Septembre…

134 Septembre

J’adore septembre. Son énergie. Son renouveau, son retour à la vie quotidienne. Année après année la rentrée demeure un moment exaltant. Professionnelle, littéraire, culturelle.

La vie urbaine bat à nouveau, on sort de la paresseuse torpeur estivale. Le repos devenu ennui se barre au moment où le goudron revient sous nos pieds – cette année la chaleur a aussi disparu dans la foulée.

En tant que professeur des écoles, le mois de septembre c’est aussi un travail intense. Cette année en particulier, puisque j’ai changé de poste, et malgré mon anticipation – préparation de la rentrée à partir du 16 août – je me suis sentie submergée jusqu’à… maintenant.

Enfin… je recommence à écrire, à dessiner, à rêver éveillée d’autre chose que du collège. J’émerge de mes eaux tumultueuses et je retrouve le plaisir d’être ici.

Peut-être qu’un de ces quatre je prendrai le temps de mettre à jour mon profil et d’alimenter ma page facebook.

Je vous dis, alors, à très bientôt…

Mon roman est fini. Fini.

Marypol

La sensation reste étrange. Au dernier mot posé, j’ai balancé mon euphorie sur facebook. Puis j’ai fignolé. Une relecture, quelques corrections et une rentrée scolaire plus tard, il est toujours à la même place dans mon salon. Il patiente.

Il est fini fini ; bientôt il sera parti parti, dans le monde. (Vous ne comprenez pas pourquoi je double les mots fini et parti ? Vous avez peut-être loupé l’article sur le « partie partie » de ma fille) …

Bon, sans blague, il est temps de couper le cordon.

Vous voulez le lire ? Peut-être en savoir un peu plus avant…

Papa où t’es est un roman racontant, sans complaisance, le passage que constitue la mort de ses parents, une expérience universelle à travers une histoire singulière. La perte du père ici s’accompagne d’un mystère sur fond d’argent et de sexe. La recherche de la vérité ne donne pas lieu à une enquête, mais à une exploration imaginaire… Dans sa forme, ce roman se construit autour d’une alternance de récits réalistes à la première personne du singulier et de courtes fictions reprenant des éléments de la réalité. Cette œuvre, comme nombre de mes autres créations, interroge alors les rapports entre l’imagination et le réel… Encore quelques lignes de présentation.

Vous qui lisez ces mots, que pensez-vous trouver ?

Le réel dans la fiction ou la fiction dans le réel ?

Le deuil de nos parents est un passage, universel. Suivez le chemin dans le brouillard, là où la réalité et la vérité se confondent avec l’imagination et la création.

Les prénoms inventés (n’y a-t-il pas écrit « roman » sur la couverture ?), le réel camouflé, la vérité est telle la réponse aux énigmes laissées par mon père, elle nous glisse entre les doigts. Ma solution, c’est la fiction.

Vous voulez toujours le lire ? Un simple mail à mamandeplume@gmail.com et je vous l’envoie en format pdf. (Et vous serez libre de me faire un retour, si vous voulez, quand vous voulez.)

(Pour comprendre le lien entre le roman et la photo… il faudra lire.)

Les instants avant les premières minutes d’école

Les instants avant les premières minutes d'école

Le moment approche, l’excitation monte. Les cartables pleins de matériel sagement posés dans l’entrée. Tout est neuf, propre, rangé. A aucun autre moment de l’année les affaires de classe ne seront si bien alignées.

Le matin de la rentrée, le réveil nous trouve tous, petits et grands, les yeux vite ouverts et le cœur cognant. Le sourire au bord des lèvres. L’attente et sa légère anxiété. L’impatience de la dernière félicité d’un été paresseux.

Les battements de cœur se font plus forts derrière la porte d’entrée, encore à l’intérieur. La photo d’un cartable sur le dos. Les derniers instants sont les plus intenses. C’est parti.

Ensuite on sautille sur le trottoir. Ça sent la joie. Au premier copain rencontré la bulle d’émotions éclate. Le moment est arrivé. La maîtresse est là, on va se rencontrer, se connaître, vivre les rires l’attachement la difficulté parfois. Au premier échange de regards déjà on est passés de l’autre côté. L’anxiété s’étouffe au pied des minutes écoulées dans cette classe, l’enfant devient élève, l’adulte devient enseignant.

Vous voulez un petit secret ? L’enseignant aussi vit ce vertige avant le saut dans l’inconnu d’une nouvelle classe. Le pincement intérieur, avant de se retrouver à la bonne place dans la bonne sensation.

Demain je vivrai mes instants d’enseignante, mon mari les siens, pendant que nos enfants vivront, loin de nous, leurs instants d’écoliers. Ils auront la main et le sourire de leur nounou du matin pour les emmener faire leurs premiers pas, en petite section pour la petite, au CP de la « grande » école pour le grand… et même séparés nous seront proches dans l’émotion…

En spéciale dédicace aux parents de petites sections, je vous laisse avec cette excellente illustration de Papa Cube. Parce que oui, il va pleurer, et non, ce n’est pas grave. (Et s’il ne pleure pas ? Pas grave non plus.)

Matin école

Allez, il ne me reste plus qu’à souhaiter une bonne rentrée à tous les petits et aux plus grands !