Un nouvel atelier Faber & Mazlish

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Comme la vie de parents est un cheminement, on n’en a jamais fini de progresser… Je vous parlais ici de l’atelier Faber & Mazlish « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » que nous avions suivi en couple au début de l’été. Aujourd’hui, c’est la suite de cet atelier, « Frères et sœurs sans rivalité », qui est proposé par l’association marseillaise La Famille Zen. Et comme nous vivons pluri-quotidiennement des scènes du type Huis-clos dans un monospace… je pense que ça ne peut pas faire de mal d’aborder les rivalités frères sœurs en mode parentalité positive.

Et même si j’avais lu le livre tiré de ces ateliers il y a quelque temps (j’en parlais ), je sais depuis notre premier stage Faber & Mazlish que rien ne vaut la formation «en vrai».

Allez les amis marseillais, pourquoi pas vous ? Vous pouvez contacter La Famille Zen par mail (lafamillezen13@gmail.com), téléphone (0781612406) ou via la page Facebook de l’association (les deux formations sont proposées à partir de la semaine prochaine, soit en semaine en soirée, soit le dimanche).

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Alors, ça vous fait envie ? Pas du tout ? Vous avez déjà suivi ce type de formation ? N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire !

Réussir son allaitement ce n’est pas seulement un coup de chance

Tenue correcte exigée

On a peut être un peu trop tendance à penser, enceintes, que l’allaitement c’est naturel. Que ça coulera tout seul – c’est le cas de le dire.

On compte sur la chance de la débutante, sur les conseils à la maternité, sur l’expertise du pédiatre… Aïe ! Rien de tout cela ne fonctionne à coup sûr. L’accompagnement en maternité est souvent bien léger – quand il est approprié ; les conseils contradictoires – voire contraires aux bons usages de l’allaitement ; les pédiatres pas formés à cette question – et pour certains carrément réfractaires à un allaitement qui dépasserait trois mois. On n’est pas rendues dès lors, si l’on ne s’est pas renseignées pendant la grossesse, si l’on ne pose pas les questions aux bonnes personnes, si l’on ne se blinde pas contre les bêtises que l’on entendra.

Si l’allaitement est important pour vous, si vous croyez qu’il est important pour votre enfant, si vous y tenez, ne passez pas à côté de l’inévitable prise d’informations avant. Sachez où prendre les infos pendant (site de la Leche League, Forum des tétouilleurs, associations de soutien à l’allaitement). Et puis venez partager aux réunions allaitement, on y chemine tellement, entourées d’autres mères qui allaitent, qui ont allaité, qui vivent, qui ont vécu ce que l’on traverse…

A Marseille, c’est nouveau cette année, la Famille Zen propose des rencontres allaitement, totalement gratuites, que je co-anime avec une autre maman ayant une expérience longue d’allaitement (en ce qui me concerne : plus de deux ans pour mon fils et plus de trois ans pour ma fille), avec l’envie d’accompagner avec bienveillance votre expérience d’allaitement.

Les réunions allaitement me manquaient tant, j’ai dû trouver un moyen d’en faire exister de nouvelles ! Et puis… le savoir ne vaut rien s’il n’est pas partagé.

Ça vous tente ? Je vous donne les dates des prochaines réunions pour 2017 : le dimanche 15 octobre, le dimanche 12 novembre et le dimanche 17 décembre, de 10h à 12h à chaque fois. Après-demain, ce sera au parc du Palais Longchamps (tant qu’il fait beau et chaud profitons-en !). Toutes les infos sont sur la page facebook de la Famille Zen. A dimanche ?

Quelle cachotière cette souris verte !

137 Quelle cachotiere cette souris verte

Je pensais tout savoir sur cette souris verte. Qui trouve qu’il fait trop noir dans le tiroir, trop chaud dans le chapeau et qui fait trois petites crottes dans une culotte… Mais figurez vous que ce n’est pas tout ! Mon fils – six ans – a ramené de l’école cette information étonnante. La très connue souris verte fait aussi des petites bises quand on la met dans sa chemise, croque les pieds si elle se trouve enfermée dans des souliers et danse même le rock’n’roll dans les casseroles.

