Le plastique c’est pas fantastique

Le plastique c est pas fantastique

Jeudi dernier je me suis réveillée avec cette information : selon une étude du WWF, les cétacés de Méditerranée sont contaminés par les phtalates (ces composés chimiques dangereux qui rentrent dans la composition des plastiques).

Vous le savez peut-être déjà, nos océans abritent 269000 tonnes de plastique.

Au nord de l’océan pacifique, c’est une soupe de plastique qui flotte, jusqu’à 30 mètres de profondeur. Une soupe mêlant de petits fragments et de gros déchets, sur une surface étendue comme six fois la France. A ce sujet vous pouvez lire cet article du Monde sur le 7ème continent de plastique.

Il paraît qu’on a commencé à faire des efforts pour réduire nos déchets plastiques. Déjà on a interdit les sacs plastiques en magasin (j’en parlais ). Enfin pas vraiment, on trouve encore des sacs plastiques – « réutilisables » qu’ils disent. Ensuite, les gobelets et assiettes en plastique devraient être interdits en 2020 pour privilégier le carton…

Mais en attendant, si l’on suit l’estimation selon laquelle 10% du plastique produit chaque année finit dans la mer, ça fait 1000 gobelets par an dans la Méditerranée rien que pour l’école maternelle de mon fils…

Comme les sources se croisent et se confortent, je suis tombée sur cette interview de Beth Terry, une activiste américaine du no plastic. Selon elle, le plastique biodégradable est problématique car sa composition est souvent obscure. Quant au recyclage, quand il est possible il reste cher, coûteux en énergie et même polluant… Reste la possibilité de réduire notre consommation de plastique. Vous voulez vous y mettre ? Voici les 100 premières étapes – en anglais – de Beth Terry.

(Moi je vais ressortir la partie anglaise de mon cerveau pour les lire… et puis je vous tiens au courant !)

Vies d’ordures, l’exposition incontournable du Mucem

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Cette grande exposition très complète nous permet de réfléchir à nos modes de vie, et en particulier à notre énorme production de déchets.

En cheminant, on observe tour à tour le débordement de déchets sur notre planète, ce que la modernité nous a apporté en terme de surconsommation d’objets en plastique jetables, et puis tous ces gestes de gestion de ces déchets qu’on oublie volontiers au quotidien : ramasser, transporter, stocker, trier, recycler…

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C’est une exposition nécessaire, dont on ressort à la fois écrasés par l’immensité de la tâche à accomplir, et la tête pleine d’images pour nous aider à nous améliorer. Car le changement vient aussi de chacun d’entre nous.

Je crois que faire cette expo en famille, c’est un acte d’éducation incontournable au 21ème siècle… Allez, amis marseillais (ou pas), vous avez jusqu’au 14 août pour vous y rendre !

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D’ailleurs, pour aller au bout de la logique, je compte bien recycler cette expo auprès de mes élèves…

Et promis, je vais me remettre la tête dans la réduction de déchets, et je reviens très bientôt pour vous parler « Zéro déchet » (ou presque).

 

Tester les couches lavables ? C’est par ici !

Tester les couches lavables

Le système des couches lavables vous intrigue mais vous n’avez pas encore sauté le pas ? Vous vous questionnez ? Vous vous êtes perdus dans l’infinité de sites marchands – et non marchands – traitant de ce sujet ?

Pas de panique, je vous dis tout, en mode concis, avec les liens qui vont bien, et je vous propose même des packs gratuits pour tester !

Allez, on est partis, donnez-moi la main vous allez découvrir un univers fascinant !

Le système des couches lavables, pour faire simple, consiste à remplacer les couches Pamprout bourrées de produits chimiques et d’autres substances issues du pétrole par des couches en tissu. C’est mieux pour les fesses de bébé (et il n’absorbe pas de produits dangereux par la peau), c’est mieux pour la planète (tant à la fabrication qu’en terme de déchets), c’est mieux pour votre porte-monnaie (un calcul édifiant ici partie 4 « La couche lavable est économique »). Même en comptant l’eau utilisée pour le lavage, ça fait moins que l’eau nécessaire pour fabriquer des couches jetables.

Les principaux inconvénients, c’est qu’il faut se tenir à une discipline de lavage, investir au départ, et ne pas craindre de gérer les pipis et cacas de nos enfants (mais bon, ça, en tant que parents normalement on gère…).

