Les cadeaux de fin d’année…

129 Les cadeaux de fin d annee 01

C’est un billet de l’excellent blog Happynaiss qui m’a inspiré cet article… Il m’a donné envie de partager avec vous mes meilleures idées de cadeau à la maîtresse, ou en tout cas celles qui ont eu le plus de succès. Je zappe volontairement l’option on se met à plusieurs pour faire une cagnotte et on offre un (très) joli cadeau parce que du coup on a le budget pour… option que je valide totalement, d’ailleurs. Seulement, parfois, l’organisation cagnotte ne se fait pas, ne parvient pas à vos oreilles, arrive trop tôt ou trop tard. Bref.

L’an dernier, ma fille quittait sa crèche et je voulais remercier chacune des cinq personnes du lieu pour leur implication, ainsi que la maîtresse de mon fils et sa « tata » qu’il adorait. Sept cadeaux à faire donc avec un budget serré, j’ai opté pour des sacs en tissu (pour faire les courses). Je les ai trouvés chez le géant du meuble suédois, avec différents motifs sur le devant. Pour le « dos » du sac, j’ai transféré un dessin personnalisé, des empreintes de main à la peinture et une phrase de remerciement pour ma fille, des dessins personnalisés avec une phrase copiée en écriture bâton pour mon fils. Du coup chacune s’est retrouvée avec un sac, normal au recto, personnalisé avec un dessin d’enfant au verso. Pour sa maîtresse mon fils a écrit « Merci ma belle maîtresse de cette année avec toi » (trop chou !) avec ce dessin (vous voyez le volcan – appris en classe – et les montagnes de la classe verte…).

129 Les cadeaux de fin d annee 02

Pour Noël, même dilemme, six personnes à remercier au jardin d’enfants de ma fille, plus la maîtresse de mon fils… J’ai opté pour la matinée aux fourneaux plutôt que l’achat de chocolats et leur ai offert des amandes caramélisées (à tomber, recette ici) et à chacune une couronne de biscuits étoiles.

Vous en voulez encore ? Les idées cadeaux du blog Happynaiss sont supers, très personnalisées, joliment présentées et originales (j’adore en particulier le kit SOS cookie), allez jeter un œil ici !

Et vous, des idées cadeaux ? Partagez, partagez !!

Le hand spinner ou quand la fulgurance d’une mode file le tournis

Le hand spinner

Il y a trois semaines, je ne connaissais pas cet objet. Vous non plus j’en suis sûre.

Et puis j’ai vu l’une de mes élèves jouer avec à la récré et les autres tourner autour.

Mon mari m’a demandé si mes élèves en amenaient à l’école.

Quelques jours sont passés, désormais à mon travail chaque jeune possède le sien.

J’ai même du édicter une nouvelle règle qui pourrait se résumer en « Spinner sorti en classe, spinner dans ma besace ».

A la sortie de l’école, chez les « grands » d’élémentaire, des spinners tournent au bout de chaque petite main.

Et maintenant, mon fils.

Pour l’instant, je le trouve amusant ce petit jouet tournant.

 

Il suscite tout de même une question chez moi, une question d’instits, récurrente. Comment se fait-il que d’un bout à l’autre de la France les mêmes jeux envahissent les cours de récré au même moment ? Alors que des dizaines de jeux différents sont disponibles en magasin… Et à une vitesse telle qu’on ne peut pas croire à une expansion « de bouche à oreille ». (D’autant que dans le cas du hand spinner, selon certaines sources, la demande a précédé l’offre. Une petite histoire de cette « toupie à main » ici.)

 

A votre avis, combien de temps durera cette mode ? On lance les paris ?

On ne sait plus comment s’habiller !

