L’arbre est-il un humain comme un autre ?

L arbre est il un humain comme un autre

Allez, un petit sujet surprenant aujourd’hui, pour sortir un peu la tête des pré-pré-pré-préparatifs de Noël, du froid, de l’automne et des gratins de courge…

Cette idée d’article traînait depuis bien longtemps dans mes tiroirs. Et peut-être qu’à la fin de la page, vous aussi, vous ne regarderez plus les forêts de la même façon… D’abord, j’avais lu ceci et cela sur le « Wood Wide Web ». Puis j’ai vu l’émission Envoyé spécial du 26 octobre dernier, «Le monde secret des arbres», évoquant les liens tissés entre les arbres d’une forêt, cette société interconnectée dans laquelle des couples vivent entrelacés, des mères nourrissent leurs enfants, et des anciens sont soutenus par les membres de la communauté. Certains scientifiques ont même prouvé que les arbres émettent des messages électriques, certes très lents, mais pouvant induire des réactions de défense face à un danger.

Du coup, après ces révélations, je ne sais pas bien comment gérer la question de l’arbre de Noël…

Favoritisme vestimentaire pro-filles

Favoritisme vestimentaire pro filles

Cette galère pour habiller les garçons, on en parle ?

Il y a deux semaines, je voulais regarnir l’armoire de mon fils, 6 ans et demi, pour l’hiver. Je me rends donc en magasin, dans l’enseigne très connue à laquelle je suis fidèle depuis ma première grossesse. Pour une fois j’aimerais pouvoir essayer avec lui, qui est si fin et porte des tailles différentes en haut et en bas… Ce samedi matin, dans le rayon garçon à l’abandon, je songe qu’ils devraient modifier leur slogan « Les enfants d’abord » pour « Les filles d’abord… les garçons s’il reste de la place… ». La zone « petit mec » est clairement moins garnie et la plupart des tailles introuvable. Je finis par passer en caisse en ressassant mon agacement, deux pantalons à la main. « Ils lui vont, ils lui plaisent, c’est déjà ça. » Pourtant – surprise ! – la caissière m’annonce un prix bien supérieur à celui que j’avais calculé, puis m’explique « vous n’êtes plus dans le club depuis le 1er novembre madame » (nous sommes le 4 novembre) « pour prolonger votre adhésion vous devez prendre un troisième article ». C’est vrai que je suis juste cliente depuis sept ans ! La colère enfouie remonte à la surface, les pantalons posés sur la caisse, je quitte le magasin en expliquant qu’il me sera impossible de prendre un article de plus dans ce désert que constitue leur rayon garçon.

Plus tard, sur internet, je n’ai trouvé que ce texte déplorant le manque de choix pour les garçons. Et puis je me suis souvenue des discussions de mamans sur la galère de l’habillage de garçon. Mon fils était encore bébé, je ne ressentais pas encore cette difficulté. Aujourd’hui je suis en plein dedans et une chose est certaine, j’éviterai cette marque désormais… Marre de ne trouver chez eux, pour mon fils, que du plus triste et moins bien coupé que ce qu’ils proposent à l’autre sexe. Pour nos garçons, du gris, du marron, du taupe… couleur des murs revisités en « home staging » par une célèbre émission télévisée…

Lutter contre le sexisme, c’est aussi arrêter de considérer les filles comme des princesses bien habillées – mais écervelées et chouineuses – et les garçons comme des meubles – mais intelligents ne vous plaignez pas !

Mon fils me le disais il y a quelques mois : « Maman pourquoi tu me changes de tee-shirt, l’essentiel c’est d’être habillé ! » L’essentiel, oui, mais je refuse de renoncer à des vêtements assortis, à un peu de fun, un peu de couleur et un peu de style.

Il y a davantage de choix sur internet, me direz vous, on peut même, selon les enseignes, y précommander des tailles à essayer. En maman moderne qui se respecte, j’utilise souvent les boutiques sur internet… mais j’aimerais aussi pouvoir simplement aller acheter des vêtements en magasin avec mon garçon. Ce ne sera plus chez cet âne verdâtre, j’espère que ce sera ailleurs. La solution est peut-être chez les marques qui ne différencient plus les rayons garçons et filles

Ou alors on déménage dans un pays où l’on peut rester en maillot toute l’année…

 

Et vous alors, des galères d’habillage de nains à raconter ?

