Pause estivale

Pause estivale

L’été est là. Les vacances toutes proches. Les soirées, les barbecues, les glaces, le sable, les lunettes de soleil.

Je vais éteindre mon ordinateur, m’éloigner de ma connexion internet, oublier Facebook et les statistiques de mon blog.

Je vais jouer avec mes enfants, sourire à mon mari, partir sur les routes.

Je vais lire dans mon lit le soir, parfois à la frontale sous la toile du combi.

Je vais écrire, un peu beaucoup passionnément, prendre le temps de poser mes idées en mots sans les publier tout de suite sur internet.

Je vais prendre des centaines de photos.

 

Et puis dans seulement quelques semaines ce sera l’heure de la rentrée. L’énergie reviendra avec le renouveau et des projets tout neufs (re)prendront forme…

Ma vie professionnelle sera chamboulée, un nouveau poste dans un autre lieu et davantage de travail.

J’espère pouvoir écrire régulièrement pour le site internet d’une association marseillaise et y aborder des thèmes qui me tiennent à cœur – maternité parentalité allaitement famille…

Il y aura peut-être une exposition de photographies à l’automne.

Je présenterai – si tout va bien – de nouveaux tableaux dans un restaurant marseillais en décembre ou en février.

 

En attendant, je vous souhaite un bel été, joyeux, léger et ressourçant. Et de pouvoir suivre jusqu’au bout vos envies pour maintenant et pour ensuite…

Ecrivain, en 2017 ?

Ecrivain, en 2017

Ecrivain, quel mot !

Mais je vous l’avais promis et le voilà, l’article où je reviens sur mon premier salon du livre… J’y évoquerai aussi – brièvement – les maisons d’édition et la rémunération des auteurs…

J’avoue que depuis que je suis en âge de me croire capable d’écrire un livre en entier, je considère le métier d’écrivain avec une naïveté poétique. Je trimballe dans mon imaginaire des représentations surannées, l’écrivain attablé à son bureau ou à la table de sa salle à manger, l’écrivain cherchant l’inspiration en déambulant dans des paysages de bord de mer, l’écrivain plongé dans les intrigues de ses personnages tard dans la nuit. Toujours solitaire, toujours frappé de la grâce de l’artiste, un génie en quelque sorte, dont les mots sont suffisamment forts et profonds pour qu’il puisse vivre de son art… D’ailleurs il est des lieux que j’associe irrésistiblement au métier d’écrivain. La maison de la photo est de ceux-là, une demeure d’écrivain dans mon imaginaire… Elle est à la mesure de l’immensité que je place dans l’Ecrivain. Rien que le mot est gigantesque. En ce qui me concerne, j’ai beau écrire depuis des mois voire des années, j’ai le plus grand mal à me qualifier d’écrivain. Quel grand mot pour le peu que je fais des mots. Si j’arrive un jour au bout d’un roman, alors peut-être je serai plus que «juste quelqu’un qui écrit un peu»…

Mais revenons à la réalité, bien moins romantique vous vous en doutez.

Il y a presque trois semaines, je me suis rendue à un « salon du livre » à Trets (petite ville à trois-quart d’heure de Marseille). J’en parlais et je promettais d’y revenir dans un article.

Ce dimanche matin là, donc, assez tôt – trop tôt pour un dimanche matin – j’ai pris ma voiture, vérifié l’adresse sur mon smartphone, programmé le GPS, et je suis partie comme on part à l’aventure. De cette journée, je n’attendais rien d’autre que les rencontres que je pourrais y faire. J’allais représenter un livre collectif auquel j’avais participé (Les femmes nous parlent), et pour lequel les droits d’auteurs sont reversés à des associations de défense des femmes. Aucun enjeu financier, donc. Aucun enjeu d’orgueil non plus. Juste une journée pour discuter avec d’autres auteurs, rencontrer un éditeur en vrai, parler de mon blog éventuellement…

Quand je suis arrivée à Trets, le centre-ville était bouclé pour cause de fête de printemps. Premier obstacle. Le GPS recalcule et je poursuis ma route. Au deuxième virage, je me retrouve sur une route de terre, les trottoirs impraticables, de gros travaux en cours. Un instant je me demande où je suis. En bonne marseillaise j’ai déjà une sensation de ruralité extrême dès que je sors de ma ville, alors quand les rues d’un « centre-ville » n’ont plus de goudron, tous mes repères se trouvent presque anéantis… Lorsque mon GPS m’annonce que je ne suis plus qu’à 600 mètres de mon point d’arrivée, en bonne marseillaise, je me gare à la première belle place venue. (Mais vous allez voir, le réflexe « il y a une place je me gare et je finis à pied », si c’est redoutablement efficace à Marseille, ça l’est beaucoup moins à Trets.)