On ne sait plus comment s'habiller

Elle : pantalon velours et débardeur / Lui : Short et tshirt manches longues

Et oui, ma bonne dame, il n’y a plus de saison…

Ce matin…

Ma fille : « Mais maman, je peux enlever le pull là… parce que dans notre maison il n’y a pas de vent ! »

Mon fils : « Maman, je mets le pantalon manches courtes ou manches longues ? »

La Famille Zen, une jeune association marseillaise à découvrir

Banderolle Famille zen

Vous l’avez peut-être ressenti à travers le rythme de publication ralenti des derniers jours… En ce moment, il m’est difficile de trouver du temps. Mes listes de choses à faire s’allongent et mes journées s’écourtent. Je suis plongée dans les préparatifs de mon exposition qui démarre dans deux semaines et j’avoue avoir du mal à me poser pour respirer, réfléchir, ou écrire… Pourtant dans cet ouragan d’activités se superposant les unes aux autres, j’ai vécu aujourd’hui une parenthèse de rencontre et d’écoute. Je suis allée, en famille, à un pique-nique organisé par la toute jeune association marseillaise La Famille Zen, qui entend reprendre les activités du Zèbre Zen aujourd’hui disparu. Pour l’instant les deux super mamans qui tiennent cette association organisent environ une fois par mois des rencontres avec les familles (papas et enfants archi bienvenus) pour échanger sur la parentalité. Ainsi, aujourd’hui, nous avons causé éducation bienveillante et phases d’opposition. Nous avons partagé nos astuces pour gérer les crises de nerfs de nos minots sans taper ni crier. C’était doux, vrai, chaleureux, un moment d’échange sans jugement, un moment où l’on se sent compris et capable d’évoluer. Même mon homme – qui n’a pourtant jamais trop voulu m’accompagner aux réunions allaitement où j’allais aussi chercher ces instants de partage bienveillant – a apprécié le pique-nique. Et moi, qui ai été une grande consommatrice de réunions d’allaitement quand j’en avais le temps et l’occasion, j’ai retrouvé avec bonheur cette ambiance feutrée et ressourçante.

Alors merci La Famille Zen, de proposer ces temps hors du temps. Si vous n’avez pas encore cliqué sur le lien plus haut, la page Facebook de La Famille Zen c’est . Et si vous avez envie de vous investir… vous savez bien que les plus belles choses se construisent à plusieurs. J’essaie d’enrôler, mais pour être honnête avec vous, mon investissement pour l’instant s’est limité à la création de leur logo, et à cet article. Promis je vais réfléchir à ce que je pourrais proposer, et à comment trouver le temps pour cela. Je termine en parlant du temps qui manque, et la boucle et bouclée…

Je vous souhaite de profiter de ce week-end prolongé.

Une allergie qui sonne très « Pâques »…

Une allergie qui sonne très Paques

Hier, nous avons passé notre après-midi aux urgences, en famille, pour « éruption cutanées sans fièvre » de la petite. En ce samedi de week-end pascal, les urgences pédiatriques étaient bien entendu archi-pleines… des enfants tout rouges, des parents exaspérés, des pleurs, des cris, des jeux de slalom entre les sièges et les poussettes posées ça et là… Au bout de quasiment trois heures d’attente, le diagnostic est tombé – sans certitude tout de même : allergie au lapin (caressé il y a trois jours au parc animalier). En plein week-end de Pâques, amusante coïncidence, non ?

 

Et comme je ne peux plus entendre le mot « lapin » sans penser à cette chanson, voici Lapin pouet pouet (attention, cette chanson risque d’agripper votre cerveau jusqu’à la fin du week-end, voire plus…).

Allaitement long, très long, très très long

Allaitement long

Il fait tellement partie de mon quotidien, cet allaitement. Avec le temps il est devenu tellement naturel, tellement normal. J’ai développé une telle indifférence à la surprise des gens, qu’elle glisse sur moi. Les remarques sont devenues inexistantes face à cette assurance sereine que je porte en moi, qu’allaiter son enfant jusqu’au sevrage « naturel » c’est… naturel. J’en parlais déjà, ici, avant que ma fille ne fête ses trois ans. Quelques mois sont passés, et l’allaitement est encore là, en pointillé, de moins en moins présent, chaque tétée comme peut-être la dernière, mais encore là… Dans une semaine, cela fera six ans que j’allaite – avec une interruption de cinq mois pendant ma seconde grossesse. Alors oui, chez nous l’allaitement est très très long. Une très longue période de ma vie de femme, de notre vie de famille.

