Tableaux multi(carto)colores

11 Un coeur qui bat AUBAGNE

Un coeur qui bat          (Aubagne)

07 Ville perlée MARSEILLE

Ville perlée        (Marseille)

04 En vi(ll)e ou pas MIRAMAS

En vi(ll)e ou pas         (Miramas)

02 Regarder MARTIGUES

Regarder           (Martigues)

06 Mixture magique MARSEILLE CENTRE

Mixture magique          (Marseille)

01 Cheminer dans sa vie SALON DE PROVENCE

Cheminer dans sa vie          (Salon de Provence)

08 Puzzle disparate MARSEILLE

Puzzle disparate         (Marseille)

13 Enchevêtrée ici BOUCHES DU RHONE

Enchevêtrée ici          (Bouches-du-Rhône)

09 Constellation de pleins en creux MARSEILLE

Constellation de pleins en creux              (Marseille)

12 Famille marseillaise-zen MARSEILLE

Famille marseillaise-zen           (Marseille)

14 Des rond(e)s dans l'eau ISTRES

Des rond(e)s dans l’eau       (Istres)

03 Rêve de zurbanards ARLES

Rêve de zurbanards         (Arles)

15 Roulez boulets MARSEILLE

Roulez boulets          (Marseille)

19 Sur les traces du père CASAMANCE

Sur les traces du père           (Casamance)

18 En pointillés AUBAGNE LA CIOTAT

En pointillés         (Aubagne – La Ciotat)

Si vous avez déroulé cet article jusqu’ici, du bout de vos doigts sur votre souris… peut-être puis-je vous confier alors une part de mes pensées du moment concernant ma production artistique. L’an dernier à la même période je produisais intensément, frénétiquement même, j’emplissais l’espace autour de moi de cartes colorées. J’ai peint jusqu’à cette exposition du printemps 2017 au Baobab Café des enfants d’Aubagne.

Puis l’été s’est installé en traînant, la rentrée pressée s’est précipitée avec sa masse de travail nouveau, les priorités ont changé et j’ai levé le pied.

Aujourd’hui je le sens, en terme de production plastique, la ferveur, l’envie et l’inspiration m’ont quittée. Je n’arrive plus à les rattraper, d’autant que je n’ai pas le temps de leur courir après. Et pour être tout à fait honnête, l’indifférence plutôt générale ou l’intérêt seulement conjugué à la gratuité, concernant ces tableaux, ont rebondi en écho à l’intérieur de moi et m’ont vidée.

Pour l’instant, j’en suis là. Trop vide pour même envisager la moindre exposition. Un jour peut être je serai à nouveau quelque part dans mon monde coloré…

Lactalis et Sodiaal, du lait, du vice, des chacals

Lactalis et Sodiaal

Si l’on n’y prend pas garde, dans une semaine nous aurons oublié. Une autre actualité dégoûtante nous heurtera, un autre scandale choquera le citoyen épris de justice qui sommeille au fond de nous. D’autres seront pris la main dans le sac de leurs erreurs et nous écarquillerons nos yeux incrédules devant notre stupide télévision. Nous nous bercerons du goût de scandale pendant quelques autres jours puis la nouveauté repoussera l’actualité dans le tréfonds des moteurs de recherche et de nos mémoires.

Si l’on n’y prend pas garde, nous croirons — qu’il est bon de croire parfois — qu’un industriel peut fournir du lait contaminé sans avoir à reconnaître la moindre faute, sans avoir même commis la moindre faute. La salmonelle née d’une immaculée conception dans une innocente usine Lactalis — tant qu’on est dans la croyance.

Si l’on n’y prend pas garde, nous remercierons ces industriels de la poudre de substitution pour nourrisson de nous avoir fourni la liberté. La liberté de ne pas allaiter en échange de seulement quelques euros pour cette soupe chimique — et de concessions irrémédiables sur la qualité de l’alimentation de nos bébés. Remercions tant que nous y sommes les maternités qui nous offre le biberon de complément plutôt que le temps d’accompagnement quand les crevasses et le baby blues se donnent rendez vous dans notre chambre blanche. Remercions les médecins qui nous assènent que c’est trop ou pas assez et que l’allaitement long c’est pour l’Afrique. Soyons reconnaissantes d’avoir le choix du sein ou du biberon, un choix éclairé conscient et certainement pas forcé.