Je descends de ma voiture. Il est 9h10. Je suis attendue à 9h30. Autour de moi, une zone pavillonnaire où de petites maisons s’égrènent en face d’une paire de terrains de basket. Dans la rue, pas un chat. Il fait froid – comme d’ordinaire on perd presque dix degrés en sortant de la pollution urbaine. Je perçois un reste de brume matinale à la cime des arbres et dans les bosquets des jardins. Smartphone en main, j’avance vers mon but. Un peu plus loin dans la rue une femme suivie d’un homme traîne une valise à roulettes. Je songe que la valise est peut-être pleine de livres… Au croisement suivant, ils ont disparus. D’après mon téléphone, ma cible est là, au milieu du chemin de terre en face de moi. Improbable, même pour un salon du livre à Trets ! Je suis dans la bonne rue, mais la vérité est ailleurs, plus loin. Dois-je prendre à gauche ou à droite ? Je choisis au hasard le côté qui semble se rapprocher du centre, selon le plan partiel dont je dispose il y a une école et une crèche à côté de la salle où se déroule le salon. Seule, j’avance en scrutant les panneaux. A nouveau, je doute, comme tout à l’heure en conduisant sur la terre nue. Mais qu’est ce que je fais là ?

Finalement je trouve la place, le parking puis la salle. A l’intérieur, ça s’installe, ça papote, ça se retrouve. J’entre et mes yeux dessinent des cercles autour de moi. Une personne vient me parler. Un organisateur. Ouf. Il me montre « mon éditeur », je me présente. « C’est ton premier salon ? »

Plus tard dans la journée nous rirons de la crainte dans mes yeux à ce moment là…

Les minutes du début s’étalent et les présentations aussi. Je les regarde s’installer. Ouvrir leurs valises pleines de livres et installer minutieusement leur « stand ». Je sors juste mes cartes de visites et un stylo (pour les « dédicaces », rires).

A ma droite, elle défend son premier roman « Pauline et le hussard ». A ma gauche, elle a déjà plusieurs livres à son actif, un petit livre de citations, plusieurs ouvrages de littérature de jeunesse, et le recueil collectif de nouvelles Les femmes nous parlent. De l’auto-édition et de l’édition classique, parmi lesquelles une petite maison d’édition qui a fermé (et donc un livre à faire rééditer)… Jacques, qui porte les éditions Phénix d’Azur, a les yeux qui pétillent quand il parle des livres, ceux qu’il montre et ceux à venir. Une vraie belle personnalité bien éloignée de l’image que je me faisais de l’éditeur. Pourtant, c’est une triste réalité, loin des gros blogbusters de l’édition et leurs bureaux au sol jonché de manuscrits, les petites maisons d’édition à taille humaine peinent à survivre. Si vous voulez aider Phénix d’Azur éditions qui s’engage – entre autre – pour l’égalité hommes femmes, je vous invite à aller faire un tour sur la campagne de financement Ulule avant le 27 avril…

Revenons à notre salon. La journée démarre et les visiteurs sont rares. Une conjecture d’éléments explique peut-être la faible fréquentation, la pluie, le changement de lieu par rapport aux années précédentes, la communication incomplète (les banderolles qui devaient être affichées en ville sont restées roulées à la mairie faute de personnel municipal disponible le vendredi après-midi pour les poser). Pour moi, c’est l’absence d’animation sur le lieu du salon qui pose problème. Qui vient volontairement se faire signer des livres que personne ne connaît par des auteurs que personne ne connaît ?

Malgré l’absence de public, pourtant, je n’ai pas ressenti l’ennui. J’ai discuté, beaucoup, un peu surfé et lu sur mon portable, et surtout, je suis rentrée chez moi avec l’envie de reprendre le travail sur mon roman – bon par contre je n’ai toujours pas gagné d’heures supplémentaires sur mes journées pour m’y remettre…

Ma voisine de gauche s’étonnait, le matin, que j’ai pu venir passer une journée à poireauter dans un salon sans la perspective du moindre euro dans ma poche. Mais la journée avançant, j’ai finalement apprécié d’être venue sans me faire la moindre illusion. Parce que clairement on est nombreux à avoir fait du bénévolat ce jour là !

