L’allaitement c’est partout

L allaitement c est partout

Aujourd’hui, je vais vous reparler d’allaitement – ça faisait longtemps. Pour la première fois depuis sa création, la Foire de Marseille proposera un lieu dédié à l’allaitement et aux familles. Ce stand, tenu par des bénévoles de l’association Autour de l’Enfant, proposera un joli coin pour se poser le temps d’une tétée, d’un biberon ou d’un jeu calme, mais aussi des animations tout au long de la foire. L’objectif d’Autour de l’enfant est notamment de favoriser l’allaitement maternel en le rendant plus facile et plus visible.

Pour moi, il s’agit d’un vrai sujet de société, un sujet d’importance. L’allaitement en public fait d’ailleurs régulièrement couler de l’encre, du moins dans les médias qui parviennent jusqu’à moi. Les histoires se ressemblent toujours un peu. Il y est question d’une mère qui allaite son enfant, dans une piscine, un magasin, à la CAF ; d’une personne, choquée de cette vision là dans ce lieu là, qui demande à la mère d’arrêter ou de sortir. Ou d’aller dans les toilettes.

Ai-je vraiment besoin de redonner tous les arguments servis mille fois ? Le but biologique du sein est de nourrir les enfants (bien au-delà des quelques semaines admises par la société si l’on suit notre condition de mammifère), un bébé allaité est nourri à la demande, de nombreuses fois dans la journée. L’allaitement pour un nourrisson c’est un besoin vital. Les jeunes mères ne peuvent pas rester enfermées chez elles pendant la durée de l’allaitement, elles ne le veulent pas, elles veulent vivre. Les toilettes ne sont pas un endroit correct pour prendre son repas. Quand un bébé tète, le téton de sa mère est caché. Un sein qui allaite, même sans essayer de le couvrir, n’est pas forcément plus découvert qu’avec un décolleté plongeant. Le corps des femmes est exposé partout, de façon beaucoup plus provocante, pour vendre toutes sortes de choses, et cela ne semble choquer personne. L’allaitement en public n’est pas considéré comme une atteinte à la pudeur car il ne s’agit pas d’un acte sexuel ni d’un acte obscène.

J’ai moi même allaité mes enfants, partout, tout le temps, et longtemps. J’ai beaucoup utilisé la technique de la superposition de t-shirts pour allaiter discret sans acheter de fringues spéciales (je soulève le t-shirt du dessus, j’abaisse le débardeur du dessous, mon sein est couvert, mon ventre est couvert, j’allaite où je veux). Et puis au fil des années je me suis sentie de plus en plus libre de dégainer mon nichon. Je n’ai jamais eu la sensation de m’exhiber. Et surtout, j’ai tellement gagné en confiance que même dans mon attitude corporelle, j’ai complètement arrêté de demander la permission aux autres d’être la mère que je voulais être. J’étais tellement sûre d’être dans ma justesse absolue…

Alors c’est vrai, des femmes qui allaitent dans les lieux publics, il n’y en a pas tant que cela. On n’est pas habitué. D’ailleurs, on n’est pas habitué à l’allaitement tout court, quand bien même il reste la manière la plus adaptée de nourrir un petit être humain. C’est cette vision qui doit changer. L’allaitement finira par s’imprimer dans l’inconscient collectif comme une normalité, si l’on continue à multiplier les images d’allaitement, comme avec cette série de photographies (ou bien avec cette initiative londonienne un peu provoc).

Si l’on multiplie aussi, comme en Allemagne, en Belgique ou en Suisse, les lieux accueillants pour les mères allaitantes… Je vous donne alors rendez-vous à l’étape suivante, après la salle d’allaitement de la Foire de Marseille, avec la liste Autour de l’enfant des endroits marseillais – boutiques, cafés, restaurants – prêts à accueillir décemment des mamans allaitantes (plus largement des familles) dans leurs locaux.

En attendant, venez donc me voir à la Foire de Marseille, j’animerai un atelier arts plastiques pour les enfants de 4 à 10 ans le mercredi 26 septembre de 10h à 11h et le dimanche 30 septembre de 15h à 16h (toutes les informations pour l’inscription seront très très bientôt ici et sur le site ADE).

