Liebster Awaaaaard !

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Quel est ce nom étrange ? Une pratique répandue sur la blogosphère qui consiste, pour résumer, à se poser des questions entre blogueurs, et à y répondre. L’occasion de promouvoir des blogs qu’on aime et de se dévoiler un peu à ses lecteurs…

Je vis donc ma première nomination, c’est pas les Césars mais bon j’apprécie d’exister un peu dans l’immensité bloguesque.

Je me plie donc à cet exercice… sans bouder mon plaisir.

 

Tout d’abord, un très grand merci à Maman BCBG qui m’a nominée. Allez faire un tour sur son blog, vous découvrirez une jolie plume – et un joli coup de crayon – qui manie à merveille l’humour et une touchante sensibilité de maman… Je me sens très proche de son univers, même si pour le coup je ne suis pas du tout BCBG (je vous renvoie à son article sur ce thème, qui m’a d’ailleurs inspiré un commentaire, qui lui même m’a amené une idée d’article à venir sur le mode « Vis ma vie de bobo »).

Dans la soirée où je publie cet article, je reçois une autre nomination, de la part de Encre, papier, clavier, une petite merveille de blog qui manie les mots avec magie…

 

Bon allez, on commence avec onze choses que vous ne savez pas sur moi.

  1. Il m’arrive de me planquer aux toilettes pour écrire sur mon Smartphone – ou pour lire des articles de blogs – sans être dérangée par les nains.
  2. Je suis gauchère et fière de l’être.
  3. J’adore Koh-Lanta (et The Island dans la même veine). À un moment j’ai même pensé m’inscrire (même pas dit à mon amoureux ça) mais rassurez vous cette idée n’a eu une durée de vie que d’une semaine avant que je me rende compte que, vraiment, ce n’était pas pour moi le côté famine organisée, stratégies mesquines, caméra et sport (enfin tout quoi !).
  4. Je suis vraiment meilleure à l’écrit qu’à l’oral pour communiquer avec les adultes, par contre je me sens très à l’aise avec les enfants ou les ados – vu mon boulot c’est mieux (je suis professeur des écoles) !
  5. Je ne mets (presque) jamais de jupe et je n’essaie même plus de me forcer. Si je vais au bout de mon ressenti, les jupes et les robes seraient presque pour moi des moyens de domination des hommes sur les femmes. D’ailleurs tous ces trucs inconfortables, talons aiguilles, tailleurs cintrés et autres outils de torture ce serait pas une façon de nous soumettre physiquement (tiens une idée à creuser pour un prochain article…) ?
  6. Je n’aime pas écrire des nombres en chiffres au milieu d’un texte (voir ci-dessus «onze choses que vous ne savez pas sur moi»).
  7. En restant dans le même thème un peu psychorigide de l’écriture, les erreurs d’orthographe me piquent les yeux. Ce n’est pas du snobisme, je comprends tout à fait que les personnes qui m’entourent – et que je lis – n’aient pas toujours une orthographe impeccable, d’ailleurs je ne leur fais pas remarquer, mais ça me fait mal aux yeux, c’est presque physiologique (surtout les er/é/ez).
  8. Je n’aime pas Facebook. J’y passe de plus en plus de temps par faiblesse et recherche de liens avec l’actualité de mon «réseau», mais je n’apprécie vraiment pas son fonctionnement algorithmique m’enfermant toujours dans le même type de contenu.
  9. J’adore les looks très marqués, voire extrêmes, type tatouages partout, esthétique gothique, cheveux aux couleurs improbables… même si j’ai moi-même un look très sage.
  10. Quand je visite une belle maison – ou un bel appart – je cite Stéphane Plaza dans le texte (le dieu de l’immobilier !).
  11. Je suis une catastrophe avec les plantes vertes, trop occupée à faire pousser mes enfants…

 

On continue avec les excellentes questions de Maman BCBG.

1- Si tu étais obligé de te faire un (nouveau) tatouage, que représenterait-il, et où le ferais tu ?