D’ailleurs, à ceux qui pensent ou disent « ah oui, tu as écrit un livre, ça va, tranquille, tout va bien pour toi ! » (petite anecdote de ma voisine de droite), sachez que la rémunération d’un auteur, c’est environ un euro par livre vendu… Trois euros s’il vend en direct et qu’il récupère la marge libraire. Pas de quoi faire des folies quand dans un salon comme celui de mon «baptême» on vend sur la journée un, deux ou trois livres (voire zéro) !

Une de mes collègues de ce jour m’a raconté ce mot d’auteur : «  Si tu veux travailler sur ton ego, tu te places dans un salon du livre juste à côté de Marc Lévy ». Pour moi, participer à un salon du livre où l’on trouve Marc Lévy serait déjà une belle avancée…

D’autant plus qu’avec la perspective d’augmenter mes heures de travail l’an prochain, je suis en train de revoir mes priorités. Je continuerai à peindre, à avancer sur mes projets d’albums jeunesse, et à publier sur mon blog. Mais poursuivre mon roman, je ne sais pas si j’y parviendrai.

En même temps, si mon but c’est d’écrire pour être un peu lue… j’ai mon blog. Direct, gratuit, bloguer c’est échanger avec le monde entier. Alors pour moi, écrire en 2017, c’est peut-être juste le faire ici… Affaire à suivre.

Liebster Awaaaaard !

liebster-award

Quel est ce nom étrange ? Une pratique répandue sur la blogosphère qui consiste, pour résumer, à se poser des questions entre blogueurs, et à y répondre. L’occasion de promouvoir des blogs qu’on aime et de se dévoiler un peu à ses lecteurs…

Je vis donc ma première nomination, c’est pas les Césars mais bon j’apprécie d’exister un peu dans l’immensité bloguesque.

Je me plie donc à cet exercice… sans bouder mon plaisir.

 

Tout d’abord, un très grand merci à Maman BCBG qui m’a nominée. Allez faire un tour sur son blog, vous découvrirez une jolie plume – et un joli coup de crayon – qui manie à merveille l’humour et une touchante sensibilité de maman… Je me sens très proche de son univers, même si pour le coup je ne suis pas du tout BCBG (je vous renvoie à son article sur ce thème, qui m’a d’ailleurs inspiré un commentaire, qui lui même m’a amené une idée d’article à venir sur le mode « Vis ma vie de bobo »).

Dans la soirée où je publie cet article, je reçois une autre nomination, de la part de Encre, papier, clavier, une petite merveille de blog qui manie les mots avec magie…

 

Bon allez, on commence avec onze choses que vous ne savez pas sur moi.

  1. Il m’arrive de me planquer aux toilettes pour écrire sur mon Smartphone – ou pour lire des articles de blogs – sans être dérangée par les nains.
  2. Je suis gauchère et fière de l’être.
  3. J’adore Koh-Lanta (et The Island dans la même veine). À un moment j’ai même pensé m’inscrire (même pas dit à mon amoureux ça) mais rassurez vous cette idée n’a eu une durée de vie que d’une semaine avant que je me rende compte que, vraiment, ce n’était pas pour moi le côté famine organisée, stratégies mesquines, caméra et sport (enfin tout quoi !).
  4. Je suis vraiment meilleure à l’écrit qu’à l’oral pour communiquer avec les adultes, par contre je me sens très à l’aise avec les enfants ou les ados – vu mon boulot c’est mieux (je suis professeur des écoles) !
  5. Je ne mets (presque) jamais de jupe et je n’essaie même plus de me forcer. Si je vais au bout de mon ressenti, les jupes et les robes seraient presque pour moi des moyens de domination des hommes sur les femmes. D’ailleurs tous ces trucs inconfortables, talons aiguilles, tailleurs cintrés et autres outils de torture ce serait pas une façon de nous soumettre physiquement (tiens une idée à creuser pour un prochain article…) ?
  6. Je n’aime pas écrire des nombres en chiffres au milieu d’un texte (voir ci-dessus «onze choses que vous ne savez pas sur moi»).
  7. En restant dans le même thème un peu psychorigide de l’écriture, les erreurs d’orthographe me piquent les yeux. Ce n’est pas du snobisme, je comprends tout à fait que les personnes qui m’entourent – et que je lis – n’aient pas toujours une orthographe impeccable, d’ailleurs je ne leur fais pas remarquer, mais ça me fait mal aux yeux, c’est presque physiologique (surtout les er/é/ez).
  8. Je n’aime pas Facebook. J’y passe de plus en plus de temps par faiblesse et recherche de liens avec l’actualité de mon «réseau», mais je n’apprécie vraiment pas son fonctionnement algorithmique m’enfermant toujours dans le même type de contenu.
  9. J’adore les looks très marqués, voire extrêmes, type tatouages partout, esthétique gothique, cheveux aux couleurs improbables… même si j’ai moi-même un look très sage.
  10. Quand je visite une belle maison – ou un bel appart – je cite Stéphane Plaza dans le texte (le dieu de l’immobilier !).
  11. Je suis une catastrophe avec les plantes vertes, trop occupée à faire pousser mes enfants…

