Picasso avec les minots

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Les marseillais, ce sont des événements que vous ne pouvez pas louper…

La Vieille Charité et le Mucem accueillent l’exposition « Picasso Voyages Imaginaires » jusqu’au 24 juin 2018. Au Centre de la Vieille Charité, quatre thèmes, «Bohème bleue, Afrique fantôme, Amour antique et Orient rêvé» nous invitent à découvrir les sources et les voyages imaginaires de l’artiste.

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Au Mucem, l’exposition intitulée «Picasso et les Ballets russes, entre Italie et Espagne» explore le travail de scénographe et de costumier de Picasso pour les Ballets russes.

A une heure de là, aux Carrières de Lumières des Baux-de-Provence, c’est encore Picasso qui est à l’honneur avec le nouveau spectacle – projection et musique – intitulé « Picasso et les maîtres espagnols », jusqu’au 6 janvier 2019. Pour les enfants, les Carrières, c’est toujours un moment festif et magique ; on regarde de partout, on a les yeux qui brillent, on rit, on danse, on vit l’art… en immersion intégrale.

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Pour prolonger encore un peu le plaisir de la découverte, je vous ai dégoté ce jeu interactif « Dessiner à la manière de Picasso » sur le site France TV éducation. Chez nous, les nains ont testé et adopté…

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Pourquoi je laisse ma cape de super-woman au placard

Pourquoi je laisse ma cape de super woman au placard

Il y a quelques années, je faisais des listes quotidiennes, hebdomadaires et mensuelles de choses à faire. Des listes si longues que je ne pouvais jamais en rayer toutes les lignes.

Aujourd’hui, je fais toujours des listes. Par contre j’ai laissé la culpabilité de ne pas arriver au bout de la liste du jour avec mon costume de super-héroïne… dans mon placard. Quand elle devient trop longue – la liste – je sais que je la réorganiserai le soir venu, que je déplacerai les tâches au lendemain, au surlendemain, à la semaine suivante. J’ai développé une stratégie de gestion de l’urgence, au boulot surtout mais aussi à la maison, et je me persuade chaque jour que tout le reste peut bien attendre. Le souci majeur demeurant avec ce mode de fonctionnement, ce sont les tâches que l’on ne règle jamais. Mais j’y ai gagné une sérénité me permettant de tenir sur la durée, en me préservant des temps de respiration et de repos, en déchargeant certaines journées ou certains moments dans la journée, en suivant le rythme de mon énergie variable…

Au quotidien, je m’interdis de culpabiliser et je me force à prendre du recul sur mes priorités. Je suis consciente de ma chance, de pouvoir gérer mon temps et mes tâches au travail (pour tout ce qui n’est pas, bien sûr, heures de cours en présence des élèves, à savoir la préparation des enseignements, le lien avec les familles, l’orientation des élèves, la coordination du dispositif dans le collège…). Je sais aussi qu’il s’agit surtout d’un état d’esprit, dans toutes les parcelles de son existence, de renoncer à la perfection et à l’exhaustivité, de se contenter d’être et d’agir de notre mieux avec ce que nous sommes.

C’est aussi un apprentissage, d’utiliser nos erreurs pour avancer plutôt que de se flageller avec ou de les justifier maladroitement. Cette notion de progression par l’erreur, j’essaie de la transmettre également à mes élèves, eux qui ont de telles difficultés qu’ils se font souvent broyer par le système éducatif dit « ordinaire ».

Je ne prétends pas qu’il est si facile d’admettre ses failles, je crois juste que si l’on y parvient un peu, la vie peut tout à coup devenir plus confortable.

Bref, j’ai laissé ma cape de super-woman prendre la poussière dans mon placard et je ne m’en porte que mieux.

Et vous, elle est où votre cape de super-héros ?

Trop Minions !

