Images de ma première expo

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Au moment où je prépare ma future exposition – à partir du 19 mai à Aubagne, je vous en reparle très bientôt – je veux poser ici quelques images pour (re)partager avec vous l’esprit de ma toute première exposition…

Elle a eu lieu en décembre dernier. Elle mêlait photos et dessin, avec pour titre Etre une maman contemporaine c’est un art.

Qui s’interroge sur l’art d’être maman, aujourd’hui ? Qui s’interrogent sur l’art contemporain ? A quel moment notre vie quotidienne devient-elle de l’art ?

Qui s’interroge sur ce que font les femmes, les mères, sur ce qu’elles veulent, sur ce qu’elles sont ?

Cette exposition se déclinait en différentes « actions artistiques » de maman contemporaine.

Chanter Joyeux Anniversaire

Maman de Plume a 1 an

Le temps se déverse goutte à goutte, une fuite jamais colmatée, et au milieu de l’inondation, certains jours pèsent plus que d’autres. Les larmes coulent quand les souvenirs ressurgissent de certains flots.

Alors, les yeux scintillants, on fête chaque année, en hissant les couleurs de l’enfance joyeuse, sa flamme remuante. On soigne les préparatifs, on échauffe sa voix pour chanter à tue-tête, et l’on se découvre des talents de jukebox/animatrice/cameraman…

 

Se faire de nouveaux amis

L'écriture sur internet

Avant, on jouait les geeks collés à notre écran. Après aussi…

Quand nos grand-mères étaient abandonnées avec leur bébé et leurs questions, nous vivons l’exact inverse. Nous nous noyons dans ces mondes ; sites médicaux, forums et autres guides de survie plus ou moins spécifiques, plus ou moins bienveillants, plus ou moins inquiétants ou déroutants…

Quelle place reste-t-il pour se faire confiance et suivre son instinct ?

Les guider vers l’autonomie

L'allaitement dure trois ans

L’allaitement dure trois ans

Du moins, il peut. Comme il peut durer trois jours. Ou trois semaines, avec ce pic de croissance dont personne ne parle… Ou trois mois, avec la reprise du boulot et le refus de la présumée torture du tire-lait.

Il existe mille raisons d’arrêter l’allaitement avant qu’il ne cesse de lui même…

Et sinon, il y a le sevrage naturel, cette normalité biologique oubliée : à un moment, l’enfant est prêt à passer à autre chose, et le réflexe de succion disparaît. Tout concorde, ils n’en ont plus besoin et ils ne savent plus.

Ainsi, mois après mois, ils cheminent avec naturel vers leur autonomie.

 

Contempler le monde avec des yeux d’enfant

Le vélo, liberté urbaine ?

Liberté urbaine ?

Le 31 janvier 2016, l’événement politique de la semaine c’était Christiane Taubira quittant le gouvernement à bicyclette. Alors on avait érigé ce vélo en « symbole de liberté » – n’ayons pas peur des mots.

Moi, je m’interrogeais sur cet objet (A la mode ? Electrique ? Familial ?) et sur ma peur de l’accident.

Et c’est ainsi que cette photographie est née, à l’intersection entrechoquée de la liberté et de la ville…

 

Petite Padawan

Petite Padawan

Est-ce que les filles aussi ont la Force ?

Apparemment, l’imagination n’est pas une question de sexe.

Les laisser explorer l’immensité des possibles qui s’ouvre devant eux… Ce n’est peut-être pas plus difficile que de créer en pensée des mondes irréels…

 

Interpréter la couleur et l’odeur

Tester les couches lavables

Le pipi de trop

Encore un monde qui s’ouvre à nos pieds, et devant nos yeux ébahis, lorsque l’on rentre dans la parentalité.

Avant d’y être confrontée, je croyais que toutes les couches se valaient, et que leur contenu était aussi de qualité égale.

Puis j’ai découvert l’arc-en-ciel des selles du bébé allaité et j’ai appris à lire dans les couches comme d’autres devinent le marc de café.

Je les ai soupesées avec la tentation d’utiliser balance et calculatrice.

J’y ai baladé mon flair et, hormis les odeurs âcres et violemment acérées des cacas de bébés plus tout à fait nourrissons, c’est la senteur du dérivé de pétrole qui a insulté mon nez. Surtout après m’être habituée, avec les couches lavables, aux odeurs normales non additionnées de chimie.

