Le sommeil des bébés, ce sujet de déchirure

Le sommeil des bebes ce sujet de dechirure

Les jeunes mères l’ignorent avant d’y être confrontées – parfois dès la grossesse – mais dans la parentalité il est des sujets glissants, voire tabous. Le choix du sein ou du biberon font partie de ces thèmes polémiques, puisque presque tout le monde a un avis tranché sur la question et essaiera la plupart du temps de vous ramener dans son camp. Pour le sommeil des bébés, même combat. Ceux qui n’y sont plus confrontés ne manqueront pas d’y aller de leur petite expérience ou de leur conseil même non sollicité pour ces jeunes parents, épuisés par leurs nuits hachées en pleins de minuscules petits bouts.

Ce qui est majoritairement admis, et transmis, c’est que les enfants doivent « faire leurs nuits ». A votre première réunion de famille après la naissance de votre bébé, ou chaque fois que vous croiserez la vieille voisine de vos parents, la même question reviendra, comme une comptine enfantine : « Elle fait ses nuits ? ». C’est le pendant du « Il est sage ? », vous le savez, vous le sentez, que vous ne devez pas répondre non à ces questions. Alors vous mentez peut être ou vous éludez… Mais au fond, n’ayez plus de doute, la réponse normale et largement répandue, c’est non. Non, mon enfant de dix jours, un mois, trois mois, six mois, ne fait pas ses nuits. Enfin en tout cas il ne fait pas nos nuits, à nous ses parents.

J’ai souvent entendu dans les réunions d’allaitement (ces succursales de mamans allaitantes mais aussi, porteuses, bienveillantes, cododotantes, voire instruisantes en famille…) que « faire ses nuits » signifiait dormir cinq heures d’affilée trois fois par semaine (je cite de mémoire). De quoi répondre à votre tante Gertrude que oui oui, votre loustic fait bien ses nuits même si votre anticerne est devenu votre meilleur ami. Sans aucun hasard, le sujet du sommeil finissait constamment par arriver vers le milieu des réunions allaitement. Il y avait toujours une maman épuisée pour demander de l’aide tout en répétant ce que lui serinait l’entourage plus ou moins proche.

« C’est parce que tu l’allaites qu’elle ne fait pas ses nuits. »

« Tu devrais essayer le « 5 10 15 » ça a marché avec la cousine de la fille de mon patron. »

« Un bébé ça doit dormir 21 heures par jour donc 11 heures et demi par nuit. »

La vérité, c’est que la plupart de bébés ne font pas les nuits de leurs parents avant plusieurs mois. Allaitement ou pas. Blindage de biberon à la farine épaississante en soirée ou pas. Méthode du laisser pleurer ou pas. Croire que la normalité pour les bébés est de laisser les parents dormir… est un autre leurre qu’on agite devant les parents débutants et démunis. Cet article de Happynaiss en parle fort bien – et a d’ailleurs inspiré mon propre article. C’est aussi le thème de ce projet photographique que vous avez peut-être croisé sur les réseaux sociaux : Nuits sans larmes, Parents debout.

En expliquant que ces semaines ou ces mois de fatigue intense sont inéluctables, je ne veux pas non plus les réduire à une souffrance silencieuse. Au contraire, la solitude n’est pas obligatoire pour les mères en manque chronique de sommeil. Les partages bienveillants entre mères permettent toujours de délayer le ras-de-bol installé, même s’ils restent moins efficaces que le partage des réveils nocturnes avec le papa…

Vous voulez que je termine sur une bonne nouvelle ? Ils finissent par dormir, et cela se produit forcément avant l’adolescence…

Aux mères et aux pères dont le sommeil ne coïncide pas avec celui de leurs enfants, je souhaite simplement du courage pour « passer le cap ». Vous êtes les meilleurs des parents pour votre enfant…

Il n’y a pas de «parce que» dans mes «je t’aime»

