trois ans

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Du moins, il peut.

Comme il peut durer trois jours.

Ou trois semaines, avec un pic de croissance dont personne ne parle (hormis les mamans allaitantes averties) et qui fera croire à la plus motivée des mères qu’elle n’a « pas assez de lait ».

Ou trois mois, avec la reprise du boulot et le refus de la présumée torture du tire-lait.

Il existe mille raisons d’arrêter l’allaitement avant qu’il ne cesse de lui même…

Chez nous, on a cheminé, de mois en mois, jusqu’à deux ans et quatre mois pour mon grand. J’étais enceinte de sa sœur, et c’est ma grossesse qui a provoqué son sevrage (les hormones induisent changement de goût et diminution de quantité).

Ma fille, deux ans et neuf mois, tète encore. Depuis longtemps ce n’est plus que dans l’intimité du réveil ou des soirées à la maison. Et si je ne me cache pas d’allaiter encore, quand le sujet est abordé, j’avoue sans mal aussi que j’en ai vraiment marre.

J’en ai marre, mais j’irai au bout. Jusqu’au sevrage naturel. Je savais par expérience que passé un certain âge il est plus difficile de sevrer un enfant, plus douloureux, plus brutal, moins justifiable. Comment pourrais-je expliquer à ma fille qu’hier encore elle pouvait téter, et qu’aujourd’hui c’est fini ? Je m’y refuse et donc je persisterai jusqu’à ce qu’elle s’arrête d’elle-même. A un moment, l’enfant est prêt à passer à autre chose, et le réflexe de succion disparaît. Tout concorde, ils n’en ont plus besoin et ils ne savent plus. Quand j’explique cela à toute personne qui s’y intéresse, la question suit immédiatement : « Mais ça peut durer longtemps ? »

Alors je réponds d’un ton sérieux que la plupart des enfants se sèvrent naturellement entre deux et trois ans. J’espère que ce sera notre cas. Et j’omets de stipuler ceux qui ont cessé à cinq ans.

L’allaitement est tout empli, aussi, de merveilleux moments de tendresse, et d’histoires rigolotes. Comme lorsque je raconte que si je bois de l’alcool au repas du soir, je lui annonce qu’elle ne pourra pas téter avant le lendemain matin. Alors elle me demande régulièrement : « Tu as bu du vin, maman ? Je peux téter ? » Mon pharmacien a bien rigolé lorsque je lui ai livré, il y a quelques jours, cette petite anecdote.

Je suis consciente d’être un peu une extra-terrestre. Mais ce qui me permet d’assumer notre anormalité sociétale, c’est que je suis persuadée d’être dans la normalité biologique…

Le jour où j’ai demandé mon chemin

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Je cherchais l’atelier Remise en jeux. Un atelier d’insertion qui récupère les jouets dont on ne veut plus pour leur offrir une seconde vie. Un lieu où la solidarité est un concept global. J’étais partie, donc, en mission reportage pour écrire un article les concernant dans le magazine Bubble (je consacrerai un article à ma prose bubblesque au moment de sa parution – en décembre).

Ce matin là, j’entre l’adresse de l’atelier dans le GPS de ma voiture : 670 route de Berre, Eguilles. Le robot cartographique m’indique le lieu dit vers le 350 route de Berre – erreur fréquente. Là, j’interroge une boulangère, sans succès. Je marche le long de la route à la recherche d’un endroit peut-être difficile à repérer en passant en voiture. Mais après quelques dizaines de mètres quand les numéros réapparaissent ils en sont déjà au 820. En revenant sur mes pas, je m’arrête dans une boutique qui semble correspondre au numéro recherché sur cette route. Une boutique de réparation de vélos. En entrant je dis « bonjour » et on ne me répond pas. La personne derrière le comptoir est visiblement occupée… J’attends quelques secondes. Un homme entre, un employé – ou le patron – du lieu. Et je pose ma question. Ça aurait pu être l’occasion de se montrer gentil et serviable. D’étaler sa science avec bienveillance. De répondre à l’espoir d’un monde généreux et altruiste que je portais dans ma mission de ce jour là. Mais à la place :

– Ah oui, on nous le demande souvent, ça. C’est quelle adresse que vous cherchez ?

– 670 route de Berre.

– Mais c’est dans quelle ville votre adresse ?

– Eguilles.

– Et on est où là ? On est à Eguilles ?

Le sourire qu’il adresse à un client planté là se fait sarcastique.

