Hommes femmes le débat de la séduction

Hommes femmes le debat de la seduction

Séduction ou écrasement ?

Bon, vous savez, la libération de la parole féminine, les récits additionnés puis multipliés d’agressions, de harcèlements, d’intimidations, d’humiliations… Nous avons cru que c’était une chance pour la modernité et pour le changement, mais la honte, le déni et le rejet se sont incrustés sur le revers de notre pouvoir de mots. Là où nous voyions une chance pour toutes les femmes de revendiquer une vraie égalité des sexes, d’autres n’ont réagi qu’avec un silence gêné. Là où nous rêvions de relations respectueuses, d’autres ont rétorqué puritanisme et nouvelle censure galopante.

N’empêche, cette réponse à « la tribune des cent femmes » pointe que la « liberté d’importuner » reste un privilège masculin, un symbole du déséquilibre dans les rapports entre hommes et femmes. Déjà il y a trois mois j’avais mis de côté cet entretien de Françoise Héritier : « Il faut anéantir l’idée d’un désir masculin irrépressible ».

Et puis comme j’ai la chance de faire le métier de prof, je peux même porter ces sujets dans la classe, en parler, en débattre. Ainsi, il y a deux semaines, le point de départ de notre discussion était : « Les filles qui se font agresser elles l’ont bien cherché » (Merci Riposte ! un livre précieux pour déconstruire tous les stéréotypes qui sclérosent nos relations aux autres). Notre idée d’arrivée a été ce jour là la plainte des garçons : «Pourquoi est-ce toujours à nous de draguer ?» et le rassemblement de tous, filles et garçons, autour de cette douleur partagée de «se prendre un râteau».

Finalement, mes jeunes ados, n’expriment-ils pas aussi une volonté de se défaire des carcans de ces rôles prédéfinis ?

Si la séduction entre hommes et femmes est un vrai sujet, méritant que l’on s’interroge, elle est aussi un jeu pouvant se réinventer à l’infini. Je crois qu’elle continuera à vibrer au delà des évolutions inévitables.

Alors j’entends le questionnement autour de la censure moderne… mais ce discours anti « balance ton porc », il se rapproche plus, dans mon esprit, de cette vidéo (le dernier Tutotal, « émanation Web de l’émission d’Arte « Personne ne bouge » », à propos du nouveau film de Woody Allen, sur le mode du « on ne peut plus rien dire »)

 

Et vous alors, vous le vivez comment, ce débat entre libération de la parole et anti-puritanisme ?

Lactalis et Sodiaal, du lait, du vice, des chacals

Lactalis et Sodiaal

Si l’on n’y prend pas garde, dans une semaine nous aurons oublié. Une autre actualité dégoûtante nous heurtera, un autre scandale choquera le citoyen épris de justice qui sommeille au fond de nous. D’autres seront pris la main dans le sac de leurs erreurs et nous écarquillerons nos yeux incrédules devant notre stupide télévision. Nous nous bercerons du goût de scandale pendant quelques autres jours puis la nouveauté repoussera l’actualité dans le tréfonds des moteurs de recherche et de nos mémoires.

Si l’on n’y prend pas garde, nous croirons — qu’il est bon de croire parfois — qu’un industriel peut fournir du lait contaminé sans avoir à reconnaître la moindre faute, sans avoir même commis la moindre faute. La salmonelle née d’une immaculée conception dans une innocente usine Lactalis — tant qu’on est dans la croyance.

Si l’on n’y prend pas garde, nous remercierons ces industriels de la poudre de substitution pour nourrisson de nous avoir fourni la liberté. La liberté de ne pas allaiter en échange de seulement quelques euros pour cette soupe chimique — et de concessions irrémédiables sur la qualité de l’alimentation de nos bébés. Remercions tant que nous y sommes les maternités qui nous offre le biberon de complément plutôt que le temps d’accompagnement quand les crevasses et le baby blues se donnent rendez vous dans notre chambre blanche. Remercions les médecins qui nous assènent que c’est trop ou pas assez et que l’allaitement long c’est pour l’Afrique. Soyons reconnaissantes d’avoir le choix du sein ou du biberon, un choix éclairé conscient et certainement pas forcé.