Il n y a pas de parce que dans mes je t aime

J’en parlais dans mon article précédent. Nous avons traversé une phase familiale mouvementée entre septembre dernier et maintenant. Une tempête d’émotions qui a opposé nos deux enfants et nous a embarqué nous aussi, les parents, dans ses tourbillons. Dès la rentrée j’ai perçu que ma fille souffrait de la nouvelle place de son grand frère, l’apprenti lecteur, encore plus posé et tranquille qu’auparavant, étalant sa raison et sa sagesse pour nous épater. Nos mots n’ont pas su apaiser sa déception de n’être «que» la petite sœur de trois ans et demi, notre amour ne l’a pas assez rassurée et les crises se sont enchaînées, inexorablement attachées les unes aux autres. Un jour elle s’est mise à dessiner avec frénésie. Des semaines plus tard je me suis remémoré mes mots : « Toi tu es en petite section, tu apprends à dessiner… » Les mots peuvent nous enfermer parfois.

Puis nous libérer.

Il y a deux semaines environ j’exprimais une fois de plus à mes deux enfants mon amour pour eux. Pour chacun d’eux. Je leur redisais que je n’aimais pas «plus» l’autre, en leur demandant de cesser leur lutte pour notre amour de parents. A ce moment là, je regarde ma fille dans les yeux : « Je t’aime pour ce que tu es. »

Mon fils enchaîne : « Et moi tu m’aimes parce que je sais lire. » Ces mots ont résonné comme l’explication de texte des cris réitérés des mois précédents… Alors j’ai trouvé cette phrase libératrice. « Il n’y a pas de «parce que» dans mes «je t’aime». » En leur disant que mon amour ne dépendait pas de leurs réussites je les ai peut-être libérés. Apaisés…

Magie des mots.

Succession de phases

Succession de phases

Souvent j’envisage la vie de parents telle une succession.

Il y a quelques mois, imbibés de parentalité bienveillante, nous avions laissé couler notre vie familiale, tranquille, facile et sereine. Puis la rentrée scolaire, avec ses nécessaires chamboulements, a marqué un basculement, un amoncellement de pleurs et de cris. Tous les accrocs du quotidien sont devenus des prétextes, entre parents et enfants, entre enfant et enfant, à ne pas se comprendre, à ne pas se voir, à se fâcher.

Une grande dame de ma connaissance raconte au sujet de l’équilibre familial qu’au moment où tout va bien dans nos vies l’univers nous envoie de quoi tout remettre en question. Parfois nous souhaiterions rester dans la tranquillité, mais c’est sans compter ces successions de phases rythmant nos vies.

Au sommet des montagnes russes l’euphorie nous porte si haut que nous n’envisageons même pas la chute, ses battements cardiaques et ses hurlements. Quand elle survient, soudaine et progressive, douce et violente, on change de phase comme l’on se retournerait sur ses propres pas. Gardons en tête dans les phases basses de nos existences que d’autres phases viendront…

Ainsi depuis quelques jours la sérénité semble être de retour par chez nous…

Succession de phases.

La télé des mini-nains

La tele des mini nains

J’avais déjà écrit (ici) un article sur les dessins animés. Ceux de ma jeunesse et ceux de leur jeunesse. J’avoue avoir toujours cet engouement particulier pour Miraculous, ce qui amuse particulièrement mon mari d’ailleurs (« Laisse maman tranquille elle regarde son dessin animé. »).

Je ne vous ai pas parlé par contre des autres dessins animés, ceux qu’on ne regarde pas ou plus, ou du coin de l’œil. Ceux dont le principal – seul ? – intérêt est de permettre aux parents de grappiller quelques dizaines de minutes supplémentaires dans leur lit les matins de week-end. Je suis tombée sur cet article le week-end dernier justement, j’en ai pleuré de rire… Parents de nains, je vous souhaite une bonne lecture.

Hommes femmes le débat de la séduction

Hommes femmes le debat de la seduction

Séduction ou écrasement ?

