Rêve grand format

Reve grand format

Nous verrouillons la porte de notre appartement. Nos regards se caressent. Les enfants ont leurs yeux pétillants, ceux des matins d’aventure. Arthur porte fièrement sa valise à bout de bras. Nina se tient droite comme un i à côté de la sienne. Mon sac à dos est si plein qu’il rebondit contre mes omoplates. Mes yeux effleurent la valise portée par mon époux. Si menue pour six mois.

Sans un souffle, nous nous sourions. Le silence nous étreint. Autour tout sommeille, un cœur de nuit dans le petit matin. Nos pieds semblent flotter en descendant l’escalier, rien ne choque, tout caresse. Les clés sombrent dans la boîte aux lettres de nos voisins avec un cliquetis étouffé. Je perçois un presque clin d’œil à mon intention tandis qu’il ressort les doigts de l’ouverture. Les enfants sont à l’entrée de l’immeuble, raccords, chacun son rôle. Une qui pousse le loquet tandis que l’autre tire la porte à lui.

L’air froid nous surprend. Au delà des immeubles, des rues et des collines, les premiers rayons du soleil luttent déjà pour se pointer.

Je dis au revoir dans ma tête, sans me retourner. J’attrape à tâtons la main de ma fille contre ma jambe, d’un coup d’œil je retiens mon fils. Nous nous éloignons de chez nous, lentement. Le taxi est là.

Durant le trajet, le silence nous enveloppe, à peine dérangé par les phrases rapides du standard résonnant dans la radio.

L’aéroport est un autre lieu sans sons, feutré, avant le lever du jour.

Les heures d’avion s’égrènent et les mots reviennent, les rires, les bruits, les éclats. Nous sommes indifférents au film défilant sur grand écran. Notre cinéma, nous l’étalons sur nos quatre tablettes côte à côte. La carte des six prochains mois.

A l’atterrissage pourtant, la fatigue s’empare de nos corps. Le chauffeur de taxi parle dans une langue incompréhensible, jusqu’à ce que je reconnaisse son français. Il s’arrête devant une maison. Je ne reconnais pas la baraque. Le camion, si. Je descends, vite, mes jambes se pressent. Mon cœur tambourine. Les enfants crient. Mon mari arrive dans mon dos, attrape ma main et pose son menton sur mon épaule.

« Comment cela nous est-il arrivé ? »

Je murmure : « Tu te souviens ? »

Nous étions dans un camping des Cévennes. Nous venions de passer notre première nuit à quatre sous une tente. Au petit déjeuner, nos corps frais, nos mains blotties contre notre tasse de café, nos yeux encore embués, nous avons posé nos regards tout autour de nous, il était là. Le van. Avec un toit relevable et un branchement électrique.

« Tu as vu ? »

 

 

(Un texte écrit à l’occasion d’un atelier d’écriture autour des « presque riens ».)

Notre rêve au format réel, il est dans la rubrique Road-trip de ce blog.

Reve format reel

Succession de phases

Succession de phases

Souvent j’envisage la vie de parents telle une succession.

Il y a quelques mois, imbibés de parentalité bienveillante, nous avions laissé couler notre vie familiale, tranquille, facile et sereine. Puis la rentrée scolaire, avec ses nécessaires chamboulements, a marqué un basculement, un amoncellement de pleurs et de cris. Tous les accrocs du quotidien sont devenus des prétextes, entre parents et enfants, entre enfant et enfant, à ne pas se comprendre, à ne pas se voir, à se fâcher.

Une grande dame de ma connaissance raconte au sujet de l’équilibre familial qu’au moment où tout va bien dans nos vies l’univers nous envoie de quoi tout remettre en question. Parfois nous souhaiterions rester dans la tranquillité, mais c’est sans compter ces successions de phases rythmant nos vies.

Au sommet des montagnes russes l’euphorie nous porte si haut que nous n’envisageons même pas la chute, ses battements cardiaques et ses hurlements. Quand elle survient, soudaine et progressive, douce et violente, on change de phase comme l’on se retournerait sur ses propres pas. Gardons en tête dans les phases basses de nos existences que d’autres phases viendront…

Ainsi depuis quelques jours la sérénité semble être de retour par chez nous…

Succession de phases.

Bonne année !

Bonne année

Mon premier article de 2018 sera, comme il se doit (ou pas !), un article de vœux. Je suis pourtant loin de suivre, pour moi-même, cette obsession du texto ou du coup de fil de bonne année. Je crois que l’essentiel est ailleurs, même si les vœux emplissent à leur façon notre besoin d’être ensemble, d’être pareils et d’échanger…

Je vous souhaite, alors, une année 2018 à l’unisson de vos souhaits, de vos espoirs et même de vos rêves…

Ici, la sérénité joyeuse dans laquelle a été créé ce bonhomme de neige s’inscrira je l’espère dans notre mélodie familiale de 2018. Et si je continuerai, bien sûr, à écrire sur ce blog, le ralentissement de rythme influera encore sur mes moments de présence et d’absence, comme une vague à l’équilibre délicat entre ma famille, moi-même, mon travail et l’écriture, sans oublier mon unique (très) bonne résolution dont je vous parlerai je l’espère un de ces jours de 2018…

Souvent, ralentir…

Souvent ralentir

Souvent je lâche le rythme effréné. Je deviens soudain moins hyperactive. Je zappe le rythme de publication du blog. Je revois mes priorités en fonction de mon énergie disponible, des obligations professionnelles ou de la météo.

S’il fait froid je ne souhaite que me blottir devant ma cheminée imaginaire, sous un plaid, les pieds au chaud. Déjà le sapin clignote dans un coin du salon. J’ai ressorti les gants et même les bonnets.