Une petite recherche internet m’a appris en prime qu’elle en a ras le bol de l’école mais qu’elle se sent bien dans le jardin…

Elle peut y courir dans l’herbe !

Parent bienveillant en période d’essai

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En juin et juillet dernier, nous avons suivi un stage Faber et Mazlish, un stage de «parentalité positive» qui s’est déroulé sur quatre dimanches. La veille de la première rencontre, j’ai bien failli écrire un article sur mes attentes et mes espoirs. J’avais réussi à convaincre mon homme de nous inscrire en couple à cette formation, de faire garder les enfants et de s’investir sérieusement – intérieurement et financièrement aussi il faut le dire – dans cette démarche pour changer notre fonctionnement de parent. Juste avant de faire le grand saut, je pensais être à l’orée d’une vie nouvelle. L’autre versant de nous-même qui nous serait révélé par un procédé quasi magique. J’avais bien lu le bouquin de Faber et Mazlish sur la rivalité frères sœurs, j’y avais trouvé des astuces efficaces qui m’avaient simplifié la vie au moment où mes marmots avaient commencé à se chamailler de façon régulière. Je lisais de temps en temps un article sur facebook ou pinterest et j’étais progressivement passé d’un scepticisme amusé à une curiosité envieuse. Je voulais moi aussi être cette «maman calme» qui m’avait tant fait rire dans la bouche de Florence Foresti.

Autant vous dire que je plaçais la barre très haut. J’en avais conscience au demeurant.

Les dimanches se sont succédés, j’ai préféré attendre d’avoir un peu de recul pour écrire cet article. Aujourd’hui je peux raconter.

Dès le premier jour nous avons rencontré la version rêvée de nous parents. Celle d’avant le surmenage et la nervosité exigeante.

En parlant, en échangeant, en jouant, en avançant peu à peu, étape par étape, en cherchant à chaque pas nos mots et la résonnance avec notre quotidien, nous avons appris. La suite du premier « cours » a déjà été différente dans notre foyer. Pendant les semaines qui ont suivi, nous avons perçu parfois avec douleur le décalage entre nos aspirations et la réalité. Nous continuions à crier sur nos enfants, parfois, à nier leurs émotions ou à punir sans lien avec leur comportement.

Nous avons dû beaucoup utiliser la bienveillance avec nous même et entre nous. Laisser passer du temps. Se laisser du temps.

Aujourd’hui c’est flagrant. L’ambiance à la maison est plus douce. Nous exprimons tous plus facilement nos émotions, nos besoins et nos attentes. Finalement, le gain est indéniable.

Dans ma classe aussi. Je me rends compte que j’ai pris l’habitude de parler différemment. Je distingue systématiquement l’humain de son comportement. J’utilise le «je». Je donne moins d’ordres. J’ai placé les émotions au centre de la classe.

Vendredi dernier je me suis entendue dire à l’un de mes élèves «Je t’apprécie beaucoup en temps qu’humain mais je n’aime pas quand tu as ce comportement. J’attends de toi que…»

Cela vous semble peut être évident. Moi je sais que je n’aurais pas eu ce discours avant. Avec ces nouveaux réflexes langagiers j’ai un peu l’impression d’être la version améliorée de moi-même…

Que vous dire de plus ?

Que tout ce que vous lisez sur internet, les listes les invectives les résumés ne sont que du saupoudrage culpabilisant en regard d’une vraie formation par un vrai être humain ?

Que vous ne regretterez pas de sauter le pas ?

Que je peux vous donner les coordonnées de la personne qui nous a fait la formation ?

Toutes vos remarques, vos témoignages, vos questions, mes réponses, c’est en commentaire… A bientôt les parents – et les autres !

 

(La photographie illustrant cet article a été prise dans l’une des expositions des Rencontres de la photographie d’Arles cet été. Il s’agit de la série Supersonas de Juan Pablo Echeverri.)

Les instants avant les premières minutes d’école

Les instants avant les premières minutes d'école

Le moment approche, l’excitation monte. Les cartables pleins de matériel sagement posés dans l’entrée. Tout est neuf, propre, rangé. A aucun autre moment de l’année les affaires de classe ne seront si bien alignées.

