C’est ma peau tu comprends…

C'est ma peau tu comprends

C’est ma peau tu comprends, elle veut écrire aussi.

Elle veut des lettres incrustées.

Elle veut des mots arabesques.

Elle veut des points, des volutes.

C’est ma peau tu comprends, elle veut se dire aussi.

Elle veut se dessiner des morceaux de musique, faire dans le lyrique.

Elle veut se noircir, se colorer, elle veut crier.

C’est ma peau tu comprends, elle veut me voir souffrir.

Souffrir avant de sourire.

C’est ma peau tu comprends, elle veut son mot à dire.

Je ne sais pas si je peux la laisser se couvrir de rires.

Avant les rides.

 

 

Texte d’atelier d’écriture sur le thème de l’autoportrait à partir de l’incitation d’écriture «C’est ma peau tu comprends, elle…».

Des placards de rue momifiés

Momie 1

Rue Vendôme 13007

Momie 2

Chemin du Roucas Blanc 13007

Momie 3

Chemin du Roucas Blanc (entre la maternelle et l’élémentaire de l’école du Roucas Blanc) 13007

Momie 4

Rue d’Endoume 13007

Momie 5

Rue Fénélon et Robert Giudicelli 13007

« Nous étions éventrés, nos portes ne fermaient plus ou étaient arrachées, nos entrailles à la merci du mistral ou de la pluie battante. Parfois de petits doigts enfantins venaient nous chatouiller entre les fils, épisodes de rire grinçant irrémédiablement suivis de hurlements parentaux. Comme si jouer avec nous était dangereux ! Maintenant, derrière notre déguisement de momies nous voilà un peu protégés, nos tripes à l’abri, et nous avons gagné en prime une apparence amusante. Les petits et grands enfants arrêtent même leur course pour lire nos mots. Finalement, notre nouvelle vie est un pur bonheur ! Nous tenons alors à remercier nos organismes propriétaires légitimes de nous avoir abandonnés à notre délabrement. »

 

Avant :

Avant 1   Message orange

Avant 2   Avant 4

Avant 5

 

J’aimerais beaucoup voir ces photos publiées dans un média ou un autre… Si vous voulez leur donnez un coup de pouce n’hésitez surtout pas !

Fabriquer sa bouteille de retour au calme

Fabriquer sa bouteille de retour au calme

Une des magies que je vis sur internet, c’est d’y trouver des idées que je n’aurais pas eu autrement… Comme la bouteille de retour au calme. A force de cliquer, dans Pinterest (j’en parlais ), sur des idées de bricolages pour mes enfants ou pour ma classe, ou sur des astuces d’éducation positive, j’ai vu apparaître ces objets remplis de paillettes, j’ai nommé les « bouteilles sensorielles » ou « bouteilles de retour au calme ». Alors je ne vais pas vous vanter les propriétés calmantes des dites bouteilles, je doute fort que quelques paillettes flottant dans une bouteille en plastique puisse avoir un effet sur les grosses colères de mes enfants… Mais l’objet est joli, très attractif même, facile à fabriquer et à personnaliser, ce qui suffit déjà pour en faire une sympathique activité de début de vacances.

Comme pour le slime (pour le coup la pâte pailletée moitié coulant moitié gluante je ne suis pas sûre de tester je crains que mon intérieur ne s’en remette pas), il semblerait qu’il existe de nombreuses recettes. Je ne vais pas vous livrer « la vraie bonne recette », oubliez-moi sur ce coup. Au contraire, je vais vous rassurer : faites au feeling ce sera très bien. En ce qui nous concerne, on a mis environ un tiers d’eau colorée avec de la gouache fluo, de la colle Cléopatre (mélangée en amont avec des colorants alimentaires et des paillettes) puis pour compléter, encore de la colle, un peu plus de paillettes, un peu de liquide vaisselle (pour faire des liquides de différentes densité, j’avais lu ça sur un site – ne me demandez pas lequel) et pour finir des sequins étoiles. On peut bien sûr varier les éléments, ajouter de petits objets, des pompons, des perles (allez, promis si j’en fabrique d’autres je rééditerai cet article avec les variantes)…

Dans tous les cas, la bouteille ne doit pas être trop remplie, pour que le liquide puisse « bouger » à l’intérieur. Le plus délicat est la coloration de la colle avec les colorants alimentaires en poudre, par exemple je n’ai jamais réussi à obtenir du violet pour la bouteille de ma fille qui en est restée au bleu foncé, et le orange de mon fils tire plus vers le jaune. Certains utilisent de la colle pailletée (glitter glue) achetée dans le commerce. J’ai voulu faire ma maline en la fabriquant moi-même mais le résultat est moins joli, d’autant plus que je n’ai trouvé que de la colle blanche, et l’effet serait probablement meilleur avec de la colle transparente…

Quoi qu’il en soit, je vous conseille cette fabrication, de quoi mettre des paillettes dans les yeux de vos petits !