En créant ce blog je pensais que l’allaitement serait un sujet récurrent, et puis finalement dans le nuage de tags le mot reste petit, discret, comme son rôle dans notre vie de famille, maintenant que nous n’avons plus de nourrisson à la maison.

Je pensais que l’allaitement – ce lien et cette implication du corps dans la maternité – me manquerait en s’estompant, mais je me trompais. L’allaitement est un passage. La maternité est un tout.

Je l’oublie, alors, cet allaitement « hors norme »… Et puis parfois il ressurgit dans toute son exception. L’autre jour chez notre pédiatre un journaliste faisait un reportage sur la vaccination. Quand j’ai mis ma fille de trois ans au sein pour l’aider à gérer la douleur de l’injection, que mon médecin adoré en a rajouté une – énorme – couche en me demandant de répéter l’âge de ma fille, et a affirmé au journaliste qu’il assistait à quelquechose d’extraordinaire… Bon j’avoue que j’ai piqué un fard.

De la même façon, quand je compare nos propos de futurs parents à ce que l’on vit aujourd’hui, le contraste est flagrant. Enceinte, quand j’évoquais, déjà, l’allaitement long (à cette époque j’envisageais d’allaiter un an), nous étions d’accord avec mon amoureux pour dire que nous trouvions cela étrange un enfant qui marche, qui parle… et qui tète encore. Mais ça c’était avant… Il y a quelques semaines, ma fille est venue me voir dans ma chambre et m’a dit très précisément : « Je veux téter avant que tu ailles te doucher ». « Avant que tu ailles », quoi ! Et puis elle a tété, cinq secondes en tout, moi accroupie, elle debout, et j’ai eu cette image à l’esprit…

Allaitement long Une Time

Cette Une « scandaleuse » représentant une réalité que personne ne veut voir.

Un jeudi soir aux urgences pédiatriques

Un jeudi soir aux urgences pédiatriques

C’était un jeudi d’hiver. Rentrée de mon travail à 19h, je referme la porte de mon appartement derrière moi et j’entends mon fils gémir depuis son lit. Hier il a loupé l’école pour un passage de virus, mais ce matin il allait plutôt bien.

Je me précipite à son chevet, il a mal. Pas de fièvre, mais il se plaint de douleurs. Je le sors du lit, le garde dans mes bras sur le canapé. Mon amoureux m’explique qu’il s’est mouché avec un kleenex à la menthe et que depuis il a mal. Mal à la bouche, à la langue, puis à l’œil. La douleur semble osciller d’un lieu à l’autre et se montre fulgurante.

Je demande à mon homme d’appeler les urgences. Ils ne savent rien sur les mouchoirs à la menthe et nous conseillent d’appeler le 15. Il s’exécute, explique le problème, puis commence à s’énerver avant de conclure : « Je vais arrêter de faire mon père maltraitant et donner du Doliprane ! » et de raccrocher.

La doc de garde lui a signifié avec dédain que la première chose à faire était de donner du Doliprane. Sans bienveillance ni écoute. Doliprane et lâchez-moi avec vos questions débiles.

Nous ne savons toujours pas si l’irritation causée par le menthol peut être grave. Cet élément semble ne pas exister pour les gens auxquels on parle. Notre fils se tord de douleur, il crie, il râle. On flippe. Maintenant c’est l’oreille. Plus la langue, plus l’œil. Juste l’oreille.