Il y aura aussi… des ateliers portage, signes, premiers secours, éveil musical, massage bébé maman, des réunions allaitement, des démonstrations de moulage 3D pour les familles, des conférences… Allez donc faire un tour sur la page Facebook du stand

Lactalis et Sodiaal, du lait, du vice, des chacals

Lactalis et Sodiaal

Si l’on n’y prend pas garde, dans une semaine nous aurons oublié. Une autre actualité dégoûtante nous heurtera, un autre scandale choquera le citoyen épris de justice qui sommeille au fond de nous. D’autres seront pris la main dans le sac de leurs erreurs et nous écarquillerons nos yeux incrédules devant notre stupide télévision. Nous nous bercerons du goût de scandale pendant quelques autres jours puis la nouveauté repoussera l’actualité dans le tréfonds des moteurs de recherche et de nos mémoires.

Si l’on n’y prend pas garde, nous croirons — qu’il est bon de croire parfois — qu’un industriel peut fournir du lait contaminé sans avoir à reconnaître la moindre faute, sans avoir même commis la moindre faute. La salmonelle née d’une immaculée conception dans une innocente usine Lactalis — tant qu’on est dans la croyance.

Si l’on n’y prend pas garde, nous remercierons ces industriels de la poudre de substitution pour nourrisson de nous avoir fourni la liberté. La liberté de ne pas allaiter en échange de seulement quelques euros pour cette soupe chimique — et de concessions irrémédiables sur la qualité de l’alimentation de nos bébés. Remercions tant que nous y sommes les maternités qui nous offre le biberon de complément plutôt que le temps d’accompagnement quand les crevasses et le baby blues se donnent rendez vous dans notre chambre blanche. Remercions les médecins qui nous assènent que c’est trop ou pas assez et que l’allaitement long c’est pour l’Afrique. Soyons reconnaissantes d’avoir le choix du sein ou du biberon, un choix éclairé conscient et certainement pas forcé.

Si l’on n’y prend pas garde, nous finirons par comprendre, c’est si bien expliqué, que la simple normalité du marché consiste à payer un producteur de lait moins que ce que lui coûte sa production. «C’était la crise, voyons. Les autres années étaient meilleures. Les autres prix étaient meilleurs.» Nos paysans ne comptent plus leurs gains mais leurs pertes, pourtant nous parviendrons à le comprendre, c’est une simple tournure d’esprit. Si l’on écoute suffisamment longtemps les cadres de Lactalis ou les justifications de Sodiaal, peut être notre normalité pourra-t-elle vaciller comme la leur ?

Si l’on n’y prend pas garde, nous continuerons à acheter les produits de ces géants, celui qui ne publie pas ses comptes et celui qui pèse un demi milliard d’euros. Nous oublierons quelles marques de lait de fromage et de beurre appartiennent à Lactalis, cette entreprise familiale devenue holding. Nous oublierons qu’avant le lait à la salmonelle, avant le reportage d’Elice Lucet, avant les blocages des producteurs, avant les négociations de prix unilatérales, il y avait eu d’autres scandales, d’autres condamnations. Nous oublierons que derrière Sodiaal, sous son costume de coopérative de producteurs vertueuse, ce sont les mêmes techniques. Pour gagner plus. Pour payer moins.

Si l’on n’y prend pas garde, nous oublierons ce Cash investigation, leur enquête leurs questions et les réponses embarrassées qu’ils ont arrachés.

Si l’on ne veut pas oublier, il y a le replay.

Et puis cette liste des marques de Lactalis et de Sodiaal – en ordre alphabétique s’il vous plait ! Moi je vais l’imprimer et la garder dans mon porte-monnaie… puisqu’il reste mon seul moyen réel de pression sur leurs millions.

Lactalis marques

Sodiaal marques

 

Votre avis, les amis, a toute sa place en commentaire…

Pas de foie cette fois

Pas de foie cette fois

Une oeuvre du Musée d’Art Contemporain de Marseille (2017)

Je sais bien que vous ne voulez pas lire ces mots aujourd’hui – la plupart d’entre vous en tout cas. Peut-être vous rendrez-vous à votre supermarché habituel aujourd’hui ou demain. Devant le rayon foie gras vous vous questionnerez juste sur le prix – il sera plus élevé cette année selon toutes les prédictions. Mais «c’est Noël» après tout, et vous l’avez bien entendu à la radio, le foie gras c’est LE produit de fête par excellence. Comment s’en passer alors puisqu’ils l’ont dit à la télé aussi ?

