Hiver…

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Un petit jeu découvert sur le joli blog que voici (Les états d’âme d’une fille de brigand)…

Les mêmes phrases à compléter de sa propre singularité, pourquoi pas ? Sans être fan des posts en cascade et autres « nominations » sur internet, je me suis prise au jeu d’évoquer mentalement ma vision de l’hiver en lisant cet article. Et donc voilà.

Une photo de paysage hivernal qui me plaît

Elle est là haut.

Un mot que j’aime associer à l’hiver

Neige. Mieux, trois mots, neige à Marseille. Mon rêve absolu d’hiver.

Mon plat préféré de saison

La tartiflette ou tout autre plat à base de fromage fondu

Une pièce de ma garde-robe que je chéris en ce moment

Avec le froid des dernières semaines, les tricots de corps type Damart donnés par ma maman quand je n’étais qu’une adolescente (merci maman, je n’aurais jamais poussé la porte de ce magasin). Et le blouson de ski. Et les grosses chaussures de marche. Pour le glamour, on repassera, il fait trop froid…

Une chanson que j’aime écouter l’hiver

Jardin d’hiver de Henri Salvador

Un film que j’affectionne à cette période

« Les bronzés font du ski », surtout cette scène

Un prénom que j’aime et qui me fait penser à l’hiver

Anna (la sœur de la reine des neiges)

 

Encore près de deux mois avant que le printemps ne pointe le bout de son nez… Il n’est pas trop tard pour espérer la neige à Marseille !

 

Je suis la galette, la galette

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Je suis faite avec le blé, ramassé dans le grenier, on m’a mise à refroidir, mais j’ai mieux aimé courir !

Si vous avez des enfants en âge d’aller à l’école, vous n’avez pas pu passer à côté du célèbre album Roule Galette – enfin, c’est surtout eux qui n’ont pas pu passer à côté ! Une histoire à la structure répétitive dans lequel la galette prend la poudre d’escampette et rencontre tour à tour un lapin, un loup, un ours et un renard. Tous veulent la manger mais seul le rusé renard y parvient…

Je ne m’appesantirai pas sur la lecture archaïque que je fais de cet album. Le vieux assis sur son confortable fauteuil de patriarche demande à la vieille de lui faire une galette. Et la vieille ne lui répond pas «Tu n’as qu’à te la faire toi même ta galette !». Non, elle s’exécute. Sur les conseils du vieux, elle monte au grenier et balaie le plancher pour récupérer du blé pour faire la galette (Beurk ! Crado la galette à la poussière de grenier !). Le tout avec le sourire bien sûr. Quand elle a fini : Et voilà la galette cuite. « Elle est trop chaude ! crie le vieux. Il faut la mettre à refroidir ! » Et en plus il crie ! Non mais il se prend pour qui ce goujat. Si c’était moi je… (censuré)… D’accord je me suis un peu appesanti, mais c’est vrai qu’à chaque fois que je leur lis cette histoire, je ne peux pas m’empêcher de la trouver pas très vingt-et-unième siècle !

Revenons à notre galette qui roule, roule. L’autre jour mon fiston – cinq ans et demi – me demande : «Maman ? Est ce que ça existe en vrai la galette à l’escampette ?

– La galette à quoi ?

– Ben oui, si on met de la poudre d’escampette dans la galette ! »

C’est peut être pour ça qu’elle roule, cette galette, si l’on remplace la poudre d’amande par la poudre d’escampette, forcément…

Enfin, je n’ai pas résisté à la tentation d’aller voir sur internet d’où vient vraiment cette expression. Si ça vous intéresse, c’est .

On va rien lâcher

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Lundi, cet article est arrivé dans ma boîte mail. J’ai regardé la vidéo, découvert cette chanson slamée par Grand Corps Malade et Richard Bohringer.

L’impression que c’était pour moi, pour nous, pour ce début d’année 2017 et les élections que nous vivrons à son zénith. Pour leurs discours. Pour notre vie.