Il est 19h30, une dose de Doliprane plus tard, je l’habille et en route pour les urgences. Lorsque je le laisse quelques secondes dans les escaliers pour remonter chercher le carnet de santé, je le retrouve allongé par terre sur le palier. « Pourquoi tu es par terre ? – Parce que j’ai mal. »

Dans la voiture, il gémit « Aïe, j’ai mal, maman, j’ai mal. »

On arrive aux urgences, il s’allonge la tête sur mes genoux. Je regarde les autres enfants dans la salle d’attente. Les autres parents surtout. L’inquiétude au coin de l’œil. Je le questionne sur sa douleur. Ça va mieux. Il a encore un peu mal. A l’oreille juste. Le Doliprane a fait effet.

Il décrit joyeusement les personnages peints sur les murs.

L’infirmière d’accueil nous reçoit. Elle introduit ma carte vitale dans son lecteur, puis dit le prénom de mon fils et notre adresse. Mon garçon se tourne vers moi : « Comment elle fait pour tout savoir ?

– Je suis une magicienne, répond-t-elle avec un sourire de fée. »

Quand elle demande ce qu’il a, il répond tout seul « J’ai mal à l’oreille ». Elle le regarde, elle l’écoute. Elle prend son pouls au bout du doigt, sa température. Elle lui met son bracelet. Et l’on retourne s’asseoir dans la salle d’attente.

Il ne tarit pas de paroles, avec sa voix claire plus du tout gémissante.

« Je l’adore, elle ! »

« Pourquoi elle m’a mis un bracelet ? »

« Je vais le montrer à ma sœur mon bracelet, je vais lui montrer qu’il y a mon nom dessus. »

Puis on a appelé chez nous : « Papa, j’ai un bracelet avec mon nom dessus ! »

La visite aux urgences est en train de devenir une aventure extraordinaire pour petit garçon malicieux.

« Chut. Ne parle pas trop fort. »

Une otite et un petit en pleine forme, combien de temps va-t-on attendre avant d’être appelés ?

Quelques minutes passent et l’on se retrouve dans un box étriqué à attendre le médecin. Mon fils est en slip, je le couvre avec mon pull. Il me questionne sur les machines suspendues sur le mur au dessus de la table de consultation. Je ne connais rien de tout cela.

La doc arrive. Auscultation. Petite otite.

Je lui parle des mouchoirs. Sans jugement elle me répond : « Les mouchoirs à la menthe ce n’est pas dangereux. » Si seulement la doc du 15 nous avait dit ces mots…

Elle rédige l’ordonnance – antibio, gouttes et doliprane.

Dans ma tête une question passe : « Les antibios ça peut attendre demain ? » Mais je suis venue aux urgences pour rien, avec un gosse qui n’a plus mal grâce au doliprane donné chez nous. Alors je me tais. Je prends l’ordonnance, je remercie.

Mon fils est ravi. Il dit au revoir à tout le monde, très poliment. Et il ajoute « A bientôt ! »

Euh, non, pas à bientôt…

Aller aux urgences un soir de semaine pour « rien », on va essayer d’éviter. En plus j’avais des gouttes magiques pour calmer les otites dans mon armoire à pharmacie…

Des bouteilles à la mer du web

Des bouteilles à la mer du web

Une lecture déjà « vieille » (vingt jours, une éternité sur internet !) m’a inspiré cet article. Allez donc faire un tour sur le très joli blog Happynaiss qui parle maternage et bienveillance avec légèreté (si si, je vous assure, c’est possible !), vous découvrirez, dans cet article en particulier, des mots terriblement vrais pour parler de l’exemple que l’on donne à nos enfants.

Pour les parents, pour les adultes, pour les humains que nous sommes, ces mots comme des bouteilles accrochées à notre mémoire feront peut-être leur œuvre…

La journée des chaussettes dépareillées

La journée des chaussettes dépareillées.jpg

Demain, c’est la Journée Mondiale de la Trisomie 21. Allez, un moyen mnémotechnique pour s’en rappeler les prochaines années, 21/3, 21 pour 21, et 3 pour Trisomie.

