Les cadeaux de fin d’année…

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C’est un billet de l’excellent blog Happynaiss qui m’a inspiré cet article… Il m’a donné envie de partager avec vous mes meilleures idées de cadeau à la maîtresse, ou en tout cas celles qui ont eu le plus de succès. Je zappe volontairement l’option on se met à plusieurs pour faire une cagnotte et on offre un (très) joli cadeau parce que du coup on a le budget pour… option que je valide totalement, d’ailleurs. Seulement, parfois, l’organisation cagnotte ne se fait pas, ne parvient pas à vos oreilles, arrive trop tôt ou trop tard. Bref.

L’an dernier, ma fille quittait sa crèche et je voulais remercier chacune des cinq personnes du lieu pour leur implication, ainsi que la maîtresse de mon fils et sa « tata » qu’il adorait. Sept cadeaux à faire donc avec un budget serré, j’ai opté pour des sacs en tissu (pour faire les courses). Je les ai trouvés chez le géant du meuble suédois, avec différents motifs sur le devant. Pour le « dos » du sac, j’ai transféré un dessin personnalisé, des empreintes de main à la peinture et une phrase de remerciement pour ma fille, des dessins personnalisés avec une phrase copiée en écriture bâton pour mon fils. Du coup chacune s’est retrouvée avec un sac, normal au recto, personnalisé avec un dessin d’enfant au verso. Pour sa maîtresse mon fils a écrit « Merci ma belle maîtresse de cette année avec toi » (trop chou !) avec ce dessin (vous voyez le volcan – appris en classe – et les montagnes de la classe verte…).

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Pour Noël, même dilemme, six personnes à remercier au jardin d’enfants de ma fille, plus la maîtresse de mon fils… J’ai opté pour la matinée aux fourneaux plutôt que l’achat de chocolats et leur ai offert des amandes caramélisées (à tomber, recette ici) et à chacune une couronne de biscuits étoiles.

Vous en voulez encore ? Les idées cadeaux du blog Happynaiss sont supers, très personnalisées, joliment présentées et originales (j’adore en particulier le kit SOS cookie), allez jeter un œil ici !

Et vous, des idées cadeaux ? Partagez, partagez !!

Jouets genrés, un an après

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En décembre dernier je déplorais, dans cet article, la frontière hermétique qui se dressait entre jouets « de garçon » et jouets « de fille » dans les catalogues des enseignes spécialisées.

Sans vouloir sombrer dans les cadeaux genrés, on avait quand même suivi les envies de nos bambins avec, entre autre, une poupée aux habits rose fuchsia pour elle, un camion de pompier et un Hulk articulé pour lui.

Un an après où en est-on ? Le Hulk a été réquisitionné par elle comme une poupée supplémentaire. Il a été baladé en poussette, bercé, cajolé, et plus récemment grondé et mis au coin d’une façon assez intensive. On le retrouve face au mur dans différents endroits de la maison : « Il a été méchant avec Poupée ». (Au passage on se demande ce qu’il se passe vraiment à l’école pour qu’elle pratique des punitions aussi radicales sur ses jouets, mais c’est une autre histoire…)

Le camion de pompier a eu beaucoup de succès au départ, puis il a été un peu délaissé. La dernière fois que je l’ai vu, tout récemment, c’est elle qui y jouait.

Les poupées, dont la bien nommée « Poupée », celle aux habits roses, sont complètement son univers à elle, elle les promène, les nourrit, les éduque…

Lui ce qu’il aime, ce sont « les dragons, les dinosaures et les volcans » mais aussi le dessin, la musique, les livres… Pas beaucoup de voitures et de camions, donc, mais il est de plus en plus conscient que certains jouets et certaines couleurs sont « de fille », et l’on n’a pas l’impression d’avoir beaucoup d’influence sur ses convictions. On essaie juste de continuer à le questionner pour attiser sa réflexion sur ces catégories.

Et puis l’un des grands avantages à partager la même chambre, c’est la variété de jouets auxquels ils ont accès… Alors, certes, on n’est pas dans le non-genré absolu, mais on travaille notre rapport aux caricatures.

Et chez vous alors, ça se passe comment avec les jouets genrés ?