 

On continue avec les excellentes questions de Maman BCBG.

1- Si tu étais obligé de te faire un (nouveau) tatouage, que représenterait-il, et où le ferais tu ?

Le nouveau tatouage est prévu depuis que je suis devenue maman… les prénoms de mes enfants bien sûr ! Je pensais les faire autour de mon tatouage existant mais j’ai trouvé un meilleur endroit, autour du poignet gauche (parce que je suis gauchère et fière de l’être !) comme deux bracelets.

2- Si tu pouvais choisir un super pouvoir, ce serait ?

Je rêverais de rendre mes enfants immortels jusqu’à ce qu’ils décident qu’ils ont assez vécu.

3- Qu’est ce qui te fait fuir sur un blog ?

Les concours et les placements de produits.

4- Ton plus gros défaut ?

Je suis tête en l’air, maladroite, parfois nonchalante, un peu lunatique, complètement dans mon monde. Ça fait plus qu’un défaut, mais au moins c’est honnête. Je me demande souvent comment mon homme fait pour me supporter…

5- Ta plus grande qualité ?

Ma gentillesse – oui oui je vis au pays des bisounours. J’assume !

6- Si tu étais un animal, lequel serait-ce ? Pourquoi ?

Je ne me vois pas du tout en animal, en aucun animal, mais s’il faut choisir je dirais en koala parce que j’ai porté mes enfants contre moi en mode koala le plus longtemps possible et j’ai juste adoré ça… et puis pour la sérénité, la nonchalance et le côté rêveur, ça me va bien je trouve.

7- Le truc le plus bizarre que tu aies mangé ?

Un clafoutis aux légumes raté dont on parle encore avec mon chéri… mais en fait j’ai mangé juste une bouchée c’était trop horrible – dire que j’ai pensé faire Koh Lanta !

8- La plus grosse bêtise que tu aies faite petit ?

Arracher la tapisserie de ma chambre.

9- Si tu étais président, quelle serait ta première mesure, celle dont l’histoire se souviendrait ?

Ce qu’elle m’a donné du fil à retordre, cette question !

Bon alors, moi présidente, je constituerais un gouvernement complètement féminin pour commencer à rééquilibrer la place des femmes dans notre pays…

10- Montagne ou mer ?

Montagne pour le calme, je déteste les foules sur les plages, et puis la mer je l’ai toute l’année (Marseille est une merveille).

11-Ton épisode de Star Wars préféré ?

Le septième ! Pour une fois qu’on voit une fille tenir le sabre ! (J’avais même écrit cet article sur le sujet.)

 

Mon article étant déjà écrit et publié, je n’ai plus le temps de répondre aux onze questions de Encre, papier, clavier et je m’en excuse… mais je vous laisse quand même quelques gouttelettes, les réponses qui coulent toutes seules…

Vous êtes plutôt du soir ou du matin ? Du soir, définitivement !

Votre rêve le plus fou ? Vivre de mon art ou de mon écriture – de fiction. C’est un rêve lointain et très fou que je poursuis, sans savoir si je serais vraiment heureuse de lâcher mon métier d’enseignante…

Quel est votre surnom ? Quand j’étais gamine, Phinou.

Votre souvenir le plus drôle ? J’ai oublié… mais tous les jours avec mes enfants.