Enfin, j’ai essuyé les débordements inexpliqués des couches leader du marché – plus souvent que les fuites de mes lavables. Pourtant, on avait fini par y croire… « Je fais caca aussi, ou tout le monde a compris ? »

Trouver leur place

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Deux ans et demi, et un petit problème de place

Deux ans et demi, et un petit problème de place

Les jeunes enfants, c’est souvent, en plus de tout le reste, un souci de garde. A l’usage, on se rend vite compte qu’on a trop de contraintes pour réfléchir seulement en terme de bien-être de nos petits.

Les places en crèches ? Rarissimes dans les crèches municipales et dans les crèches privées à prix abordable. On peut éventuellement dégoter une place en micro-crèche, si l’on aligne les ronds… sans oublier que les aides de la CAF se tarissent aux trois ans de l’enfant.

Une autre solution ? Les assistantes maternelles… souvent pas ouvertes à l’accueil des petits à temps partiel. Et toute une confiance à construire.

Reste l’école, mais là encore, contre toute attente, c’est un problème de place qui se pose. Si l’enfant n’est pas « dans l’année de ses trois ans » en septembre, la mairie étudiera le dossier après la rentrée… Même les écoles privées n’ont aucune place disponible, plus d’un an à l’avance !

Alors on fait quoi ? On cherche…

 

Décoder leurs mots

Parents avec décodeur intégré

Parents avec décodeur intégré

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En pleine explosion langagière, ils se font très bien comprendre, tout en parlant de façon, disons, personnelle… Moments savoureux qui ne durent pas.

 

Les cinq premières photographies sont disponibles en tirage de qualité professionnelle, grand format (environ 40×60 cm), sur aluminium… alors si vous les voulez pour chez vous, votre commerce, votre salle d’attente… Contactez-moi. Je peux même vous les prêter, après tout l’art doit vivre… et pas dormir dans un placard

Ma prochaine expo sera plus « plastique » et moins « photographique », mais toujours, colorée, participative et davantage ouverte aux petits !

Plus d’informations très bientôt…

 

Des bouteilles à la mer du web

Des bouteilles à la mer du web

Une lecture déjà « vieille » (vingt jours, une éternité sur internet !) m’a inspiré cet article. Allez donc faire un tour sur le très joli blog Happynaiss qui parle maternage et bienveillance avec légèreté (si si, je vous assure, c’est possible !), vous découvrirez, dans cet article en particulier, des mots terriblement vrais pour parler de l’exemple que l’on donne à nos enfants.

Pour les parents, pour les adultes, pour les humains que nous sommes, ces mots comme des bouteilles accrochées à notre mémoire feront peut-être leur œuvre…

Un nouveau petit fantôme

Je vous les avais présentés ici.

J’en ai trouvé un autre, toujours dans le même quartier… Celui-là n’est pas dans des escaliers, mais dans une montée. Et il a son propre petit soleil vert.

Fantome Dellepiane

Dans l’avenue David Dellepiane

J’en suis à quatre petits fantômes du coup (sur le modèle des esprits de la forêt de princesse Mononoké) : escaliers Notre-Dame, montée Belle-vue, Vauban, et Dellepiane. Avis aux marseillais, je cherche toujours les autres, ou celui qui leur a donné vie sur nos murs…

Allez je vous livre un petit secret en avant première : ils seront les personnages principaux de ma prochaine histoire. Affaire à suivre…

La règle du 20/40/40

La règle du 20 40 40

C’est une phrase anodine, incrustée dans ma tête et devenue un moyen de décoder des comportements. Lâchée au détour d’une conversation par l’ancien directeur de mon IME, une vérité issue de son expérience de manager – du moins est-ce ainsi que je l’ai entendue : «Dans un groupe de personnes, il y en a 20% qui s’impliquent dans les projets, 40% qui attendent de voir ce que ça donne avant de bouger, et 40% qui quoi qu’il arrive ne bougeront jamais. Les pourcentages peuvent varier un peu, mais le principe reste le même.»