 

Et vous ? Vous avez testé la bouteille de retour au calme ? Le slime ? Avec quels effets sur vos enfants ? Dites-nous tout en commentaire !

ECRIRE

Aujourd’hui vous aurez deux textes en un… les productions de mon tout premier atelier d’écriture (lui, ). Enfin j’ai sauté le pas de l’atelier, pour moi une incitation lumineuse à continuer, à persister…

 

Le rituel

Ecrire 1

Tu fermes les yeux une seconde. Ou deux. Ou trois. Tu contemples le blanc brillant de la page. Tu baisses le menton vers ta poitrine, prends une inspiration. La blancheur vibre. Elle semble résonner. Tu effleures le clavier de ton ordinateur. Tu chasses la poussière ? Tu le caresses plutôt. Encore. Encore. Une obsession sous le grain de tes doigts. Parfois tes mains s’élèvent juste au dessus des touches. Tes doigts se frottent les uns contre les autres. Encore un époussetage. Que pensera celui qui te verra accomplir cette danse des mains devant ton traitement de texte encore vide ? Tes pensées prennent le relai. Tu te trouves ridicule.

Tu le sais bien, pourtant, qu’il te faut juste écrire. Jeter les mots. Les envoyer comme des projectiles. Alors ils s’enchaîneront les uns aux autres et l’écran se remplira. La lecture de tes mots sera une autre épreuve. Une autre souffrance. Un combat que tu perdras peut-être. Plus tard.

Maintenant, tes doigts martèlent le clavier de ton portable en saccades de mots. Le cliquettement ininterrompu te berce, t’enivre…

Soudain le silence. Vide. Tes doigts battent l’air en silence. Ils montent sur tes tempes. Se frottent les uns contre les autres. Caressent la frontière de ta lèvre inférieure. Tu entends la voix de ta tête dans le vide qui t’entoure. Tu changes de position peut-être. Tu étends ou replies tes jambes. Tu passes du canapé à la table. Tu te sers un thé. Tu joues avec la mollette à faire défiler ton pauvre texte. Puis… Tu fermes les yeux une seconde.

 

 

Le Pourquoi de l’Ecrire

Ecrire 2

Quand je ferme les yeux j’entends la mer, le souffle de son ressac lent sur une plage déserte, son calme, son bruit de respiration silencieuse, son chemin qui repart et revient à l’infini. Elle est inexorable, inexprimable, inventive, intérieure, infinie, comme l’écriture, elle est, elle existe, elle se contente d’être à la vie.

Ecrire ce n’est pas raconter, ce n’est pas raisonner, ce n’est pas faire des phrases, c’est lutter avec les moyens du bord. Ecrire, c’est vivre, plutôt, même si vivre c’est peut-être lutter, c’est peut-être danser, c’est peut-être chanter. Ecrire c’est inqualifiable et inévitable. Ecrire c’est vivre, c’est se remplir de mots pour dire le plein ou le vide de sa vie. Ecrire c’est penser, réfléchir, naviguer, cheminer, voyager. Ecrire c’est être, être soi, être à soi, être même à soi-même. Alors pourquoi écrire ? Parce que.

 

 

Pour ce second texte, l’incitation d’écriture était d’insérer la citation choisie par notre voisin de gauche (en italique dans mon texte, il s’agit d’une citation de Daniel Pennac tirée de la préface de l’Affreuse, d’Ariel Crozon).

Et bien sûr, ce texte dialogue avec celui-là : Ecrire c’est vivre.

Images de ma première expo

Ph10 01

Au moment où je prépare ma future exposition – à partir du 19 mai à Aubagne, je vous en reparle très bientôt – je veux poser ici quelques images pour (re)partager avec vous l’esprit de ma toute première exposition…

Elle a eu lieu en décembre dernier. Elle mêlait photos et dessin, avec pour titre Etre une maman contemporaine c’est un art.

Qui s’interroge sur l’art d’être maman, aujourd’hui ? Qui s’interrogent sur l’art contemporain ? A quel moment notre vie quotidienne devient-elle de l’art ?