Bienveillance ou tradition, l’éducation en question

Bienveillance ou tradition l education en question

Il semble impossible d’écrire un article neutre à ce sujet, tant les parents s’entre-déchirent entre partisans d’une éducation dite traditionnelle incluant pour certains des fessées « n’ayant jamais tué personne » et adeptes de l’éducation bienveillante qui tentent de bannir même les cris…

A défaut de neutralité j’essaierai de mettre un peu de distance pour témoigner de cette évolution que nous ne pouvons pas ignorer. Depuis quelques années déjà, il semble que l’on s’interroge davantage sur la bienveillance à l’égard des enfants, que ce soit les parents, les professionnels de la petite enfance ou même l’éducation nationale, la bienveillance se diffuse.

La bienveillance se diffuse… comme ces petits films « Les mots qui font mal » à la télévision et sur internet depuis le 15 septembre 2017 qui expliquent comment les mots blessants reçus pendant l’enfance peuvent marquer un individu à vie.

Ainsi la remise en question souffle doucement sa petite mélodie sur chacun d’entre nous. Certains jours plus que d’autres, certes. Mais il suffit presque d’être parent et d’avoir un compte sur un réseau social pour voir se multiplier les sollicitations de type articles, astuces et formations de parentalité positive. La bienveillance, jusqu’à l’écœurement parfois, avec maladresse souvent, au point d’être perçue comme agressive – ou juste non bienveillante – par nombre de parents faisant face à leurs imperfections… Moi aussi j’ai parfois repoussé les injonctions à « ne plus faire ces bêtes erreurs éducatives », mi agacée mi amusée par ces donneurs de leçon. Parler éducation bienveillante nécessite, je crois, de redoubler de bienveillance à l’égard des… parents.

La bienveillance se diffuse, mais la loi reste bloquée… Celle qui visait symboliquement à supprimer le « droit de correction » sur les enfants – pour faire court les fessées et autres punitions impliquant un désagrément physique – a été censurée par le conseil constitutionnel le 26 janvier 2017 après avoir pourtant été votée par l’assemblée nationale. La courte période pendant laquelle cette loi fut annoncée comme imminente aura-t-elle suffit à faire changer les mentalités ? Ou n’aura-t-elle été que l’occasion d’entendre ceux qui, sous prétexte qu’ils ont reçu des fessées et n’en sont pas morts, ne voient pas pourquoi l’on renoncerait à frapper les enfants ?

Alors c’est vrai, pour l’instant on a encore deux clans prêts à s’affronter jusqu’à la mort. Je n’ose même plus lire les commentaires accompagnant certains articles sur internet tant ils peuvent être haineux. A chaque fois je m’interroge : comment peut-on être aussi acerbes entre parents, alors que nous poursuivons tous le bien de nos enfants, que nous partageons les mêmes difficultés quotidiennes, que nous vivons les mêmes questionnements ?

 

Et vous ? Faites-vous partie de ceux qui questionnent leur éducation ? Que pensez-vous de cette opposition acide entre « tradition » et « bienveillance » ?

C’est ma peau tu comprends…

C'est ma peau tu comprends

C’est ma peau tu comprends, elle veut écrire aussi.

Elle veut des lettres incrustées.

Elle veut des mots arabesques.

Elle veut des points, des volutes.

C’est ma peau tu comprends, elle veut se dire aussi.

Elle veut se dessiner des morceaux de musique, faire dans le lyrique.

Elle veut se noircir, se colorer, elle veut crier.

C’est ma peau tu comprends, elle veut me voir souffrir.

Souffrir avant de sourire.

C’est ma peau tu comprends, elle veut son mot à dire.

Je ne sais pas si je peux la laisser se couvrir de rires.

Avant les rides.

 

 

Texte d’atelier d’écriture sur le thème de l’autoportrait à partir de l’incitation d’écriture «C’est ma peau tu comprends, elle…».

Le corps des mères

Le corps des meres

Cette histoire commence avec l’implantation d’un locataire dans un corps jusqu’alors libre. Une prise de poids effrénée, des assimilations linguistiques entre «grossesse» et «grosse», des mots prononcés avec un étonnement un peu écoeuré («Mais tu es énorme !») ponctuent les neufs mois de squat intensif de notre ventre. Je passe vite sur l’imbécillité crasse de ceux qui, sur une chaîne néerlandaise dont on taira le nom, ont décidé de faire de la comparaison entre grosse et enceinte la question d’un jeu télévisé. Je passe aussi sur les désagréments qui ne nous toucheront pas toutes au même endroit ni avec la même intensité, la nature est injuste et frappe au hasard. Les vergetures comme de la peinture qui craquelle et le décolleté transformé en carte routière «toutes les routes mènent aux seins» ne sont que la partie visible du désordre corporel. A l’intérieur les organes se poussent pour laisser croître l’enfant, et les conséquences sur le système digestif de la mère à venir sont à la hauteur de ce bouleversement.