Mes articles ne sont jamais bien longs, et pourtant j’ai le plus grand mal, souvent, à me limiter à un seul sujet… Aujourd’hui je vous parlerai donc des minions, ces personnages hilarants des films Moi moche et méchant 1 et 2, qui ont aussi eu droit à leur propre opus Les Minions en 2015 ; mais aussi de la gestion du temps de la semaines en attendant le week-end et des GIFs, ces images animées de plus en plus utilisées sur internet et dans nos communications… Mais oui, tout cela a un lien !

Juste avant les vacances d’hiver, j’ai cherché un GIF mettant en scène les Minions pour exprimer l’excitation et l’euphorie qui m’animait en ce dernier jour de travail. Voilà ce que j’ai trouvé :

Trop Minions SUPER.gif

La référence Minions, c’est pour cette affiche à laquelle je pense semaines après semaines pour introduire de l’humour dans mon attente du week-end.

Trop Minions affiche

Puis pendant ces fameuses vacances, mon fils a porté ces skis :

Trop Minions skis

Là, je pourrais dériver sur la consommation de produits à l’effigie des héros de nos enfants, expliquer pourquoi nous ne voulons pas de housse de couette Reine des neiges pour notre fille, ou pire, de pare-soleil Dora pour notre voiture familiale (ils sont célèbres ceux-là), me justifier pour les skis Minions en rejetant la faute sur le loueur de matériel… mais ce serait juste mettre encore plus de fouillis (restons poli) dans cet article qui part déjà dans tous les sens.

Restons plutôt sur les Minions. Nous avons rattrapé, en famille, ce retard « culturel » qui nous avait tenus éloignés du phénomène Minions en visionnant les trois films dont je parle en tête de cet article. C’est alors que j’ai décidé d’enrichir cet article – qui à la base ne parlait que de l’attente du week-end jour après jour dans la semaine répétée semaine après semaine – d’une petite collection de GIFs (rendez-vous sur Giphy pour constituer votre propre collection…).

Je pense que je vais remplacer certains émoticônes et certains mots de mes conversations écrites…

BISOUS

Trop Minions BISOUS

 

LOL

Trop Minions LOL

 

QUOI ?

Trop Minions QUOI

 

NON

Trop Minions NON

 

WHAOU ! (Mode contemplation)

Trop Minions WHAOU

 

VENDREDI ! (Restons dans le thème…)

Trop Minions FRIDAY

(Ce soir y’a Koh Lanta !)

 

BA-NA-NA !

Trop Minions BANANA

(Spéciale dédicace pour mes enfants fans de bananes et fans de minions fans de bananes…)

 

Bon, ok, j’arrête. Si vous êtes arrivés au bout de cet article foutoir défouloir, peut-être pouvez-vous me laisser votre GIF préféré en commentaire ? (J’ai peut-être besoin de sortir des Minions…).

Je vous souhaite un bon vendredi ( Trop Minions FRIDAY ) !

Grand écart culturel

Grand ecart culturel

Je vais vous faire une confidence. Cela fait une dizaine d’années que je regarde Koh Lanta, tous les ans, deux fois par an maintenant. A chaque retour de l’émission (tous les trois mois c’est fou on n’a même plus le temps d’attendre) c’est l’enthousiasme à la maison. Si si, je vous promets. Je n’en fais pas une fierté, je n’en fais pas la pub autour de moi. Regarder de la télé-réalité – quand bien même de la télé-réalité aventurière ou immobilière (on aime aussi beaucoup Stéphane Plaza mais c’est une autre histoire) – quand on est adultes, parents, conscients des dérives de la télévision… c’est pas la panacée. En même temps, il ne faudrait pas non plus se prendre pour ce que nous ne sommes pas – des snobs de la sélection télévisée. Alors autant assumer.