Qui s’interroge sur ce que font les femmes, les mères, sur ce qu’elles veulent, sur ce qu’elles sont ?

Cette exposition se déclinait en différentes « actions artistiques » de maman contemporaine.

Chanter Joyeux Anniversaire

Maman de Plume a 1 an

Le temps se déverse goutte à goutte, une fuite jamais colmatée, et au milieu de l’inondation, certains jours pèsent plus que d’autres. Les larmes coulent quand les souvenirs ressurgissent de certains flots.

Alors, les yeux scintillants, on fête chaque année, en hissant les couleurs de l’enfance joyeuse, sa flamme remuante. On soigne les préparatifs, on échauffe sa voix pour chanter à tue-tête, et l’on se découvre des talents de jukebox/animatrice/cameraman…

 

Se faire de nouveaux amis

L'écriture sur internet

Avant, on jouait les geeks collés à notre écran. Après aussi…

Quand nos grand-mères étaient abandonnées avec leur bébé et leurs questions, nous vivons l’exact inverse. Nous nous noyons dans ces mondes ; sites médicaux, forums et autres guides de survie plus ou moins spécifiques, plus ou moins bienveillants, plus ou moins inquiétants ou déroutants…

Quelle place reste-t-il pour se faire confiance et suivre son instinct ?

Les guider vers l’autonomie

L'allaitement dure trois ans

L’allaitement dure trois ans

Du moins, il peut. Comme il peut durer trois jours. Ou trois semaines, avec ce pic de croissance dont personne ne parle… Ou trois mois, avec la reprise du boulot et le refus de la présumée torture du tire-lait.

Il existe mille raisons d’arrêter l’allaitement avant qu’il ne cesse de lui même…

Et sinon, il y a le sevrage naturel, cette normalité biologique oubliée : à un moment, l’enfant est prêt à passer à autre chose, et le réflexe de succion disparaît. Tout concorde, ils n’en ont plus besoin et ils ne savent plus.

Ainsi, mois après mois, ils cheminent avec naturel vers leur autonomie.

 

Contempler le monde avec des yeux d’enfant

Le vélo, liberté urbaine ?

Liberté urbaine ?

Le 31 janvier 2016, l’événement politique de la semaine c’était Christiane Taubira quittant le gouvernement à bicyclette. Alors on avait érigé ce vélo en « symbole de liberté » – n’ayons pas peur des mots.

Moi, je m’interrogeais sur cet objet (A la mode ? Electrique ? Familial ?) et sur ma peur de l’accident.

Et c’est ainsi que cette photographie est née, à l’intersection entrechoquée de la liberté et de la ville…

 

Petite Padawan

Petite Padawan

Est-ce que les filles aussi ont la Force ?

Apparemment, l’imagination n’est pas une question de sexe.

Les laisser explorer l’immensité des possibles qui s’ouvre devant eux… Ce n’est peut-être pas plus difficile que de créer en pensée des mondes irréels…

 

Interpréter la couleur et l’odeur

Tester les couches lavables

Le pipi de trop

Encore un monde qui s’ouvre à nos pieds, et devant nos yeux ébahis, lorsque l’on rentre dans la parentalité.

Avant d’y être confrontée, je croyais que toutes les couches se valaient, et que leur contenu était aussi de qualité égale.

Puis j’ai découvert l’arc-en-ciel des selles du bébé allaité et j’ai appris à lire dans les couches comme d’autres devinent le marc de café.

Je les ai soupesées avec la tentation d’utiliser balance et calculatrice.

J’y ai baladé mon flair et, hormis les odeurs âcres et violemment acérées des cacas de bébés plus tout à fait nourrissons, c’est la senteur du dérivé de pétrole qui a insulté mon nez. Surtout après m’être habituée, avec les couches lavables, aux odeurs normales non additionnées de chimie.

Enfin, j’ai essuyé les débordements inexpliqués des couches leader du marché – plus souvent que les fuites de mes lavables. Pourtant, on avait fini par y croire… « Je fais caca aussi, ou tout le monde a compris ? »

Trouver leur place

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Deux ans et demi, et un petit problème de place

Deux ans et demi, et un petit problème de place

Les jeunes enfants, c’est souvent, en plus de tout le reste, un souci de garde. A l’usage, on se rend vite compte qu’on a trop de contraintes pour réfléchir seulement en terme de bien-être de nos petits.