 

Passons aux nominations, je les ai voulues éclectiques :

Les états d’âme d’une fille de brigand n’est pas un blog de maman, mais le blog d’une fille qui vit ses rêves en pleine nature, à découvrir…

A l’orée du bois, « les blablas d’une mamavocate », une telle justesse de mots…

Crevette de Mars le blog d’une jeune femme qui vit son handicap au quotidien, et qui en parle avec justesse, libérateur !

L’œil buissonnier, de la poésie et des photographies (encore de la poésie… mais en image).

Maman dans le vent le blog d’une maman stylée parisienne, ses coups de cœur, des spectacles, ses pensées… c’est vif et rafraîchissant.

Rester ailleurs une « nana » qui aime les voyages et les humains, et qui partage une parole d’éducatrice spécialisée d’une beauté et d’une vérité rares (et pour moi qui travaille en IME, c’est précieux).

Happynaiss une maman « maternage et parentalité positive » qui existe en vrai et ne parle pas comme un livre : pour évoluer sans culpabiliser !

Cours Gigi Cours ! « le blog d’une jeune maman, banlieusarde, graphiste, toujours à la bourre ». Le côté toujours à la bourre, je sais pas vous, mais moi ça me parle ! Un blog où l’on se sent bien…

Pourquoi pas moi bordel !! une petite pépite découverte par hasard, ce blog aborde le très difficile sujet de la PMA avec une dent acerbe, c’est électrisant et drôle… et ça fait relativiser nos plaintes de mamans, si si ! Merci pour cette découverte, oh toi « la meuf en PMA » !

Que faire de mes journées « le blog d’un mec déprimé »… ça donne pas très envie peut-être comme ça MAIS c’est bien de lire un homme qui pour une fois utilise des mots pour parler de lui… C’est vrai et profond, un talent qui s’ignore.

Miss Texas « Une expatriée au pays des cow-boys » un magnifique blog de l’autre bout du monde… pour voyager en mots.

(Aux nominés : si vous n’avez pas le temps pas l’envie pas la tête à poursuivre ce Liebster… je continuerai à vous aimer et à vous suivre de toute façon !)

Et mes questions :

  1. Qu’est ce qui t’a décidé à écrire un blog ?
  2. A choisir, préfères-tu le tutoiement ou le vouvoiement ?
  3. Qu’est ce que tu aimes chez toi ?
  4. Bonbons ou chocolat ?
  5. Quel est ton métier rêvé ?
  6. Et ton métier réel ?
  7. Quel est ton plat préféré ?
  8. Jupe ou pantalon ?
  9. Le livre qui a changé ta vie ?
  10. Ta prochaine destination de vacances ?
  11. Au camping est-ce que tu prends le rouleau complet pour aller aux toilettes ou quelques feuilles dans la poche au risque qu’il t’en manque au moment fatidique ?

 

Pour participer, voici le mode d’emploi :

Mentionner le blog qui t’a nominé.

Citer onze caractéristiques te concernant.

Répondre à mes questions.

Nominer onze blogs de moins de deux cents abonnés, insérer leur lien et les informer de cette nomination. A propos du nombre d’abonnés, on en parle du nombre d’abonnés ? J’ai un peu triché avec deux de mes nominés qui dépassent de peu les deux cents abonnés… mais de toute façon, je me suis basée sur les chiffres d’abonnés de wordpress, qui ne comptent que les abonnés de profils wordpress en ignorant les abonnés par mail. Je ne parle même pas des amis facebook pour ceux – comme moi – qui ont mis en place un partage systématique sur facebook (et je peux vous dire qu’en ce qui me concerne ça me rapporte quand même pas mal de vues)… Bref, je continue.

Poser onze questions pour les blogs nominés.

Ne pas oublier de me prévenir que votre billet est en ligne, en commentaire de cet article par exemple !

 

Merci d’avoir lu jusqu’au bout ce premier exercice de Liebster award pour moi. Je reviens dans quelques jours avec un article « normal », et à Maman BCBG, à Encre, papier, clavier, et à mes chers nominés, je vous dis à bientôt sur vos blogs !

Ecoute, j’écris…

ecoute-jecris

Ceux qui me connaissent – un peu – ou qui me lisent – beaucoup – savent que j’écris passionnément… Tous les jours ou presque. Que l’écriture a pris dans ma vie une place que je ne croyais pas libre. Différents projets s’égrènent, entre les écrits de mon blogs, vifs et distrayants, et la laborieuse écriture d’un roman. Le temps disparaît dans le quotidien, et les minutes de creux, précieuses, s’enrobent de bruits ambiants. Musique, jouets, pleurs, disputes, télé… Pas facile alors de se concentrer sur les mots et la mélodie des phrases.