Si l’on n’y prend pas garde, nous finirons par comprendre, c’est si bien expliqué, que la simple normalité du marché consiste à payer un producteur de lait moins que ce que lui coûte sa production. «C’était la crise, voyons. Les autres années étaient meilleures. Les autres prix étaient meilleurs.» Nos paysans ne comptent plus leurs gains mais leurs pertes, pourtant nous parviendrons à le comprendre, c’est une simple tournure d’esprit. Si l’on écoute suffisamment longtemps les cadres de Lactalis ou les justifications de Sodiaal, peut être notre normalité pourra-t-elle vaciller comme la leur ?

Si l’on n’y prend pas garde, nous continuerons à acheter les produits de ces géants, celui qui ne publie pas ses comptes et celui qui pèse un demi milliard d’euros. Nous oublierons quelles marques de lait de fromage et de beurre appartiennent à Lactalis, cette entreprise familiale devenue holding. Nous oublierons qu’avant le lait à la salmonelle, avant le reportage d’Elice Lucet, avant les blocages des producteurs, avant les négociations de prix unilatérales, il y avait eu d’autres scandales, d’autres condamnations. Nous oublierons que derrière Sodiaal, sous son costume de coopérative de producteurs vertueuse, ce sont les mêmes techniques. Pour gagner plus. Pour payer moins.

Si l’on n’y prend pas garde, nous oublierons ce Cash investigation, leur enquête leurs questions et les réponses embarrassées qu’ils ont arrachés.

Si l’on ne veut pas oublier, il y a le replay.

Et puis cette liste des marques de Lactalis et de Sodiaal – en ordre alphabétique s’il vous plait ! Moi je vais l’imprimer et la garder dans mon porte-monnaie… puisqu’il reste mon seul moyen réel de pression sur leurs millions.

Lactalis marques

Sodiaal marques

 

Votre avis, les amis, a toute sa place en commentaire…

Chapitre 2 – La naissance du clan

Si vous l’avez loupé, le premier chapitre du roman des momies est .

 

Il n’a fallu que quelques semaines après Halloween pour que SIX naisse et s’auto-déclare, malgré un léger éloignement géographique, chef des momies.

Momie 6

SIX (Boulevard Notre-Dame (proche Bd Vauban), 13006)

 

Il faut avouer que sa stature lui offrait d’emblée une supériorité physique incontestable, d’autant plus que UN devait affronter au même moment sa première blessure sérieuse. Trop occupé à quémander de l’aide pour que soit rétablie son intégrité physique, il n’avait aucune énergie à consacrer à la lutte pour le pouvoir.

Momie 1 B

 

Avec un chef bien placé et imposant comme SIX, le clan des momies voyait se profiler devant lui un avenir radieux.

Tandis que chacun époussetait ses bandelettes en prévision de la grande soirée de changement d’année, UN eut droit à une réparation de costume.

Momie 1 C

 

Et un autre membre rejoignit le clan. Cette nouvelle recrue déplaisait fortement à SIX. «Il n’y a pas de place pour les faibles chez nous», avait-il asséné. Mais même le chef ne pouvait rien contre la créatrice, et SEPT vit le jour, larmoyant, mais vivant.

Momie 7

SEPT (Intersection Chemin du Roucas Blanc et Traverse des Zéphyrs, 13007)

 

La suite du roman des momies très bientôt… En attendant n’hésitez pas à liker et à suivre la page facebook Momies Marseille !

 

Chapitre 1 – Momies d’Halloween

Avant de commencer cette histoire, quelques mots en guise d’explication de texte. Au départ, j’avais posté les photographies de mes momies comme un nouveau délire photographiques () puis au fil des rouleaux de scotch mon cerveau n’a pas pu s’empêcher de s’inventer une histoire… le roman des momies en quelque sorte ! Avec une nouvelle catégorie dédiée, et même une page facebook, Momies Marseille.

