Bubble et moi

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Si vous ne connaissez pas encore Bubble Mag, courez-y ! Cette « boîte à idée des parents responsables et curieux » est un très joli magazine trimestriel à l’esthétique hyper soignée, moderne et chaleureuse à la fois, et qui propose un contenu de qualité. Des objets de créateurs, des films et des livres jeunesse, des applications triées sur le volet numérique, de la déco, de la mode enfant… Mais ce n’est pas tout, vous y trouverez aussi des articles de fond enthousiasmants et positifs sur la parentalité, des initiatives écologiques ou solidaires, des blogs originaux, des idées bricolages ou recettes de cuisine à réaliser en famille… En fin de magazine, les pages en régions recensent idées de sorties ou d’activités en Ile de France, à Lille, à Lyon, à Nantes et… à Marseille !

Nous y voilà donc, puisque j’ai eu l’immense joie d’écrire les pages Marseille du Bubble Hiver 2016. Ce numéro sera distribué – gratuitement – dès maintenant et jusqu’en février dans les lieux partenaires.

En avant première, je vous livre ici les lieux-gens-initiatives que j’ai voulu mettre en avant dans ces pages.

Ludigym, le club de gym enfant dont je parlais dans cet article.

La compagnie théâtrale Maïrol qui propose des spectacles jeune public tout en poésie.

La librairie Pantagruel, une nouvelle née dans le 7ème arrondissement de notre belle ville.

L’atelier d’insertion Remise en jeux qui offre une seconde vie à tous les jouets, même abîmés ou cassés.

La Friche la Belle de Mai, haut lieu de la vie – culturelle, sportive, festive – marseillaise.

Et, le blog des Parents du Roucas, un blog à plusieurs mains auquel je collabore avec enthousiasme. Si vous êtes marseillais et que vous cherchez des idées de spectacles, d’ateliers ou autres manifestations pour toute la famille, n’hésitez pas à y flâner, et pourquoi pas à vous abonner… Ça fourmille…

Petites histoires du sexisme

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Les femmes nous parlent, paru tout récemment, est un recueil de nouvelles écrites par des femmes et traitant de l’égalité – ou de l’inégalité – hommes femmes… J’ai eu la chance d’y participer avec Les stéréotypes de genre expliqués à mon fils.

Au delà de la fierté que je ressens d’être impliquée dans un tel projet (à noter, les droits d’auteur sont reversés à une Association d’Entraide et Mouvement des Femmes), j’ai attendu d’avoir lu le livre en entier pour vous livrer mon ressenti.

C’est, donc, un livre engagé. Le postulat de départ, l’égalité entre hommes et femmes, a libéré une parole multiple et intense. Les voix s’élèvent, alors, jeunes ou plus tannées, accentuées aux couleurs du monde, singulières. Certaines racontent, d’autres témoignent. Les points communs s’amoncellent mots après mots.

Le résultat est lancinant, déroutant. L’accumulation des injustices donne presque la nausée. Pourtant, l’espoir en l’avenir est unanime. L’optimisme se trame au fond de chaque récit, celles qui ont connu le pire ne font souvent que l’esquisser, et les héroïnes qui le frôlent s’en tirent toujours en combattantes.

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Vous le voulez ? Vous pouvez vous le procurer directement chez l’éditeur Phénix d’Azur avec un court délai de livraison, mais aussi sur Amazon ou Fnac.com, ainsi que chez votre libraire, s’il le commande.

Et comme c’est un sujet qui me tient à cœur, je vous dis à bientôt pour d’autres histoires du sexisme…

Dimanche soir, j’ai soirée électorale

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Au fur et à mesure qu’elles s’égrènent, dans ma vie de citoyenne, je les goûte avec délice, ces soirées. Entre langue de bois, moments parfois comiques, questionnements intelligents… J’adooooooooore !

Je me suis interrogée sur cet engouement, qui persiste même lorsque le choc est au rendez-vous, et je crois que c’est le sentiment de vivre des moments historiques, de ceux dont parleront les livres d’histoire de mes enfants.

Je comprends, dans une certaine mesure, le dégoût de certains pour la vie politique, mais moi, je ne pourrai jamais me passer de m’y intéresser.

Et vous, pourquoi aimez-vous (ou pas !) les soirées électorales ?