Pour écrire malgré tout j’ai trouvé ma solution : l’écoute de musique « nature », pluie, bruits de cascade ou rivière chantante. Ce « bruit blanc » dans les oreilles me coupe de l’environnement sonore de la maison. Rien à voir avec la musique, même classique, qui m’oblige à la suivre exclusivement. Le bruit blanc est au contraire une bonne alternative au silence, enrobant et un peu enivrant. Et je sors toujours de ces sessions d’écriture un peu étourdie.

Par contre je n’ai pas encore trouvé comment lutter contre la procrastination face à la feuille blanche…

Et vous, avez-vous des astuces d’écriture au quotidien ?

Bubble et moi

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Si vous ne connaissez pas encore Bubble Mag, courez-y ! Cette « boîte à idée des parents responsables et curieux » est un très joli magazine trimestriel à l’esthétique hyper soignée, moderne et chaleureuse à la fois, et qui propose un contenu de qualité. Des objets de créateurs, des films et des livres jeunesse, des applications triées sur le volet numérique, de la déco, de la mode enfant… Mais ce n’est pas tout, vous y trouverez aussi des articles de fond enthousiasmants et positifs sur la parentalité, des initiatives écologiques ou solidaires, des blogs originaux, des idées bricolages ou recettes de cuisine à réaliser en famille… En fin de magazine, les pages en régions recensent idées de sorties ou d’activités en Ile de France, à Lille, à Lyon, à Nantes et… à Marseille !

Nous y voilà donc, puisque j’ai eu l’immense joie d’écrire les pages Marseille du Bubble Hiver 2016. Ce numéro sera distribué – gratuitement – dès maintenant et jusqu’en février dans les lieux partenaires.

En avant première, je vous livre ici les lieux-gens-initiatives que j’ai voulu mettre en avant dans ces pages.

Ludigym, le club de gym enfant dont je parlais dans cet article.

La compagnie théâtrale Maïrol qui propose des spectacles jeune public tout en poésie.

La librairie Pantagruel, une nouvelle née dans le 7ème arrondissement de notre belle ville.

L’atelier d’insertion Remise en jeux qui offre une seconde vie à tous les jouets, même abîmés ou cassés.

La Friche la Belle de Mai, haut lieu de la vie – culturelle, sportive, festive – marseillaise.

Et, le blog des Parents du Roucas, un blog à plusieurs mains auquel je collabore avec enthousiasme. Si vous êtes marseillais et que vous cherchez des idées de spectacles, d’ateliers ou autres manifestations pour toute la famille, n’hésitez pas à y flâner, et pourquoi pas à vous abonner… Ça fourmille…

Range ton blog !

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Après un an de blog, j’ai décidé de mettre un peu d’ordre au sein des soixante-six articles de la catégorie Réalité.

Ma réalité, c’est :

Ecrire

Etre une maman

Ne pas être qu’une maman

S’activer en famille

 

Je ne me doutais pas, il y a un an, que ce blog évoluerait vers d’autres catégories et de nouvelles directions. Maintenant, je sais qu’il évoluera encore… Alors si vous avez des souhaits, ou des idées d’articles, n’hésitez pas à m’en faire part !

Maman de Plume a 1 an

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Déjà un an…

Un an à peine…

Parmi mes quatre-vingt-douze publications, dont certains vieux articles déjà presque enterrés, je vous offre aujourd’hui mon propre florilège.

 

Dans les fictions :

Au nom de sa famille, une histoire actuelle qui interroge notre société, aux prises avec le terrorisme, vue à travers le prisme de la famille.

Dans les réalités :

Ma vie suspendue à l’écriture dans Ecrire c’est vivre 

Le malheureusement toujours d’actualité Sexisme au rayon jouets

La tendresse des gestes du quotidien dans Tenir son enfant par la main

La gêne du trop guindé What else ?

Le principe de réalité, quand une sortie en famille ne se passe pas comme prévu

Dans les road trip :

Les articles consacrés au Tour des Alpes (1, 2 et 3) de notre été 2016

 

Et vous ? Vous avez un préféré ?