Je bredouille un « euh » hésitant. Il enchaîne.

– Et non ! On n’est pas à Eguilles, là. On est à Aix-en-Provence. Vous voyez, c’est pas la même chose. Eguilles. Aix-en-Provence.

– Mais nous sommes bien route de Berre ?

– Oui. Mais la route de Berre elle va d’un endroit à un autre. Elle commence à Aix et va à Eguilles. Vous, vous cherchez à Eguilles. Et là, on est à Aix.

– Mais j’ai le numéro, le 670.

– Vous ne comprenez pas. Là vous êtes à Aix. Vous ce que vous cherchez c’est à Eguilles. Des routes de Berre, il y en a plusieurs. A Aix, à Eguilles, à Berre…

J’ai compris. Il y a plusieurs 670 route de Berre. Il y a le 670 route de Berre à Aix, et il y a le 670 route de Berre à Eguilles. En fait il se trouve (je le découvrirai quelques minutes plus tard) que la route de Berre d’Aix et la route de Berre d’Eguilles sont dans la continuité l’une de l’autre. Autant dire que c’est la même route… Mais le 670, lui, il y en a plusieurs.

Tout en m’expliquant que je me suis trompé d’endroit sur un ton fort désagréable, l’homme ricane en coin en prenant comme témoin le client qui attend qu’on s’occupe de lui. Vers la fin, il ajoute, en aparté : « Ça arrive tout le temps. » (Je ne suis donc pas la première imbécile à m’être cru à Eguilles en étant à Aix ?)

Sans un mot, en retenant surtout le « merci » automatique que prononcent mes lèvres quand je quitte une personne qui m’a renseignée, je tourne les talons pour sortir de cet endroit.

– Je peux vous expliquer comment y aller. (Ne pouvait-il pas commencer par cela ?)

Je me retourne vers lui et écoute ses explications. Il faut continuer la route de Berre, passer un ou deux ronds-points, et tourner à droite après la station service.

Je quitte la boutique de cycles en murmurant un « merci » lugubre.

Le panneau indiquant la limite de la commune d’Aix-en-Provence se dresse à peine quelques centaines de mètres plus loin. Et l’atelier se trouve bien dans la zone commerciale derrière la station service.

De cette journée, je retiendrai deux informations importantes.

Dorénavant, je sais où j’irai pour donner les jouets de mes enfants – même abimés – ou trouver des jeux à tout petit prix.

Et aussi, si je dois faire réparer un vélo, je sais très bien où je n’irai pas…

Troquons nos lectures

Et si, au lieu de garder nos livres lus sur des étagères, on les échangeait ?

Mes bibliothèques débordent déjà. Et je lis davantage ces temps-ci.

Alors une pensée magique vacille dans ma tête depuis quelques jours. Et si les livres qui m’ont transportée poursuivaient leur vie, chez vous ? J’aimerais offrir mon histoire de lectrice en même temps que l’objet livre, et recevoir en échange une autre émotion de lecteur.

Allez, ne soyez pas timide. Faites votre choix.

Je propose aujourd’hui trois livres au troc :

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Les souvenirs de David Foenkinos, éditions Folio. Ce roman a été adapté au cinéma par Jean-Paul Rouve, mais je n’ai pas vu le film. Il parle de famille et de vie. Un grand-père qui meurt dans un lit d’hôpital, une grand-mère en maison de retraite, un futur écrivain convoquant les souvenirs des membres de sa famille. J’ai acheté ce livre à la gare, en attendant le train de ma sœur le jour où elle est venue voir mourir notre père. Dans ces heures je vivais à la fois dans mes souvenirs et très intensément dans chaque minute qui s’écoulait. Je l’ai lu rapidement, un mois peut-être après le décès de mon père, et ses mots ont vibré en résonnance avec ma vie, la vie de mes parents, nos souvenirs… Un livre à la fois nostalgique et plein d’espoir.

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La Compagnie des femmes de Yves Simon, éditions Stock. C’est l’histoire d’un écrivain qui quitte Paris pour prendre la route du sud. D’aires d’autoroute en motel, ses pensées et ses mots divaguent. Il rencontre des femmes. Il se cherche. Avec l’amour toujours présent en filigrane. L’écriture est poétique, diffusant un lyrisme léger. Ce livre a accompagné nos deux semaines de road-trip autour des Alpes en camion, cet été.

