Troquons nos lectures

Et si, au lieu de garder nos livres lus sur des étagères, on les échangeait ?

Mes bibliothèques débordent déjà. Et je lis davantage ces temps-ci.

Alors une pensée magique vacille dans ma tête depuis quelques jours. Et si les livres qui m’ont transportée poursuivaient leur vie, chez vous ? J’aimerais offrir mon histoire de lectrice en même temps que l’objet livre, et recevoir en échange une autre émotion de lecteur.

Allez, ne soyez pas timide. Faites votre choix.

Je propose aujourd’hui trois livres au troc :

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Les souvenirs de David Foenkinos, éditions Folio. Ce roman a été adapté au cinéma par Jean-Paul Rouve, mais je n’ai pas vu le film. Il parle de famille et de vie. Un grand-père qui meurt dans un lit d’hôpital, une grand-mère en maison de retraite, un futur écrivain convoquant les souvenirs des membres de sa famille. J’ai acheté ce livre à la gare, en attendant le train de ma sœur le jour où elle est venue voir mourir notre père. Dans ces heures je vivais à la fois dans mes souvenirs et très intensément dans chaque minute qui s’écoulait. Je l’ai lu rapidement, un mois peut-être après le décès de mon père, et ses mots ont vibré en résonnance avec ma vie, la vie de mes parents, nos souvenirs… Un livre à la fois nostalgique et plein d’espoir.

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La Compagnie des femmes de Yves Simon, éditions Stock. C’est l’histoire d’un écrivain qui quitte Paris pour prendre la route du sud. D’aires d’autoroute en motel, ses pensées et ses mots divaguent. Il rencontre des femmes. Il se cherche. Avec l’amour toujours présent en filigrane. L’écriture est poétique, diffusant un lyrisme léger. Ce livre a accompagné nos deux semaines de road-trip autour des Alpes en camion, cet été.

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Comment tu parles de ton père de Joann Sfar, éditions Albin Michel. C’est un livre de la rentrée littéraire 2016. Acheté le lendemain de l’émission de la Grande Librairie qui en parlait, dans la toute nouvelle et belle librairie de mon quartier (Pantagruel) ; lu en quelques jours. C’est encore une histoire de père qui meurt. Avec ses mots simples et les espaces pleins – de tout – entre ses phrases et dans chaque respiration, il nous livre toute l’émotion, tout ce qu’il y a d’universel dans la mort du père. Et aussi le comique irrépressible de la vie qui continue.

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En échange je prendrai toute lecture en écho, ou pas – soyons inventifs… Avec une petite note – transmission en forme de dédicace – sur la première page du livre (témoignage, message, signature…).

Contact par mail : mamandeplume@gmail.com