2017. On va rien lâcher.

 

Course contre la honte

 

Eh Tonton, est-ce que t´as regardé dehors ? Sur l´avenir de nos enfants il pleut de plus en plus fort

Quand je pense à eux pourtant, j´aimerais chanter un autre thème

Mais je suis plus trop serein, je fais pas confiance au système

Ce système fait des enfants mais il les laisse sur le chemin

Et il oublie que s´il existe, c´est pour gérer des êtres humains

On avance tous tête baissée sans se soucier du plan final

Ce système entasse des gosses et il les regarde crever la dalle

Tonton on est du bon côté mais ce qu´on voit, on ne peut le nier

J´ai grandi au milieu de ceux que le système a oubliés

On vit sur le même sol mais les fins de mois n´ont pas le même parfum

Et chaque année monte un peu plus la rumeur des crève-la-faim

Le système a décidé qu´y avait pas de place pour tout le monde

Tonton, t´as entendu les cris dehors, c´est bien notre futur qui gronde

Le système s´est retourné contre l´homme, perdu dans ses ambitions

L´égalité est en travaux et y´a beaucoup trop de déviations

 

Eh Tonton… On va faire comment ? Dis-moi Tonton, on va faire comment ?

Est-ce que les hommes ont voulu ça, est-ce qu´ils maîtrisent leur rôle

Ou est-ce que la machine s´est emballée et qu´on a perdu le contrôle

Est-ce qu´y a encore quelqu´un quelque part qui décide de quelque chose

Ou est-ce qu´on est tous pieds et poings liés en attendant que tout explose

Difficile de me rassurer Tonton, je te rappelle au passage

Que l´homme descend bel et bien du singe pas du sage

 

Et c´est bien l´homme qui regarde mourir la moitié de ses frères

Qui arrache les derniers arbres et qui pourrit l´atmosphère

Y´a de plus en plus de cases sombres et de pièges sur l´échiquier

L´avenir n´a plus beaucoup de sens dans ce monde de banquiers

C´est les marchés qui nous gouvernent, mais tous ces chiffres sont irréels

On est dirigé par des graphiques, c´est de la branlette à grande échelle

 

Eh Tonton, on va faire comment, tu peux me dire?

Comme il faut que tout soit rentable, on privatisera l´air qu´on respire

C´est une route sans issue, c´est ce qu´aujourd´hui, tout nous démontre

On va tout droit vers la défaite dans cette course contre la honte

 

Eh Tonton… On va faire comment ? Dis-moi tonton, on va faire comment ?

Entre le fromage et le dessert, tout là-haut dans leur diner

Est-ce que les grands de ce monde ont entendu le cri des indignés

Dans le viseur de la souffrance, y´a de plus en plus de cibles

Pour l´avenir, pour les enfants, essayons de ne pas rester insensibles

 

Ma petite gueule d´amour, mon Polo, mon ami Châtaigne

On va rien lâcher, on va aimer regarder derrière pour rien oublier, ni les yeux bleus ni les regards noirs

On perdra rien, peut-être bien un peu, mais ce qu´il y a devant, c´est si grand

Ma petite gueule d´amour, mon Polo, mon ami Châtaigne

T´as bien le temps d´avoir le chagrin éternel

S´ils veulent pas le reconstruire le nouveau monde, on se mettra au boulot

Il faudra de l´utopie et du courage

Faudra remettre les pendules à l´heure, leur dire qu´on a pas le même tic tac, que nous, il est plutôt du côté du coeur

Fini le compte à rebours du vide, du rien dedans

Ma gueule d´amour, mon petit pote d´azur il est des jours où je ne peux rien faire pour toi

Les conneries je les ai faites, et c´est un chagrin qui s´efface pas

Faut pas manquer beaucoup pour plus être le héros, faut pas beaucoup

Je t´jure petit frère, faut freiner à temps

Va falloir chanter l´amour, encore plus fort

Y´aura des révolutions qu´on voudra pas, et d´autres qui prennent leur temps, pourtant c´est urgent

Où est la banque ?

Il faut que je mette une bombe, une bombe désodorante, une bombe désodorante pour les mauvaises odeurs du fric qui déborde

Pas de place pour les gentils, les paumés de la vie

Chez ces gens-là, on aime pas, on compte

 

Ma petite gueule d´amour, mon Polo, mon ami Châtaigne

P´tit frère, putain, on va le reconstruire ce monde

Pour ça, Tonton, faut lui tendre la main

Tonton, il peut rien faire si t´y crois pas

Alors faudra se regarder, se découvrir, jamais se quitter

On va rien lâcher

On va rester groupé

Y´a les frères, les cousines, les cousins, y a les petits de la voisines, y´a les gamins perdus qui deviennent des caïds de rien, des allumés qui s´enflamment pour faire les malins

Y´a la mamie qui peut pas les aider, qu´a rien appris dans les livres, mais qui sait tout de la vie

À force de ne plus croire en rien, c´est la vie qui désespère

Faut aimer pour être aimé

Faut donner pour recevoir

Viens vers la lumière, p´tit frère

Ta vie c´est comme du gruyère, mais personne te le dis que tu as une belle âme

Ma petite gueule d´amour, mon Polo, mon ami Châtaigne

On va rien lâcher

On va aimer regarder derrière pour rien oublier

 

Maman tu cries très fort !