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Comment tu parles de ton père de Joann Sfar, éditions Albin Michel. C’est un livre de la rentrée littéraire 2016. Acheté le lendemain de l’émission de la Grande Librairie qui en parlait, dans la toute nouvelle et belle librairie de mon quartier (Pantagruel) ; lu en quelques jours. C’est encore une histoire de père qui meurt. Avec ses mots simples et les espaces pleins – de tout – entre ses phrases et dans chaque respiration, il nous livre toute l’émotion, tout ce qu’il y a d’universel dans la mort du père. Et aussi le comique irrépressible de la vie qui continue.

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En échange je prendrai toute lecture en écho, ou pas – soyons inventifs… Avec une petite note – transmission en forme de dédicace – sur la première page du livre (témoignage, message, signature…).

Contact par mail : mamandeplume@gmail.com

 

Et ça rend la vie plus belle

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Une petite chanson détournée sur l’air du “Morceau de sucre” de Mary Poppins, à écouter ici.

Cette chanson s’est imposée au fil du temps, dans notre famille. C’est elle que ma fille entonne quand on évoque Mary Poppins, et mon fils ne nomme les pâtes qu’en utilisant les sobriquets de ces paroles – écrites avec lui.

 

C’est la forme des pâtes qui met d’la magie dans l’dîner, d’la magie dans l’dîner, magie dans l’dîner.

Juste la forme des pâtes qui met d’la magie dans l’dîner.

Et ça rend la vie plus belle !

 

Il y a les pâtes qui ont une forme de téléphone du passé

Tel que tu n’en utiliseras jamais

Il y a les pâtes en forme de tête avec un seul œil et une bouche

Et puis aussi les petites chauves-souris

 

C’est la forme des pâtes qui met d’la magie dans l’dîner, d’la magie dans l’dîner, magie dans l’dîner.

Juste la forme des pâtes qui met d’la magie dans l’dîner.

Et ça rend la vie plus belle !

 

Il y a les pâtes vers de terre qui ont fait trop d’tours de manège

Elles en sont sorties toutes entortillées

Il y a les classiques papillons qu’on peut nouer autour du cou

Et puis encore les petites chauves-souris

 

C’est la forme des pâtes qui met d’la magie dans l’dîner, d’la magie dans l’dîner, magie dans l’dîner.

Juste la forme des pâtes qui met d’la magie dans l’dîner.

Et ça rend la vie plus belle !

Des doudous à l’infini

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Le premier, c’est le doudou choisi pendant la grossesse. Une projection au goût de réalité de notre bébé rêvé. A l’époque où l’on a acheté le tout premier doudou de notre vie de parents, on nous avait affirmé, déjà, que les enfants choisissent eux même leur doudou.

Je n’y croyais pas complètement. Je pensais que l’attachement à la première peluche serait le plus fort. J’ai vu arriver la marée des doudous offerts à la naissance comme une éventuelle concurrence déloyale, et je ne voulais prendre aucun risque. Je les ai mis à l’écart, alors, dans les caisses de jouets, jamais dans le lit, et les mois sont passés (et avec le temps j’ai lâché beaucoup de mes certitudes et prérogatives de jeune maman…).

D’abord, les bébés de quelques jours, de quelques semaines, se fichent du doudou. Les seins des mamans, les bras et la peau des parents leur suffisent, longtemps.

Pour mes enfants, ce n’est que bien plus tard que le « doudou star » est arrivé. Et ils ont choisi, comme on me l’avait dit, leur doudou – ou plutôt leurs doudous – sans aucune place pour mon avis devenu insignifiant sur ce sujet. Ils en ont récupéré certains dans le coffre à peluches, ont insisté pour nous en faire acheter d’autres chez le plus connu des fabricants de meubles suédois, et ont parfois même viré le doudou de la grossesse (mon fils a mis le sien au rebus pendant de longs mois avant de le retrouver tout récemment).

Et pour LE doudou, le coup de foudre s’est produit au hasard d’une rencontre. Pour mon fils, une peluche cigogne, cadeau d’un ami strasbourgeois de mon mari. Pour ma fille, la petite poupée chiffon reçue à son premier Noël. Pour chacun, la reine – en l’occurrence – des doudous a gagné sa couronne en quelques jours. Depuis, elles règnent, chacune, sur leur royaume de doudous s’étendant de l’oreiller jusqu’aux frontières de la couette, et même au delà, dans la maison, à l’école ou à la crèche. Les sujets de leurs majestés changent par phases, mais les altesses royales, elles, demeurent. Et à force de régner sur le cœur de nos enfants, le doudou devient presque vivant.