Les différents systèmes

Les TE1 ou « tout en un », c’est sur le papier le système le plus simple. La couche en tissu est d’une seule pièce, elle absorbe à l’intérieur et est imperméable à l’extérieur. On peut avoir un système de poche pour rajouter un ou deux « insert » ou « absorbant » (un rectangle de tissu plus ou moins épais qui absorbe, comme son nom l’indique).

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Problème, ces couches sont chères à l’achat (je dirais dans les vingt euros pièce) et les élastiques qui permettent qu’il n’y ait pas de fuites ont une durée de vie inférieure à celle du tissu.

Quand j’avais testé – brièvement – les couches lavables avec mon grand, j’avais entrepris de fabriquer mes propres couches TE1, mais elles n’étaient pas tout à fait parfaites en terme d’élastiques… d’où quelques fuites.

Vous aurez quand même une TE1 fait maison dans chaque pack « grand bébé ».

Les TE2 (« tout en deux ») sont absorbantes dedans imperméables dehors et on rajoute l’absorbant à l’intérieur, par pressions généralement (au lieu de le mettre dans une poche comme pour les TE1).

En théorie on peut changer juste l’absorbant et garder la couche jusqu’au change suivant. En réalité ça déborde toujours sur les côtés, donc il faut tout changer à chaque fois.

Je pensais adopter ce système mais j’ai été déçue en seulement quelques essais.

Les couches lavables classiques sont très absorbantes (et font un énorme popotin). Elles sont constituées d’une couche absorbante (avec un absorbant en plus généralement) et d’une culotte de protection imperméable séparée. C’est le système pour la nuit (parce qu’avec une couche TE1 TE2 ou avec un lange c’est l’inondation assurée). Pour ces couches j’ai toujours été contente de la marque Popolini. Et comme j’étais dans une période couture j’avais ajouté la polaire pour avoir un effet au sec…

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Vous aurez deux couches classiques « de nuit » dans chaque pack « grand bébé ».

Le système des langes est celui qu’on a adopté pour notre fille, dès le retour de la maternité et pendant plus d’un an (après on a lâché… pour différentes raisons qui n’ont pas grand chose à voir avec les couches elles mêmes). Il est à la fois très économique à l’achat, très adaptable à la morphologie du bébé, très facile à faire évoluer dans le temps à moindre frais…

Ce système consiste à utiliser un lange pour la partie absorbante et une culotte de protection imperméable par dessus. Nous avons utilisé trois types de langes.

Les langes prépliés : j’en ai des petits et des grands, ainsi que des absorbants carré en matière bambou.

C’est le top pour les nourrissons. On les plie en trois ce qui donne un rectangle allongé, on les place dans la culotte imperméable et banco. Pour les petits langes, la partie centrale est plus absorbante, alors si on veut pousser le perfectionnisme, on peut plier dans le sens des coutures pour un garçon pour avoir la même absorption partout ou dans l’autre sens pour une fille pour avoir plus d’absorption au milieu… Enfin vous verrez à l’usage !

Vous aurez trois petits et trois grands langes prépliés, ainsi que des absorbants en plus dans chaque pack « petit bébé ».

Les langes simples : un carré de tissu fin que l’on plie. Pour les nourrissons on utilise un seul carré que l’on plie ainsi.

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Quand ça n’absorbe plus assez, on passe à deux langes que l’on plie comme ça.

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Et on utilise un snappy pour faire bien tenir.

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Une culotte imperméable par dessus (à une taille adapté à votre enfant) et c’est réglé !

Vous aurez au moins deux langes simples dans chaque pack « grand bébé ». Ils sont adaptables aussi aux petits bébés.

Les langes à nouer : explication de mise en place ici.

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Quand le lange à nouer est devenu insuffisant en terme d’absorption, on a rajouté un absorbant « à l’intérieur du pliage » du lange à nouer.

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Là j’ai beaucoup utilisé les absorbants que j’avais cousus pour mes TE1.

Vous aurez au moins deux langes à nouer dans chaque pack « grand bébé ». Ils sont adaptables aussi aux petits bébés.

 

A propos des absorbants des TE1 :

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Attention !!! Ils ne doivent pas être en contact direct avec la peau de bébé, car c’est de la microfibre et ça absorbe tellement que ça assèche la peau fragile de bébé.