Une coquille dans les vœux de fin d’année

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Oui, vous lisez bien. La Marie – au lieu de la Mairie – nous souhaite de Joyeuses fêtes. Ce papier a été distribué, pour de vrai, à l’école, à tous les maternelles et élémentaires du secteur – ceux-là mêmes qui perdent ou perdront un point par erreur dans leurs dictées… Si la mairie n’a pas pris la peine de corriger, peut-être est-ce parce qu’ils présumaient, à juste titre, que leur tract serait jeté directement à la poubelle par la grande majorité des parents ? Ou qu’ils n’ont pas relu ? Ou qu’ils ont tenté un trait d’humour décalé ! Peut être que l’an prochain on aura un ^^ en signature ou un #jekiffemamairiedesecteur…

Là où c’est moins drôle, c’est que ce superbe message accompagne un sac plein de mauvais chocolats et de bonbons chimiques…

L’école n’est-elle pas le lieu où l’on apprend aussi à respecter l’équilibre alimentaire ?

Faudra-t-il, à l’avenir, apprendre à nos enfants à refuser les cadeaux des politiques en quête d’électeurs ? “Mais maman c’est le vrai père Noël qui nous l’a donné !”

Bon, je ne vous parle même pas du cadeau en plastique, probablement fabriqué par des enfants de l’autre bout du monde, et on ne peut plus genré (un camion de pompier pour les garçons et une poupée sirène aux cheveux roses pour les filles)…

Mais bon, c’est Noël, ne faisons pas de mauvais esprit. Et tous ensemble disons merci à la Marie… et à la Sabine…

Quand je serai grand je serai père Noël

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Hier soir au repas, notre fils nous a annoncé fièrement : “Quand je serai grand, je serai père Noël. Je fabriquerai un traîneau. J’irai voir le vrai père Noël, au pôle nord, et je lui demanderai quelques nains (= lutins) pour m’aider, et puis je fabriquerai des cadeaux pour tous les enfants.”

On a trouvé ça mignon et touchant…

Mais cette déclaration tombe aussi juste après une conversation d’adultes, où j’expliquais à mon mari que je culpabilisais de plus en plus de le laisser croire au père Noël. Déjà quand il était plus petit je me questionnais (j’en parlais ici). Maintenant il a cinq ans et demi. Il comprend que les monstres, les dragons et les licornes n’existent pas pour de vrai. Il sait que les dinosaures ont disparu. Il demande si la magie de Harry Potter est réelle et on lui dit non… Seul le père Noël échappe encore à toute cette logique. On entretient le doute. On ment. “Oui mais le vrai père Noël lui…” “Il passe dans toutes les maisons et il laisse des cadeaux partout.” “Il passe dans la nuit de Noël, mais parfois il prend de l’avance.”

Il s’interroge, un peu. “Comment elle sait mamie que je vais avoir ça et ça et ça ?

— Je ne sais pas. Peut être qu’elle a appelé le père Noël ?”

Et au moment du déballage. “Celui là c’est le père Noël de chez nous…”

Cette année encore on va lui dire que le père Noël n’amène pas tous les cadeaux, que les adultes en rajoutent. Une sorte de solution entre deux… On va lui faire vivre la magie de Noël, la beauté, les lumières, le partage, l’amour. Et puis quand ce sera le bon moment on aura LA conversation.

Cet après-midi le « père Noël » était à l’école. Et en sortant, son camion de pompier sous le bras, il jubilait. J’ai hasardé : “C’était le « vrai » père Noël ?

— Oui parce qu’il nous a donné des cadeaux !”

Puis il a décrit la barbe qui était “pour de vrai”, le câlin qu’il lui a fait… Comment lui briser le rêve que toute la société lui a construit ? On va attendre encore un peu en le laissant rêver.

Aujourd’hui, j’ai cuisiné des petits biscuits montés en couronne et des amandes caramélisées pour offrir aux maîtresses et aux autres personnes qui s’occupent de nos enfants. En passant du temps en cuisine, en pensant avec tendresse à ceux à qui je dédiais ces présents, je me suis ressourcée à l’esprit de Noël. Puis j’ai terminé les achats de cadeaux…

Finalement les rêves se réalisent. Je suis grande, et je suis le père Noël…

Avant Noël c’est l’Avent

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Cette année, nous n’achèterons pas de calendrier de l’Avent aux chocolats ou aux petits bonhommes de plastique. Non, cette année, ce sera calendrier de l’Avent fait maison. Mes envies d’originalité m’en ont fait imaginer un qui cache un jeu de piste.