Et puis un jour arrive la première contraction, celle où l’on comprend. Celle qui nous fera vivre toutes les douleurs de règles à venir comme de la souffrance de petite joueuse. L’étau serre, redondant, imposant, puissant. De femme on devient mère dans la force de la douleur utile, enserrée et écartelée, désespérée et joyeuse, énergique et anéantie. Soyons reconnaissantes, les accouchées « voie basse », certaines deviennent mères dans le froid et le silence d’une salle d’opération. Leur passage à elles, c’est une incision au scalpel.

Après, la douleur deviendra les mots pour la décrire et le corps oubliera. Il oubliera même la fermeture éclair entre les cuisses et les douleurs honteuses qui n’en finissent pas de palpiter. D’autres épreuves sont dressées pour nos corps de mères. La privation de sommeil. Les mamelons cisaillés. La reprise du travail. Le retour à la vie d’avant.

Sauf que pour notre corps, notre corps de mère, l’avant n’est plus une option d’avenir. On a porté le futur, on a fabriqué l’amour, on a construit notre dévouement pour nos enfants dans le creux de notre chair. Nos seins ne sont plus un accessoire de mode. Nos hanches ont contenu un être humain. Notre ventre est devenu un coussin confortable pour les jours de maladie de nos petits.

Notre corps s’est transformé même quand autour de lui rien n’a changé, ni les couvertures des magazines ni les panneaux publicitaires ni les attendus de la société. Notre corps de mère s’est transfiguré, à l’inverse de ces injonctions superficielles.

Il porte sur lui les stigmates de son histoire et de son but…

Soyez fières de votre corps de mère, soyez fiers du corps de mère de votre femme, soyons fiers du corps de mère de nos mères. Il est à l’origine de tout.

Une cour de récré est faite pour Jouer !

Une cour de récré est faite pour Jouer

Au mois d’août dernier, en furetant sur internet pour préparer en douceur ma rentrée scolaire, je suis tombée sur ce concept. Des jeux libres pour la cour de récréation… Des objets récupérés en fait, que les enfants peuvent utiliser selon leurs souhaits pour jouer. Le concept peut paraître simple. Mais la réalité, une vraie belle découverte… Imaginez, une cour de récréation dans laquelle les enfants trouvent, rangés dans un coin, des pneus, des bâches, des poussettes ou une chaise roulante. Ils vivent ensuite la liberté d’utiliser ces objets, collaborent, partagent, échangent, fabriquent. De tels projets ont été menés dans différents établissements scolaires, en Angleterre (Scrapstore Playpod), en Belgique (les récrés « Jeu t’aime »), en Espagne et en France (la boîte à jouer). Je vous laisse libre de lire les conclusions de ceux qui ont sauté le pas, mais ce qui en ressort, pour moi, c’est moins d’ennui, moins de disputes, plus d’entraide et de création dans le jeu. Ces cours de récréation deviennent ce qu’elles devraient toutes être, des espaces de liberté et d’expérimentation. Les vidéos en particulier (ici et ) sont édifiantes.

Au-delà des obstacles de tout ordre que ne doit pas manquer de soulever un tel projet, je crois réellement que le gain pour les élèves et les professionnels est à la mesure de la folie du concept… Alors, parents, enseignants, directeurs, directrices, vous les imaginez, ces jeux de récup dans vos écoles (ou les écoles de vos enfants) ?

Des expériences scientifiques à faire avec les enfants (2)

La voilà, la suite (et fin) de notre semaine de la science (Première partie ici)…

 

Jour 5 : L’eau voyageuse

Ingrédients : eau

colorants alimentaires

fleurs blanches

couteau ou cutter

mouchoirs

verres

Experiences 08

Les plantes boivent : On dilue des colorants dans de l’eau (les trois couleurs primaires) et l’on place les fleurs dans les différentes couleurs, mais aussi certaines tiges – coupées en deux dans la longueur – dans deux couleurs différentes. En observant les couleurs prises par les pétales blanches nous voyons bien que les plantes « boivent » de l’eau.