Douze ans déjà que cette journée existe, différents évènements proposés pour l’occasion, dont une initiative à la fois amusante et facile : porter ce jour-là des chaussettes dépareillées… Un éloge de la différence. Un tout petit geste pour changer notre regard sur ces personnes que l’on définit comme « handicapées » alors qu’on pourrait les voir juste comme « différentes ».

Le débat de mots s’invite, encore, quand on parle de cette maladie génétique. Pourquoi ne pas choisir de dire qu’une personne est « porteuse » plutôt qu’« atteinte » de trisomie ? Une fois de plus, je suis sensible aux mots (comme pour la « situation de handicap » dont je parlais ). Et pour le coup, de « atteint » à « porteur », on ne perd pas de précieuses secondes de parole…

Demain, bien sûr, je mettrai des chaussettes dépareillées. Et les jours suivants, je continuerai à essayer de considérer les humains au delà du handicap.

A l’heure où Mélanie a présenté la météo sur France 2, à l’heure où l’on promeut la différence en se drapant de politiquement correct… on continue à pratiquer systématiquement le tri-test sur les femmes enceintes. Un test permettant de calculer une probabilité d’anomalie génétique chez le fœtus. Un test qui peut conduire à une amniocentèse quand le nombre est « mauvais », pour savoir de façon catégorique si notre bébé est « normal ». Je me questionne : si l’on fait toute cette démarche et que l’on découvre que notre enfant à naître est porteur de trisomie… Est ce que le diagnostic est un moyen de préparer sa venue au monde, ou une possibilité ouverte d’interrompre la grossesse ? J’entends la liberté de choix. Mais ce qui m’interroge, c’est que l’on ne se pose aucune question en amont du tri-test. L’ordonnance est systématique. Puis l’on flippe sur les probas. On est terrorisés. On ne réalise plus qu’une chance sur dix d’avoir un enfant malade c’est neuf chances sur dix qu’il n’ait rien. Pour moi, ce tri-test participe à la peur du handicap largement répandue dans la société. Il n’y a guère que les personnes en contact direct avec le handicap pour questionner leur peur et tenter de s’en défaire.

Enceinte de mon aîné, je commençais à peine à travailler avec des élèves en situation de handicap mental. J’avais fait le tri-test comme tout le monde, sans m’interroger. La proba était bonne, j’avais passé mon chemin. Pour ma seconde grossesse par contre, j’avais évolué, jusqu’à considérer que les interruptions médicales de grossesse pour des fœtus porteurs de trisomie 21 constituaient de fait un moyen de supprimer certaines personnes, car handicapées. Si l’on peut un jour détecter en prénatal tous les handicaps, voudra-t-on tous les supprimer ? «S’ils sont handicapés, mieux vaut qu’ils ne viennent pas au monde.» Quelle est la part d’eugénisme dans cet état de fait ?

Le site de la Journée Mondiale de la Trisomie 21 cite Wikipédia : « C’est l’une des maladies génétiques les plus communes, avec une prévalence de 9,2 pour 10 000 naissances vivantes, aux États-Unis. Avec les progrès de la médecine et le suivi paramédical, la qualité de vie des personnes porteuses de trisomie 21 s’est considérablement améliorée, ainsi que leur espérance de vie. Ces personnes sont également connues pour la qualité de leurs relations avec les autres. » En réalité, les personnes porteuses de trisomie 21 sont heureuses, aimantes, vivantes et exceptionnelles au vrai sens du terme. Mais combien sont supprimées dans le ventre de leur mère ?