Pour moi – mais, je le sais, pas seulement pour moi – le foie gras ce n’est plus le symbole des fêtes de fin d’année, c’est le symbole de ce qu’il y a de pire dans la maltraitance animale au service de la suprématie humaine. Je vis déjà assez mal la maltraitance planquée derrière mon steak. J’imagine quand même que l’animal dans mon assiette n’a peut-être pas été torturé comme le montrent les vidéos chocs sortant régulièrement dans les médias. Mais pour le foie gras, je ne peux même pas me raconter un tel mensonge. Le foie d’un animal rendu malade par le gavage, comment ne pas considérer que c’est de la torture, même sans causer environnement de vie, cages, espace disponible et autres conditions d’hygiène…

Nous y voilà, donc, dans le foie gras je ne vois plus que la violence qui efface le goût, l’exception et le luxe. Je ne vois aucun intérêt nutritionnel. Je vois une consommation effrénée et irraisonnée qui oublie surtout de se questionner sur son sens et son impact.

Et comme je n’ai pas l’âme d’une diplomate j’essaierai peut-être même d’aborder le sujet en famille… ou pas.

Quoi qu’il en soit, ma foi, foie ou pas, je vous souhaite un joyeux Noël !

Le « partie partie » de ma fille

Le partie partie de ma fille

Voilà le mois de septembre qui pointe – bientôt – son nez frétillant de nouveautés. Aujourd’hui je vous propose un tout petit article léger pour se mettre en jambes. Ensuite j’aurai beaucoup d’autres choses à dire et écrire, sur l’école, l’orthographe, la parentalité positive, la maternité, les jeux de cour de récréation, le sexisme ordinaire, l’allaitement…

Mais pour l’heure, je vais vous parler du « partie partie ».

Chers amis marseillais, rien à voir avec le « fini parti » !

Chers amis non marseillais, le « fini parti » c’est une pratique des éboueurs marseillais consistant à quitter leur travail dès lors que leur mission de la journée est finie. Un article à ce propos ici. Et non, je ne vous donnerai pas mon avis, ni dans un sens ni dans l’autre bien au contraire…

Le « partie partie » donc, c’est une trouvaille de ma fille, trois ans et demi, pour manger moins que ce que contient son assiette. La négociation donne à peu près ça :

« Maman, on fait « partie partie ». Cette partie je mange. Et cette partie je laisse.

– Non chérie, on fait « fini fini », ça veut dire… tu finis. »

Bon je plaisante, on fait souvent partie partie, mais comme c’est à tous les repas, ça peut avoir un côté lassant. Surtout le matin au petit dèj où le « partie partie » sur la galette ressemble davantage à « je mange un tout petit bout je laisse le reste » qu’à « je fais moitié moitié ».

Là tout de suite j’ai une pensée attendrie pour notre nounou du matin (entrain) qui va découvrir le « partie partie » dès lundi prochain !

Oscillations de température et vibrations printanières

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Un jour je sors de chez moi et ma veste reste suspendue dans l’entrée. Même pour quelques minutes, je chausse mes lunettes. Sous le pull le débardeur s’installe…

On ressort notre camion aménagé. On achète de la crème solaire. On fait notre premier pique-nique sur une pelouse couverte de pâquerettes.

Les envies culinaires changent. Verdure, fraîcheur.

Les premières fraises dans notre panier.

Des couches de tissu à enlever ou à remettre.

La laine passe de mes épaules, à ma taille, à mes épaules.

Demain, avril – ne te découvre pas d’un fil – deviendra mai – fais ce qu’il te plaît.

Mais quand se fera, vraiment, le passage ?

Un jour, après-demain ou le jour suivant, c’est évident, nous serons en saison chaude.

En attendant, oscillons gaiement…

Oscillations 2

Oscillations 3

Oscillations 4

Oscillations 5

Je vous souhaite un joyeux passage au mois de mai.

Une coquille dans les vœux de fin d’année

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Oui, vous lisez bien. La Marie – au lieu de la Mairie – nous souhaite de Joyeuses fêtes. Ce papier a été distribué, pour de vrai, à l’école, à tous les maternelles et élémentaires du secteur – ceux-là mêmes qui perdent ou perdront un point par erreur dans leurs dictées… Si la mairie n’a pas pris la peine de corriger, peut-être est-ce parce qu’ils présumaient, à juste titre, que leur tract serait jeté directement à la poubelle par la grande majorité des parents ? Ou qu’ils n’ont pas relu ? Ou qu’ils ont tenté un trait d’humour décalé ! Peut être que l’an prochain on aura un ^^ en signature ou un #jekiffemamairiedesecteur…

Là où c’est moins drôle, c’est que ce superbe message accompagne un sac plein de mauvais chocolats et de bonbons chimiques…

L’école n’est-elle pas le lieu où l’on apprend aussi à respecter l’équilibre alimentaire ?