Le matin de la rentrée, le réveil nous trouve tous, petits et grands, les yeux vite ouverts et le cœur cognant. Le sourire au bord des lèvres. L’attente et sa légère anxiété. L’impatience de la dernière félicité d’un été paresseux.

Les battements de cœur se font plus forts derrière la porte d’entrée, encore à l’intérieur. La photo d’un cartable sur le dos. Les derniers instants sont les plus intenses. C’est parti.

Ensuite on sautille sur le trottoir. Ça sent la joie. Au premier copain rencontré la bulle d’émotions éclate. Le moment est arrivé. La maîtresse est là, on va se rencontrer, se connaître, vivre les rires l’attachement la difficulté parfois. Au premier échange de regards déjà on est passés de l’autre côté. L’anxiété s’étouffe au pied des minutes écoulées dans cette classe, l’enfant devient élève, l’adulte devient enseignant.

Vous voulez un petit secret ? L’enseignant aussi vit ce vertige avant le saut dans l’inconnu d’une nouvelle classe. Le pincement intérieur, avant de se retrouver à la bonne place dans la bonne sensation.

Demain je vivrai mes instants d’enseignante, mon mari les siens, pendant que nos enfants vivront, loin de nous, leurs instants d’écoliers. Ils auront la main et le sourire de leur nounou du matin pour les emmener faire leurs premiers pas, en petite section pour la petite, au CP de la « grande » école pour le grand… et même séparés nous seront proches dans l’émotion…

En spéciale dédicace aux parents de petites sections, je vous laisse avec cette excellente illustration de Papa Cube. Parce que oui, il va pleurer, et non, ce n’est pas grave. (Et s’il ne pleure pas ? Pas grave non plus.)

Matin école

Allez, il ne me reste plus qu’à souhaiter une bonne rentrée à tous les petits et aux plus grands !

Pause estivale

Pause estivale

L’été est là. Les vacances toutes proches. Les soirées, les barbecues, les glaces, le sable, les lunettes de soleil.

Je vais éteindre mon ordinateur, m’éloigner de ma connexion internet, oublier Facebook et les statistiques de mon blog.

Je vais jouer avec mes enfants, sourire à mon mari, partir sur les routes.

Je vais lire dans mon lit le soir, parfois à la frontale sous la toile du combi.

Je vais écrire, un peu beaucoup passionnément, prendre le temps de poser mes idées en mots sans les publier tout de suite sur internet.

Je vais prendre des centaines de photos.

 

Et puis dans seulement quelques semaines ce sera l’heure de la rentrée. L’énergie reviendra avec le renouveau et des projets tout neufs (re)prendront forme…

Ma vie professionnelle sera chamboulée, un nouveau poste dans un autre lieu et davantage de travail.

J’espère pouvoir écrire régulièrement pour le site internet d’une association marseillaise et y aborder des thèmes qui me tiennent à cœur – maternité parentalité allaitement famille…

Il y aura peut-être une exposition de photographies à l’automne.

Je présenterai – si tout va bien – de nouveaux tableaux dans un restaurant marseillais en décembre ou en février.

 

En attendant, je vous souhaite un bel été, joyeux, léger et ressourçant. Et de pouvoir suivre jusqu’au bout vos envies pour maintenant et pour ensuite…

« Smaïl le gardien du phare de Planier » primé !

bateau-14

Je vous en avais parlé , le film réalisé avec les jeunes de l’IME où je travaille faisait partie de la sélection officielle du concours Je filme le métier qui me plaît, la cérémonie de remise des prix avait lieu la semaine dernière… et le film a obtenu un Clap de Bronze (comme 140 autres films, parmi les 614 de la sélection officielle).

Toute l’équipe et les jeunes qui ont travaillé sur ce projet sont très fiers.

Si vous voulez voir le palmarès, c’est ici, pour (re)voir certains films, c’est (il y a une zone de recherche). Le film « Smaïl le gardien du phare de Planier » est toujours .