 

A propos des langes simples et des langes à nouer : au départ on avait fuite sur fuite… jusqu’à ce que j’applique cette astuce. Il faut « rouler » le tissu du lange au niveau des cuisses, vers l’intérieur. Le tissu ne doit surtout pas « bailler », sinon c’est l’inondation !

 

Les couches lavables au quotidien

La fréquence de change

Il faut quand même rester attentif à changer bébé toutes les deux, trois heures maximum (sauf pour les couches de nuit bien sûr)… C’est sûr que sans la chimie l’absorption n’est pas « magique » !

Le stockage sale

Chez nous on stockait les couches sales dans une poubelle avec couvercle, et on faisait une lessive tous les deux trois jours maximum. Pour les pipis on s’embête pas, zou dans la poubelle. Pour les cacas soit on utilise des voiles de protection pour jeter direct le voile et son contenu à la poubelle (mais comme ça déborde…) soit on envoie le caca dans les toilettes. Nous on avait un système de bassine, on rinçait à l’eau de la douche dans la bassine puis on vidait la bassine aux toilettes.

Le stockage propre

Un autre détail qui a son importance, pour les langes, il vaut mieux les plier quand ils sont secs et les ranger tout bien pliés dans la salle de bain… Parce que le pliage avec un bébé qui gigote sur sa table à langer, c’est la cata assurée !

Le décrassage

Quand on s’aperçoit que les couches absorbent un peu moins bien (ou quand on récupère des couches d’occasion) il faut les « décrasser ».

Pour tout ce qui est en tissu absorbant (pas imperméable), couches classiques, langes, inserts absorbants, lingettes :

Faire tremper dans de l’eau très chaude avec 500g de cristaux de soude et 2 pressions de produit vaisselle écologique. Remuer un peu tant que c’est chaud, laisser 24 heures environ. Transférer sans essorer dans un seau, laisser 2 jours et 2 nuits. Faire tourner à la machine, sans lessive, à 60°C.

Pour les couches TE1 (avec tissu imperméable) :

Tremper les couches dans le bain de cristaux, mettre du liquide vaisselle sur l’entrejambe et frotter. Laisser agir hors du bain. Faire tremper 5 minutes dans le bain avant de tout sortir pour aller dans le seau.

Les culottes de protection imperméables

Ce n’est pas la peine de les décrasser. On peut les réutiliser plusieurs fois, mais on doit les aérer entre chaque change. On peut les rincer si on veut ou si ça sent fort. Au bout de quelques utilisations ou quand elles sentent l’urine, on les met à laver.

La lessive

Les lessives du commerce peuvent avoir tendance à encrasser les couches (une liste de lessives correctes pour les couches lavables ici). Notre solution a été de fabriquer notre propre lessive… Et du coup on l’a gardée même après les couches.

Pour 3L de lessive, 125g de savon de Marseille véritable type Marius Fabre, 30 gouttes d’huile essentielle (moi je prends arbre à thé pour les propriétés antibactériennes).

Râper le savon, ajouter 2L d’eau et porter à ébullition.

Eteindre quand ça bout, laisser tiédir en remuant de temps à autre.

Verser dans le bidon, ajouter 1L d’eau puis 30 gouttes d’huile essentielle (lavande ou tea tree) quand la lessive est refroidie (moins de 40°C).

Le lendemain, selon la consistance, ajouter de l’eau et mélanger.

Le vinaigre blanc

Ajouté dans le bac à assouplissant de la machine, il désodorise le linge, évite les dépôts calcaires et désinfecte, mais attention, le vinaigre blanc, ça flingue les élastiques des couches lavables !

 

Ouf, c’est fini !

Si vous saviez… le temps que j’ai passé sur le net à chercher toutes ces infos un peu partout ! Et pour vous, c’est du tout cuit… bande de veinards !

Vous en voulez plus ? Faites un tour ici, une référence hyper complète !

Si vous êtes convaincus, un petit mail ici mamandeplume@gmail.com et vous récupérez un sac avec quelques couches test (frais de port à votre charge si besoin).

A disposition :

4 packs « grand bébé » avec 1 TE1, 2 absorbants, 2 couches de nuit et 1 culotte de protection « nuit », 2-3 langes simples et 1 snappy, 2-3 langes à nouer, 2-3 culottes de protection « jour » tailles moyenne et grande.