Je veux du temps vide, j’en ai besoin, alors je renonce. Je renonce pour l’heure au moins à certains projets… Les heures perdues de ma vie, je veux d’abord les perdre. Regarder mes enfants qui jouent. Jouer avec eux. Offrir les minutes qui restent, perdues, aux mots plutôt qu’aux images.

Poursuivre au fil des inspirations les rendez-vous illustrés du blog. Et puis surtout, creuser jusqu’au bout de la matière mes chantiers d’écriture.

Souvent je change de rythme, ici et ailleurs. Ralentir c’est encore plus… vivre.

Là-haut, en vrai

Là haut en vrai

Parfois, la vie, c’est un grain de sable scintillant dans une immensité fade… comme cette petite information entre-aperçue un soir après la météo, il y a un peu plus d’un mois.

Un homme a voulu reproduire le voyage en ballon du dessin animé « Là-haut », et a réussi à faire un trajet de 24 km à 2500 mètres de haut, au dessus de l’Afrique du Sud (une vidéo de ce voyage particulier ici). Le plus étonnant, c’est qu’il est loin d’être le premier à avoir tenté cette folie, comme en témoigne cet article.

Et moi, quand ma tête est pleine de ces images d’aventure, je recommence à croire aux rêves…

Un nouvel atelier Faber & Mazlish

Affiche-FRSR-Atel-Q3 2017

Comme la vie de parents est un cheminement, on n’en a jamais fini de progresser… Je vous parlais ici de l’atelier Faber & Mazlish « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » que nous avions suivi en couple au début de l’été. Aujourd’hui, c’est la suite de cet atelier, « Frères et sœurs sans rivalité », qui est proposé par l’association marseillaise La Famille Zen. Et comme nous vivons pluri-quotidiennement des scènes du type Huis-clos dans un monospace… je pense que ça ne peut pas faire de mal d’aborder les rivalités frères sœurs en mode parentalité positive.

Et même si j’avais lu le livre tiré de ces ateliers il y a quelque temps (j’en parlais ), je sais depuis notre premier stage Faber & Mazlish que rien ne vaut la formation «en vrai».

Allez les amis marseillais, pourquoi pas vous ? Vous pouvez contacter La Famille Zen par mail (lafamillezen13@gmail.com), téléphone (0781612406) ou via la page Facebook de l’association (les deux formations sont proposées à partir de la semaine prochaine, soit en semaine en soirée, soit le dimanche).

Affiche-PAEC-Enfants-Atel-Q3 2017

Alors, ça vous fait envie ? Pas du tout ? Vous avez déjà suivi ce type de formation ? N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire !

Réussir son allaitement ce n’est pas seulement un coup de chance

Tenue correcte exigée

On a peut être un peu trop tendance à penser, enceintes, que l’allaitement c’est naturel. Que ça coulera tout seul – c’est le cas de le dire.

On compte sur la chance de la débutante, sur les conseils à la maternité, sur l’expertise du pédiatre… Aïe ! Rien de tout cela ne fonctionne à coup sûr. L’accompagnement en maternité est souvent bien léger – quand il est approprié ; les conseils contradictoires – voire contraires aux bons usages de l’allaitement ; les pédiatres pas formés à cette question – et pour certains carrément réfractaires à un allaitement qui dépasserait trois mois. On n’est pas rendues dès lors, si l’on ne s’est pas renseignées pendant la grossesse, si l’on ne pose pas les questions aux bonnes personnes, si l’on ne se blinde pas contre les bêtises que l’on entendra.

Si l’allaitement est important pour vous, si vous croyez qu’il est important pour votre enfant, si vous y tenez, ne passez pas à côté de l’inévitable prise d’informations avant. Sachez où prendre les infos pendant (site de la Leche League, Forum des tétouilleurs, associations de soutien à l’allaitement). Et puis venez partager aux réunions allaitement, on y chemine tellement, entourées d’autres mères qui allaitent, qui ont allaité, qui vivent, qui ont vécu ce que l’on traverse…

A Marseille, c’est nouveau cette année, la Famille Zen propose des rencontres allaitement, totalement gratuites, que je co-anime avec une autre maman ayant une expérience longue d’allaitement (en ce qui me concerne : plus de deux ans pour mon fils et plus de trois ans pour ma fille), avec l’envie d’accompagner avec bienveillance votre expérience d’allaitement.

Les réunions allaitement me manquaient tant, j’ai dû trouver un moyen d’en faire exister de nouvelles ! Et puis… le savoir ne vaut rien s’il n’est pas partagé.

Ça vous tente ? Je vous donne les dates des prochaines réunions pour 2017 : le dimanche 15 octobre, le dimanche 12 novembre et le dimanche 17 décembre, de 10h à 12h à chaque fois. Après-demain, ce sera au parc du Palais Longchamps (tant qu’il fait beau et chaud profitons-en !). Toutes les infos sont sur la page facebook de la Famille Zen. A dimanche ?

Quelle cachotière cette souris verte !

137 Quelle cachotiere cette souris verte

Je pensais tout savoir sur cette souris verte. Qui trouve qu’il fait trop noir dans le tiroir, trop chaud dans le chapeau et qui fait trois petites crottes dans une culotte… Mais figurez vous que ce n’est pas tout ! Mon fils – six ans – a ramené de l’école cette information étonnante. La très connue souris verte fait aussi des petites bises quand on la met dans sa chemise, croque les pieds si elle se trouve enfermée dans des souliers et danse même le rock’n’roll dans les casseroles.

Une petite recherche internet m’a appris en prime qu’elle en a ras le bol de l’école mais qu’elle se sent bien dans le jardin…

Elle peut y courir dans l’herbe !