 

Avant de vous laisser, voici quelques uns de mes films préférés du concours :

Empreinte (Clap d’Or)

Tutu vas voir ! (Clap de la communication)

Etre écrivain (Clap de bronze)

 

A très bientôt ! (J’espère écrire un peu plus ici au mois de juin… avant le ralentissement de rythme estival…)

En ce moment, à mon travail…

Tag Escat

Les montagnes russes des émotions répondent à une mécanique étrange… Ou c’est que la joie inondant mon cœur peut braver les tempêtes les plus violentes.

Avant-hier encore j’étais paumée. Je ne savais pas si je voulais rester ou tenter de partir.

J’ai essayé de prendre de la distance et de peser mentalement le poids des éléments. J’ai rédigé un tableau en deux colonnes et contre toute attente la liste de positif dépassait celle de négatif.

Alors j’ai décidé de laisser un an de plus la chance à ce lieu de se rapprocher de ce qu’il pourrait être, pour moi.

Sans surprise j’ai été rassurée par ma décision, emplie de bonheur et de rire toute la journée d’hier…

Avant de retomber, jeudi prochain peut-être, je publie cette chanson. Ecrite il y a quelques semaines quand on avait encore un directeur dynamique et enjoué, plein d’espoir et d’optimisme. Ecrite quand l’avenir était lumineux et certain. Ecrite avant.

 

Elle suit le thème de la chanson de La Petite Sirène « Sous l’océan », elle était ma réponse aux discours sombres…

 

Le roseau est toujours plus vert

Dans l’IME d’à côté

Toi qui voudrais y prendre l’air

Ce serait une calamité !

 

Regarde bien le monde qui t’entoure

Dans l’IME de Périer

On fait carnaval tous les jours

Mieux tu ne pourras pas trouver !

 

Au Centre Escat, au Centre Escat

Promis c’est bien mieux

Tout le monde est heureux

Au Centre Escat

Chez nous on n’est pas cent cinquante

Allez hisse-toi en haut de notre pente

Presqu’une famille

Même quand ça vrille

Le Centre Escat

 

Chez nous on invente, on cuisine

On construit et on fabrique

On a notre journal, on jardine

On fait du sport, de la musique

 

On s’épanouit en peinture

Et on écrit même des livres

On fait des sorties en nature

Ici on apprend à vivre

 

Au Centre Escat, au Centre Escat

Vraiment c’est le mieux

Tout le monde est heureux

Au Centre Escat

Ailleurs ils bossent tout l’été

Et en continu toute l’année

Mais nous on danse

Chaque vacances

Au Centre Escat

 

Au Centre Escat !

Au Centre Escat !

Au Centre Escat !

La vie est super

Voyons notre verre

A moitié plein

Oui, à moitié plein ! Hihi !

 

Maintenant regarde comme c’est chouette

Bientôt notre blog sur internet

On garde le rythme

C’est de la dynamite

Au Centre Escat !

 

(Le nuage de tags entièrement personnalisable, c’est sur Tagxedo, une application en ligne découverte par ma collègue professeur des écoles pour nos élèves. Ou comment s’amuser avec les mots…)

« Smaïl le gardien du Phare de Planier »

Phare de Planier

J’ai une chance immense : j’exerce un métier que j’adore. Je suis professeur des écoles spécialisée et je travaille dans un IME (Institut Médico Educatif) avec des adolescents en situation de handicap mental.

Peut-être qu’un jour j’écrirai plus longuement sur le handicap. Sur la différence entre l’idée qu’on s’en fait et la réalité du quotidien d’un IME. Ni peur, ni pitié ; chez ces jeunes je ne vois pas le handicap ou l’incapacité, je vois les humains qu’ils sont, leur singularité, leurs difficultés, la lumière qu’ils portent…

L’énergie que j’y mets, jour après jour, pèse parfois sur mes épaules. Mais surtout, je vis des moments de grâce. Le tournage du court métrage «Smaïl le gardien du Phare de Planier» est de ceux-là. Et cerise sur le projet, notre film fait partie de la sélection officielle du concours national Je filme le métier qui me plaît. Il est en ligne ici.

Si vous voulez soutenir les jeunes de l’IME vous pouvez noter le film, grâce à vous on gagnera peut-être le « Clap communication »… Et, promis, je vous tiendrai au courant de la suite, la cérémonie de remise des prix aura lieu le 23 mai prochain.