La carte de vœux des petites mains

Fabriquer une carte de vœux originale, dès 3 ans, c’est facile…

J’ai mené cet atelier dans le cadre de mon exposition, en m’inspirant de cette boîte lumineuse réalisée avec des collages, et de la lumière.

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Et voilà les œuvres des petits loups :

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Bien sûr c’est très facile à réaliser chez vous. Il vous faut des papiers de couleurs un peu épais, des ciseaux, de la colle, des crayons de couleurs, un cutter, une vrille, éventuellement des perforatrices à formes, et des lettres découpées dans des magazines.

En partant d’une demi-feuille de couleur A4 pliée en trois, les enfants décorent «l’extérieur» du pliage en utilisant des collages de formes géométriques – principalement des triangles et des carrés. On leur suggère qu’avec ces formes ils peuvent «fabriquer» des maisons, des sapins, des cadeaux, des étoiles. Et puis on les laisse créer, en les aidant au besoin.

Après quelques minutes, on sort les crayons de couleurs. Puis les perforatrices. Certains trouent leur carte, d’autres utilisent les formes découpées pour enrichir leur «paysage», ou les deux.

Ceux qui veulent écrire un message peuvent utiliser les lettres découpées.

Enfin, on découpe au cutter, en suivant leurs indications, des fenêtres dans les maisons ou d’autres petites ouvertures qui transformeront la carte en photophore grâce à une petite bougie à led. La vrille permet de dessiner un ciel étoilé ou des guirlandes lumineuses.

 

En utilisant les mêmes outils, voici mes créations :

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Je vous souhaite un bon bout d’an !

Zappe la guerre

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C’est un jour de trêve aujourd’hui. Dans de nombreux foyers, famille réunie et télévision éteinte. Les uns avec les autres, on partage, on discute, on se dispute même, mais sans scène de guerre en Syrie, sans photo d’enfant affamé, sans images d’attentats…

Cette absence au monde me renvoie à celle que l’on s’impose depuis quelques semaines, chez nous, pour le repas du soir. Avant, on laissait la télé, les enfants lui tournaient le dos et nous on s’y intéressait. Les reportages du JT nous happaient au détriment de la parole de nos minots. « Chut » « Arrêtez de parler » « Je veux écouter ce reportage ! » Les derniers temps on gardait quand même la télécommande à table, pour pouvoir zapper les conflits et autres violences, épargner les yeux et les oreilles de nos petits.

Tous les soirs, on devait zapper.

Et puis on a débranché.

Et depuis, on se parle. Eux surtout. Ils nous racontent leurs journées d’école, leurs rêves ou leurs cauchemars. Ils nous posent des questions. La petite chante souvent à la fin du repas une partie de son répertoire appris à l’école… On vit.

Et l’on trouve d’autres moments pour s’informer des désastres du monde…

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« Zappe la Guerre » de PEF, dans la collection Histoire d’Histoire aux éditions Rue du Monde, est à la fois un excellent album de littérature de jeunesse et une ouvrage documentaire qui aborde la première guerre mondiale. Dans la même collection – et du même auteur – j’ai eu les larmes aux yeux en lisant « Papa, pourquoi t’as voté Hitler ? »…

 

Je vous souhaite un merveilleux Noël.

Jouets genrés, un an après

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En décembre dernier je déplorais, dans cet article, la frontière hermétique qui se dressait entre jouets « de garçon » et jouets « de fille » dans les catalogues des enseignes spécialisées.

Sans vouloir sombrer dans les cadeaux genrés, on avait quand même suivi les envies de nos bambins avec, entre autre, une poupée aux habits rose fuchsia pour elle, un camion de pompier et un Hulk articulé pour lui.

Un an après où en est-on ? Le Hulk a été réquisitionné par elle comme une poupée supplémentaire. Il a été baladé en poussette, bercé, cajolé, et plus récemment grondé et mis au coin d’une façon assez intensive. On le retrouve face au mur dans différents endroits de la maison : « Il a été méchant avec Poupée ». (Au passage on se demande ce qu’il se passe vraiment à l’école pour qu’elle pratique des punitions aussi radicales sur ses jouets, mais c’est une autre histoire…)

Le camion de pompier a eu beaucoup de succès au départ, puis il a été un peu délaissé. La dernière fois que je l’ai vu, tout récemment, c’est elle qui y jouait.

