[Lecture] « Les indifférents » de Julien Dufresne Lamy

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Voilà un autre roman d’adolescence comme je les apprécie de temps à autre…

Les indifférents, c’est le nom qu’ils se donnent. Eux, ce sont des adolescents sur le bassin d’Arcachon, la narratrice qui arrive de l’autre bout de la France et ses nouveaux « amis ». Seulement, un jour, sur la plage, le drame survient.

Sur tout le roman plane cette ambiance étrange, entre la légèreté de l’adolescence et la tension suspendue, prête à s’abattre.

Un livre et un auteur à découvrir. (Un grand merci à La Rousse Bouquine pour m’avoir mis sur la route de cette lecture !)

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[Lecture] « La fille qui brûle » de Claire Messud

L27 imgLa fille qui brûle est un roman de l’adolescence. Julia et Cassie sont amies depuis toujours. Elles se connaissent et s’aiment comme des sœurs. L’été de leurs douze ans, juste avant l’entrée en cinquième, elles trouvent dans un asile psychiatrique désaffecté un terrain de jeu idéal pour leurs inventions de jeunes filles. Mais à la rentrée scolaire, tout change. Cassie s’éloigne et Julia ne parvient pas à la retenir.

Avec ce livre, on perçoit une partie des désarrois adolescents, la perte de l’innocence, la noirceur, et l’on assiste, impuissants, à l’éloignement irrépressible de la jeune Cassie…

 

La photographie de pages des livres que je lis est devenue une habitude… Quelques citations, donc :

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[Lecture] « Leurs enfants après eux » de Nicolas Mathieu

L18 img« Leurs enfants après eux » est un roman de l’adolescence. Au début, ils ont 14 à 16 ans. Dans les jours vides et caniculaires de l’été 1992, ils vivent les premiers émois, les premiers pas de côté, comme un commencement de la vie… Ensuite, il y aura d’autres étés, et l’on retrouvera Anthony, Steph, Hacine et les autres. Ils se débattront, se chercheront, se retrouveront, dans la chaleur étouffante, à l’ombre des haut-fourneaux à l’arrêt, vestiges du passé industriel de leur ville de seconde zone. Ils vivront l’incandescence et la violence des émotions adolescentes. Puis le temps passera sur leurs espoirs déçus et sur leur jeunesse, les creusera jusqu’à l’ennui que portaient déjà leurs parents…

J’ai aimé lire ce roman, goûté particulièrement certaines phrases et leur langue d’une justesse magnifique, j’ai revécu une époque grâce à sa bande son, je me suis laissée prendre par la jeunesse turbulente de ses personnages, et j’ai souffert avec eux de la morosité de leur avenir.

Et pourtant, lorsqu’il a fallu choisir entre « Leurs enfants après eux » et « Arcadie », pour le Prix des Lecteurs Pantagruel, j’ai préféré, de loin, « Arcadie ».

Rares sont les livres qui peuvent changer nos vies…

[Lecture] « My absolute darling » de Gabriel Tallent

L05 image.jpgC’est un livre percutant, traduit de l’américain mais dans lequel la traduction ne se sent pas, un roman qui nous enserre et nous embarque dans sa violence et sa beauté obscure.

C’est l’histoire captivante d’une jeune fille de quatorze ans, servie par une écriture magnifique de contrastes, tour à tour enivrante de poésie et terriblement crue dans ses dialogues répétitifs.

C’est une lecture haletante, puisque jusqu’à la toute fin du livre on se demande si «Turtle» parviendra à s’échapper de cette emprise d’amour absolu («my absolute darling», lui dit-il), de cette prison folle construite par son père autour d’elle, autour d’eux.

C’est un roman extrême, à découvrir absolument. Et comme ils en parlent tellement mieux que moi, je vous invite à visionner ici l’entretien réalisé par François Busnel avec l’auteur pour La Grande Librairie du 8 mars 2018.

C’est une découverte, enfin, que je n’aurais pas pu faire sans la magnifique note rédigée par l’une des libraires de chez Pantagruel (ma librairie de quartier), merci à elle.

Faire un dab utile

Faire un dab utile

La première fois que j’ai entendu parler du dab (à mon travail de l’an dernier, en IME), je me suis sentie larguée. Mais à force de côtoyer des ados dans mon boulot ce concept a fini par intégrer mon quotidien. Aucune surprise, donc, lorsque j’ai lu dans le Brief.me du 7 mars (Brief.me, vous savez, tout l’incontournable de l’actualité dans votre boîte mail, j’en parle ) que la meilleure façon d’éternuer était peut-être d’en profiter pour faire un dab… Et donc, d’éternuer dans le creux de son coude et non dans sa main (ou alors on colle nos miasmes sur tout ce qu’on touche dans les cinq minutes qui suivent) ni en l’air (idem que dans le cas précédent, mais en les projetant en prime dans toute la pièce pour plusieurs heures). C’est le moment ou jamais d’en parler, puisque bientôt l’hiver, sa grippe, sa gastro et autres rhumes seront derrière nous. Cet article de Slate vous expliquera tout le pourquoi du comment de l’éternuement dabé et même, si vous le lisez jusqu’au bout, que votre panier de linge sale n’en pâtira pas. En plus, si vous êtes vraiment déconnectés de la jeunesse de ce pays, vous y trouverez un tuto Comment Daber réalisé par le jeune Tom, « presque 30 abonnés » au moment de la vidéo, moi j’espère juste que ses parents savent ce qu’il poste sur internet…

Sachez tout de même que le dab est devenu une référence chez les profs de maths d’aujourd’hui pour entraîner les élèves à la manipulation du théorème de Pythagore (vous voyez, pas si mammouth que ça, l’éducation nationale !).

Enfin, pour tous ceux que le sujet intéresse, je vous envoie ici et surtout  pour un décodage du dab, ses origines, son histoire, sa signification et son utilité (autre que celle d’éternuer stylé).