Les places en crèches ? Rarissimes dans les crèches municipales et dans les crèches privées à prix abordable. On peut éventuellement dégoter une place en micro-crèche, si l’on aligne les ronds… sans oublier que les aides de la CAF se tarissent aux trois ans de l’enfant.

Une autre solution ? Les assistantes maternelles… souvent pas ouvertes à l’accueil des petits à temps partiel. Et toute une confiance à construire.

Reste l’école, mais là encore, contre toute attente, c’est un problème de place qui se pose. Si l’enfant n’est pas « dans l’année de ses trois ans » en septembre, la mairie étudiera le dossier après la rentrée… Même les écoles privées n’ont aucune place disponible, plus d’un an à l’avance !

Alors on fait quoi ? On cherche…

 

Décoder leurs mots

Parents avec décodeur intégré

Parents avec décodeur intégré

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En pleine explosion langagière, ils se font très bien comprendre, tout en parlant de façon, disons, personnelle… Moments savoureux qui ne durent pas.

 

Les cinq premières photographies sont disponibles en tirage de qualité professionnelle, grand format (environ 40×60 cm), sur aluminium… alors si vous les voulez pour chez vous, votre commerce, votre salle d’attente… Contactez-moi. Je peux même vous les prêter, après tout l’art doit vivre… et pas dormir dans un placard

Ma prochaine expo sera plus « plastique » et moins « photographique », mais toujours, colorée, participative et davantage ouverte aux petits !

Plus d’informations très bientôt…

 

Ecoute, j’écris…

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Ceux qui me connaissent – un peu – ou qui me lisent – beaucoup – savent que j’écris passionnément… Tous les jours ou presque. Que l’écriture a pris dans ma vie une place que je ne croyais pas libre. Différents projets s’égrènent, entre les écrits de mon blogs, vifs et distrayants, et la laborieuse écriture d’un roman. Le temps disparaît dans le quotidien, et les minutes de creux, précieuses, s’enrobent de bruits ambiants. Musique, jouets, pleurs, disputes, télé… Pas facile alors de se concentrer sur les mots et la mélodie des phrases.

Pour écrire malgré tout j’ai trouvé ma solution : l’écoute de musique « nature », pluie, bruits de cascade ou rivière chantante. Ce « bruit blanc » dans les oreilles me coupe de l’environnement sonore de la maison. Rien à voir avec la musique, même classique, qui m’oblige à la suivre exclusivement. Le bruit blanc est au contraire une bonne alternative au silence, enrobant et un peu enivrant. Et je sors toujours de ces sessions d’écriture un peu étourdie.

Par contre je n’ai pas encore trouvé comment lutter contre la procrastination face à la feuille blanche…

Et vous, avez-vous des astuces d’écriture au quotidien ?

La carte de vœux des petites mains

Fabriquer une carte de vœux originale, dès 3 ans, c’est facile…

J’ai mené cet atelier dans le cadre de mon exposition, en m’inspirant de cette boîte lumineuse réalisée avec des collages, et de la lumière.

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Et voilà les œuvres des petits loups :

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85-carte-de-voeux-3   85-carte-de-voeux-4

85-carte-de-voeux-5   85-carte-de-voeux-6

Bien sûr c’est très facile à réaliser chez vous. Il vous faut des papiers de couleurs un peu épais, des ciseaux, de la colle, des crayons de couleurs, un cutter, une vrille, éventuellement des perforatrices à formes, et des lettres découpées dans des magazines.

En partant d’une demi-feuille de couleur A4 pliée en trois, les enfants décorent «l’extérieur» du pliage en utilisant des collages de formes géométriques – principalement des triangles et des carrés. On leur suggère qu’avec ces formes ils peuvent «fabriquer» des maisons, des sapins, des cadeaux, des étoiles. Et puis on les laisse créer, en les aidant au besoin.

Après quelques minutes, on sort les crayons de couleurs. Puis les perforatrices. Certains trouent leur carte, d’autres utilisent les formes découpées pour enrichir leur «paysage», ou les deux.

Ceux qui veulent écrire un message peuvent utiliser les lettres découpées.

Enfin, on découpe au cutter, en suivant leurs indications, des fenêtres dans les maisons ou d’autres petites ouvertures qui transformeront la carte en photophore grâce à une petite bougie à led. La vrille permet de dessiner un ciel étoilé ou des guirlandes lumineuses.

 

En utilisant les mêmes outils, voici mes créations :

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Je vous souhaite un bon bout d’an !