Enceinte de ma fille, donc, j’ai refusé le tri-test. Parce que quoi qu’il aurait été, j’aurais refusé l’amniocentèse. Parce que dans notre couple nous aurions accepté un enfant porteur de trisomie. Je ne dis pas que c’est une évidence, chez nous on en a discuté très sérieusement, et j’ai argumenté en utilisant mes connaissances, mon expérience, des éléments par forcément connus de ceux qui ne s’intéresse pas au thème du handicap. Une fois notre décision prise, j’ai du l’affirmer avec assurance, affronter l’étonnement et les questionnements du corps médical, et même signer une décharge. Je ne parlerai même pas des craintes de mon entourage, sur le mode « j’aurais du mal à accepter un trisomique dans la famille ». J’avais beau leur dire que l’enfant pouvait tout à fait être autiste et que cela ne se voyait pas dans le ventre. « Mais ce n’est pas pareil, je préfère, autiste. » J’ai décidé de tolérer aussi ces mots là et de parler le langage du cœur.

Vous aussi, lecteurs, lectrices, faites passer le message, et pour demain, à votre tiroir de chaussettes !

Tester les couches lavables ? C’est par ici !

Tester les couches lavables

Le système des couches lavables vous intrigue mais vous n’avez pas encore sauté le pas ? Vous vous questionnez ? Vous vous êtes perdus dans l’infinité de sites marchands – et non marchands – traitant de ce sujet ?

Pas de panique, je vous dis tout, en mode concis, avec les liens qui vont bien, et je vous propose même des packs gratuits pour tester !

Allez, on est partis, donnez-moi la main vous allez découvrir un univers fascinant !

Le système des couches lavables, pour faire simple, consiste à remplacer les couches Pamprout bourrées de produits chimiques et d’autres substances issues du pétrole par des couches en tissu. C’est mieux pour les fesses de bébé (et il n’absorbe pas de produits dangereux par la peau), c’est mieux pour la planète (tant à la fabrication qu’en terme de déchets), c’est mieux pour votre porte-monnaie (un calcul édifiant ici partie 4 « La couche lavable est économique »). Même en comptant l’eau utilisée pour le lavage, ça fait moins que l’eau nécessaire pour fabriquer des couches jetables.

Les principaux inconvénients, c’est qu’il faut se tenir à une discipline de lavage, investir au départ, et ne pas craindre de gérer les pipis et cacas de nos enfants (mais bon, ça, en tant que parents normalement on gère…).

Les différents systèmes

Les TE1 ou « tout en un », c’est sur le papier le système le plus simple. La couche en tissu est d’une seule pièce, elle absorbe à l’intérieur et est imperméable à l’extérieur. On peut avoir un système de poche pour rajouter un ou deux « insert » ou « absorbant » (un rectangle de tissu plus ou moins épais qui absorbe, comme son nom l’indique).

109 01

Problème, ces couches sont chères à l’achat (je dirais dans les vingt euros pièce) et les élastiques qui permettent qu’il n’y ait pas de fuites ont une durée de vie inférieure à celle du tissu.

Quand j’avais testé – brièvement – les couches lavables avec mon grand, j’avais entrepris de fabriquer mes propres couches TE1, mais elles n’étaient pas tout à fait parfaites en terme d’élastiques… d’où quelques fuites.

Vous aurez quand même une TE1 fait maison dans chaque pack « grand bébé ».

Les TE2 (« tout en deux ») sont absorbantes dedans imperméables dehors et on rajoute l’absorbant à l’intérieur, par pressions généralement (au lieu de le mettre dans une poche comme pour les TE1).

En théorie on peut changer juste l’absorbant et garder la couche jusqu’au change suivant. En réalité ça déborde toujours sur les côtés, donc il faut tout changer à chaque fois.

Je pensais adopter ce système mais j’ai été déçue en seulement quelques essais.