Le nouveau tatouage est prévu depuis que je suis devenue maman… les prénoms de mes enfants bien sûr ! Je pensais les faire autour de mon tatouage existant mais j’ai trouvé un meilleur endroit, autour du poignet gauche (parce que je suis gauchère et fière de l’être !) comme deux bracelets.

2- Si tu pouvais choisir un super pouvoir, ce serait ?

Je rêverais de rendre mes enfants immortels jusqu’à ce qu’ils décident qu’ils ont assez vécu.

3- Qu’est ce qui te fait fuir sur un blog ?

Les concours et les placements de produits.

4- Ton plus gros défaut ?

Je suis tête en l’air, maladroite, parfois nonchalante, un peu lunatique, complètement dans mon monde. Ça fait plus qu’un défaut, mais au moins c’est honnête. Je me demande souvent comment mon homme fait pour me supporter…

5- Ta plus grande qualité ?

Ma gentillesse – oui oui je vis au pays des bisounours. J’assume !

6- Si tu étais un animal, lequel serait-ce ? Pourquoi ?

Je ne me vois pas du tout en animal, en aucun animal, mais s’il faut choisir je dirais en koala parce que j’ai porté mes enfants contre moi en mode koala le plus longtemps possible et j’ai juste adoré ça… et puis pour la sérénité, la nonchalance et le côté rêveur, ça me va bien je trouve.

7- Le truc le plus bizarre que tu aies mangé ?

Un clafoutis aux légumes raté dont on parle encore avec mon chéri… mais en fait j’ai mangé juste une bouchée c’était trop horrible – dire que j’ai pensé faire Koh Lanta !

8- La plus grosse bêtise que tu aies faite petit ?

Arracher la tapisserie de ma chambre.

9- Si tu étais président, quelle serait ta première mesure, celle dont l’histoire se souviendrait ?

Ce qu’elle m’a donné du fil à retordre, cette question !

Bon alors, moi présidente, je constituerais un gouvernement complètement féminin pour commencer à rééquilibrer la place des femmes dans notre pays…

10- Montagne ou mer ?

Montagne pour le calme, je déteste les foules sur les plages, et puis la mer je l’ai toute l’année (Marseille est une merveille).

11-Ton épisode de Star Wars préféré ?

Le septième ! Pour une fois qu’on voit une fille tenir le sabre ! (J’avais même écrit cet article sur le sujet.)

 

Mon article étant déjà écrit et publié, je n’ai plus le temps de répondre aux onze questions de Encre, papier, clavier et je m’en excuse… mais je vous laisse quand même quelques gouttelettes, les réponses qui coulent toutes seules…

Vous êtes plutôt du soir ou du matin ? Du soir, définitivement !

Votre rêve le plus fou ? Vivre de mon art ou de mon écriture – de fiction. C’est un rêve lointain et très fou que je poursuis, sans savoir si je serais vraiment heureuse de lâcher mon métier d’enseignante…

Quel est votre surnom ? Quand j’étais gamine, Phinou.

Votre souvenir le plus drôle ? J’ai oublié… mais tous les jours avec mes enfants.

 

Passons aux nominations, je les ai voulues éclectiques :

Les états d’âme d’une fille de brigand n’est pas un blog de maman, mais le blog d’une fille qui vit ses rêves en pleine nature, à découvrir…

A l’orée du bois, « les blablas d’une mamavocate », une telle justesse de mots…

Crevette de Mars le blog d’une jeune femme qui vit son handicap au quotidien, et qui en parle avec justesse, libérateur !

L’œil buissonnier, de la poésie et des photographies (encore de la poésie… mais en image).

Maman dans le vent le blog d’une maman stylée parisienne, ses coups de cœur, des spectacles, ses pensées… c’est vif et rafraîchissant.

Rester ailleurs une « nana » qui aime les voyages et les humains, et qui partage une parole d’éducatrice spécialisée d’une beauté et d’une vérité rares (et pour moi qui travaille en IME, c’est précieux).

Happynaiss une maman « maternage et parentalité positive » qui existe en vrai et ne parle pas comme un livre : pour évoluer sans culpabiliser !