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J’avais annoncé () que la culpabilité était bannie de ma vie de mère. Mais vous le savez, elle n’est jamais très loin, elle se planque derrière la moindre de nos faiblesses – la garce ! Et quand ce sont nos enfants qui pointent nos défauts, c’est parfois drôle (vive l’auto-dérision) et souvent un peu – voire très – douloureux…

 

La semaine dernière, j’ai crié – je devrais dire hurlé – une fois de plus. C’était le matin, nous étions – comme d’habitude – en retard sur l’horaire qui m’assurerait d’être à l’heure à mon travail. Je leur avais dit de mettre leurs chaussures, puis j’avais préparé mon sac, mon thé, mon repas. Les chaussures n’étaient toujours pas mises. Je leur avais demandé de mettre leurs pulls, et leurs manteaux, tout en enfilant mes chaussures et en n’oubliant pas le sac du goûter, les clés de la voiture, le portable. Je lui avais dit de mettre ses gants en fermant le manteau de sa sœur. Il avait hésité, cherché, tatonné. «Mets tes gants !» «METS TES GANTS ! MAINTENANT !»

Quelques minutes plus tard, la colère était partie, alors de sa toute petite voix si douce, ma fille m’a dit : «Tu as crié vraiment très fort maman. Je veux que tu cries moins fort.» Oups. J’ai promis de faire des efforts.

 

Déjà quelques jours avant, j’avais raconté au repas du soir que j’avais crié sur mes élèves – ils n’arrivaient pas à faire un exercice de maths réalisé déjà de nombreuses fois et j’ai « craqué ». Le jugement de mon fils – 5 ans – a été sans appel : «  Mais maman ! Tu ne dois pas t’énerver contre eux ! Tu es leur maîtresse tu dois être gentille avec eux !

– Ah parce que ta maîtresse ne crie pas ?

– Jamais ! Ma maîtresse elle ne nous crie jamais dessus ! »

Un peu plus tard, j’ai eu l’explication complète : «Des fois elle se fâche, et elle nous punit. Mais elle ne nous crie jamais dessus…»

 

Il ne me reste plus qu’à présenter mes respects à la maîtresse de mon fils. Et à essayer de m’améliorer, comme maîtresse, et comme maman…

Peut-être prendre exemple sur la maman des poissons

Sans sac plastique on fait comment ?

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Cela n’a échappé à personne, nous ne sommes plus dans la période de gloire des sacs plastiques. (Je me souviens qu’enfant mes parents m’avaient appris à récupérer plus de sacs que nécessaire à la caisse du supermarché pour s’en servir de sacs poubelles à la maison…)

Désormais les sacs distribués, gratuitement ou pas, dans nos magasins sont soit réutilisables, et c’est écrit dessus, soit des sacs en « plastique » issus de matières végétales, et sont compostables, soit des sacs en papier. Et c’est déjà bien (les détails de cette mesure sont ici). Mais tous ces sacs finiront de toute façon à la poubelle à court ou moyen terme.

Alors il existe encore une autre solution : le réutilisable. C’est vrai, il faut anticiper au moment où l’on part faire ses courses, mais nous sommes de plus en plus nombreux – j’ose le croire – à au moins réutiliser nos cabas, voire à prendre des sacs en tissus pour les fruits et légumes (le supermarché bio de mon quartier en vend depuis peu dans le rayon légumes et dans le rayon vrac), à proposer au boucher ou au fromager des boîtes plastiques au lieu de ces papiers plastifiés d’emballage qui ne servent que le temps du trajet de retour, à rechercher des produits en vrac pour éviter le suremballage…

En ce qui me concerne, je suis une inconditionnelle de ces sacs en tissu qui fleurissent un peu partout. J’en ai de différentes tailles, couleurs et épaisseurs, ils ne prennent pas de place, roulés en boule au fond du sac, et sont mes meilleurs alliés de courses.