 

Tout a commencé avec UN, démembré depuis des années. Sa porte avait vécu l’arrachement et le rattachement sommaire, jusqu’à ce que la ficelle de chantier cède. Alors sa pauvre porte tuméfiée était restée, posée à l’horizontale devant le placard, pendant plusieurs mois. En passant devant lui, jour après jour, j’entendais sa plainte, vrombissement électrique me poussant à éloigner mes enfants.

Avant 1

Un jour, j’ai signalé sa détresse de quelques clics sur mon ordinateur, mais l’orange responsable n’a pas daigné suer une seule goutte de jus pour refermer son malheureux placard, même pas d’une nouvelle ficelle plastique…

Message orange

Quelques jours plus tard je donnais naissance à UN, juste avant Halloween.

Momie 1

UN (Rue Vendôme 13007)

 

Mais une fois le déguisement de UN créé, il a fallu habiller DEUX qui commençait à faire des crises de jalousie.

Momie 2

DEUX (Chemin du Roucas Blanc 13007)

 

Puis le petit TROIS a quémandé aussi son costume de momie.

Momie 3

TROIS (Chemin du Roucas Blanc (entre la maternelle et l’élémentaire de l’école du Roucas Blanc) 13007)

 

La première fille du clan, QUATRE, s’est enthousiasmée de participer à une soirée dansante spéciale momies pour Halloween.

Momie 4

QUATRE (Rue d’Endoume 13007)

 

CINQ, par contre, n’a pas pu danser pour l’occasion. Pauvre vieux, il est si abîmé qu’il ne tient même pas droit. Il a passé sa soirée adossé au bar.

Momie 5

CINQ (Rue Fénélon et Robert Giudicelli 13007)

 

Halloween est passé, les momies sont demeurées. Elles ont refusé de quitter leur déguisement et ont même contacté la presse locale, en vain, pour témoigner de leur bonheur :

« Nous étions éventrés, nos portes ne fermaient plus ou étaient arrachées, nos entrailles à la merci du mistral ou de la pluie battante. Parfois de petits doigts enfantins venaient nous chatouiller entre les fils, épisodes de rire grinçant irrémédiablement suivis de hurlements parentaux. Comme si jouer avec nous était dangereux ! Maintenant, derrière notre déguisement de momies nous voilà un peu protégés, nos tripes à l’abri, et nous avons gagné en prime une apparence amusante. Les petits et grands enfants arrêtent même leur course pour lire nos mots. Finalement, notre nouvelle vie est un pur bonheur ! Nous tenons alors à remercier nos organismes propriétaires légitimes de nous avoir abandonnés à notre délabrement. UN, DEUX, TROIS, QUATRE et CINQ »

 

La suite du roman des momies très bientôt… En attendant n’hésitez pas à liker et à suivre la page facebook Momies Marseille !

Bonne année !

Bonne année

Mon premier article de 2018 sera, comme il se doit (ou pas !), un article de vœux. Je suis pourtant loin de suivre, pour moi-même, cette obsession du texto ou du coup de fil de bonne année. Je crois que l’essentiel est ailleurs, même si les vœux emplissent à leur façon notre besoin d’être ensemble, d’être pareils et d’échanger…

Je vous souhaite, alors, une année 2018 à l’unisson de vos souhaits, de vos espoirs et même de vos rêves…

Ici, la sérénité joyeuse dans laquelle a été créé ce bonhomme de neige s’inscrira je l’espère dans notre mélodie familiale de 2018. Et si je continuerai, bien sûr, à écrire sur ce blog, le ralentissement de rythme influera encore sur mes moments de présence et d’absence, comme une vague à l’équilibre délicat entre ma famille, moi-même, mon travail et l’écriture, sans oublier mon unique (très) bonne résolution dont je vous parlerai je l’espère un de ces jours de 2018…