Cours Gigi Cours ! « le blog d’une jeune maman, banlieusarde, graphiste, toujours à la bourre ». Le côté toujours à la bourre, je sais pas vous, mais moi ça me parle ! Un blog où l’on se sent bien…

Pourquoi pas moi bordel !! une petite pépite découverte par hasard, ce blog aborde le très difficile sujet de la PMA avec une dent acerbe, c’est électrisant et drôle… et ça fait relativiser nos plaintes de mamans, si si ! Merci pour cette découverte, oh toi « la meuf en PMA » !

Que faire de mes journées « le blog d’un mec déprimé »… ça donne pas très envie peut-être comme ça MAIS c’est bien de lire un homme qui pour une fois utilise des mots pour parler de lui… C’est vrai et profond, un talent qui s’ignore.

Miss Texas « Une expatriée au pays des cow-boys » un magnifique blog de l’autre bout du monde… pour voyager en mots.

(Aux nominés : si vous n’avez pas le temps pas l’envie pas la tête à poursuivre ce Liebster… je continuerai à vous aimer et à vous suivre de toute façon !)

Et mes questions :

  1. Qu’est ce qui t’a décidé à écrire un blog ?
  2. A choisir, préfères-tu le tutoiement ou le vouvoiement ?
  3. Qu’est ce que tu aimes chez toi ?
  4. Bonbons ou chocolat ?
  5. Quel est ton métier rêvé ?
  6. Et ton métier réel ?
  7. Quel est ton plat préféré ?
  8. Jupe ou pantalon ?
  9. Le livre qui a changé ta vie ?
  10. Ta prochaine destination de vacances ?
  11. Au camping est-ce que tu prends le rouleau complet pour aller aux toilettes ou quelques feuilles dans la poche au risque qu’il t’en manque au moment fatidique ?

 

Pour participer, voici le mode d’emploi :

Mentionner le blog qui t’a nominé.

Citer onze caractéristiques te concernant.

Répondre à mes questions.

Nominer onze blogs de moins de deux cents abonnés, insérer leur lien et les informer de cette nomination. A propos du nombre d’abonnés, on en parle du nombre d’abonnés ? J’ai un peu triché avec deux de mes nominés qui dépassent de peu les deux cents abonnés… mais de toute façon, je me suis basée sur les chiffres d’abonnés de wordpress, qui ne comptent que les abonnés de profils wordpress en ignorant les abonnés par mail. Je ne parle même pas des amis facebook pour ceux – comme moi – qui ont mis en place un partage systématique sur facebook (et je peux vous dire qu’en ce qui me concerne ça me rapporte quand même pas mal de vues)… Bref, je continue.

Poser onze questions pour les blogs nominés.

Ne pas oublier de me prévenir que votre billet est en ligne, en commentaire de cet article par exemple !

 

Merci d’avoir lu jusqu’au bout ce premier exercice de Liebster award pour moi. Je reviens dans quelques jours avec un article « normal », et à Maman BCBG, à Encre, papier, clavier, et à mes chers nominés, je vous dis à bientôt sur vos blogs !

Ecoute, j’écris…

ecoute-jecris

Ceux qui me connaissent – un peu – ou qui me lisent – beaucoup – savent que j’écris passionnément… Tous les jours ou presque. Que l’écriture a pris dans ma vie une place que je ne croyais pas libre. Différents projets s’égrènent, entre les écrits de mon blogs, vifs et distrayants, et la laborieuse écriture d’un roman. Le temps disparaît dans le quotidien, et les minutes de creux, précieuses, s’enrobent de bruits ambiants. Musique, jouets, pleurs, disputes, télé… Pas facile alors de se concentrer sur les mots et la mélodie des phrases.

Pour écrire malgré tout j’ai trouvé ma solution : l’écoute de musique « nature », pluie, bruits de cascade ou rivière chantante. Ce « bruit blanc » dans les oreilles me coupe de l’environnement sonore de la maison. Rien à voir avec la musique, même classique, qui m’oblige à la suivre exclusivement. Le bruit blanc est au contraire une bonne alternative au silence, enrobant et un peu enivrant. Et je sors toujours de ces sessions d’écriture un peu étourdie.