Exposition « Etre une maman contemporaine c’est un art »

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La vie prend parfois des tournants inattendus. La volonté d’exposer mes œuvres (photo)graphiques est apparue je crois au détour d’un songe… Et comme je n’abandonne jamais une idée créative, j’ai décroché cette première exposition dans un “concept store” de la rue de la République à Marseille. Elle s’intitule “Etre une maman contemporaine c’est un art”, et c’est une exposition qui fait la part belle aux spectateurs, alors venez… voir, sentir, créer, écrire…

En plus vous pourrez trouver dans ce lieu des pièces uniques de créateurs locaux qui feront des cadeaux originaux pour Noël. Bijoux, accessoires, vêtements pour petits et grands, doudous câlins, veilleuses rassurantes, et même savons fait main ou shampoings solides… De quoi combler tous les goûts et tous les budgets.

“Etre une maman contemporaine c’est un art”, exposition du 9 au 30 décembre à L’Alternative Concept Store (21 rue de la République, 13002 Marseille).

Vernissage le vendredi 9 décembre à 18h.

sophie-deb

Atelier créatif “Carte de vœux” pour les 3 – 6 ans le samedi 17 décembre à 11h.

Création d’images

Maman de Plume a un an

Maman de Plume a 1 an

L'écriture sur internet

L’écriture sur internet, SFFF, fan fictions, geeks et autres steampunkeries…

n15-histoire-dair

Une histoire d’air

Le pipi de trop

Le pipi de trop

Deux ans et demi, et un petit problème de place

Deux ans et demi, et un petit problème de place

Surconsommation

Surconsommation

Tranches de vie

Tranches de vie

Et ça rend la vie plus belle

Et ça rend la vie plus belle

Le rubikscube mon cauchemar

Le Rubik’s cube, mon cauchemar

Attention être sensible

Attention être sensible

La DRH preferait le biberon

La DRH préférait le biberon

Au nom de sa famille

Au nom de sa famille

Pleurer aimer continuer

Pleurer, aimer, continuer

Parents avec décodeur intégré

Parents avec décodeur intégré

L'allaitement dure trois ans

L’allaitement dure trois ans

Plaidoyer pour une exposition

Opter pour la couleur dans la grisaille

Extraire la maternité de l’invisibilité

Faire voltiger la prétention guindée et ça… Musée !

Ouvrir les portes

Suivez-moi !

Ecrire c’est vivre

Ecrire c'est vivre

Je n’arrive même plus à me rappeler comment j’occupais mes soirées avant. Ce que je faisais après l’effervescence de la journée. Comment je clôturais mon temps éveillé, quand je n’avais pas ce rituel d’écriture, tard le soir. Généralement, c’est après le film. Sauf quand la fatigue m’emporte.

Ce sont quelques mots, ou quelques pages. Différents projets qui s’imbriquent, qui se remplacent ou s’additionnent.

Une chose est sûre, c’est que depuis quelque temps, l’écriture a pris beaucoup de place dans ma vie, comme une passion qui dévore ma cervelle. J’agglutine le temps que je veux y consacrer, j’accumule les minutes. Les mots grignotent plus de place dans ma tête, dans ma vie.

Je perçois le changement. Je me demande comment j’ai pu vivre sans ce frisson de la création écrivaine. L’accomplissement de l’histoire achevée, la maternité des personnages qui vivent en miroir de mes pensées…

Comment j’ai pu aller au lit sans projet de roman ? Comment j’ai pu contrer les caprices du sommeil sans intrigue de nouvelle à échafauder ? Comment j’ai pu m’interroger, m’indigner, m’extasier, sans l’écrire, le partager ou en faire au moins une étincelle de quelque chose de plus grand ?

Ma vie est autre, et je suis autre, depuis que j’écris. Je suis plus. Une version augmentée de moi-même. Je suis les mots qui coulent dans ma tête. Je suis les petites notes que je prends à la va-vite sur le chemin du travail de peur d’oublier.

Je suis mon rêve d’écrivain qui me poursuit depuis presque toujours…

En ce moment, la fatigue me rattrape, à l’heure où j’affronte la page blanche sur mon écran, mes paupières tombent sans que je puisse rien y faire. Et quand je me couche, je n’arrive pas au bout de la première de mes pensées d’intrigues.

Le sommeil est plus fort, et c’est un vide douloureux qui s’installe chez moi, quand je n’écris pas.

Mais bientôt les vacances, et je vais combler le vide, vivre, rire, lire, et écrire.