Faudra-t-il, à l’avenir, apprendre à nos enfants à refuser les cadeaux des politiques en quête d’électeurs ? “Mais maman c’est le vrai père Noël qui nous l’a donné !”

Bon, je ne vous parle même pas du cadeau en plastique, probablement fabriqué par des enfants de l’autre bout du monde, et on ne peut plus genré (un camion de pompier pour les garçons et une poupée sirène aux cheveux roses pour les filles)…

Mais bon, c’est Noël, ne faisons pas de mauvais esprit. Et tous ensemble disons merci à la Marie… et à la Sabine…

Ça c’était avant

ca-cetait-avant

Dire qu’il y a dix ans, je ne triais même pas mes déchets… Je faisais un bond à chaque fois que je rencontrais une chenille dans une salade, je ne mangeais surtout pas bio, et je croyais encore que les industriels de l’alimentation nous voulaient du bien…

Mais ça, c’était avant.

Depuis que j’ai appris – grâce à mon amoureux – à trier mes déchets, je ne m’imagine plus faire autrement ; même en vacances on fait l’effort de chercher les conteneurs papiers, emballages et verre.

Avec l’arrivée des enfants, et la prise de conscience progressive des couleuvres alimentaires qu’on essaie de nous faire avaler, nous mangeons de plus en plus bio. Alors les petites bêtes, on en a toutes les semaines dans notre panier de légumes…

Il y a quelques semaines, à la caisse du magasin bio, une cliente m’interrogeait sur mes achats de féculents en vrac. Je me suis entendu lui expliquer que oui, effectivement, les petites bestioles arrivent plus vite, mais que finalement on s’habitue à trouver des choses vivantes dans notre nourriture…

Enfin – chose qui m’aurait paru impossible il y a dix ans – j’envisage très sérieusement d’équiper notre appartement d’un lombricomposteur, histoire de ne plus gonfler notre poubelle avec toutes ces épluchures, alors qu’elles pourraient servir de nourriture de choix à toute une colonie de vers de terre…

Il n’y a que la raison pour faire changer nos actions.

Petit papa Noël, si tu passes par là … c’est un cadeau original, le lombricomposteur !

Et ça rend la vie plus belle

et-ca-rend-la-vie-plus-belle

Une petite chanson détournée sur l’air du “Morceau de sucre” de Mary Poppins, à écouter ici.

Cette chanson s’est imposée au fil du temps, dans notre famille. C’est elle que ma fille entonne quand on évoque Mary Poppins, et mon fils ne nomme les pâtes qu’en utilisant les sobriquets de ces paroles – écrites avec lui.

 

C’est la forme des pâtes qui met d’la magie dans l’dîner, d’la magie dans l’dîner, magie dans l’dîner.

Juste la forme des pâtes qui met d’la magie dans l’dîner.

Et ça rend la vie plus belle !

 

Il y a les pâtes qui ont une forme de téléphone du passé

Tel que tu n’en utiliseras jamais

Il y a les pâtes en forme de tête avec un seul œil et une bouche

Et puis aussi les petites chauves-souris

 

C’est la forme des pâtes qui met d’la magie dans l’dîner, d’la magie dans l’dîner, magie dans l’dîner.

Juste la forme des pâtes qui met d’la magie dans l’dîner.

Et ça rend la vie plus belle !

 

Il y a les pâtes vers de terre qui ont fait trop d’tours de manège

Elles en sont sorties toutes entortillées

Il y a les classiques papillons qu’on peut nouer autour du cou

Et puis encore les petites chauves-souris

 

C’est la forme des pâtes qui met d’la magie dans l’dîner, d’la magie dans l’dîner, magie dans l’dîner.

Juste la forme des pâtes qui met d’la magie dans l’dîner.

Et ça rend la vie plus belle !

Un carnet de cuisine virtuel

49 Une plume sur la cocotte

Quand ma mère est morte, une fois passé le choc et une part du deuil, j’ai regretté qu’elle ne m’ait pas laissé un carnet de cuisine. Elle découpait des recettes dans les magazines, les stockait dans des porte-vues, et les refaisait en modifiant toujours quelque-chose. Alors j’ai ces dizaines de recettes sans grand intérêt et sans personnalité. Pas de notes, pas de ratures.

A l’exception de mes souvenirs, goûts et odeurs d’enfance, en cuisine, je suis repartie de zéro. Quand j’ai commencé à cuisiner « pour de bon », j’ai entamé un carnet de cuisine. Les recettes s’y sont accumulées. Aide mémoire des quantités, ordre des « opérations », astuces de cuisson. Un entassement de recettes, certaines devenues depuis cultes de « ma » cuisine, d’autres tombées aux oubliettes (à plus ou moins juste titre…).