« Fais attention à Cigogne tu vas lui faire mal. »

« Elle reste là Grenadine elle me regarde prendre le petit déjeuner. »

La dernière de ma fille est justement à l’origine de cet article. Ces temps-ci, elle sème souvent ses jouets dans les recoins de la maison. Tous ses préférés de chaque catégorie (la dinette, les mini figurines d’animaux, les playmobils…) sont rassemblés à des endroits stratégiques. Notre combat, alors, c’est de lui faire ranger chaque objet le moins loin possible de sa « vraie » place… Il y a quelques jours, donc, elle abandonne sur le canapé sa reine des doudous Grenadine en compagnie d’une petite figurine d’ours brun. Nous lui demandons de ranger la figurine à sa place. Mais elle refuse, et s’exclame, outrée : « Mais non on le range pas, c’est le doudou de Grenadine ! »

Si les doudous commencent eux aussi à posséder des doudous, on n’a pas fini l’étalage de doudous à l’infini… Pour le sens du détail, quand même, regardez sur la photo comme cet ours a une tête de vrai doudou, avec sa figure fatiguée et son oreille bouffée…

Allez, avant de vous laisser, je vous raconte comment le doudou choisi pendant la grossesse de mon fils a repris sa place dans le lit parmi les bouffons de la reine Cigogne… Un jour, je racontais à ma fille qu’on avait acheté son doudou Souricette quand elle n’était qu’un tout petit bébé dans mon ventre, et mon fils a lancé : « Et moi, alors, vous n’avez pas acheté de doudou quand j’étais dans ton ventre ! ». Je lui ai sorti le fameux doudou du fond du panier à peluches, et malgré les jours qui passent, il est toujours dans le lit, une preuve de notre amour d’avant qu’il vienne au monde. Je suppose.

Le Rubik’s cube, mon cauchemar

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Bon d’accord, il est des sujets plus sérieux, mais tout de même, cela faisait bien longtemps que je voulais en parler. Depuis le jour où j’ai vu à la télévision un reportage sur les compétitions de Rubik’s cube. Oui parce qu’il existe des compétitions de Rubik’s cube ! Et des enfants génies qui résolvent un Rubik’s cube en vingt secondes ! Il existe aussi des versions mini avec des faces à quatre cases au lieu de neuf, pour les jeunes enfants. C’est ce modèle là qu’il me faudrait, et encore je ne suis pas sûre que j’y arriverais…

Pour moi, c’est l’un des objets les plus énervants au monde. Je n’ai jamais tenu plus de quelques minutes avec ce truc impossible à dénouer entre les mains.

Au vu du reportage, j’avais bien compris qu’il existait des astuces de résolution… Vous pouvez les trouver vous aussi, il suffit de googliser le nom de ce jeu, le célèbre moteur de recherche corrigera même votre orthographe… Et il y a, donc, pléthore de sites internet qui répertorient les algorithmes permettant de résoudre un Rubik’s cube. Il semble qu’il existe une suite précise de mouvements pour chaque type de déplacement. Les sites en question vantent d’abord la simplicité. Il suffit de connaître quelques algorithmes et l’affaire est pliée. Je m’y suis penché, pas longtemps, et ai parcouru deux sites. Sur le premier, les algorithmes étaient de la forme F U R L F’ L’ (avec F pour front, U pour up, L pour left et R pour right afin de désigner les différentes faces, un déplacement dans le sens horaire si lettre seule, ou dans le sens inverse si signe prime ‘). Comme le mal de crâne guettait j’ai changé de crèmerie. Sur le second site, le codage était constitué de petits dessins. Et le moyen mnémotechnique pour chaque algorithme, une petite histoire du type « j’ouvre la porte, je rentre, je sors, je ferme la porte »… Certaines histoires impliquaient une main coupée dans le futur, un belge ou Madame Curieuse (des Monsieurs Madames). Tout un monde loufoque s’est révélé à moi…

J’ai testé le début de la résolution, par acquis de conscience, sans grand succès. Je n’ai même pas réussi à faire la première face. Alors aujourd’hui je peux le redire, même si Monsieur Patience et Madame Courage s’y mettaient ensemble, je pense que le Rubik’s cube ne sera jamais mon copain…

Et vous alors, quel joueur de Rubik’s cube êtes-vous ?