Cela m’a rappelé ce que j’avais lu dans L’encyclopédie du savoir relatif et absolu de Bernard Werber au sujet des rats. Dans un groupe de rats, il y a systématiquement des dominants et des dominés dans des proportions semblables, et ce quel que soit le groupe de départ. Même en ne prenant que des dominants – ou que des dominés – l’équilibre se reconstitue toujours avec les mêmes rapports entre dominants et dominés. Dans les sociétés humaines, c’est pareil. Quel que soit le groupe, ses actions et son contexte, la règle du 20/40/40 semble s’appliquer. D’ailleurs les mots de mon directeur m’ont rappelé ce que j’avais observé dans l’Association des Parents d’Elèves de l’école de mon fils. Il n’y en a toujours qu’un certain pourcentage qui se bouge sur un événement, pas toujours les mêmes selon les moments et les relations dans le groupe, mais en nombre comparable par rapport à la totalité…

Vous en voulez plus ? Quelques éléments ici sur les niveaux d’implication dans un groupe et sur la règle du 1% régissant la participation dans une communauté en ligne (ici on est dans le 1/9/90 !).

J’avoue que cette « trouvaille » n’est pas d’un intérêt majeur, mais en ce qui me concerne, elle m’aide à surmonter mes difficultés à appréhender le fonctionnement des groupes d’adultes…

J’y ai même pensé pendant nos vacances à la neige, quand il ne restait que 20% de neige sur 40% de glace et 40% de terre !

La journée des chaussettes dépareillées

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Demain, c’est la Journée Mondiale de la Trisomie 21. Allez, un moyen mnémotechnique pour s’en rappeler les prochaines années, 21/3, 21 pour 21, et 3 pour Trisomie.

Douze ans déjà que cette journée existe, différents évènements proposés pour l’occasion, dont une initiative à la fois amusante et facile : porter ce jour-là des chaussettes dépareillées… Un éloge de la différence. Un tout petit geste pour changer notre regard sur ces personnes que l’on définit comme « handicapées » alors qu’on pourrait les voir juste comme « différentes ».

Le débat de mots s’invite, encore, quand on parle de cette maladie génétique. Pourquoi ne pas choisir de dire qu’une personne est « porteuse » plutôt qu’« atteinte » de trisomie ? Une fois de plus, je suis sensible aux mots (comme pour la « situation de handicap » dont je parlais ). Et pour le coup, de « atteint » à « porteur », on ne perd pas de précieuses secondes de parole…

Demain, bien sûr, je mettrai des chaussettes dépareillées. Et les jours suivants, je continuerai à essayer de considérer les humains au delà du handicap.

A l’heure où Mélanie a présenté la météo sur France 2, à l’heure où l’on promeut la différence en se drapant de politiquement correct… on continue à pratiquer systématiquement le tri-test sur les femmes enceintes. Un test permettant de calculer une probabilité d’anomalie génétique chez le fœtus. Un test qui peut conduire à une amniocentèse quand le nombre est « mauvais », pour savoir de façon catégorique si notre bébé est « normal ». Je me questionne : si l’on fait toute cette démarche et que l’on découvre que notre enfant à naître est porteur de trisomie… Est ce que le diagnostic est un moyen de préparer sa venue au monde, ou une possibilité ouverte d’interrompre la grossesse ? J’entends la liberté de choix. Mais ce qui m’interroge, c’est que l’on ne se pose aucune question en amont du tri-test. L’ordonnance est systématique. Puis l’on flippe sur les probas. On est terrorisés. On ne réalise plus qu’une chance sur dix d’avoir un enfant malade c’est neuf chances sur dix qu’il n’ait rien. Pour moi, ce tri-test participe à la peur du handicap largement répandue dans la société. Il n’y a guère que les personnes en contact direct avec le handicap pour questionner leur peur et tenter de s’en défaire.

Enceinte de mon aîné, je commençais à peine à travailler avec des élèves en situation de handicap mental. J’avais fait le tri-test comme tout le monde, sans m’interroger. La proba était bonne, j’avais passé mon chemin. Pour ma seconde grossesse par contre, j’avais évolué, jusqu’à considérer que les interruptions médicales de grossesse pour des fœtus porteurs de trisomie 21 constituaient de fait un moyen de supprimer certaines personnes, car handicapées. Si l’on peut un jour détecter en prénatal tous les handicaps, voudra-t-on tous les supprimer ? «S’ils sont handicapés, mieux vaut qu’ils ne viennent pas au monde.» Quelle est la part d’eugénisme dans cet état de fait ?