Par contre je n’ai pas encore trouvé comment lutter contre la procrastination face à la feuille blanche…

Et vous, avez-vous des astuces d’écriture au quotidien ?

« Smaïl le gardien du Phare de Planier »

Phare de Planier

J’ai une chance immense : j’exerce un métier que j’adore. Je suis professeur des écoles spécialisée et je travaille dans un IME (Institut Médico Educatif) avec des adolescents en situation de handicap mental.

Peut-être qu’un jour j’écrirai plus longuement sur le handicap. Sur la différence entre l’idée qu’on s’en fait et la réalité du quotidien d’un IME. Ni peur, ni pitié ; chez ces jeunes je ne vois pas le handicap ou l’incapacité, je vois les humains qu’ils sont, leur singularité, leurs difficultés, la lumière qu’ils portent…

L’énergie que j’y mets, jour après jour, pèse parfois sur mes épaules. Mais surtout, je vis des moments de grâce. Le tournage du court métrage «Smaïl le gardien du Phare de Planier» est de ceux-là. Et cerise sur le projet, notre film fait partie de la sélection officielle du concours national Je filme le métier qui me plaît. Il est en ligne ici.

Si vous voulez soutenir les jeunes de l’IME vous pouvez noter le film, grâce à vous on gagnera peut-être le « Clap communication »… Et, promis, je vous tiendrai au courant de la suite, la cérémonie de remise des prix aura lieu le 23 mai prochain.

Les enfants à la neige

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Pour eux, c’est magique, toute cette neige. Déjà, au trajet de l’aller, la neige au bord de la route les a ébloui, et pendant presqu’une heure on a eu des exclamations de joie à l’arrière de la voiture.

Ensuite, toute la semaine, ils ont glissé. Grosse ambiance sur la piste de luge – même pour les poupées ! Et pour grand fiston, cinq ans et demi, une révélation skis aux pieds. Ourson en poche, le jardin des neiges, c’est fini ; il prend le téléski « moi devant maman je sais faire », descend la piste avant ou après moi, évite les skieurs arrêtés, stoppe en chasse-neige… et mon cœur de maman explose de fierté.

Il y a quelques temps, je lisais cet article de « Maman BCBG » à propos de nos fiertés de mamans… Là j’en tiens une sacré couche – et quand j’en vois qui donnent les palmarès de ski de leurs enfants sur Facebook, je me rassure, je ne suis pas la seule !

Pour la fin de l’hiver, et pour l’après aussi, je vous souhaite des sourires et du bonheur au présent…

Après


Premier jour des vacances, à la montagne. Angine. La douleur comme une boule d’épingles dans la gorge. Dans la salle d’attente du médecin, j’ai trouvé une pépite. Un livre pour les petits et grands enfants, merveilleux de poésie, aux dessins magnifiques, Après.


Après l’angine, ça ira mieux.

Mais surtout…

Je vous souhaite un beau présent…

Routine matinale version 2

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C’est comme Georges Sand…

Ce matin là, au moment fatidique de mettre leurs chaussures, ils se houspillent et le ton commence à monter. «Non c’est moi le père Noël !» affirme la petite à son frère, qui essaie de lui expliquer : «Tu ne peux pas être le père Noël, tu es la mère Noël et c’est moi le père Noël.» Mais la petite sœur répond du tac au tac : «Non, c’est toi la mère Noël et moi je suis le père Noël.» Mon fils argumente. Le père Noël est un garçon, la fille c’est la mère Noël… Alors j’interviens. Peut être qu’en fait, le père Noël est une fille. Mais qu’elle fait semblant d’être un garçon, parce que la vie est toujours plus facile pour les garçons (message non subliminal numéro 1).

J’enchaîne. «C’est comme Georges Sand.» Et je leur conte, avec des mots simples, l’histoire de cette femme qui faisait semblant d’être un homme pour écrire des livres…

Croyez-le ou non, non seulement ils ont arrêté là leur bataille d’ego, mais en plus mon fils a retenu mon histoire. Le soir quand j’ai prononcé le nom de Georges Sand il s’est écrié : «C’est la dame qui écrivait des livres, avant, quand c’était les garçons qui écrivaient les livres, alors elle faisait semblant d’être un garçon.»