Pour chaque jour, le numéro est relié à une enveloppe glissée dans un livre. A l’intérieur de l’enveloppe, deux photos (une pour chacun de mes enfants) désignant – en gros plan pour brouiller les pistes – les endroits où seront cachées leurs surprises du jour… Bon ça fait quarante-huit cachettes à trouver – et à photographier, un tableau à constituer pour s’y retrouver, et une petite mise en place quotidienne. Mais je crois que le jeu en vaudra la chandelle.

Les petites surprises seront des figurines ou petits objets – non emballés – achetés d’occasion dans l’atelier d’insertion Remise en Jeux.

Et les nombres–enveloppes pourront bien sûr être réutilisés l’an prochain…

Réutilisation, réduction d’emballage, vous l’aurez peut-être compris, je rêve d’un Noël – juste un petit peu – moins consumériste.

D’ailleurs j’ai une autre solution de calendrier de l’Avent minimaliste, l’application «Fiete Christmas» qui vous réservera pour chaque jour une petite surprise numérique – et gratuite !

Par avance, je vous souhaite un joyeux Avent à tous !

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Des doudous à l’infini

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Le premier, c’est le doudou choisi pendant la grossesse. Une projection au goût de réalité de notre bébé rêvé. A l’époque où l’on a acheté le tout premier doudou de notre vie de parents, on nous avait affirmé, déjà, que les enfants choisissent eux même leur doudou.

Je n’y croyais pas complètement. Je pensais que l’attachement à la première peluche serait le plus fort. J’ai vu arriver la marée des doudous offerts à la naissance comme une éventuelle concurrence déloyale, et je ne voulais prendre aucun risque. Je les ai mis à l’écart, alors, dans les caisses de jouets, jamais dans le lit, et les mois sont passés (et avec le temps j’ai lâché beaucoup de mes certitudes et prérogatives de jeune maman…).

D’abord, les bébés de quelques jours, de quelques semaines, se fichent du doudou. Les seins des mamans, les bras et la peau des parents leur suffisent, longtemps.

Pour mes enfants, ce n’est que bien plus tard que le « doudou star » est arrivé. Et ils ont choisi, comme on me l’avait dit, leur doudou – ou plutôt leurs doudous – sans aucune place pour mon avis devenu insignifiant sur ce sujet. Ils en ont récupéré certains dans le coffre à peluches, ont insisté pour nous en faire acheter d’autres chez le plus connu des fabricants de meubles suédois, et ont parfois même viré le doudou de la grossesse (mon fils a mis le sien au rebus pendant de longs mois avant de le retrouver tout récemment).

Et pour LE doudou, le coup de foudre s’est produit au hasard d’une rencontre. Pour mon fils, une peluche cigogne, cadeau d’un ami strasbourgeois de mon mari. Pour ma fille, la petite poupée chiffon reçue à son premier Noël. Pour chacun, la reine – en l’occurrence – des doudous a gagné sa couronne en quelques jours. Depuis, elles règnent, chacune, sur leur royaume de doudous s’étendant de l’oreiller jusqu’aux frontières de la couette, et même au delà, dans la maison, à l’école ou à la crèche. Les sujets de leurs majestés changent par phases, mais les altesses royales, elles, demeurent. Et à force de régner sur le cœur de nos enfants, le doudou devient presque vivant.

« Fais attention à Cigogne tu vas lui faire mal. »

« Elle reste là Grenadine elle me regarde prendre le petit déjeuner. »

La dernière de ma fille est justement à l’origine de cet article. Ces temps-ci, elle sème souvent ses jouets dans les recoins de la maison. Tous ses préférés de chaque catégorie (la dinette, les mini figurines d’animaux, les playmobils…) sont rassemblés à des endroits stratégiques. Notre combat, alors, c’est de lui faire ranger chaque objet le moins loin possible de sa « vraie » place… Il y a quelques jours, donc, elle abandonne sur le canapé sa reine des doudous Grenadine en compagnie d’une petite figurine d’ours brun. Nous lui demandons de ranger la figurine à sa place. Mais elle refuse, et s’exclame, outrée : « Mais non on le range pas, c’est le doudou de Grenadine ! »

Si les doudous commencent eux aussi à posséder des doudous, on n’a pas fini l’étalage de doudous à l’infini… Pour le sens du détail, quand même, regardez sur la photo comme cet ours a une tête de vrai doudou, avec sa figure fatiguée et son oreille bouffée…

Allez, avant de vous laisser, je vous raconte comment le doudou choisi pendant la grossesse de mon fils a repris sa place dans le lit parmi les bouffons de la reine Cigogne… Un jour, je racontais à ma fille qu’on avait acheté son doudou Souricette quand elle n’était qu’un tout petit bébé dans mon ventre, et mon fils a lancé : « Et moi, alors, vous n’avez pas acheté de doudou quand j’étais dans ton ventre ! ». Je lui ai sorti le fameux doudou du fond du panier à peluches, et malgré les jours qui passent, il est toujours dans le lit, une preuve de notre amour d’avant qu’il vienne au monde. Je suppose.