Le site de la Journée Mondiale de la Trisomie 21 cite Wikipédia : « C’est l’une des maladies génétiques les plus communes, avec une prévalence de 9,2 pour 10 000 naissances vivantes, aux États-Unis. Avec les progrès de la médecine et le suivi paramédical, la qualité de vie des personnes porteuses de trisomie 21 s’est considérablement améliorée, ainsi que leur espérance de vie. Ces personnes sont également connues pour la qualité de leurs relations avec les autres. » En réalité, les personnes porteuses de trisomie 21 sont heureuses, aimantes, vivantes et exceptionnelles au vrai sens du terme. Mais combien sont supprimées dans le ventre de leur mère ?

Enceinte de ma fille, donc, j’ai refusé le tri-test. Parce que quoi qu’il aurait été, j’aurais refusé l’amniocentèse. Parce que dans notre couple nous aurions accepté un enfant porteur de trisomie. Je ne dis pas que c’est une évidence, chez nous on en a discuté très sérieusement, et j’ai argumenté en utilisant mes connaissances, mon expérience, des éléments par forcément connus de ceux qui ne s’intéresse pas au thème du handicap. Une fois notre décision prise, j’ai du l’affirmer avec assurance, affronter l’étonnement et les questionnements du corps médical, et même signer une décharge. Je ne parlerai même pas des craintes de mon entourage, sur le mode « j’aurais du mal à accepter un trisomique dans la famille ». J’avais beau leur dire que l’enfant pouvait tout à fait être autiste et que cela ne se voyait pas dans le ventre. « Mais ce n’est pas pareil, je préfère, autiste. » J’ai décidé de tolérer aussi ces mots là et de parler le langage du cœur.

Vous aussi, lecteurs, lectrices, faites passer le message, et pour demain, à votre tiroir de chaussettes !

En ce moment, à mon travail…

Tag Escat

Les montagnes russes des émotions répondent à une mécanique étrange… Ou c’est que la joie inondant mon cœur peut braver les tempêtes les plus violentes.

Avant-hier encore j’étais paumée. Je ne savais pas si je voulais rester ou tenter de partir.

J’ai essayé de prendre de la distance et de peser mentalement le poids des éléments. J’ai rédigé un tableau en deux colonnes et contre toute attente la liste de positif dépassait celle de négatif.

Alors j’ai décidé de laisser un an de plus la chance à ce lieu de se rapprocher de ce qu’il pourrait être, pour moi.

Sans surprise j’ai été rassurée par ma décision, emplie de bonheur et de rire toute la journée d’hier…

Avant de retomber, jeudi prochain peut-être, je publie cette chanson. Ecrite il y a quelques semaines quand on avait encore un directeur dynamique et enjoué, plein d’espoir et d’optimisme. Ecrite quand l’avenir était lumineux et certain. Ecrite avant.

 

Elle suit le thème de la chanson de La Petite Sirène « Sous l’océan », elle était ma réponse aux discours sombres…

 

Le roseau est toujours plus vert

Dans l’IME d’à côté

Toi qui voudrais y prendre l’air

Ce serait une calamité !

 

Regarde bien le monde qui t’entoure

Dans l’IME de Périer

On fait carnaval tous les jours

Mieux tu ne pourras pas trouver !

 

Au Centre Escat, au Centre Escat

Promis c’est bien mieux

Tout le monde est heureux

Au Centre Escat

Chez nous on n’est pas cent cinquante

Allez hisse-toi en haut de notre pente

Presqu’une famille

Même quand ça vrille

Le Centre Escat

 

Chez nous on invente, on cuisine

On construit et on fabrique

On a notre journal, on jardine

On fait du sport, de la musique

 

On s’épanouit en peinture

Et on écrit même des livres

On fait des sorties en nature

Ici on apprend à vivre

 

Au Centre Escat, au Centre Escat

Vraiment c’est le mieux

Tout le monde est heureux

Au Centre Escat

Ailleurs ils bossent tout l’été

Et en continu toute l’année

Mais nous on danse

Chaque vacances

Au Centre Escat

 

Au Centre Escat !

Au Centre Escat !

Au Centre Escat !

La vie est super

Voyons notre verre

A moitié plein

Oui, à moitié plein ! Hihi !

 

Maintenant regarde comme c’est chouette

Bientôt notre blog sur internet

On garde le rythme

C’est de la dynamite

Au Centre Escat !