Et vous, vous faites comment sans sac plastique ?

Un accrochage

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Aujourd’hui, je vous livre une petite anecdote automobiliste. Un matin, j’accompagne ma fille à son école. Je me gare dans la rue non loin, sur une des rares mais vraies places de stationnement. Tout en faisant attention à la circulation du matin, j’entreprends de couvrir ma fille avant de la sortir de la voiture. Je suis sur la chaussée. La portière est entrouverte, au minimum, posée contre moi pour gêner le moins possible les autres véhicules. Ils sont plusieurs à passer derrière moi pendant que je lui enfile son manteau, penchée à l’intérieur de la voiture. Et puis d’un coup, choc, bruit de plastique brisé. Je jette une œillade à la Twingo qui s’arrête un peu plus loin, mémorise sa plaque d’immatriculation, ramasse un morceau de son rétroviseur sur le sol derrière moi, le pose sur le toit de ma voiture. J’achève de préparer ma fille. Sur le trottoir, de l’autre côté de ma voiture, on se retrouve.

On échange quelques mots, des numéros de téléphone, un début de constat. Ma voiture n’a rien. Son rétro est littéralement arraché.

Elle n’est pas agressive. Mais elle me demande pourquoi, mais pourquoi donc, je sors ma fille du côté de la route. Je ne devrais pas faire ça. C’est dangereux. Elle sait de quoi elle parle, elle a eu trois enfants.

Je lui demande pourquoi elle n’a pas ralenti. Parce que le matin il y a du monde sur la route, et puis elle est pressée. Mais alors, moi, qui sors ma fille par la portière à côté de laquelle est placé son siège, je suis une dangereuse imprudente !

Le lendemain, je la retrouve à son travail pour rédiger le constat. Son mari vient me faire la morale en me surplombant et pointant sur moi son doigt inquisiteur : « Vous trouvez que c’est prudent ce que vous faites ? » Je reste calme et souriante. Je comprends ce qu’il essaie de faire. Réveiller la culpabilité en moi. Mais je sais trop ce qu’il s’est passé pour les laisser s’immiscer dans ma tête.

Ma portière était déjà entrouverte, visible, statique.

Elle n’a pas ralenti. Elle a mal estimé la distance entre nous. Elle a explosé son rétro dans ma portière.

Elle aurait pu blesser ma fille ou moi.

Elle n’a pas eu un mot d’excuse.

Mais bon, je suis probablement une mauvaise mère à ne pas me contorsionner tous les matins pour sortir ma fille côté trottoir…

Quand je lui ai dit, au détour d’une phrase, que j’avais le siège de mon fils de l’autre côté, j’ai senti une faille dans son argumentaire. Je ne m’y suis pas engouffrée.

En quelques jours j’ai transformé ma colère en inspiration à écrire.

Et voilà la suite de l’histoire : grâce à son très vieux constat, ma voiture «en stationnement» n’est pour l’assurance en aucun cas responsable. S’il l’on avait écrit «portière ouverte» sur la première page les choses auraient été différentes…

Pour aller jusqu’au bout de l’anecdote, il m’arrive maintenant de me contorsionner pour sortir ma fille côté trottoir, les jours de trafic rapide ou de manteau à mettre. Je me montre effectivement plus prudente depuis cet accrochage…

Mais surtout, je soigne ma non-culpabilité comme une très bonne amie que je veux garder à mes côtés (à ce sujet, je vous conseille cet article).

Avec ou sans papiers

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Malgré mon optimisme débordant, je me surprends à qualifier de période troublée les temps que nous vivons. Comme une impression de dérive. Et mon malaise s’amplifie lorsque je constate qu’aujourd’hui en France, nous pouvons être poursuivi pour avoir aidé des êtres humains dans le besoin. Parce qu’ils sont en situation illégale, leur tendre la main reste illégal (même si le «délit de solidarité» était censé avoir disparu en 2012… Vous en saurez plus en lisant cet article ou celui là). Heureusement les tribunaux peuvent avoir du cœur… Mais en sera-t-il toujours ainsi ?

Derrière les colonnes de chiffres, les statistiques et les discours, ce sont juste des êtres humains, des hommes des femmes des enfants. Ils sont Nous – nés ailleurs. On l’oublie. On les oublie.