Les couches lavables classiques sont très absorbantes (et font un énorme popotin). Elles sont constituées d’une couche absorbante (avec un absorbant en plus généralement) et d’une culotte de protection imperméable séparée. C’est le système pour la nuit (parce qu’avec une couche TE1 TE2 ou avec un lange c’est l’inondation assurée). Pour ces couches j’ai toujours été contente de la marque Popolini. Et comme j’étais dans une période couture j’avais ajouté la polaire pour avoir un effet au sec…

109 02

Vous aurez deux couches classiques « de nuit » dans chaque pack « grand bébé ».

Le système des langes est celui qu’on a adopté pour notre fille, dès le retour de la maternité et pendant plus d’un an (après on a lâché… pour différentes raisons qui n’ont pas grand chose à voir avec les couches elles mêmes). Il est à la fois très économique à l’achat, très adaptable à la morphologie du bébé, très facile à faire évoluer dans le temps à moindre frais…

Ce système consiste à utiliser un lange pour la partie absorbante et une culotte de protection imperméable par dessus. Nous avons utilisé trois types de langes.

Les langes prépliés : j’en ai des petits et des grands, ainsi que des absorbants carré en matière bambou.

C’est le top pour les nourrissons. On les plie en trois ce qui donne un rectangle allongé, on les place dans la culotte imperméable et banco. Pour les petits langes, la partie centrale est plus absorbante, alors si on veut pousser le perfectionnisme, on peut plier dans le sens des coutures pour un garçon pour avoir la même absorption partout ou dans l’autre sens pour une fille pour avoir plus d’absorption au milieu… Enfin vous verrez à l’usage !

Vous aurez trois petits et trois grands langes prépliés, ainsi que des absorbants en plus dans chaque pack « petit bébé ».

Les langes simples : un carré de tissu fin que l’on plie. Pour les nourrissons on utilise un seul carré que l’on plie ainsi.

109 03 onappy-pliage-lange-triangle

Quand ça n’absorbe plus assez, on passe à deux langes que l’on plie comme ça.

109 04

Et on utilise un snappy pour faire bien tenir.

109 05 Snappy

Une culotte imperméable par dessus (à une taille adapté à votre enfant) et c’est réglé !

Vous aurez au moins deux langes simples dans chaque pack « grand bébé ». Ils sont adaptables aussi aux petits bébés.

Les langes à nouer : explication de mise en place ici.

109 06 langer-a-nouer

Quand le lange à nouer est devenu insuffisant en terme d’absorption, on a rajouté un absorbant « à l’intérieur du pliage » du lange à nouer.

109 07

Là j’ai beaucoup utilisé les absorbants que j’avais cousus pour mes TE1.

Vous aurez au moins deux langes à nouer dans chaque pack « grand bébé ». Ils sont adaptables aussi aux petits bébés.

 

A propos des absorbants des TE1 :

109 08

Attention !!! Ils ne doivent pas être en contact direct avec la peau de bébé, car c’est de la microfibre et ça absorbe tellement que ça assèche la peau fragile de bébé.

 

A propos des langes simples et des langes à nouer : au départ on avait fuite sur fuite… jusqu’à ce que j’applique cette astuce. Il faut « rouler » le tissu du lange au niveau des cuisses, vers l’intérieur. Le tissu ne doit surtout pas « bailler », sinon c’est l’inondation !

 

Les couches lavables au quotidien

La fréquence de change

Il faut quand même rester attentif à changer bébé toutes les deux, trois heures maximum (sauf pour les couches de nuit bien sûr)… C’est sûr que sans la chimie l’absorption n’est pas « magique » !

Le stockage sale

Chez nous on stockait les couches sales dans une poubelle avec couvercle, et on faisait une lessive tous les deux trois jours maximum. Pour les pipis on s’embête pas, zou dans la poubelle. Pour les cacas soit on utilise des voiles de protection pour jeter direct le voile et son contenu à la poubelle (mais comme ça déborde…) soit on envoie le caca dans les toilettes. Nous on avait un système de bassine, on rinçait à l’eau de la douche dans la bassine puis on vidait la bassine aux toilettes.

