Fabrications d’Halloween / 2018

Chez nous, on aime beaucoup cette fête qui s’importe de plus en plus en France, en version familiale et rigolote pour l’instant (dans quelques années quand les enfants seront plus grands nous basculerons peut-être dans les soirées films d’horreur ou escape game effrayant)…  J’avais déjà partagé quelques fabrications et recettes de goûter d’Halloween dans cet article. En voilà d’autres, pour cette année, à partir d’idées piochées sur Pinterest.

 

Les monstres à mains

Halloween 01

Halloween 02   Halloween 03

Halloween 04

Halloween 05   Halloween 06

La vidéo qui m’a inspirée est ici.

 

Les fantômes de vitres

Halloween 07

 

Les toiles d’araignée

Halloween 08

Le tuto pour fabriquer cette toile d’araignée (et d’autres !) est .

 

Les feuilles monstres et les cailloux fantômes

Halloween 09

 

Notre monstre de porte de cette année en mode « Dia de muertos »

Halloween 10

 

Je vous souhaite un excellent Halloween !

[Lecture] « La route » de Cormac McCarthy

L13 imgUn homme et son fils marchent sur une route, en direction du sud, pour fuir le froid glacial d’une terre post-apocalyptique. Une poussière grise recouvre le monde dévasté, envahit toute l’atmosphère, cachant jusqu’à la lumière du soleil. Tout ce qui a existé n’est plus. Les plantes sont mortes, les maisons abandonnées, les magasins pillés depuis longtemps. L’humanité quasiment décimée est retournée à une barbarie insoutenable.

Ce roman était sur ma liste de livres à lire depuis des années, il était un choix de libraire dans l’émission La Grande Librairie. Cela fait si longtemps, que je ne me rappelle plus les mots qui m’avaient convaincus de l’inscrire sur ma liste. Il avait probablement été décrit comme un livre culte, terrible et puissant, un livre à lire absolument. Le hasard ensuite a fait son œuvre. Quand on réserve un ouvrage à la bibliothèque municipale, on ne sait jamais vraiment quand on l’aura, et quand on est toujours à la bourre pour lire son paquet de livres, on se base, pour l’ordre, sur la date de retour. C’est ainsi que La route est arrivé dans ma vie le jeudi 11 octobre 2018. Je n’ai pas su, d’abord, si j’avais bien fait de l’ouvrir. Sa noirceur intense m’a effrayée en même temps qu’elle m’a capturée. Je n’ai plus pu le lâcher. Je l’ai lu en deux jours, le ventre noué, au bord de la nausée, entre sidération et désespoir.

Et puis, finalement, la lumière est revenue. Quand on a tout perdu, l’espoir est mince mais il est tout ce qu’il nous reste…

Ce livre, je ne l’ai pas lu comme un roman de science-fiction. Je l’ai lu comme une prophétie. Il est dans ma tête désormais. Chaque jour je pose les yeux sur le monde qui m’entoure et je ressens, en même temps : que ma vie au présent est un luxe infini ; et que demain, dans un an, dans dix ans ou dans cinquante ans, peut-être, la poussière recouvrira tout comme dans La route. Et qu’il s’agira alors de survivre, de sauver nos enfants, de garder notre humanité dans un monde où plus rien ne nous protègera les uns des autres. Quand on a presque tout perdu, l’espoir est la seule lumière qui reste.

[Lecture] « Vers la beauté » de David Foenkinos

L12 imgDécidément, ma rentrée de lectrice s’est faite sous le signe du roman artistique (dans la peau de Basquiat avec Eroica, une enquête policière sur fond de musée de province avec La distance de courtoisie et maintenant ce roman de David Foenkinos se déroulant entre le musée d’Orsay et l’école des Beaux-Arts de Lyon).