Chez nous cette expérience a fonctionné surtout avec le bleu… et très peu avec le jaune et le rouge.

Experiences 09   Experiences 10

Créer des couleurs secondaires : On place dans trois verres de l’eau colorée avec des couleurs primaires. Entre les couleurs primaires, nous plaçons des verres vides pour recueillir les couleurs secondaires (trois verres), puis nous « relions » les couleurs primaires aux verres vides en utilisant des mouchoirs en papier. Au bout de quelque temps, non seulement l’eau « voyage » d’un verre à l’autre, mais en plus le mélange des couleurs primaires fait apparaître les couleurs secondaires.

Chez nous ça a bien fonctionné pour fabriquer du vert… mais ni du orange ni du violet… la faute à notre colorant rouge probablement.

 

 

Jour 6 : Météo en boîte

Ingrédients : eau

bouilloire ou plaque électrique

glaçons

bol

produit vaisselle

allumettes

Experiences 11

De la pluie : On verse de l’eau bouillante au fond d’un bocal puis on pose un bol avec des glaçons sur l’ouverture du bocal. La vapeur d’eau formée à partir de l’eau bouillante se transforme en eau liquide au contact des parois froides du bocal. On a même des gouttes d’eau formées par condensation qui tombent du fond du bol.

Experiences 12

Un nuage : A partir de l’expérience précédente, si l’on jette une allumette enflammée dans l’eau du bocal puis que l’on remet le bol de glaçons, la fumée envahit tout l’espace, un nuage dans un bocal en quelque sorte.

Experiences 13

Une tornade : On verse quelques gouttes de produit vaisselle dans un bocal rempli d’eau puis l’on remue le mélange en le faisant tourner, la mousse du produit vaisselle forme une « tornade » dans le bocal.

 

 

Jour 7 : Explosif (ou de l’action du bicarbonate et du vinaigre blanc)

Ingrédients : vinaigre blanc

colorants alimentaires

bicarbonate de soude

huile végétale

Experiences 14

Explosion colorée : On dilue les colorants en poudre dans du vinaigre blanc, puis l’on verse une cuillère de bicarbonate de soude dans le vinaigre. La « mousse » colorée produite déborde alors des verres pour la plus grande joie des enfants.

Experiences 15

Un volcan dans de l’huile : On met une ou deux cuillères à soupe de bicarbonate de soude au fond d’un bocal. On verse un fond d’huile, puis du vinaigre coloré en rouge par exemple. Lorsque le vinaigre rentre en contact avec le bicarbonate de soude, cela produit une émulsion qui remonte à la surface comme la lave d’un volcan.

 

 

Ces expériences étaient parfaites pour occuper mes enfants pendant cette semaine de vacances et mettre quelques étincelles dans leurs yeux.

Comme je n’ai rien inventé, je vous livre toutes mes sources, vous y trouverez encore plus d’expériences rigolotes : Banlieusardises, Maman pour la vie, Cabane à idée, Guide astuces, L’esprit vient en jouant, BuzzFeed et This Grandma Is Fun.

Un nouvel atelier Faber & Mazlish

Affiche-FRSR-Atel-Q3 2017

Comme la vie de parents est un cheminement, on n’en a jamais fini de progresser… Je vous parlais ici de l’atelier Faber & Mazlish « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » que nous avions suivi en couple au début de l’été. Aujourd’hui, c’est la suite de cet atelier, « Frères et sœurs sans rivalité », qui est proposé par l’association marseillaise La Famille Zen. Et comme nous vivons pluri-quotidiennement des scènes du type Huis-clos dans un monospace… je pense que ça ne peut pas faire de mal d’aborder les rivalités frères sœurs en mode parentalité positive.

Et même si j’avais lu le livre tiré de ces ateliers il y a quelque temps (j’en parlais ), je sais depuis notre premier stage Faber & Mazlish que rien ne vaut la formation «en vrai».

Allez les amis marseillais, pourquoi pas vous ? Vous pouvez contacter La Famille Zen par mail (lafamillezen13@gmail.com), téléphone (0781612406) ou via la page Facebook de l’association (les deux formations sont proposées à partir de la semaine prochaine, soit en semaine en soirée, soit le dimanche).

Affiche-PAEC-Enfants-Atel-Q3 2017

Alors, ça vous fait envie ? Pas du tout ? Vous avez déjà suivi ce type de formation ? N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire !