Picasso avec les minots

Picasso 1

Les marseillais, ce sont des événements que vous ne pouvez pas louper…

La Vieille Charité et le Mucem accueillent l’exposition « Picasso Voyages Imaginaires » jusqu’au 24 juin 2018. Au Centre de la Vieille Charité, quatre thèmes, «Bohème bleue, Afrique fantôme, Amour antique et Orient rêvé» nous invitent à découvrir les sources et les voyages imaginaires de l’artiste.

Picasso 2

Au Mucem, l’exposition intitulée «Picasso et les Ballets russes, entre Italie et Espagne» explore le travail de scénographe et de costumier de Picasso pour les Ballets russes.

A une heure de là, aux Carrières de Lumières des Baux-de-Provence, c’est encore Picasso qui est à l’honneur avec le nouveau spectacle – projection et musique – intitulé « Picasso et les maîtres espagnols », jusqu’au 6 janvier 2019. Pour les enfants, les Carrières, c’est toujours un moment festif et magique ; on regarde de partout, on a les yeux qui brillent, on rit, on danse, on vit l’art… en immersion intégrale.

Picasso 3

Picasso 4

Picasso 5

Picasso 6

Pour prolonger encore un peu le plaisir de la découverte, je vous ai dégoté ce jeu interactif « Dessiner à la manière de Picasso » sur le site France TV éducation. Chez nous, les nains ont testé et adopté…

Picasso 7

Picasso 8

Mes découvertes théâtrales (saison 2017 2018)

Mes decouvertes theatrales

En sortant pas à pas de la «petite enfance» de nos marmots, nous avons commencé à rentrer dans des théâtres, reprise exaltante d’une vie culturelle qu’on avait laissée pour quelque temps derrière nous…

En ce qui me concerne, cette saison théâtrale qui touche à sa fin m’a fortement désarçonnée. Je ne peux la laisser s’achever sans vous parler de mes trois coups de cœurs de l’année, si importants que je repartirai à leur recherche l’an prochain.

 

Don’t we deserve / grand human projects that give us meaning ?

 Dont we deserve

Sur un plateau carré, vide et blanc, Robbert&Frank, deux plasticiens / acteurs mettent en scène une vision à la fois comique et bouleversante de notre monde. Quand le sourire se mue en larmes, quand le sens naît de l’accumulation en pointillés d’images, de mouvements et de mots, on touche du doigt, on embrasse l’infinité. Ce spectacle de théâtre à la marge et à l’intersection de différents arts m’a touchée et surprise. Je vous invite, alors, à suivre le travail de ce duo génial sur leur site internet. Moi, en tout cas, j’espère les retrouver bientôt…

 

Point d’interrogation

(Texte Stefano Massini, Mise en scène Irina Brook)

Point d interrogation

L’énorme coup de cœur de cette année ! Une heure de théâtre survolté pour interroger le futur. C’est beau, drôle, intelligent, vrai, émouvant, et servi par de jeunes acteurs talentueux et dynamiques ! C’est tout ce que j’attends du théâtre, qu’il me prenne par la main, me fasse rire, pleurer et réfléchir. J’avais déjà écrit ici une brève élogieuse sur cette fantastique pièce que tous nos jeunes devraient voir.

 

Projet M. D.

(De Patrick Laffont, plasticien-vidéaste et Nicolas Guimbard, acteur. D’après Marguerite Duras)

ProjetMD6

Cette vision théâtrale des mots si particuliers de Marguerite Duras m’a saisie et continue à m’accompagner des semaines après, comme si l’esthétique si précise et si précieuse de ce spectacle vibrait dans ma mémoire. L’émotion qui perdure en moi peine à se traduire en mots. Mais essayons. C’est la présence du corps, peut-être, son intensité, son regard, son lien avec notre regard, cette tension sublime à l’opposée du hasard. La vie, les mots, le corps, tout est là dans sa simplicité et sa complexité, nous touche et reste, palpite, longtemps après.

 

 

Finalement, il semblerait qu’il n’y ait que le théâtre ne correspondant pas à ce qu’on en attend pour me transporter aussi loin…

 

Fièvre

Fievre

La fièvre, robe de princesse rose en lambeaux au pied du lit. Les mots allongés sur leurs murs, papiers brûlés.

La fièvre, labyrinthe facial, feu clignotant. Pourquoi vouloir guérir tout ce qui vibre et s’écrit ?

La fièvre, regard qui martèle et paupières closes.

La fièvre, rictus des dents qui serrent.

Mots tambourinés, lignes soulignées, découpées.

Ombres entrechoquées. Bataille de lettres.

Frotter, gribouiller, déformer. Des mots enfiévrés. Plantés brulés, entourés enfermés, séquestrés oubliés. Allonger ses pensées, confusions ardentes.

La fièvre, litanie de lettres exsangues.

Délirer, lutter pour le sens.

Grippe sans sens.

 

 

 

Texte écrit en atelier d’écriture à partir de ce tableau de Basquiat :

basquiat

Tableaux multi(carto)colores

11 Un coeur qui bat AUBAGNE

Un coeur qui bat          (Aubagne)

07 Ville perlée MARSEILLE

Ville perlée        (Marseille)

04 En vi(ll)e ou pas MIRAMAS

En vi(ll)e ou pas         (Miramas)

02 Regarder MARTIGUES

Regarder           (Martigues)

06 Mixture magique MARSEILLE CENTRE

Mixture magique          (Marseille)

01 Cheminer dans sa vie SALON DE PROVENCE

Cheminer dans sa vie          (Salon de Provence)

08 Puzzle disparate MARSEILLE

Puzzle disparate         (Marseille)

13 Enchevêtrée ici BOUCHES DU RHONE

Enchevêtrée ici          (Bouches-du-Rhône)

09 Constellation de pleins en creux MARSEILLE

Constellation de pleins en creux              (Marseille)

12 Famille marseillaise-zen MARSEILLE

Famille marseillaise-zen           (Marseille)

14 Des rond(e)s dans l'eau ISTRES

Des rond(e)s dans l’eau       (Istres)

03 Rêve de zurbanards ARLES

Rêve de zurbanards         (Arles)

15 Roulez boulets MARSEILLE

Roulez boulets          (Marseille)

19 Sur les traces du père CASAMANCE

Sur les traces du père           (Casamance)

18 En pointillés AUBAGNE LA CIOTAT

En pointillés         (Aubagne – La Ciotat)

Si vous avez déroulé cet article jusqu’ici, du bout de vos doigts sur votre souris… peut-être puis-je vous confier alors une part de mes pensées du moment concernant ma production artistique. L’an dernier à la même période je produisais intensément, frénétiquement même, j’emplissais l’espace autour de moi de cartes colorées. J’ai peint jusqu’à cette exposition du printemps 2017 au Baobab Café des enfants d’Aubagne.

Puis l’été s’est installé en traînant, la rentrée pressée s’est précipitée avec sa masse de travail nouveau, les priorités ont changé et j’ai levé le pied.

Aujourd’hui je le sens, en terme de production plastique, la ferveur, l’envie et l’inspiration m’ont quittée. Je n’arrive plus à les rattraper, d’autant que je n’ai pas le temps de leur courir après. Et pour être tout à fait honnête, l’indifférence plutôt générale ou l’intérêt seulement conjugué à la gratuité, concernant ces tableaux, ont rebondi en écho à l’intérieur de moi et m’ont vidée.

Pour l’instant, j’en suis là. Trop vide pour même envisager la moindre exposition. Un jour peut être je serai à nouveau quelque part dans mon monde coloré…

Souvent, ralentir…

Souvent ralentir

Souvent je lâche le rythme effréné. Je deviens soudain moins hyperactive. Je zappe le rythme de publication du blog. Je revois mes priorités en fonction de mon énergie disponible, des obligations professionnelles ou de la météo.

S’il fait froid je ne souhaite que me blottir devant ma cheminée imaginaire, sous un plaid, les pieds au chaud. Déjà le sapin clignote dans un coin du salon. J’ai ressorti les gants et même les bonnets.

Je veux du temps vide, j’en ai besoin, alors je renonce. Je renonce pour l’heure au moins à certains projets… Les heures perdues de ma vie, je veux d’abord les perdre. Regarder mes enfants qui jouent. Jouer avec eux. Offrir les minutes qui restent, perdues, aux mots plutôt qu’aux images.

Poursuivre au fil des inspirations les rendez-vous illustrés du blog. Et puis surtout, creuser jusqu’au bout de la matière mes chantiers d’écriture.

Souvent je change de rythme, ici et ailleurs. Ralentir c’est encore plus… vivre.

C’est ma peau tu comprends…

C'est ma peau tu comprends

C’est ma peau tu comprends, elle veut écrire aussi.

Elle veut des lettres incrustées.

Elle veut des mots arabesques.

Elle veut des points, des volutes.

C’est ma peau tu comprends, elle veut se dire aussi.

Elle veut se dessiner des morceaux de musique, faire dans le lyrique.

Elle veut se noircir, se colorer, elle veut crier.

C’est ma peau tu comprends, elle veut me voir souffrir.

Souffrir avant de sourire.

C’est ma peau tu comprends, elle veut son mot à dire.

Je ne sais pas si je peux la laisser se couvrir de rires.

Avant les rides.

 

 

Texte d’atelier d’écriture sur le thème de l’autoportrait à partir de l’incitation d’écriture «C’est ma peau tu comprends, elle…».

Les Zurbanards d’Arles

Et si l’art était (aussi) dans les dessins de notre imagination ?

Je vous propose un petit jeu :

Zurbanard Arles 1

Zurbanard Arles 2

Zurbanard Arles 3

Zurbanard Arles 4

Zurbanard Arles 5

Zurbanard Arles 6

Zurbanard Arles 7

Zurbanard Arles 8

Tous ces personnages, que j’ai baptisés Zurbanards, sont dans le centre-ville d’Arles :

Carte Zurbanards

(Carte accessible sur le web ici)

Si vous êtes d’humeur joueuse et que vous passez du temps en Arles vous pouvez :

  1. Trouver quel Zurbanard (des photos ci-dessus) se cache derrière chaque prénom (de la carte) en parcourant la ville.
  2. Décoder les correspondances entre les couleurs des points de la carte et les familles de Zurbanard (Gouthierre, Mobiliurbin, Dumur et Plakossol)…
  3. Résoudre l’anagramme de chaque prénom pour retrouver une caractéristique du Zurbanard.

(Oui, j’assume mon côté enfant.)

 

Et sinon, vous pouvez aussi visiter Arles pour ses immanquables Rencontres de la Photographie du 3 juillet au 24 septembre 2017, époustouflant pour quiconque aime la photographie contemporaine…

L’atelier parents-enfants de l’expo-jeux Multi(carto)colore

Il a eu lieu samedi dernier, pour le dernier jour de mon exposition au Baobab café des enfants.

Etapes après étapes, petits et grands se sont pris au jeu et ont réalisé des créations très personnelles à partir de cartes routières choisies. Un vrai beau moment de partage…

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Voici les œuvres réalisées… à quatre ou six mains.

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Zut, il est passé le vernissage !

Baobab Café des Enfants

Merci d’abord au Baobab Café des enfants pour leur accueil et leur gentillesse.

Merci ensuite à tous ceux et celles qui ont bravé leur flemme du vendredi soir et, pour certains, les embouteillages autoroutiers pour venir jusqu’à Aubagne voir cette nouvelle exposition.

Pour les autres, je vous livre aujourd’hui les dates et heures des séances de rattrapage !

Je serai présente au Baobab Café des enfants le lundi 29 mai et le vendredi 9 juin de 13h30 à 15h30.

Et sinon, le Baobab Café des enfants sera ouvert pour les ateliers habituels, l’agenda du mois de mai est accessible ici, celui du mois de juin .

Baobab Café des Enfants

Enfin, un atelier parent enfant sera organisé le samedi 10 juin à 14h.

Flyer Expo Baobab