 

(Le nuage de tags entièrement personnalisable, c’est sur Tagxedo, une application en ligne découverte par ma collègue professeur des écoles pour nos élèves. Ou comment s’amuser avec les mots…)

Tester les couches lavables ? C’est par ici !

Tester les couches lavables

Le système des couches lavables vous intrigue mais vous n’avez pas encore sauté le pas ? Vous vous questionnez ? Vous vous êtes perdus dans l’infinité de sites marchands – et non marchands – traitant de ce sujet ?

Pas de panique, je vous dis tout, en mode concis, avec les liens qui vont bien, et je vous propose même des packs gratuits pour tester !

Allez, on est partis, donnez-moi la main vous allez découvrir un univers fascinant !

Le système des couches lavables, pour faire simple, consiste à remplacer les couches Pamprout bourrées de produits chimiques et d’autres substances issues du pétrole par des couches en tissu. C’est mieux pour les fesses de bébé (et il n’absorbe pas de produits dangereux par la peau), c’est mieux pour la planète (tant à la fabrication qu’en terme de déchets), c’est mieux pour votre porte-monnaie (un calcul édifiant ici partie 4 « La couche lavable est économique »). Même en comptant l’eau utilisée pour le lavage, ça fait moins que l’eau nécessaire pour fabriquer des couches jetables.

Les principaux inconvénients, c’est qu’il faut se tenir à une discipline de lavage, investir au départ, et ne pas craindre de gérer les pipis et cacas de nos enfants (mais bon, ça, en tant que parents normalement on gère…).

Les différents systèmes

Les TE1 ou « tout en un », c’est sur le papier le système le plus simple. La couche en tissu est d’une seule pièce, elle absorbe à l’intérieur et est imperméable à l’extérieur. On peut avoir un système de poche pour rajouter un ou deux « insert » ou « absorbant » (un rectangle de tissu plus ou moins épais qui absorbe, comme son nom l’indique).

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Problème, ces couches sont chères à l’achat (je dirais dans les vingt euros pièce) et les élastiques qui permettent qu’il n’y ait pas de fuites ont une durée de vie inférieure à celle du tissu.

Quand j’avais testé – brièvement – les couches lavables avec mon grand, j’avais entrepris de fabriquer mes propres couches TE1, mais elles n’étaient pas tout à fait parfaites en terme d’élastiques… d’où quelques fuites.

Vous aurez quand même une TE1 fait maison dans chaque pack « grand bébé ».

Les TE2 (« tout en deux ») sont absorbantes dedans imperméables dehors et on rajoute l’absorbant à l’intérieur, par pressions généralement (au lieu de le mettre dans une poche comme pour les TE1).

En théorie on peut changer juste l’absorbant et garder la couche jusqu’au change suivant. En réalité ça déborde toujours sur les côtés, donc il faut tout changer à chaque fois.

Je pensais adopter ce système mais j’ai été déçue en seulement quelques essais.

Les couches lavables classiques sont très absorbantes (et font un énorme popotin). Elles sont constituées d’une couche absorbante (avec un absorbant en plus généralement) et d’une culotte de protection imperméable séparée. C’est le système pour la nuit (parce qu’avec une couche TE1 TE2 ou avec un lange c’est l’inondation assurée). Pour ces couches j’ai toujours été contente de la marque Popolini. Et comme j’étais dans une période couture j’avais ajouté la polaire pour avoir un effet au sec…

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Vous aurez deux couches classiques « de nuit » dans chaque pack « grand bébé ».

Le système des langes est celui qu’on a adopté pour notre fille, dès le retour de la maternité et pendant plus d’un an (après on a lâché… pour différentes raisons qui n’ont pas grand chose à voir avec les couches elles mêmes). Il est à la fois très économique à l’achat, très adaptable à la morphologie du bébé, très facile à faire évoluer dans le temps à moindre frais…

Ce système consiste à utiliser un lange pour la partie absorbante et une culotte de protection imperméable par dessus. Nous avons utilisé trois types de langes.

Les langes prépliés : j’en ai des petits et des grands, ainsi que des absorbants carré en matière bambou.

C’est le top pour les nourrissons. On les plie en trois ce qui donne un rectangle allongé, on les place dans la culotte imperméable et banco. Pour les petits langes, la partie centrale est plus absorbante, alors si on veut pousser le perfectionnisme, on peut plier dans le sens des coutures pour un garçon pour avoir la même absorption partout ou dans l’autre sens pour une fille pour avoir plus d’absorption au milieu… Enfin vous verrez à l’usage !