Les poupées, dont la bien nommée « Poupée », celle aux habits roses, sont complètement son univers à elle, elle les promène, les nourrit, les éduque…

Lui ce qu’il aime, ce sont « les dragons, les dinosaures et les volcans » mais aussi le dessin, la musique, les livres… Pas beaucoup de voitures et de camions, donc, mais il est de plus en plus conscient que certains jouets et certaines couleurs sont « de fille », et l’on n’a pas l’impression d’avoir beaucoup d’influence sur ses convictions. On essaie juste de continuer à le questionner pour attiser sa réflexion sur ces catégories.

Et puis l’un des grands avantages à partager la même chambre, c’est la variété de jouets auxquels ils ont accès… Alors, certes, on n’est pas dans le non-genré absolu, mais on travaille notre rapport aux caricatures.

Et chez vous alors, ça se passe comment avec les jouets genrés ?

Une coquille dans les vœux de fin d’année

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Oui, vous lisez bien. La Marie – au lieu de la Mairie – nous souhaite de Joyeuses fêtes. Ce papier a été distribué, pour de vrai, à l’école, à tous les maternelles et élémentaires du secteur – ceux-là mêmes qui perdent ou perdront un point par erreur dans leurs dictées… Si la mairie n’a pas pris la peine de corriger, peut-être est-ce parce qu’ils présumaient, à juste titre, que leur tract serait jeté directement à la poubelle par la grande majorité des parents ? Ou qu’ils n’ont pas relu ? Ou qu’ils ont tenté un trait d’humour décalé ! Peut être que l’an prochain on aura un ^^ en signature ou un #jekiffemamairiedesecteur…

Là où c’est moins drôle, c’est que ce superbe message accompagne un sac plein de mauvais chocolats et de bonbons chimiques…

L’école n’est-elle pas le lieu où l’on apprend aussi à respecter l’équilibre alimentaire ?

Faudra-t-il, à l’avenir, apprendre à nos enfants à refuser les cadeaux des politiques en quête d’électeurs ? “Mais maman c’est le vrai père Noël qui nous l’a donné !”

Bon, je ne vous parle même pas du cadeau en plastique, probablement fabriqué par des enfants de l’autre bout du monde, et on ne peut plus genré (un camion de pompier pour les garçons et une poupée sirène aux cheveux roses pour les filles)…

Mais bon, c’est Noël, ne faisons pas de mauvais esprit. Et tous ensemble disons merci à la Marie… et à la Sabine…

Quand je serai grand je serai père Noël

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Hier soir au repas, notre fils nous a annoncé fièrement : “Quand je serai grand, je serai père Noël. Je fabriquerai un traîneau. J’irai voir le vrai père Noël, au pôle nord, et je lui demanderai quelques nains (= lutins) pour m’aider, et puis je fabriquerai des cadeaux pour tous les enfants.”

On a trouvé ça mignon et touchant…

Mais cette déclaration tombe aussi juste après une conversation d’adultes, où j’expliquais à mon mari que je culpabilisais de plus en plus de le laisser croire au père Noël. Déjà quand il était plus petit je me questionnais (j’en parlais ici). Maintenant il a cinq ans et demi. Il comprend que les monstres, les dragons et les licornes n’existent pas pour de vrai. Il sait que les dinosaures ont disparu. Il demande si la magie de Harry Potter est réelle et on lui dit non… Seul le père Noël échappe encore à toute cette logique. On entretient le doute. On ment. “Oui mais le vrai père Noël lui…” “Il passe dans toutes les maisons et il laisse des cadeaux partout.” “Il passe dans la nuit de Noël, mais parfois il prend de l’avance.”

Il s’interroge, un peu. “Comment elle sait mamie que je vais avoir ça et ça et ça ?