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2 packs « petit bébé » (en complément du pack « grand bébé » si vous commencez tôt) avec 3 petits langes pliés, 3 grands langes pliés, 2 absorbants en plus, 2-3 culottes « jour » taille petite, 1 culotte nuit taille petite.

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Pourquoi je fais ça ? Je préfère faire découvrir les couches lavables à quatre personnes hésitantes plutôt que de m’acharner à les vendre très peu cher à des parents déjà convaincus… Les bonnes initiatives doivent être propagées !

(Je vous parlais déjà couches, , et contrairement à ce que j’en disais, j’aurai bien fini par faire la promo des couches lavables !..)

A bientôt !

Sans sac plastique on fait comment ?

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Cela n’a échappé à personne, nous ne sommes plus dans la période de gloire des sacs plastiques. (Je me souviens qu’enfant mes parents m’avaient appris à récupérer plus de sacs que nécessaire à la caisse du supermarché pour s’en servir de sacs poubelles à la maison…)

Désormais les sacs distribués, gratuitement ou pas, dans nos magasins sont soit réutilisables, et c’est écrit dessus, soit des sacs en « plastique » issus de matières végétales, et sont compostables, soit des sacs en papier. Et c’est déjà bien (les détails de cette mesure sont ici). Mais tous ces sacs finiront de toute façon à la poubelle à court ou moyen terme.

Alors il existe encore une autre solution : le réutilisable. C’est vrai, il faut anticiper au moment où l’on part faire ses courses, mais nous sommes de plus en plus nombreux – j’ose le croire – à au moins réutiliser nos cabas, voire à prendre des sacs en tissus pour les fruits et légumes (le supermarché bio de mon quartier en vend depuis peu dans le rayon légumes et dans le rayon vrac), à proposer au boucher ou au fromager des boîtes plastiques au lieu de ces papiers plastifiés d’emballage qui ne servent que le temps du trajet de retour, à rechercher des produits en vrac pour éviter le suremballage…

En ce qui me concerne, je suis une inconditionnelle de ces sacs en tissu qui fleurissent un peu partout. J’en ai de différentes tailles, couleurs et épaisseurs, ils ne prennent pas de place, roulés en boule au fond du sac, et sont mes meilleurs alliés de courses.

Et vous, vous faites comment sans sac plastique ?

Ça c’était avant

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Dire qu’il y a dix ans, je ne triais même pas mes déchets… Je faisais un bond à chaque fois que je rencontrais une chenille dans une salade, je ne mangeais surtout pas bio, et je croyais encore que les industriels de l’alimentation nous voulaient du bien…

Mais ça, c’était avant.

Depuis que j’ai appris – grâce à mon amoureux – à trier mes déchets, je ne m’imagine plus faire autrement ; même en vacances on fait l’effort de chercher les conteneurs papiers, emballages et verre.

Avec l’arrivée des enfants, et la prise de conscience progressive des couleuvres alimentaires qu’on essaie de nous faire avaler, nous mangeons de plus en plus bio. Alors les petites bêtes, on en a toutes les semaines dans notre panier de légumes…

Il y a quelques semaines, à la caisse du magasin bio, une cliente m’interrogeait sur mes achats de féculents en vrac. Je me suis entendu lui expliquer que oui, effectivement, les petites bestioles arrivent plus vite, mais que finalement on s’habitue à trouver des choses vivantes dans notre nourriture…

Enfin – chose qui m’aurait paru impossible il y a dix ans – j’envisage très sérieusement d’équiper notre appartement d’un lombricomposteur, histoire de ne plus gonfler notre poubelle avec toutes ces épluchures, alors qu’elles pourraient servir de nourriture de choix à toute une colonie de vers de terre…

Il n’y a que la raison pour faire changer nos actions.

Petit papa Noël, si tu passes par là … c’est un cadeau original, le lombricomposteur !

Les « lieux d’aisance » en camion aménagé

C’est une des interrogations les plus fréquentes. Et pour y répondre correctement, il faut plus de temps que les quelques secondes que les gens nous laissent en général. Tout le monde se pose la question, mais quand on commence à expliquer, c’est si gênant que bien souvent la conversation tourne court. Tout l’intérêt de cet article est donc de lever le voile sur le problème des toilettes (et d’y renvoyer ceux qui nous interrogeront à l’avenir).