Dans ce livre, nous suivons Antoine Duris, ancien professeur émérite aux Beaux-arts de Lyon devenu du jour au lendemain gardien au du musée d’Orsay. Pourquoi cette reconversion ressemblant à une fuite ? Que cache donc cet homme ? Pourquoi a-t-il autant besoin de se rapprocher de la beauté pour survivre ? L’histoire nous le révélera plus tard, et l’apparente légèreté du propos glissera presque sans nous prévenir vers une noirceur inattendue, avec l’apparition du deuxième personnage central de ce roman, la jeune Camille.

Comme d’habitude dans mes articles « Lecture » je n’en dirai pas plus sur l’intrigue. Je ne veux rien révéler des rouages et des surprises de ce livre…

En lisant Vers la beauté, je me suis sentie littéralement « descendre », dans la seconde partie du roman, d’une intrigue agréable vers une littérature beaucoup plus sombre. Avec ma lecture suivante, la descente s’est poursuivie… Et même s’il n’est que l’effet du hasard des dates limites de retour à la bibliothèque, le livre que j’ai lu ensuite est arrivé à point. Probablement comme tous les romans vraiment importants… A suivre, donc.

[Lecture] « La distance de courtoisie » de Sophie Bassignac

L11 imageCette histoire se déroule autour d’un petit musée de province dans lequel, un soir de vernissage, un tableau disparaît… L’événement, aussi étrange qu’imprévisible, désarçonne les personnages de cette fiction, tout en ébranlant les liens qu’ils entretiennent les uns avec les autres. Pour moi ce sont ces personnages, surtout, qui procurent toute sa saveur au roman, la façon qu’a l’auteure de les croquer en quelques mots, leur apparition singulière dans notre esprit de lecteur, plus vrais que nature, précis et drôles… Et puis l’on observe, amusé, leur danse sociale, l’attraction et le rejet, l’amour et l’indifférence, leur façon de vivre au quotidien cette « distance de courtoisie » qui régit leurs relations – et les nôtres. Une lecture pleine de vie, légère et agréable.

 

Adélaïde aime Ivan qui aime Luzia, Héloïse aime Étienne qui aime Sylvana, Marthe aime Gaspard qui lui préfère sa liberté…

Comment supporter que les autres passent à côté de ce que nous sommes, à savoir des gens formidables ? Comment composer avec cette distance dite de courtoisie qui nous éloigne du reste du monde ? Telles sont les questions qui affleurent dans ce roman en forme de comédie policière, où l’humour et la fantaisie triomphent du désespoir.

Quelle place pour la lecture ?

Quelle place pour la lecture

La première vitrine de Pantagruel, ma librairie de quartier

Nous vivons tous et toutes des vies trépidantes, avec cette sensation, parfois, de n’avoir du temps pour rien. Alors la lecture, elle peut souvent passer après, après les tâches ménagères, après le programme télé, après les réseaux sociaux… Et pourtant, elle est centrale.

Il y a quelques mois, c’est ce roman « Un paquebot dans les arbres » qui m’a fait replonger dans la puissance de la lecture. Il a réveillé mon envie de lire davantage, pas seulement en vacances lorsque le temps s’étire, mais tout le temps et partout.

La lecture a repris son rôle de nourriture indispensable du quotidien. Il me suffit de plonger dans mon roman du moment, l’effet est presque magique ; je m’échappe, une douce sérénité m’envahit, ma liste mentale de choses à faire se transforme en silence. Même lorsqu’elles ne durent que quelques minutes, ces parenthèses sont de formidables sources d’énergie intérieure.

J’essaie, alors, de partager et de transmettre ce bonheur de lire. En parlant de mes lectures ici (et ). En donnant, en prêtant, en troquant des livres. En empruntant pour mes enfants des albums et des romans premières lectures par dizaines à la bibliothèque. En instaurant des moments de lecture libre pour mes élèves, en classe, sur le modèle de cette initiative (j’aimerais aussi tester cette jolie idée de livre surprise dans mon collège)… Pour moi, la lecture est une liberté enivrante et une succession d’aventures.

Et vous, quelle place occupe la lecture dans votre vie ?