Musée interdit aux handicapés

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Je commencerai avec un débat de mots. Parce que les mots importent. « Handicapé » c’est un raccourci, et tout le monde, tout le temps, devrait prendre le temps de dire «personne en situation de handicap». Le handicap n’est pas une définition de la personne mais un élément qui le met en difficulté dans son environnement. En apportant des aides ou en modifiant l’environnement, on permet à la personne de surmonter sa situation de handicap. C’est l’exemple simple de la paire de lunettes : en ce qui me concerne, si je dois conduire – ou simplement vivre – sans lunettes, je serai en situation de handicap… C’est bien la situation qui fait le handicap… Les mots importent.

L’absence de mots, aussi, importe.

Alors quand j’ai vu le logo du fauteuil barré sur la page internet de ce musée marseillais, mon cœur a bondi.

Les handicapés – ou plutôt les fauteuils roulants – interdits au même titre que les chiens ou la nourriture dans l’enceinte du musée. Cela me laisse songeuse… (Je ne m’appesantis pas sur l’interdiction des poussettes – des poussettes ou des bébés ? – qui ouvre un autre débat… Peut-être y reviendrai-je un jour.)

Sur la même ligne. Sans un mot d’explication.

J’aurais imaginé : «Les bâtiments qui accueillent le musée ne sont pas accessibles aux personnes à mobilité réduites.» Ou bien «Les nombreux escaliers ne permettent pas l’accès aux fauteuils roulants.»

Ou mieux : «Nous nous excusons auprès des personnes à mobilité réduites mais nos locaux ne sont pas encore accessibles aux fauteuils roulants. Dans le cadre de la loi d’accessibilité de 2005, les travaux de mise en conformité seront achevés à l’horizon 2020.»

2020, c’est très loin, surtout par rapport à 2005, mais ce serait toujours moins scandaleux qu’un logo d’interdiction…

J’ai cherché des cas similaires – dans la forme – et je n’ai rien trouvé d’aussi flagrant et violent dans la mise à l’écart d’une partie de la population. Dans le fond, bien sûr, de très nombreux lieux publics ne sont pas accessibles, et si le vrai scandale se trouve là, la parole, elle, devrait nous permettre d’humaniser ce problème.

 

S’il vous plaît, ne laissez pas la parole mourir, faites passer cet article…

Avant Noël c’est l’Avent

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Cette année, nous n’achèterons pas de calendrier de l’Avent aux chocolats ou aux petits bonhommes de plastique. Non, cette année, ce sera calendrier de l’Avent fait maison. Mes envies d’originalité m’en ont fait imaginer un qui cache un jeu de piste.

Pour chaque jour, le numéro est relié à une enveloppe glissée dans un livre. A l’intérieur de l’enveloppe, deux photos (une pour chacun de mes enfants) désignant – en gros plan pour brouiller les pistes – les endroits où seront cachées leurs surprises du jour… Bon ça fait quarante-huit cachettes à trouver – et à photographier, un tableau à constituer pour s’y retrouver, et une petite mise en place quotidienne. Mais je crois que le jeu en vaudra la chandelle.

Les petites surprises seront des figurines ou petits objets – non emballés – achetés d’occasion dans l’atelier d’insertion Remise en Jeux.

Et les nombres–enveloppes pourront bien sûr être réutilisés l’an prochain…

Réutilisation, réduction d’emballage, vous l’aurez peut-être compris, je rêve d’un Noël – juste un petit peu – moins consumériste.

D’ailleurs j’ai une autre solution de calendrier de l’Avent minimaliste, l’application «Fiete Christmas» qui vous réservera pour chaque jour une petite surprise numérique – et gratuite !

Par avance, je vous souhaite un joyeux Avent à tous !

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Création d’images

Maman de Plume a un an

Maman de Plume a 1 an

L'écriture sur internet

L’écriture sur internet, SFFF, fan fictions, geeks et autres steampunkeries…

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Une histoire d’air

Le pipi de trop

Le pipi de trop

Deux ans et demi, et un petit problème de place

Deux ans et demi, et un petit problème de place

Surconsommation

Surconsommation

Tranches de vie

Tranches de vie

Et ça rend la vie plus belle

Et ça rend la vie plus belle

Le rubikscube mon cauchemar

Le Rubik’s cube, mon cauchemar

Attention être sensible

Attention être sensible

La DRH preferait le biberon

La DRH préférait le biberon

Au nom de sa famille

Au nom de sa famille

Pleurer aimer continuer

Pleurer, aimer, continuer

Parents avec décodeur intégré

Parents avec décodeur intégré

L'allaitement dure trois ans

L’allaitement dure trois ans

Plaidoyer pour une exposition

Opter pour la couleur dans la grisaille

Extraire la maternité de l’invisibilité

Faire voltiger la prétention guindée et ça… Musée !