Surconsommation

Surconsommation

Elle sortit un sachet de thé de la boîte en carton et lui imprima un léger mouvement de balancier, observant sa forme pyramidée. Encore un de ces produits « nouvelle génération » aux performances, goûts et prix sur-améliorés. Elle trouvait cela ridicule, toutes ces nouveautés soi-disant révolutionnaires, mais son mari et ses enfants les adoraient au contraire. Ainsi, chaque semaine, ils revenaient des courses avec les derniers nés des industriels : blocs de produit-lavant-tout-compris-anti-vaisselle-ternie encore plus efficaces, sodas et sucreries sans-sucre-mais-avec-vitamines-à-hauteur-des-apports-de-cinq-fruits-et-légumes-par-jour, mélange d’épices-extraordinaires-et-leur-sac-plastique-pour-une-cuisson-géniale-au-micro-onde, parmi d’autres choses incroyables.

En suivant, distraite, les oscillations du sachet pointu, elle se mit à songer à la cuisine de sa grand-mère. Dans cette pièce, claire, lumineuse, chaleureuse, emplie des odeurs de son enfance, elle avait observé, des années durant, la lourde cocotte en fonte où mijotaient les ragoûts, la batterie de cuisine en cuivre accrochée au mur, les ustensiles en bois. Aujourd’hui, entourée de sa multitude de gadgets modernes, noyée sous des kilos de plastique, elle enviait cette modeste simplicité.

Oubliant son sachet dans l’eau bouillante, elle quitta sa cuisine précipitamment. Sa famille l’appelait pour qu’elle vienne ouvrir son cadeau de fête des mères. Avec vivacité, elle déchira le papier, et découvrit le dernier né des gadgets de cuisine : un épulpeur.

« Merci », murmura-t-elle, sans conviction. « On n’en avait pas encore. »

Pendant que ses enfants tournaient le carton dans tous les sens pour détailler les différentes fonctions de ce nouvel appareil, son mari se mit en quête d’une place pour ranger le nouveau venu dans leur cuisine aménagée.

La mère de famille retourna, en soupirant, remuer son sachet de thé dans l’eau bouillante. Saisissant son smartphone, elle pianota sur le clavier, dans la barre de recherche google : « Quel livre acheter pour apprendre la décroissance heureuse à des surconsommateurs hystériques ? »

Je vous fais un paquet cadeau ?

Je vous fais un paquet cadeau ?

Un sujet de saison, aujourd’hui…

Cela fait quelques années que je ne laisse plus aucune vendeuse s’occuper du paquet cadeau à ma place. Le choix du papier, l’emballage, le scotch, le ruban, l’écriture du prénom, pour moi c’est un processus qui fait partie intégrante du plaisir d’offrir.

Pour trouver le bon papier cadeau, c’est aussi un vrai casse-tête, que j’ai heureusement appris à anticiper. Tout au long de l’année, je reste à l’affût, aux caisses des supermarchés, des magasins de jouets ou des boutiques de fournitures d’arts. Et pour Noël, dès le mois de novembre, je me préoccupe d’en acheter plusieurs rouleaux, avant même de penser aux cadeaux que j’emballerai avec.

J’ai appris à ne plus me dire « ce n’est pas le moment », quand il s’agit de papiers cadeaux. Si je laisse passer ce joli motif, jamais je ne le reverrai, je le sais maintenant. Et surtout, quand ce sera le moment, où que j’aille je ne trouverai que des papiers affreux. Mais pourquoi sont-ils si moches, pour la plupart, les papiers cadeaux ? Même quand je suis en veine, parmi le grand choix de rouleaux, si j’en retiens deux, c’est le bout du monde.

Psychorigide du papier cadeau, pensez-vous ?

Peut-être.

Et vous, vous les trouvez facilement, vos papiers cadeaux ?