Si l’on n’y prend pas garde, nous finirons par comprendre, c’est si bien expliqué, que la simple normalité du marché consiste à payer un producteur de lait moins que ce que lui coûte sa production. «C’était la crise, voyons. Les autres années étaient meilleures. Les autres prix étaient meilleurs.» Nos paysans ne comptent plus leurs gains mais leurs pertes, pourtant nous parviendrons à le comprendre, c’est une simple tournure d’esprit. Si l’on écoute suffisamment longtemps les cadres de Lactalis ou les justifications de Sodiaal, peut être notre normalité pourra-t-elle vaciller comme la leur ?

Si l’on n’y prend pas garde, nous continuerons à acheter les produits de ces géants, celui qui ne publie pas ses comptes et celui qui pèse un demi milliard d’euros. Nous oublierons quelles marques de lait de fromage et de beurre appartiennent à Lactalis, cette entreprise familiale devenue holding. Nous oublierons qu’avant le lait à la salmonelle, avant le reportage d’Elice Lucet, avant les blocages des producteurs, avant les négociations de prix unilatérales, il y avait eu d’autres scandales, d’autres condamnations. Nous oublierons que derrière Sodiaal, sous son costume de coopérative de producteurs vertueuse, ce sont les mêmes techniques. Pour gagner plus. Pour payer moins.

Si l’on n’y prend pas garde, nous oublierons ce Cash investigation, leur enquête leurs questions et les réponses embarrassées qu’ils ont arrachés.

Si l’on ne veut pas oublier, il y a le replay.

Et puis cette liste des marques de Lactalis et de Sodiaal – en ordre alphabétique s’il vous plait ! Moi je vais l’imprimer et la garder dans mon porte-monnaie… puisqu’il reste mon seul moyen réel de pression sur leurs millions.

Lactalis marques

Sodiaal marques

 

Votre avis, les amis, a toute sa place en commentaire…

Pas de foie cette fois

Pas de foie cette fois

Une oeuvre du Musée d’Art Contemporain de Marseille (2017)

Je sais bien que vous ne voulez pas lire ces mots aujourd’hui – la plupart d’entre vous en tout cas. Peut-être vous rendrez-vous à votre supermarché habituel aujourd’hui ou demain. Devant le rayon foie gras vous vous questionnerez juste sur le prix – il sera plus élevé cette année selon toutes les prédictions. Mais «c’est Noël» après tout, et vous l’avez bien entendu à la radio, le foie gras c’est LE produit de fête par excellence. Comment s’en passer alors puisqu’ils l’ont dit à la télé aussi ?

Pour moi – mais, je le sais, pas seulement pour moi – le foie gras ce n’est plus le symbole des fêtes de fin d’année, c’est le symbole de ce qu’il y a de pire dans la maltraitance animale au service de la suprématie humaine. Je vis déjà assez mal la maltraitance planquée derrière mon steak. J’imagine quand même que l’animal dans mon assiette n’a peut-être pas été torturé comme le montrent les vidéos chocs sortant régulièrement dans les médias. Mais pour le foie gras, je ne peux même pas me raconter un tel mensonge. Le foie d’un animal rendu malade par le gavage, comment ne pas considérer que c’est de la torture, même sans causer environnement de vie, cages, espace disponible et autres conditions d’hygiène…

Nous y voilà, donc, dans le foie gras je ne vois plus que la violence qui efface le goût, l’exception et le luxe. Je ne vois aucun intérêt nutritionnel. Je vois une consommation effrénée et irraisonnée qui oublie surtout de se questionner sur son sens et son impact.

Et comme je n’ai pas l’âme d’une diplomate j’essaierai peut-être même d’aborder le sujet en famille… ou pas.