— Je ne sais pas. Peut être qu’elle a appelé le père Noël ?”

Et au moment du déballage. “Celui là c’est le père Noël de chez nous…”

Cette année encore on va lui dire que le père Noël n’amène pas tous les cadeaux, que les adultes en rajoutent. Une sorte de solution entre deux… On va lui faire vivre la magie de Noël, la beauté, les lumières, le partage, l’amour. Et puis quand ce sera le bon moment on aura LA conversation.

Cet après-midi le « père Noël » était à l’école. Et en sortant, son camion de pompier sous le bras, il jubilait. J’ai hasardé : “C’était le « vrai » père Noël ?

— Oui parce qu’il nous a donné des cadeaux !”

Puis il a décrit la barbe qui était “pour de vrai”, le câlin qu’il lui a fait… Comment lui briser le rêve que toute la société lui a construit ? On va attendre encore un peu en le laissant rêver.

Aujourd’hui, j’ai cuisiné des petits biscuits montés en couronne et des amandes caramélisées pour offrir aux maîtresses et aux autres personnes qui s’occupent de nos enfants. En passant du temps en cuisine, en pensant avec tendresse à ceux à qui je dédiais ces présents, je me suis ressourcée à l’esprit de Noël. Puis j’ai terminé les achats de cadeaux…

Finalement les rêves se réalisent. Je suis grande, et je suis le père Noël…

Paroles de vieilles chansons pour enfants

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Certaines paroles des vieilles chansons pour enfants sont pour le moins étonnantes…

Dansons la Capucine, par exemple, sous son aspect léger, sonne presque comme une analyse sociale du bonheur :

 

Dansons la capucine

Y’a pas de pain chez nous

Y’en a chez la voisine

Mais ce n’est pas pour nous You !

Dansons la capucine

Y’a pas de vin chez nous

Y’en a chez la voisine

Mais ce n’est pas pour nous You !

Dansons la capucine

Y’a pas de feu chez nous

Y’en a chez la voisine

Mais ce n’est pas pour nous You !

Dansons la capucine

Y’a du plaisir chez nous

On pleure chez la voisine

On rit toujours chez nous You !

 

Le côté obscur de l’étrangeté, par contre, ce serait Ne pleure pas Jeannette.

 

Ne pleure pas Jeannette,

Tra, lallallallalla lla llallalla lla lla,

Ne pleure pas Jeannette,

Nous te marierons, Nous te marierons,

Avec le fils d’un prince,

Tra, lallallallalla lla llallalla lla lla,

Avec le fils d’un prince,

Ou celui d’un baron, Ou celui d’un baron

Je ne veux pas d’un prince,

Tra, lallallallalla lla llallalla lla lla,

Je ne veux pas d’un prince,

Encore moins d’un baron ! Encore moins d’un baron !

Je veux mon ami Pierre,

Tra, lallallallalla lla llallalla lla lla,

Je veux mon ami Pierre,

Celui qui est en prison, Celui qui est en prison,

Tu n’auras pas ton Pierre,

Tra, lallallallalla lla llallalla lla lla,

Tu n’auras pas ton Pierre,

Nous le pendouillerons, Nous le pendouillerons,

Si vous pendouillez Pierre,

Tra, lallallallalla lla llallalla lla lla,

Si vous pendouillez Pierre,

Pendouillez moi avec, Pendouillez moi avec,

Et l’on pendouilla Pierre,

Tra, lallallallalla lla llallalla lla lla,

Et l’on pendouilla Pierre,

Et sa Jeannette avec, Et sa Jeannette avec

A cett’ histoire si triste,

Tra, lallallallalla lla llallalla lla lla,

A cett’ histoire si triste,

Tous les gens pleureront, Tous les gens pleureront

 

Autant dire que l’on n’écoute plus l’histoire de Jeannette chez nous, ne serait-ce que pour éviter de répondre à « ça veut dire quoi nous le pendouillerons ? »…

 

Et vous, vous en connaissez sûrement des vieilles chansons pleines de surprises ?