J’assume d’autant mieux que si Koh Lanta est l’incontournable du vendredi soir six mois par an, l’incontournable du jeudi soir c’est… La Grande Librairie. Et oui, je suis tombée dans la marmite de livres de Busnel et je ne peux plus m’en passer. J’en chialerais presque, dès le début du mois de juin, quand il fait en direct sa valise de lecture pour les vacances et qu’il nous donne rendez-vous à la rentrée. Ce faisant, il sonne le top départ des programmes d’été, indigestes comme la bouillie de sable préparée par vos enfants sur la plage, avec un peu d’arôme crème solaire pour l’odeur…

Mais poursuivons notre grand écart télévisé. Le mercredi soir, quand on a la chance d’être dans une période de diffusion, c’est Grey’s Anatomy ! Mon côté midinette sans doute, même si les années passant je prends de plus en plus de recul sur les drames à répétition et les catastrophes typiques de cette série, score maximal en nombre de litres de larmes versées par téléspectatrice (avec un record chez les femmes enceintes).

Finalement, j’aime bien cette diversité, ces sauts de puces ou de géants d’un programme à l’autre… comme pour la musique… puisque mon univers sonore c’est le rock doux ou l’énervé, le rap américain ou marseillais, le ska à message, la chanson française, celle que mes élèves connaissent et celle qu’ils ne connaissent pas, les éclats de rire en musique, l’intensité du classique et sa beauté à pleurer

Et vous, êtes-vous adepte du grand écart visuel ou sonore ? N’hésitez pas à mettre vos propres exemples en commentaire…

Mes découvertes théâtrales (saison 2017 2018)

Mes decouvertes theatrales

En sortant pas à pas de la «petite enfance» de nos marmots, nous avons commencé à rentrer dans des théâtres, reprise exaltante d’une vie culturelle qu’on avait laissée pour quelque temps derrière nous…

En ce qui me concerne, cette saison théâtrale qui touche à sa fin m’a fortement désarçonnée. Je ne peux la laisser s’achever sans vous parler de mes trois coups de cœurs de l’année, si importants que je repartirai à leur recherche l’an prochain.

 

Don’t we deserve / grand human projects that give us meaning ?

 Dont we deserve

Sur un plateau carré, vide et blanc, Robbert&Frank, deux plasticiens / acteurs mettent en scène une vision à la fois comique et bouleversante de notre monde. Quand le sourire se mue en larmes, quand le sens naît de l’accumulation en pointillés d’images, de mouvements et de mots, on touche du doigt, on embrasse l’infinité. Ce spectacle de théâtre à la marge et à l’intersection de différents arts m’a touchée et surprise. Je vous invite, alors, à suivre le travail de ce duo génial sur leur site internet. Moi, en tout cas, j’espère les retrouver bientôt…

 

Point d’interrogation

(Texte Stefano Massini, Mise en scène Irina Brook)

Point d interrogation

L’énorme coup de cœur de cette année ! Une heure de théâtre survolté pour interroger le futur. C’est beau, drôle, intelligent, vrai, émouvant, et servi par de jeunes acteurs talentueux et dynamiques ! C’est tout ce que j’attends du théâtre, qu’il me prenne par la main, me fasse rire, pleurer et réfléchir. J’avais déjà écrit ici une brève élogieuse sur cette fantastique pièce que tous nos jeunes devraient voir.

 

Projet M. D.

(De Patrick Laffont, plasticien-vidéaste et Nicolas Guimbard, acteur. D’après Marguerite Duras)

ProjetMD6

Cette vision théâtrale des mots si particuliers de Marguerite Duras m’a saisie et continue à m’accompagner des semaines après, comme si l’esthétique si précise et si précieuse de ce spectacle vibrait dans ma mémoire. L’émotion qui perdure en moi peine à se traduire en mots. Mais essayons. C’est la présence du corps, peut-être, son intensité, son regard, son lien avec notre regard, cette tension sublime à l’opposée du hasard. La vie, les mots, le corps, tout est là dans sa simplicité et sa complexité, nous touche et reste, palpite, longtemps après.

 

 

Finalement, il semblerait qu’il n’y ait que le théâtre ne correspondant pas à ce qu’on en attend pour me transporter aussi loin…