Certains, pourtant, aident, donnent, accueillent, nourrissent. Au risque d’être reconnus coupables…

 

Mais revenons un peu sur les mots pour le dire, car les mots importent (je le disais déjà à propos du handicap). Etrangers, migrants, clandestins… Réfugiés… Autant de mots qui ne recouvrent pas la même vision. Alors pour réfléchir un peu à ces concepts, je vous conseille le livre «Eux, c’est nous», hyper clair et concis, et adapté aux grands enfants.

 

C’est souvent une conjonction de faits qui me conduisent vers la rédaction d’un article. Ici l’entrechoc de mes sentiments face à l’actualité et d’un reportage vu mardi soir sur France 2, « Clandestins : d’autres vies que les vôtres », que vous pouvez visionner en replay pendant quelques jours (). Des destins d’esclaves modernes, écrasés par la peur et l’absence de leur famille. Ceux là ne sont pas des migrants de la guerre, alors on leur refuse l’asile. Des migrants “économiques” comme on dit. Moi je préfère migrants de leur vie, regardez-les et vous verrez. Je me suis sentie déchirée par leurs histoires, déchirée mais humaine avec eux.

 

Allez, une petite chanson pour finir… si vous êtes de ma génération ca vous rappelera des souvenirs… Clandestino de Manu Chao.

 

C’est beau une chambre d’enfant

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Un jour, je suis rentrée dans la chambre de mes enfants, c’était le milieu de la journée, ils n’étaient pas là. Les jouets rangés. L’air muet. Les avions et les papillons suspendus dans le ciel silencieux. La douceur et les rires en creux.

Je me suis dit « C’est beau une chambre d’enfant… rangée. »

J’ai noté cette phrase dans mon carnet… J’ai photographié la vitrine qui fait l’en-tête d’aujourd’hui… Je ne sais plus dans quel ordre. Puis le temps est passé. Je fonctionne souvent ainsi pour les articles de mon blog ; une idée née d’un instant vit dans ma mémoire puis fleurit quand les conditions s’y prêtent…

Parmi les blogs que je suis, en l’espace de trois jours la semaine dernière, j’ai lu « une chambre d’enfant » (des mots poétiques posés comme des gouttelettes de souvenirs enfantins), et puis cet autre article «Marre de ranger ? Ne rangez plus -)» qui m’a mené ici (Arrêtez de ranger, mieux vaut vivre dans le désordre). Une déculpabilisation inspirante pour tous ceux qui ne sont pas au top du rangement – comme moi.

Même si j’exhorte mes enfants à ranger leur chambre, avec une forte récurrence et une précision assez intense, j’avoue trouver les « mers de jouets » – dont parle entre autre le dernier article cité – d’une esthétique euphorique toute particulière.

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Au lancement de mon blog j’en avais même fait un logo.

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Je vous souhaite à tous – et à vos enfants – une belle semaine… qu’elle soit organisée ou bordélique.

Il y a deux ans

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Je n’ai pas la mémoire des dates… Sauf quand je l’ai.

Perdus au cœur de l’océan des « anniversaires », certains jours font sonner, chaque année, les émotions de mes souvenirs…

Les naissances de mes enfants, les premiers baisers échangés avec mon époux…

Et puis les dates qui dessinent à la fois mon histoire et l’Histoire.

Le 11 septembre 2001.

Et le 7 janvier 2015.

Même si j’essaie, de tout mon être, de refuser la peur et la tristesse associés aux commémorations de nos nombreux attentats… Ce premier choc marque une rupture d’insouciance. Et je ne peux laisser passer la date sans revivre partiellement ce basculement irréversible.

Et comme le 11 septembre, qui reste gravé, je pense que je ne l’oublierai…

Jamais…

 

Ici, une nouvelle écrite en 2015, entre les deux attentats… (Et publié « par hasard » le 13 novembre 2015 au matin.)

Rêver…

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Au passage d’une année à l’autre, je me nourris des vœux, de leur répétition et de leurs nuances. Mes paroles et mes mots répondent à chaque élan de ces temps chaleureux. Je distribue, moi aussi, souhaits de santé, de joie, de bonheur et de réussite. Tout et bien plus encore. Pour tous.

Mais quand je songe à ma vie, et à cette année vierge qui s’étale devant moi, le tout se résume à quelques mots. L’an dernier, « aimer, sourire, écrire ». Je garde.

Cette année… Rêver…

 

En 2017, je vous souhaite d’emplir votre vie de ce qui compte le plus à vos yeux.