Dans notre combi, on a un évier qui pompe dans une réserve, deux feux fonctionnant au gaz, deux lits doubles, pleins de placards, mais pas de toilettes, ni de douche.

 

Pour la douche, déjà, deux solutions. Si le temps est frais ou venteux, on oublie. On attend d’être rentrés chez nous (quand on est en week-end) ou on attend le camping (en général un jour sur deux sur les séjours plus longs). Mais si les températures sont clémentes, on utilise la douche solaire. Avec ses vingt litres on peut prendre deux douches chacun sans traîner. Il faut trouver un coin assez paumé pour pouvoir se doucher à l’abri des regards, ou bidouiller un système D.

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Mais comme la plupart des moments qu’on vit sur la route avec notre combi, la douche en plein air, c’est mythique…

 

Reste la question des toilettes. On aurait pu opter pour les toilettes chimiques. Un gros cube avec un réservoir rempli de produits chimiques pour commencer à dégrader – je suppose – les excréments, et puis encore d’autres produits chimiques en guise de chasse d’eau. Mais ça pue, c’est mauvais pour la planète, c’est très encombrant, et puis il faut les vider – beurk – dans des endroits dédiés pas forcément faciles à trouver.

Alors on a opté pour une solution beaucoup plus simple. On nous avait parlé du seau hygiénique, un seau avec un rebord arrondi pour le confort, et un couvercle. Comme cet objet s’est avéré introuvable hors internet, on s’est rabattu sur un pot, un pot d’enfant de taille assez confortable, même pour un adulte, qu’on peut trimballer de l’intérieur à l’extérieur selon nos envies…

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La petite commission, on la vide dans un buisson au pied du combi, un coup d’eau et c’est réglé.

Pour la grosse commission, la meilleure de nos solutions consiste à mettre un sac plastique dans le pot, puis, si c’est la nuit par exemple, quelques poignées de sciure (de la litière pour hamster) pour couvrir l’odeur. Je vous assure, ça marche. Ensuite, on ferme le sac, et zou, à la poubelle. Niveau consommation de plastique on n’est pas au top, mais niveau praticité on est plutôt bien.

Et puis sinon, dans la nature… Avec papier toilette dans la poubelle pour ne pas laisser de détritus derrière nous.

Avec tout ça,  on se met à réfléchir à cette folie qui consiste à faire nos besoins dans de l’eau potable – alors que nous savons tous que l’eau est une ressource à préserver…

 

Les fleurs du béton

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Elles se faufilent dans les fissures de nos trottoirs, et elles poussent, poussent. Quand vient le printemps, de petites fleurs un peu maladives éclosent sur le chemin de l’école, et au fil des jours elles vivent et grandissent… C’est étonnant quand on s’y attache, de voir ces plantes nourries aux pots d’échappement s’épanouir.

Depuis quelques années, j’ai l’impression qu’elles sont toujours plus nombreuses, plus fortes et touffues.

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Et c’est un petit bonheur de mon quotidien, d’observer leur beauté sauvage.

Alors quand j’ai découvert l’initiative « Sauvage de ma rue », j’ai été ravie de voir que certaines personnes s’intéressent encore plus que moi à la nature urbaine. Ce programme invite chacun à participer au recensement des plantes sauvages de nos rues. Leur site explique pourquoi il faut les laisser pousser, et leur application nous aide à déterminer les espèces rencontrées.

Chez nous, le chemin entre la maison et l’école était bordé de plusieurs plantes à fleurs. Mais quelqu’un a du les estimer indésirables. Alors cet amateur d’épilation intégrale des trottoirs a décapité « nos » jolies plantes. Le lendemain, mon fils n’a pas eu besoin d’enjamber la tige qui courait depuis plusieurs jours sur sa route. Il a simplement commenté : « Maintenant on peut passer mais c’est triste. »

Alors j’ai décidé de leur tirer le portrait, avant que la pollution, la sécheresse ou l’homme n’aient raison de leur vie… Et c’est volontiers que je vous livre ma série.

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A vous, maintenant, de les remarquer et de les regarder…

Le vélo, liberté urbaine ?

Le vélo, liberté urbaine ?

C’est l’événement politique de la semaine qui m’a fait ressortir cette idée d’article de mes tiroirs… Quand Christiane Taubira a quitté le gouvernement, sourire aux lèvres, à bicyclette, on a érigé ce vélo en « symbole de liberté » – n’ayons pas peur des mots.