Quoi qu’il en soit, ma foi, foie ou pas, je vous souhaite un joyeux Noël !

Là-haut, en vrai

Là haut en vrai

Parfois, la vie, c’est un grain de sable scintillant dans une immensité fade… comme cette petite information entre-aperçue un soir après la météo, il y a un peu plus d’un mois.

Un homme a voulu reproduire le voyage en ballon du dessin animé « Là-haut », et a réussi à faire un trajet de 24 km à 2500 mètres de haut, au dessus de l’Afrique du Sud (une vidéo de ce voyage particulier ici). Le plus étonnant, c’est qu’il est loin d’être le premier à avoir tenté cette folie, comme en témoigne cet article.

Et moi, quand ma tête est pleine de ces images d’aventure, je recommence à croire aux rêves…

L’arbre est-il un humain comme un autre ?

L arbre est il un humain comme un autre

Allez, un petit sujet surprenant aujourd’hui, pour sortir un peu la tête des pré-pré-pré-préparatifs de Noël, du froid, de l’automne et des gratins de courge…

Cette idée d’article traînait depuis bien longtemps dans mes tiroirs. Et peut-être qu’à la fin de la page, vous aussi, vous ne regarderez plus les forêts de la même façon… D’abord, j’avais lu ceci et cela sur le « Wood Wide Web ». Puis j’ai vu l’émission Envoyé spécial du 26 octobre dernier, «Le monde secret des arbres», évoquant les liens tissés entre les arbres d’une forêt, cette société interconnectée dans laquelle des couples vivent entrelacés, des mères nourrissent leurs enfants, et des anciens sont soutenus par les membres de la communauté. Certains scientifiques ont même prouvé que les arbres émettent des messages électriques, certes très lents, mais pouvant induire des réactions de défense face à un danger.

Du coup, après ces révélations, je ne sais pas bien comment gérer la question de l’arbre de Noël…

Une cour de récré est faite pour Jouer !

Une cour de récré est faite pour Jouer

Au mois d’août dernier, en furetant sur internet pour préparer en douceur ma rentrée scolaire, je suis tombée sur ce concept. Des jeux libres pour la cour de récréation… Des objets récupérés en fait, que les enfants peuvent utiliser selon leurs souhaits pour jouer. Le concept peut paraître simple. Mais la réalité, une vraie belle découverte… Imaginez, une cour de récréation dans laquelle les enfants trouvent, rangés dans un coin, des pneus, des bâches, des poussettes ou une chaise roulante. Ils vivent ensuite la liberté d’utiliser ces objets, collaborent, partagent, échangent, fabriquent. De tels projets ont été menés dans différents établissements scolaires, en Angleterre (Scrapstore Playpod), en Belgique (les récrés « Jeu t’aime »), en Espagne et en France (la boîte à jouer). Je vous laisse libre de lire les conclusions de ceux qui ont sauté le pas, mais ce qui en ressort, pour moi, c’est moins d’ennui, moins de disputes, plus d’entraide et de création dans le jeu. Ces cours de récréation deviennent ce qu’elles devraient toutes être, des espaces de liberté et d’expérimentation. Les vidéos en particulier (ici et ) sont édifiantes.

Au-delà des obstacles de tout ordre que ne doit pas manquer de soulever un tel projet, je crois réellement que le gain pour les élèves et les professionnels est à la mesure de la folie du concept… Alors, parents, enseignants, directeurs, directrices, vous les imaginez, ces jeux de récup dans vos écoles (ou les écoles de vos enfants) ?

« Moi aussi » ?

Moi aussi

Je n’arrive pas à retirer le point d’interrogation de mon titre. Je n’arrive pas à me sentir complètement légitime derrière les #metoo et #balancetonporc car il ne m’est jamais rien arrivé de grave. Pas d’agression physique. Pas de harcèlement sur mon lieu de travail. Je suis chanceuse.