Ouvrir les portes

Suivez-moi !

Recadrage automatique

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Quand on fait de la photographie, même un tout petit peu, on apprend vite à jouer du cadre. Et celui ci n’est jamais un hasard. Qu’il soit d’origine ou pas, il y a toujours une raison sous-jacente. Une recherche esthétique. Un rythme. Un équilibre. Un jeu de lignes et de motifs. Une lumière.

Mais ensuite, on partage sa photo sur internet – réseaux sociaux ou autres sites – et là, tout se passe comme si le cadre n’avait plus aucune importance. Notre photo au cadre original en 3:2 (le format de nos anciens appareils photographiques argentiques) se retrouve carrée, ou ronde ! J’avoue que cela me dérange. Quand j’observe une mosaïque d’images carrées, je me demande toujours quels étaient les cadres choisis par leur créateur.

Et je regrette qu’un choix artistique puisse être annihilé par un robot.

En même temps, se faire pourrir la vie par un robot, c’est d’un commun de nos jours ! J’en prends pour exemple tous ces courriers « automatiques » que l’on reçoit, même dans des circonstances où l’humanité devrait être prioritaire. Ainsi, après la mort de mon père – et alors que j’avais appelé pour donner cette information – j’ai reçu, chez moi, un courrier de son assurance, à son nom, qui stipulait que malgré son « changement de situation » il devait quand même leur payer tel montant. La somme réclamée correspondait à l’année complète, sa dernière mensualité n’ayant pas été honorée puisque son compte en banque était bloqué pour cause de… décès !

C’est un exemple un peu extrême, mais réel… Et pour moi la preuve que nous, les humains, ne contrôlons pas suffisamment nos robots.

Quand on se rue sous la capuche

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On n’a pas tous les mêmes raisons…

 

Entendu sous la capuche d’un « grand » de CM devant l’école de mon fils la semaine dernière :

«Moi je mets ma capuche tu sais pourquoi ? J’ai peur de perdre des cheveux avec le vent.»

 

Un peu plus tard le même matin, c’était plutôt ambiance «Fous ta cagoule t’auras les glandes t’auras les boules» quand une twingo est venue exploser son rétroviseur dans ma voiture… Mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterai plus tard…

Les sorties non familiales

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Pendant nos cinq premières années de parents, on n’a presque jamais laissé nos enfants pour la nuit.

De nombreuses personnes nous avaient exhorté à lâcher nos gosses de temps en temps pour des parenthèses de couple. Nous les écoutions et hochions la tête tout en repoussant l’idée de nous débarrasser volontairement de la chair de notre chair – même pour une seule nuit. Les premiers mois, on trouvait cela inapproprié, l’allaitement jour et nuit compliquait l’intendance, et puis nous n’en avions tout simplement pas envie.

Pourtant, après deux ans avec deux enfants, on a passé ce cap. Mon « vieillissement maternel » me faisant glisser malgré moi du côté des parents qui conseillent, je pourrais dans quelques lignes vous expliquer combien les sorties en couple sont une respiration salutaire. Mais je me suis promis de ne pas devenir (trop) donneuse de leçon, alors je vous raconterai juste notre sortie non familiale des dernières vacances.

D’abord, nous avons prié les grands-parents des nains de les prendre vingt-quatre heures. Grâce à leur gentillesse, on a ainsi pu passer l’après-midi à traîner main dans la main, visiter une exposition d’art contemporain, puis marcher sans se préoccuper de la distance, de l’heure, et du ravitaillement… Quand on s’est retrouvés sur le chemin de ronde du fort Saint Jean, la lumière était d’un or rosé extraordinaire. « A quelle heure la lumière est-elle donc si fabuleuse ? » 18h40. En temps normal, les gamins sont au bain et le dîner mijote. Le compte à rebours de la soirée déjà enclenché… Quelle saveur, alors, de ne pas se préoccuper de notre organisation familiale, dans la lumière feutrée de cette fin d’après-midi. Apéro en terrasse, restaurant en tête à tête, maison vide à notre retour.

Et le lendemain, merci papi merci mamie, pour cette jolie colonie de vacances, à tout bientôt pour que ça recommence…