Bon, vous savez, la libération de la parole féminine, les récits additionnés puis multipliés d’agressions, de harcèlements, d’intimidations, d’humiliations… Nous avons cru que c’était une chance pour la modernité et pour le changement, mais la honte, le déni et le rejet se sont incrustés sur le revers de notre pouvoir de mots. Là où nous voyions une chance pour toutes les femmes de revendiquer une vraie égalité des sexes, d’autres n’ont réagi qu’avec un silence gêné. Là où nous rêvions de relations respectueuses, d’autres ont rétorqué puritanisme et nouvelle censure galopante.

N’empêche, cette réponse à « la tribune des cent femmes » pointe que la « liberté d’importuner » reste un privilège masculin, un symbole du déséquilibre dans les rapports entre hommes et femmes. Déjà il y a trois mois j’avais mis de côté cet entretien de Françoise Héritier : « Il faut anéantir l’idée d’un désir masculin irrépressible ».

Et puis comme j’ai la chance de faire le métier de prof, je peux même porter ces sujets dans la classe, en parler, en débattre. Ainsi, il y a deux semaines, le point de départ de notre discussion était : « Les filles qui se font agresser elles l’ont bien cherché » (Merci Riposte ! un livre précieux pour déconstruire tous les stéréotypes qui sclérosent nos relations aux autres). Notre idée d’arrivée a été ce jour là la plainte des garçons : «Pourquoi est-ce toujours à nous de draguer ?» et le rassemblement de tous, filles et garçons, autour de cette douleur partagée de «se prendre un râteau».

Finalement, mes jeunes ados, n’expriment-ils pas aussi une volonté de se défaire des carcans de ces rôles prédéfinis ?

Si la séduction entre hommes et femmes est un vrai sujet, méritant que l’on s’interroge, elle est aussi un jeu pouvant se réinventer à l’infini. Je crois qu’elle continuera à vibrer au delà des évolutions inévitables.

Alors j’entends le questionnement autour de la censure moderne… mais ce discours anti « balance ton porc », il se rapproche plus, dans mon esprit, de cette vidéo (le dernier Tutotal, « émanation Web de l’émission d’Arte « Personne ne bouge » », à propos du nouveau film de Woody Allen, sur le mode du « on ne peut plus rien dire »)

 

Et vous alors, vous le vivez comment, ce débat entre libération de la parole et anti-puritanisme ?

Lactalis et Sodiaal, du lait, du vice, des chacals

Lactalis et Sodiaal

Si l’on n’y prend pas garde, dans une semaine nous aurons oublié. Une autre actualité dégoûtante nous heurtera, un autre scandale choquera le citoyen épris de justice qui sommeille au fond de nous. D’autres seront pris la main dans le sac de leurs erreurs et nous écarquillerons nos yeux incrédules devant notre stupide télévision. Nous nous bercerons du goût de scandale pendant quelques autres jours puis la nouveauté repoussera l’actualité dans le tréfonds des moteurs de recherche et de nos mémoires.

Si l’on n’y prend pas garde, nous croirons — qu’il est bon de croire parfois — qu’un industriel peut fournir du lait contaminé sans avoir à reconnaître la moindre faute, sans avoir même commis la moindre faute. La salmonelle née d’une immaculée conception dans une innocente usine Lactalis — tant qu’on est dans la croyance.

Si l’on n’y prend pas garde, nous remercierons ces industriels de la poudre de substitution pour nourrisson de nous avoir fourni la liberté. La liberté de ne pas allaiter en échange de seulement quelques euros pour cette soupe chimique — et de concessions irrémédiables sur la qualité de l’alimentation de nos bébés. Remercions tant que nous y sommes les maternités qui nous offre le biberon de complément plutôt que le temps d’accompagnement quand les crevasses et le baby blues se donnent rendez vous dans notre chambre blanche. Remercions les médecins qui nous assènent que c’est trop ou pas assez et que l’allaitement long c’est pour l’Afrique. Soyons reconnaissantes d’avoir le choix du sein ou du biberon, un choix éclairé conscient et certainement pas forcé.