Et moi, j’ai trouvé une autre façon d’égayer le quotidien, faire des liens complètement loufoques en prenant comme point de départ leurs réflexions d’enfants…

Routine matinale version 1

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La musique adoucit les moeurs

Ce matin là, ça partait mal… Les premières phrases de ma fille avaient été : «Non pas maman.» «Moi je t’aime pas. » «Tu es une vilaine maman.»

Ça aurait pu finir dans les cris, comme .

Le petit déjeuner entamé dans la tension, je commençais à me sentir dépassée. Lorsque je me suis entendue leur dire que leur père pouvait les déposer à l’école à 7h si je ne leur convenais pas le matin, j’ai pris une autre bifurcation.

« Je mets de la musique, c’est moi qui choisis. »

J’ai mis du Slam, le premier album de Grand Corps Malade, et j’ai retrouvé mes sensations oubliées d’avant eux. Ils ont écouté, silencieux.

Puis ils m’ont demandé leurs chansons fétiches du moment, La croisade des enfants et La maman des poissons. Ensuite mon fils a quémandé de l’opéra. Et j’ai enchaîné sur Les quatre saisons de Vivaldi. L’hiver. On a fini le petit déjeuner. Le printemps. On s’est habillé. L’été. On s’est brossé les dents et on a terminé nos préparatifs. L’été s’est terminé quand on mettait nos chaussures. Ce matin là il n’y eut ni cri ni énervement. Juste nous et nos grands écarts musicaux.

Dans la version 0 de la routine matinale, j’affirmais que tous les matins c’est le même refrain. Mais heureusement les habitudes peuvent aussi se réinventer…

Et chez vous ?

Routine matinale version 0

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Tous les matins c’est le même refrain. Se réveiller, les réveiller. Boire son café. Les convaincre de venir s’asseoir à la table… des négociations. Discuter chaque ingrédient à ingurgiter. «Juste un petit bout.» «Tu vas avoir faim.» «Encore un peu.» S’habiller. Les presser de finir leur petit déjeuner. Se maquiller. Les habiller. Les presser encore un peu. Faire son sac. Imposer le passage aux toilettes. Vérifier la liste des choses à faire dans la matinée. Brosser les dents. Interrompre le jeu entamé. «Rangez un peu.» Leur dire de mettre leurs chaussures. «Je sais que vous voulez encore jouer mais c’est l’heure.» Demander de mettre le pull. Faire son thermos de thé. Mettre les chaussures à la plus petite. Au plus grand : «Mais tu n’as mis qu’une seule chaussure depuis tout ce temps ?» Sortir les manteaux. Leur dire de les mettre. A la plus petite : «En faisant le papillon.» «Non maman je mets comme ça !» La regarder se contorsionner et râler. Mettre ses chaussures. Remonter les fermetures éclair. Mettre son manteau. Leur enfiler les gants. Attraper son sac et le hisser sur son dos. Se remémorer où est la voiture. Leur dire de descendre les escaliers sans crier. Aller jusqu’à l’école en poussant l’un et en tirant l’autre. «Dépêche toi.» «Marche plus vite.» «Allez !» Dire au revoir, envoyer des bisous, dire à la petite de dire au revoir, d’envoyer des bisous. Repartir au pas de course. «Maman je veux les bras.» Négocier plus ou moins pour qu’elle marche. Rejoindre la voiture. Aller jusqu’au jardin d’enfant dans la circulation matinale. Essayer de s’approcher. Ne pas trouver de place. Vérifier qu’il n’y a pas la police municipale. Se garer jeter où l’on peut. Courir sur le trottoir. Essayer de rendre cela amusant. Etre soulagée de trouver la porte encore ouverte – pas de regard désapprobateur ce matin sur la mère encore en retard. Traverser la cour le plus vite possible tout en récitant le menu du jour lu en trois secondes. Enlever le manteau, faire un énorme câlin, dire qui vient ce soir. Ressortir en regardant l’heure et en pressant le pas. Remonter dans sa voiture.

Maintenant la journée peut commencer…