De ma petite place derrière mon ordi j’observe depuis quelques jours la parole se libérer et je sens en même temps une colère sourde monter à l’intérieur. Une furieuse envie de guillotiner des testicules. (Certaines testicules, je vous rassure tout de suite messieurs, si vous n’êtes pas un sale pervers aucun risque pour vos bourses…)

A force de lire des témoignages, je me suis sentie concernée. Moi aussi.

Moi aussi je me suis fait insulter dans la rue parce que je ne répondais pas aux « Eh mademoiselle t’es charmante ! ».

Moi aussi j’ai senti les regards poisseux des hommes déjà adultes sur mes formes de jeune fille dans le métro.

Moi aussi j’ai eu peur dans les transports en commun quand il était un peu trop tard, qu’il n’y avait pas trop de monde, et que l’ambiance sentait mauvais pour mes fesses.

Alors je me suis protégée avec une série de mesures d’éloignement du danger.

J’ai appris à baisser la tête, à ne pas soutenir le regard, à accélérer le pas.

J’ai renoncé aux jupes les jours où je prenais le métro – je n’avais pas encore quinze ans lorsque j’ai pris cette décision.

J’ai considéré que le métro marseillais ne fonctionnait plus pour moi passé 20h.

J’ai laissé passer les années sans me préoccuper beaucoup du harcèlement quasi quotidien subi par les femmes. Mais aujourd’hui l’explosion de témoignages, de mots et d’anecdotes sordides me tire de cette torpeur soumise.

Aujourd’hui, tout cela n’en finit pas de s’accumuler dans ma tête. Une gamine de treize ans se fait coller par un pervers dans le bus et n’ose pas en parler à ses parents par crainte de les mettre en colère. Une jeune femme se fait bloquer les jambes dans le métro, plusieurs fois, et doit quitter le wagon en courant, la peur au ventre. (Deux histoires récentes et malheureusement vraies !) Pour certains hommes les femmes ne sont que des sexes, des seins et des culs à consommer… dès treize ans, si elles commencent à avoir des formes.

Pour ma fille ce sera dans dix ans.

Je la regarde, ma petite fille souriante, joyeuse, avec ses boucles blondes et ses yeux pétillants. Je voudrais que le monde change avant que je lui ais inculqué la peur du viol, celle que ma mère a instillé dans mon cerveau il y a de cela bien longtemps… Et pour chaque femme, remplacer la crainte par le refus, être capable de dire : « Je refuse que tu me parles, me regardes, me traites ainsi. Je n’ai pas peur de toi. »

 

Vous voulez lire les témoignages qui ont précipité le mien ? Il y a celui de Maman BCBG ici, celui de ColombesMum là, et puis encore celui de 3 enfants en 3 ans, puis sa suite, celui de Red red wine, celui d’Une apprentie végane en Bretagne, celui de Des gueules. J’arrête de chercher, j’en trouverais des dizaines, des centaines, des milliers.

 

Je vous laisse avec les paroles d’une comptine dans laquelle une bergère se fait aborder draguer harceler (?) par un « monsieur ». La fin est sidérante ! J’en suis désolée mais je ne pourrai plus lire ou voir une situation de « drague » sans penser à l’article de Des gueules (à cliquer juste au dessus).

 

Ah ! dis moi donc bergère, à qui sont ces moutons ?
Eh par ma foi Monsieur, à ceux qui les gardions
Et tra la la déridérette et tra déronla 

Ah ! dis-moi donc bergère, combien as-tu d’moutons ?
Et par ma foi Monsieur, il faut qu’je les comptions
Refrain

Ah ! dis-moi donc bergère, l’étang est-il profond ?
Et par ma foi Monsieur, il descend jusqu’au fond
Refrain

Ah ! dis-moi donc bergère, par où ce chemin va ? 
Et par ma foi Monsieur, il ne bouge pas de là !
Refrain

Ah ! dis-moi donc bergère, le poisson est-il bon ? 
Et par ma foi Monsieur, pour ceux qui le mangions
Refrain