Si l’on n’y prend pas garde, nous finirons par comprendre, c’est si bien expliqué, que la simple normalité du marché consiste à payer un producteur de lait moins que ce que lui coûte sa production. «C’était la crise, voyons. Les autres années étaient meilleures. Les autres prix étaient meilleurs.» Nos paysans ne comptent plus leurs gains mais leurs pertes, pourtant nous parviendrons à le comprendre, c’est une simple tournure d’esprit. Si l’on écoute suffisamment longtemps les cadres de Lactalis ou les justifications de Sodiaal, peut être notre normalité pourra-t-elle vaciller comme la leur ?

Si l’on n’y prend pas garde, nous continuerons à acheter les produits de ces géants, celui qui ne publie pas ses comptes et celui qui pèse un demi milliard d’euros. Nous oublierons quelles marques de lait de fromage et de beurre appartiennent à Lactalis, cette entreprise familiale devenue holding. Nous oublierons qu’avant le lait à la salmonelle, avant le reportage d’Elice Lucet, avant les blocages des producteurs, avant les négociations de prix unilatérales, il y avait eu d’autres scandales, d’autres condamnations. Nous oublierons que derrière Sodiaal, sous son costume de coopérative de producteurs vertueuse, ce sont les mêmes techniques. Pour gagner plus. Pour payer moins.

Si l’on n’y prend pas garde, nous oublierons ce Cash investigation, leur enquête leurs questions et les réponses embarrassées qu’ils ont arrachés.

Si l’on ne veut pas oublier, il y a le replay.

Et puis cette liste des marques de Lactalis et de Sodiaal – en ordre alphabétique s’il vous plait ! Moi je vais l’imprimer et la garder dans mon porte-monnaie… puisqu’il reste mon seul moyen réel de pression sur leurs millions.

Lactalis marques

Sodiaal marques

 

Votre avis, les amis, a toute sa place en commentaire…

Bonne année !

Bonne année

Mon premier article de 2018 sera, comme il se doit (ou pas !), un article de vœux. Je suis pourtant loin de suivre, pour moi-même, cette obsession du texto ou du coup de fil de bonne année. Je crois que l’essentiel est ailleurs, même si les vœux emplissent à leur façon notre besoin d’être ensemble, d’être pareils et d’échanger…

Je vous souhaite, alors, une année 2018 à l’unisson de vos souhaits, de vos espoirs et même de vos rêves…

Ici, la sérénité joyeuse dans laquelle a été créé ce bonhomme de neige s’inscrira je l’espère dans notre mélodie familiale de 2018. Et si je continuerai, bien sûr, à écrire sur ce blog, le ralentissement de rythme influera encore sur mes moments de présence et d’absence, comme une vague à l’équilibre délicat entre ma famille, moi-même, mon travail et l’écriture, sans oublier mon unique (très) bonne résolution dont je vous parlerai je l’espère un de ces jours de 2018…

Peut-on faire confiance au père Noël ?

Peut-on faire confiance au père Noël

Allez comme j’ai été quelque peu absente ces derniers temps je vous ai concocté vite fait un autre petit article avant le réveillon.

Peut-on faire confiance au père Noel, ou le jour où mon fils, six ans, a capté que sa mère était à la ramasse…

Remettons déjà en place le contexte. Mon fils sait que le père Noël n’existe pas «en vrai» depuis l’année dernière. Nous avons répondu à ses questions («mais il existe en vrai le père Noël ?») en lui disant la vérité, avant Noël. Donc depuis un an déjà il a bien intégré que les cadeaux c’est nous, ses grands parents, ses tontons, tatas et compagnie…

Il y a quelques semaines, il venait de perdre une dent de lait et devisait ainsi sur le passage de la petite souris : «Mais tu es sûre maman qu’elle va passer la petite souris ?» (Comme si la petite souris lui avait déjà fait faux bond !)

— Bien sûr mon cœur qu’elle va passer la petite souris !

— Mais si elle oublie ?