Le stockage propre

Un autre détail qui a son importance, pour les langes, il vaut mieux les plier quand ils sont secs et les ranger tout bien pliés dans la salle de bain… Parce que le pliage avec un bébé qui gigote sur sa table à langer, c’est la cata assurée !

Le décrassage

Quand on s’aperçoit que les couches absorbent un peu moins bien (ou quand on récupère des couches d’occasion) il faut les « décrasser ».

Pour tout ce qui est en tissu absorbant (pas imperméable), couches classiques, langes, inserts absorbants, lingettes :

Faire tremper dans de l’eau très chaude avec 500g de cristaux de soude et 2 pressions de produit vaisselle écologique. Remuer un peu tant que c’est chaud, laisser 24 heures environ. Transférer sans essorer dans un seau, laisser 2 jours et 2 nuits. Faire tourner à la machine, sans lessive, à 60°C.

Pour les couches TE1 (avec tissu imperméable) :

Tremper les couches dans le bain de cristaux, mettre du liquide vaisselle sur l’entrejambe et frotter. Laisser agir hors du bain. Faire tremper 5 minutes dans le bain avant de tout sortir pour aller dans le seau.

Les culottes de protection imperméables

Ce n’est pas la peine de les décrasser. On peut les réutiliser plusieurs fois, mais on doit les aérer entre chaque change. On peut les rincer si on veut ou si ça sent fort. Au bout de quelques utilisations ou quand elles sentent l’urine, on les met à laver.

La lessive

Les lessives du commerce peuvent avoir tendance à encrasser les couches (une liste de lessives correctes pour les couches lavables ici). Notre solution a été de fabriquer notre propre lessive… Et du coup on l’a gardée même après les couches.

Pour 3L de lessive, 125g de savon de Marseille véritable type Marius Fabre, 30 gouttes d’huile essentielle (moi je prends arbre à thé pour les propriétés antibactériennes).

Râper le savon, ajouter 2L d’eau et porter à ébullition.

Eteindre quand ça bout, laisser tiédir en remuant de temps à autre.

Verser dans le bidon, ajouter 1L d’eau puis 30 gouttes d’huile essentielle (lavande ou tea tree) quand la lessive est refroidie (moins de 40°C).

Le lendemain, selon la consistance, ajouter de l’eau et mélanger.

Le vinaigre blanc

Ajouté dans le bac à assouplissant de la machine, il désodorise le linge, évite les dépôts calcaires et désinfecte, mais attention, le vinaigre blanc, ça flingue les élastiques des couches lavables !

 

Ouf, c’est fini !

Si vous saviez… le temps que j’ai passé sur le net à chercher toutes ces infos un peu partout ! Et pour vous, c’est du tout cuit… bande de veinards !

Vous en voulez plus ? Faites un tour ici, une référence hyper complète !

Si vous êtes convaincus, un petit mail ici mamandeplume@gmail.com et vous récupérez un sac avec quelques couches test (frais de port à votre charge si besoin).

A disposition :

4 packs « grand bébé » avec 1 TE1, 2 absorbants, 2 couches de nuit et 1 culotte de protection « nuit », 2-3 langes simples et 1 snappy, 2-3 langes à nouer, 2-3 culottes de protection « jour » tailles moyenne et grande.

109 09

2 packs « petit bébé » (en complément du pack « grand bébé » si vous commencez tôt) avec 3 petits langes pliés, 3 grands langes pliés, 2 absorbants en plus, 2-3 culottes « jour » taille petite, 1 culotte nuit taille petite.

109 10

Pourquoi je fais ça ? Je préfère faire découvrir les couches lavables à quatre personnes hésitantes plutôt que de m’acharner à les vendre très peu cher à des parents déjà convaincus… Les bonnes initiatives doivent être propagées !

(Je vous parlais déjà couches, , et contrairement à ce que j’en disais, j’aurai bien fini par faire la promo des couches lavables !..)

A bientôt !