Ah ! dis-moi donc bergère, n’as-tu pas peur du loup 
Et par ma foi Monsieur, pas plus du loup qu’de vous !
Refrain

 

Ces corps parfaits sont de pauvres «fake»

Ces corps parfaits qui sont des fake

Nous le savons tous et toutes et pourtant la supercherie continue. Tous ces corps parfaits dessinés au bistouri photoshop auxquels on se compare, encore et toujours… de pauvres «fake». Non les mecs, ne pleurez pas que vous n’avez pas autant de pectoraux que je ne sais quel mannequin… vous savez que vous ne serez jamais comparés, mesurés, jaugés comme le sont les femmes. Evaluées à coup de « elle est bonne celle-là ». Sur nos écrans et les murs de nos villes, combien de ventres d’hommes pour combien de seins de femmes, de fesses de femmes, de nombrils de femmes ? Le pire, c’est que tout cela est faux. Vous le savez. Nous le savons. Ces mannequins qui tirent la tronche ne représentent pas les femmes réelles (parmi lesquelles seules 5% mettent de la taille 36). Toutes les lignes de ces corps sont réinventées. Des mensonges en forme de corps de femme pour vendre des vêtements, des parfums, des yaourts ou des crèmes solaires. Nous le savons tous, pourtant, les vrais corps des vraies femmes sont beaux, ils vibrent de leur réalité sous le grain de leur peau.

Je pourrais écrire cet article comme ça, gratuitement, juste pour le plaisir de dénoncer le diktat du corps parfait, mais ce n’est pas le cas. Vous avez peut-être déjà eu l’information… à partir de maintenant, si une photo a été retouchée dans une publicité cela devra être indiqué, comme les avertissements sur l’alcool et les cigarettes. Une avancée salutaire. Par contre les magazines pourront continuer à nous tromper impunément dans leurs pages « mode » et sur leurs couvertures, nulle obligation pour eux… alors en attendant, on continue à informer toutes les jeunes filles complexées – ou pas encore ! – autour de nous : «non tu vois ma bichette, cette femme n’a pas vraiment ce corps, elle a été re-tou-chée !».

Marseille aussi

136 Fort St Jean

Je ne supporte pas les oiseaux de mauvaise augure. Aussi j’évite autant que possible d’en être un moi-même. Alors je le disais peu. Mais je savais. Que cela arriverait. Ici. Dans ma ville. Lumineuse, insouciante, virevoltante.

L’anticipation n’a pas rendu le choc plus doux.

J’ai pensé ne pas publier l’article sur les parents bienveillants hier. Puis j’ai songé qu’être parent c’est aussi passer outre la terreur dans le quotidien. Le lendemain du Bataclan nous allions au théâtre en famille et j’écrivais cet article : « Pleurer, aimer, continuer ». Aujourd’hui encore, l’écriture me libère et je sais que si la joie est éteinte aujourd’hui elle renaîtra demain. Sous leur haine nos vies trépigneront toujours…

Septembre…

134 Septembre

J’adore septembre. Son énergie. Son renouveau, son retour à la vie quotidienne. Année après année la rentrée demeure un moment exaltant. Professionnelle, littéraire, culturelle.

La vie urbaine bat à nouveau, on sort de la paresseuse torpeur estivale. Le repos devenu ennui se barre au moment où le goudron revient sous nos pieds – cette année la chaleur a aussi disparu dans la foulée.

En tant que professeur des écoles, le mois de septembre c’est aussi un travail intense. Cette année en particulier, puisque j’ai changé de poste, et malgré mon anticipation – préparation de la rentrée à partir du 16 août – je me suis sentie submergée jusqu’à… maintenant.

Enfin… je recommence à écrire, à dessiner, à rêver éveillée d’autre chose que du collège. J’émerge de mes eaux tumultueuses et je retrouve le plaisir d’être ici.

Peut-être qu’un de ces quatre je prendrai le temps de mettre à jour mon profil et d’alimenter ma page facebook.

Je vous dis, alors, à très bientôt…