— Tu sais qui c’est la petite souris en vrai ?

— C’est toi !

— Alors fais confiance à la petite souris, elle va passer.

J’ai, bien entendu, fait en sorte de ne pas oublier la pièce sous l’oreiller cette nuit là.

Mais quelques jours après, il m’a questionné à nouveau.

« Maman tu es sûre qu’il va passer le père Noël ? »

— Oui je suis sûre.

— Mais s’il oublie ?

Et là, j’avoue que je suis restée interloquée. Tout en le rassurant, les yeux écarquillés, « Il ne va pas oublier les cadeaux le père Noël, enfin ! », j’ai compris qu’il savait, du haut de ses six ans, le tourbillon de nos vies et nos mémoires qui décrochent. J’ai appris aussi qu’avec son esprit enfantin il me voyait encore plus à la ramasse que je ne le suis en réalité…

 

En espérant que chez vous le père Noël ait encore assuré cette année, je vous souhaite un merveilleux Noël !

Pas de foie cette fois

Pas de foie cette fois

Une oeuvre du Musée d’Art Contemporain de Marseille (2017)

Je sais bien que vous ne voulez pas lire ces mots aujourd’hui – la plupart d’entre vous en tout cas. Peut-être vous rendrez-vous à votre supermarché habituel aujourd’hui ou demain. Devant le rayon foie gras vous vous questionnerez juste sur le prix – il sera plus élevé cette année selon toutes les prédictions. Mais «c’est Noël» après tout, et vous l’avez bien entendu à la radio, le foie gras c’est LE produit de fête par excellence. Comment s’en passer alors puisqu’ils l’ont dit à la télé aussi ?

Pour moi – mais, je le sais, pas seulement pour moi – le foie gras ce n’est plus le symbole des fêtes de fin d’année, c’est le symbole de ce qu’il y a de pire dans la maltraitance animale au service de la suprématie humaine. Je vis déjà assez mal la maltraitance planquée derrière mon steak. J’imagine quand même que l’animal dans mon assiette n’a peut-être pas été torturé comme le montrent les vidéos chocs sortant régulièrement dans les médias. Mais pour le foie gras, je ne peux même pas me raconter un tel mensonge. Le foie d’un animal rendu malade par le gavage, comment ne pas considérer que c’est de la torture, même sans causer environnement de vie, cages, espace disponible et autres conditions d’hygiène…

Nous y voilà, donc, dans le foie gras je ne vois plus que la violence qui efface le goût, l’exception et le luxe. Je ne vois aucun intérêt nutritionnel. Je vois une consommation effrénée et irraisonnée qui oublie surtout de se questionner sur son sens et son impact.

Et comme je n’ai pas l’âme d’une diplomate j’essaierai peut-être même d’aborder le sujet en famille… ou pas.

Quoi qu’il en soit, ma foi, foie ou pas, je vous souhaite un joyeux Noël !

Souvent, ralentir…

Souvent ralentir

Souvent je lâche le rythme effréné. Je deviens soudain moins hyperactive. Je zappe le rythme de publication du blog. Je revois mes priorités en fonction de mon énergie disponible, des obligations professionnelles ou de la météo.

S’il fait froid je ne souhaite que me blottir devant ma cheminée imaginaire, sous un plaid, les pieds au chaud. Déjà le sapin clignote dans un coin du salon. J’ai ressorti les gants et même les bonnets.

Je veux du temps vide, j’en ai besoin, alors je renonce. Je renonce pour l’heure au moins à certains projets… Les heures perdues de ma vie, je veux d’abord les perdre. Regarder mes enfants qui jouent. Jouer avec eux. Offrir les minutes qui restent, perdues, aux mots plutôt qu’aux images.

Poursuivre au fil des inspirations les rendez-vous illustrés du blog. Et puis surtout, creuser jusqu’au bout de la matière mes chantiers d’écriture.

Souvent je change de rythme, ici et ailleurs. Ralentir c’est encore plus… vivre.