Sérendipité visuelle

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Vous ne connaissez peut-être pas le mot, mais vous savez tous ce que c’est. La sérendipité, c’est l’art de faire une découverte par hasard, et par extension, c’est aussi l’art de se laisser dériver, sur internet, de lien en lien, de sites en sites pour tomber finalement par hasard sur quelque(s) chose(s) qui nous intéresse(nt) sans être notre recherche de départ…

Comme je ne suis pas plus assidue sur les réseaux sociaux et autres que pour mes rituels de beauté (voir mon article précédant sur mon coiffeur), j’étais passée à côté de Pinterest. Et puis un jour, mes amies instits m’ont raconté qu’elles y chopaient des idées pour leur classe. Alors j’ai découvert ce tourbillon, et je me suis laissée voguer. “Pinterestidipité” ?

Toutes ces images en cascade, c’est tellement riche et inspirant ! J’y ai trouvé ma déco d’Halloween, des rêves de voyages, des photos de street-art rafraîchissant, des créations originales que je n’aurais même pas imaginées…

La seule chose qui me chagrine un peu, comme sur Facebook, c’est que je me sens prisonnière d’un algorithme. La machine me propose des contenus similaires à ceux de mes derniers clics, me confortant dans mes choix parfois maladroits, et je me sens privée d’une partie de la profusion tentaculaire du réseau.

Malgré tout j’ai décidé de faire un pas de plus dans l’immensité picturale de Pinterest, en y “épinglant” certains de mes articles par leur image…

Mon coiffeur est un artiste

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Comme je ne suis pas très assidue en rituels de beauté féminine, je ne le vois pas si souvent… Mais ça ne l’empêche pas de me connaître par cœur.

Ce n’est pas juste un coiffeur, c’est MON coiffeur. D’ailleurs, depuis que j’ai son téléphone portable, et même s’il change de salon, y’a pas moyen qu’un autre touche mes cheveux. Je pourrais traverser la ville pour lui.

Il se dit « artisan », moi je dis qu’il est un artiste. Quand il coupe les cheveux, on dirait qu’il les sculpte. Il y a quelques semaines, il les a aussi peint !

Pendant que je l’observe faire son métier, ces gestes qu’il maîtrise – et que moi pas du tout – on discute…

La dernière fois, il m’a confié qu’il se sentait comme un larbin, et j’ai eu mal pour lui. Ce n’est pas ce que je ressens, moi, à l’encontre des coiffeurs.

Alors il précise. Il travaille quand les autres s’amusent. D’autant que l’endroit où il exerce est ouvert sept jours sur sept, alors il a son weekend de repos n’importe quand dans la semaine, et travaille bien souvent le samedi ou le dimanche… Il observe les autres vivre leur vie à travers la porte vitrée du salon, se balader en famille, faire des emplettes…

Le patron aussi, parfois, y va de ses remarques plus ou moins humiliantes. « Tu mets trop de produit. » « Tu ne fais pas assez vite. » « Je veux privilégier la quantité par rapport à la qualité. »

Puis il me raconte comment cette cliente était venue un jour en demandant son coiffeur habituel. On lui dit qu’il a quitté le salon, mais elle insiste, et finit par demander « Vous pouvez pas l’appeler pour qu’il vienne me coiffer ? »

Cela dit, quand je vois ce que mon coiffeur arrive à faire avec mes cheveux, je me demande ce qu’ils deviendront s’il s’en va trop loin pour que je puisse le suivre.

Et comme un artiste, il n’est jamais plus brillant que quand je lui laisse une liberté totale. Depuis ma nouvelle coupe – et ma couleur en mode « surfeuse » – quand je me regarde dans le miroir je me dis qu’il fait vraiment ressortir mon moi profond.

 

C’est bientôt Noël… Si vous êtes comme moi, une période plus fréquente en coiffeur que n’importe quel moment de l’année. Et donc un moment où les coiffeurs se sentent peut être encore plus larbins que d’habitude…

Alors dites à votre coiffeur si vous l’aimez ! Moi je vais lui envoyer un lien vers cet article…