Ecrire sous pseudo

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Avez-vous entendu parler de l’affaire Elena Ferrante ? Romancière italienne très connue, elle n’a jamais voulu révéler ni son véritable nom, ni son visage. Mais son magnifique succès a attisé, depuis des années, la curiosité de tous, et la recherche de son identité est devenue un jeu national en Italie.

Le secret a subitement été rompu il y a moins d’un mois, quand un journaliste a révélé, au terme d’une enquête particulièrement intrusive (avec notamment vérification de fiches de paye et du prix d’achat d’appartements à Rome) l’identité (supposée) d’Elena Ferrante. Si vous voulez en savoir plus sur cette affaire, l’émission culturelle Stupéfiant ! de mercredi 26 octobre y a consacré une chronique, il vous reste quelques jours pour la voir «en replay». (Au passage, je vous recommande chaudement cette émission sur France 2, car même quand les sujets, de prime abord, ne semblent pas attractifs, il s’avère que « La culture est une drogue dure ».)

Après ce reportage, je m’interroge. Pourquoi chercher à tout prix à lever le voile sur l’identité d’un artiste qui souhaite rester anonyme ? De tout temps des écrivains ont usé de pseudos, pour des raisons variées. Jeu, discrétion, sexisme, attractivité du nom… Pourquoi vouloir déflorer ce mystère ?

Dans mon cas, la notoriété n’est pas un problème – vu que je suis tout sauf connue, mais je souhaitais quand même ne pas coller mon vrai nom sur mon profil Facebook. Alors j’ai choisi l’acronyme d’un jeu de mot construit en accolant mes deux noms de famille – de jeune fille et de femme mariée. Le pseudo obtenu s’avère, pour moi, plus original que chacun de mes vrais noms.

Au quotidien, c’est pas toujours facile de jongler avec trois noms : mon nom de jeune fille dans mon adresse mail et au travail (par facilité car je suis rentrée dans l’Education Nationale sous ce nom) ; mon nom d’épouse dans ma vie quotidienne ; mon nom d’écrivain sur internet et quand je fais de la promo pour mon blog.

Les gens qui me connaissent dans la vraie vie font le lien entre ces trois noms. Les autres n’ont pas besoin de connaître le nom de mon mari et de mes enfants.

Je crois qu’écrire sous pseudo, c’est une liberté qui ne nuit à personne.

Ecrire c’est vivre

Ecrire c'est vivre

Je n’arrive même plus à me rappeler comment j’occupais mes soirées avant. Ce que je faisais après l’effervescence de la journée. Comment je clôturais mon temps éveillé, quand je n’avais pas ce rituel d’écriture, tard le soir. Généralement, c’est après le film. Sauf quand la fatigue m’emporte.

Ce sont quelques mots, ou quelques pages. Différents projets qui s’imbriquent, qui se remplacent ou s’additionnent.

Une chose est sûre, c’est que depuis quelque temps, l’écriture a pris beaucoup de place dans ma vie, comme une passion qui dévore ma cervelle. J’agglutine le temps que je veux y consacrer, j’accumule les minutes. Les mots grignotent plus de place dans ma tête, dans ma vie.

Je perçois le changement. Je me demande comment j’ai pu vivre sans ce frisson de la création écrivaine. L’accomplissement de l’histoire achevée, la maternité des personnages qui vivent en miroir de mes pensées…

Comment j’ai pu aller au lit sans projet de roman ? Comment j’ai pu contrer les caprices du sommeil sans intrigue de nouvelle à échafauder ? Comment j’ai pu m’interroger, m’indigner, m’extasier, sans l’écrire, le partager ou en faire au moins une étincelle de quelque chose de plus grand ?

Ma vie est autre, et je suis autre, depuis que j’écris. Je suis plus. Une version augmentée de moi-même. Je suis les mots qui coulent dans ma tête. Je suis les petites notes que je prends à la va-vite sur le chemin du travail de peur d’oublier.

Je suis mon rêve d’écrivain qui me poursuit depuis presque toujours…

En ce moment, la fatigue me rattrape, à l’heure où j’affronte la page blanche sur mon écran, mes paupières tombent sans que je puisse rien y faire. Et quand je me couche, je n’arrive pas au bout de la première de mes pensées d’intrigues.

Le sommeil est plus fort, et c’est un vide douloureux qui s’installe chez moi, quand je n’écris pas.

Mais bientôt les vacances, et je vais combler le vide, vivre, rire, lire, et écrire.