Alors je me suis rappelée qu’il y a quelques mois déjà, je m’interrogeais sur ce phénomène récent – pour moi du moins – du vélo électrique. J’ai l’impression très nette que le vélo est de plus en plus répandu, souvent électrique, toujours assumé comme un mode de transport – et un transport à la mode – quasiment parfait.

Le côté électrique, c’est chic, c’est tendance, c’est urbain. Et à vrai dire, Marseille est si vallonnée que le moteur peut s’avérer tout à fait nécessaire si l’on n’a pas de douche sur son lieu de travail…

Et puis c’est devenu familial, le vélo. Sièges adaptés, charriotes à tirer, barres pour relier un vélo enfant à l’arrière d’un vélo adulte… et on roule en famille !

Moi même je me laisserais presque tenter par le vélo (électrique hein faut pas abuser) – écologique, pratique, dynamique – si je n’avais pas terriblement peur de l’accident. Alors pour l’instant, je me contente de regarder en souriant mes voisins gravir notre rue en pédalant tranquillement, je m’interroge, j’écris cet article, je prends des photos, et j’attends le déclic…

Et vous, vélo ?

La grenade, cette arnaque

La grenade, cette arnaque

Pour le dessert du réveillon de Noël, j’avais envie de fraîcheur, d’originalité, de légèreté. La salade de fruits exotiques a alors remporté sa place à mon menu de Noël 2015 – aux côtés tout de même de la mousse au chocolat chaleureusement réclamée par mon homme. Me voilà donc chez le primeur – pas bio – le 24 décembre au matin, consultant ma recette sur l’internet de mon smartphone. J’erre devant les étals des fruits exotiques, qui occupent une place réduite, dans ce magasin de quartier. Je lis les étiquettes, je me sers, mais il me manque encore quelques fruits. Je me sens un peu bête quand je demande s’ils ont des « fruits de la passion », et qu’il me montre celui devant lequel j’étais passée et repassée, mais dont l’ardoise affichait un autre nom. Puis là où trône l’étiquette « papaye », il y a deux fruits différents. Quelle inculte je fais ! Je demande ma route, si je puis dire, à une cliente de passage, et je termine mes courses.

Une mangue et une papaye parvenues par avion, trois fruits de la passion du Brésil, une grenade de je ne sais où, mais probablement pas de tout près… J’te dis pas l’empreinte carbone de la salade de fruits !

Je tempère l’écolo qui hurle en moi. C’est Noël… Pour une fois… C’est même pas pour une fois dans l’année, en fait. A Noël dernier, et à Noël prochain, pas de salade de fruits exotiques à l’horizon. On ne mange même plus de banane. Je me remémore notre consommation de fruits de l’année passée, une main (une huitaine, quoi) de bananes en tout et pour tout. Et sinon, des pommes, des poires, des pêches, des cerises, locales et bio. Ouf.

Mais je reviens à mes moutons – ou plutôt à mes fruits exotiques. Ma recette – que je suis (presque) à la lettre – m’indique de conserver la salade au frais, et d’ouvrir, au moment de servir, la grenade, pour décorer les verrines de quelques graines. La cerise sur le gâteau, en quelque sorte. Enfin, la graine de grenade sur la salade, en l’occurrence.

Vous voyez la scène ? Un 24 décembre, 22h30, dans ma cuisine ouverte, j’ouvre ma grenade en deux. Tout de suite, je flaire l’arnaque. Visuellement, il doit y avoir une trentaine de graines dans chaque moitié. Il y en a plus, bien sûr, mais il faut découper petit à petit la chair blanche et détacher les graines à la petite cuillère. Le jus qui en coule est rouge, ça tâche. J’y passe quelques minutes, et mes salades de fruits sont toutes belles avec leurs billes rouges sur le dessus. Oui, sauf que je n’ai pas vraiment aimé cet ajout sur ma salade. Les graines de grenade ont fini à côté… Et c’est donc là que je déclare : la grenade, c’est une arnaque !

Le lendemain de Noël, j’ai trouvé un article – en anglais – qui explique comment ouvrir une grenade (pas comme j’ai fait…). Alors pour ne pas être complètement de mauvaise foi, je ne vous dirai pas de ne pas acheter de grenade, juste de lire cet article avant.

En ce qui me concerne, l’an prochain, je ferai – peut-être – ma propre bûche…