Vous aurez trois petits et trois grands langes prépliés, ainsi que des absorbants en plus dans chaque pack « petit bébé ».

Les langes simples : un carré de tissu fin que l’on plie. Pour les nourrissons on utilise un seul carré que l’on plie ainsi.

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Quand ça n’absorbe plus assez, on passe à deux langes que l’on plie comme ça.

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Et on utilise un snappy pour faire bien tenir.

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Une culotte imperméable par dessus (à une taille adapté à votre enfant) et c’est réglé !

Vous aurez au moins deux langes simples dans chaque pack « grand bébé ». Ils sont adaptables aussi aux petits bébés.

Les langes à nouer : explication de mise en place ici.

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Quand le lange à nouer est devenu insuffisant en terme d’absorption, on a rajouté un absorbant « à l’intérieur du pliage » du lange à nouer.

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Là j’ai beaucoup utilisé les absorbants que j’avais cousus pour mes TE1.

Vous aurez au moins deux langes à nouer dans chaque pack « grand bébé ». Ils sont adaptables aussi aux petits bébés.

 

A propos des absorbants des TE1 :

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Attention !!! Ils ne doivent pas être en contact direct avec la peau de bébé, car c’est de la microfibre et ça absorbe tellement que ça assèche la peau fragile de bébé.

 

A propos des langes simples et des langes à nouer : au départ on avait fuite sur fuite… jusqu’à ce que j’applique cette astuce. Il faut « rouler » le tissu du lange au niveau des cuisses, vers l’intérieur. Le tissu ne doit surtout pas « bailler », sinon c’est l’inondation !

 

Les couches lavables au quotidien

La fréquence de change

Il faut quand même rester attentif à changer bébé toutes les deux, trois heures maximum (sauf pour les couches de nuit bien sûr)… C’est sûr que sans la chimie l’absorption n’est pas « magique » !

Le stockage sale

Chez nous on stockait les couches sales dans une poubelle avec couvercle, et on faisait une lessive tous les deux trois jours maximum. Pour les pipis on s’embête pas, zou dans la poubelle. Pour les cacas soit on utilise des voiles de protection pour jeter direct le voile et son contenu à la poubelle (mais comme ça déborde…) soit on envoie le caca dans les toilettes. Nous on avait un système de bassine, on rinçait à l’eau de la douche dans la bassine puis on vidait la bassine aux toilettes.

Le stockage propre

Un autre détail qui a son importance, pour les langes, il vaut mieux les plier quand ils sont secs et les ranger tout bien pliés dans la salle de bain… Parce que le pliage avec un bébé qui gigote sur sa table à langer, c’est la cata assurée !

Le décrassage

Quand on s’aperçoit que les couches absorbent un peu moins bien (ou quand on récupère des couches d’occasion) il faut les « décrasser ».

Pour tout ce qui est en tissu absorbant (pas imperméable), couches classiques, langes, inserts absorbants, lingettes :

Faire tremper dans de l’eau très chaude avec 500g de cristaux de soude et 2 pressions de produit vaisselle écologique. Remuer un peu tant que c’est chaud, laisser 24 heures environ. Transférer sans essorer dans un seau, laisser 2 jours et 2 nuits. Faire tourner à la machine, sans lessive, à 60°C.

Pour les couches TE1 (avec tissu imperméable) :

Tremper les couches dans le bain de cristaux, mettre du liquide vaisselle sur l’entrejambe et frotter. Laisser agir hors du bain. Faire tremper 5 minutes dans le bain avant de tout sortir pour aller dans le seau.

Les culottes de protection imperméables

Ce n’est pas la peine de les décrasser. On peut les réutiliser plusieurs fois, mais on doit les aérer entre chaque change. On peut les rincer si on veut ou si ça sent fort. Au bout de quelques utilisations ou quand elles sentent l’urine, on les met à laver.

La lessive

Les lessives du commerce peuvent avoir tendance à encrasser les couches (une liste de lessives correctes pour les couches lavables ici). Notre solution a été de fabriquer notre propre lessive… Et du coup on l’a gardée même après les couches.

Pour 3L de lessive, 125g de savon de Marseille véritable type Marius Fabre, 30 gouttes d’huile essentielle (moi je prends arbre à thé pour les propriétés antibactériennes).