Maintenant, j’ai deux carnets, des dizaines de pages, et le plus grand mal à m’y retrouver. Quand je reprends un carnet du début, je pousse à chaque fois des exclamations joyeuses – « Ah oui, c’est vrai ! » – en retrouvant des recettes oubliées. Et puis tout y est mélangé. Eté, hiver, recettes quotidiennes et exceptionnelles s’y succèdent dans le plus grand désordre.

J’ai pensé un temps imprimer un joli livre avec des photos. Mais de nouvelles recettes arrivent toujours. Et puis je veux léguer mon carnet de cuisine à chacun de mes deux enfants. Alors l’idée du blog s’est imposée, avec un classement par catégorie – printemps-été, automne-hiver, desserts – et des tags qui répertorient les ingrédients (pour pouvoir trouver en un seul clic toutes les recettes avec des courgettes, par exemple)…

Ce blog de cuisine s’appelle Une plume sur la cocotte. Il est, surtout, un héritage pour mes enfants, une manière facile et moderne de partager mes recettes avec mes amis et ma famille… Et avec tous ceux qui y trouveront un petit quelque chose à mitonner.

Avant de vous y aventurer, un petit avertissement : j’ai réalisé chaque photo moi même. Contrairement aux mannequins et aux recettes de magazine, aucune n’a été photoshoppée. Les couleurs sont réelles, les défauts aussi, et les recettes sont éprouvées…

Au fait vous saviez, vous, que la très grande majorité des recettes de chef qu’on trouve dans les livres de cuisine sont soit irréalisables, soit incomplètes, et le plus souvent pas même testées (selon un article du Stylist du 9 juin 2016, introuvable sur internet) ? Ca donne vraiment envie de prendre ses petites mains, sa cocotte, sa connexion internet, et de se débrouiller tout seul avec les vraies recettes des gens normaux de Marmiton, et d’ailleurs…

Enfin, et je terminerai là dessus, si toutes mes recettes sont éprouvées et personnalisées, elles sont aussi largement inspirées des magazines, livres et autres sites. Des reprises plus que des créations, en somme, mais c’est tant mieux, la cuisine est faite pour être partagée !

Si à 40 ans on n’a pas son Thermomix…

Si à 40 ans on n'a pas son Thermomix

… A-t-on pour autant raté sa vie de ménagère de moins de cinquante ans ?

 

Peut-être ne savez-vous pas de quoi je parle ? (Oh que j’envie votre innocente ignorance !)

Peut-être êtes-vous déjà propriétaire de ce « fantastique » aide culinaire ?

Ou bien, êtes-vous en train d’économiser pour vous le payer ?

Avez-vous pensé à prendre rendez-vous avec votre banquier, pour un prêt à la consommation ?

Non ? Pas grave, vous pouvez souffler, il paraît qu’on peut le payer en vingt fois si on le souhaite…

 

Il y a quelques semaines, j’ai été invitée, par une de mes connaissances, à une « démonstration » à son domicile. Une vente en réunion, en réalité.

Je n’y suis pas allé, mais j’ai commencé à m’interroger.

Deux poids font tanguer la balance de mon cerveau. La merveilleuse description d’une vie de cuisinière transfigurée, contre le prix démesuré de 1139€.

J’essaie de poser ma réflexion, de peser mes arguments. Pour. Contre.

Est-il vraiment utile, ce robot, pour moi ? Je pense à ce que je fais, chaque jour, dans ma cuisine, et je me questionne. En ai-je besoin ?

Est-ce qu’il vaut son coût ?

 

Très connu – et très couru – chez les mères de familles portées sur la cuisine, cet objet encombrant et coûteux est presque un mythe. Un phénomène de la consommation qui s’inscrit dans cet air du temps du retour au naturel et du fait maison contre les vilains produits industriels…

Dans l’argumentaire de vente, on vous explique paraît-il que grâce au robot vous allez arrêter d’acheter certains produits (sucre glace, pâtes feuilletées, etc.). Un moyen, en somme, de moins consommer… à 1139€ quand même.

J’ai lu ici que « le prix importe peu quand on a envie et confiance ».

Peut-être. Chacun(e) se fera son avis…

 

En ce qui me concerne, le jour où le Thermomix lavera les salades et pèlera les cardons, j’étudierai la question. En attendant, chez nous, nous sommes deux à nous y coller, ce qui est déjà pas mal – même en 2015.

 

Et vous ? Thermomix ou pas thermomix ?