Râper le savon, ajouter 2L d’eau et porter à ébullition.

Eteindre quand ça bout, laisser tiédir en remuant de temps à autre.

Verser dans le bidon, ajouter 1L d’eau puis 30 gouttes d’huile essentielle (lavande ou tea tree) quand la lessive est refroidie (moins de 40°C).

Le lendemain, selon la consistance, ajouter de l’eau et mélanger.

Le vinaigre blanc

Ajouté dans le bac à assouplissant de la machine, il désodorise le linge, évite les dépôts calcaires et désinfecte, mais attention, le vinaigre blanc, ça flingue les élastiques des couches lavables !

 

Ouf, c’est fini !

Si vous saviez… le temps que j’ai passé sur le net à chercher toutes ces infos un peu partout ! Et pour vous, c’est du tout cuit… bande de veinards !

Vous en voulez plus ? Faites un tour ici, une référence hyper complète !

Si vous êtes convaincus, un petit mail ici mamandeplume@gmail.com et vous récupérez un sac avec quelques couches test (frais de port à votre charge si besoin).

A disposition :

4 packs « grand bébé » avec 1 TE1, 2 absorbants, 2 couches de nuit et 1 culotte de protection « nuit », 2-3 langes simples et 1 snappy, 2-3 langes à nouer, 2-3 culottes de protection « jour » tailles moyenne et grande.

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2 packs « petit bébé » (en complément du pack « grand bébé » si vous commencez tôt) avec 3 petits langes pliés, 3 grands langes pliés, 2 absorbants en plus, 2-3 culottes « jour » taille petite, 1 culotte nuit taille petite.

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Pourquoi je fais ça ? Je préfère faire découvrir les couches lavables à quatre personnes hésitantes plutôt que de m’acharner à les vendre très peu cher à des parents déjà convaincus… Les bonnes initiatives doivent être propagées !

(Je vous parlais déjà couches, , et contrairement à ce que j’en disais, j’aurai bien fini par faire la promo des couches lavables !..)

A bientôt !

Pu… rée !

107 Pu... rée !

Aujourd’hui je vous livre des morceaux choisis des mots de mes enfants sur le thème des gros mots…

Mon fils, cinq ans, il y a quelques mois : « Il faut pas le dire hein maman, le vilain mot, tu sais, le mot qui commences par pu et qui finit par tain ? »

Nous habitons Marseille, et ce vilain mot là, il reste assez présent, presqu’un signe de ponctuation comme diraient certains… Un jour, ma fille m’a même affirmé, toute fière d’elle du haut de ses deux ans et demi : « Quand je sera grande je dira pu**** ! ». (Sur le coup, j’ai changé de tête – et maintenant j’en rigole.)

Alors on a trouvé des substituts, devenus presqu’autant savoureux que l’original.

Ma fille, trois ans, tout récemment : « Il faut dire purée ou punaise et pas l’autre mot ! » Et son frère de répondre : « On peut dire crotte-zut-flute aussi ! »

J’avoue, « crotte zut flute », ça va rester…

Et chez vous, on en rit ou pas ?

Des mots-défouloirs à partager ?

Cinq, dix, quinze minutes de tranquillité

106 Cinq dix quinze minutes de tranquillité

Dans une maison avec enfants, on a peu d’endroits pour être vraiment tranquille… Pour moi, les toilettes jouent ce rôle, souvent. J’y écris. Je jette mes idées dans l’application dédiée de mon Smartphone. J’y lis les dernières informations ou je réponds à vos commentaires…

C’était un lieu presque parfait pour une parenthèse de quelques minutes.

Mais il y a trois jours, j’ai lu une information qui a quelque peu restreint mon temps d’usage : une invasion de serpents provenant des égouts via les toilettes à Marseille. Cela m’a rappelé la raison invoquée par ma belle-mère qui referme systématiquement la lunette des toilettes, craignant qu’un serpent profite des canalisations pour remonter chez elle. Pourtant, si l’on trouve bien sur internet quelques cas de serpents parvenus dans des maisons par les toilettes, cette histoire de serpents marseillais s’avère être une pirouette du web tirée d’un site de blagues (voyez vous-même).

Finalement je vais pouvoir continuer à profiter de mes minutes…

Et vous, les parents, avez-vous aussi une utilisation étendue cette pièce ?