Bienveillance ou tradition, l’éducation en question

Bienveillance ou tradition l education en question

Il semble impossible d’écrire un article neutre à ce sujet, tant les parents s’entre-déchirent entre partisans d’une éducation dite traditionnelle incluant pour certains des fessées « n’ayant jamais tué personne » et adeptes de l’éducation bienveillante qui tentent de bannir même les cris…

A défaut de neutralité j’essaierai de mettre un peu de distance pour témoigner de cette évolution que nous ne pouvons pas ignorer. Depuis quelques années déjà, il semble que l’on s’interroge davantage sur la bienveillance à l’égard des enfants, que ce soit les parents, les professionnels de la petite enfance ou même l’éducation nationale, la bienveillance se diffuse.

La bienveillance se diffuse… comme ces petits films « Les mots qui font mal » à la télévision et sur internet depuis le 15 septembre 2017 qui expliquent comment les mots blessants reçus pendant l’enfance peuvent marquer un individu à vie.

Ainsi la remise en question souffle doucement sa petite mélodie sur chacun d’entre nous. Certains jours plus que d’autres, certes. Mais il suffit presque d’être parent et d’avoir un compte sur un réseau social pour voir se multiplier les sollicitations de type articles, astuces et formations de parentalité positive. La bienveillance, jusqu’à l’écœurement parfois, avec maladresse souvent, au point d’être perçue comme agressive – ou juste non bienveillante – par nombre de parents faisant face à leurs imperfections… Moi aussi j’ai parfois repoussé les injonctions à « ne plus faire ces bêtes erreurs éducatives », mi agacée mi amusée par ces donneurs de leçon. Parler éducation bienveillante nécessite, je crois, de redoubler de bienveillance à l’égard des… parents.

La bienveillance se diffuse, mais la loi reste bloquée… Celle qui visait symboliquement à supprimer le « droit de correction » sur les enfants – pour faire court les fessées et autres punitions impliquant un désagrément physique – a été censurée par le conseil constitutionnel le 26 janvier 2017 après avoir pourtant été votée par l’assemblée nationale. La courte période pendant laquelle cette loi fut annoncée comme imminente aura-t-elle suffit à faire changer les mentalités ? Ou n’aura-t-elle été que l’occasion d’entendre ceux qui, sous prétexte qu’ils ont reçu des fessées et n’en sont pas morts, ne voient pas pourquoi l’on renoncerait à frapper les enfants ?

Alors c’est vrai, pour l’instant on a encore deux clans prêts à s’affronter jusqu’à la mort. Je n’ose même plus lire les commentaires accompagnant certains articles sur internet tant ils peuvent être haineux. A chaque fois je m’interroge : comment peut-on être aussi acerbes entre parents, alors que nous poursuivons tous le bien de nos enfants, que nous partageons les mêmes difficultés quotidiennes, que nous vivons les mêmes questionnements ?

 

Et vous ? Faites-vous partie de ceux qui questionnent leur éducation ? Que pensez-vous de cette opposition acide entre « tradition » et « bienveillance » ?

Une cour de récré est faite pour Jouer !

Une cour de récré est faite pour Jouer

Au mois d’août dernier, en furetant sur internet pour préparer en douceur ma rentrée scolaire, je suis tombée sur ce concept. Des jeux libres pour la cour de récréation… Des objets récupérés en fait, que les enfants peuvent utiliser selon leurs souhaits pour jouer. Le concept peut paraître simple. Mais la réalité, une vraie belle découverte… Imaginez, une cour de récréation dans laquelle les enfants trouvent, rangés dans un coin, des pneus, des bâches, des poussettes ou une chaise roulante. Ils vivent ensuite la liberté d’utiliser ces objets, collaborent, partagent, échangent, fabriquent. De tels projets ont été menés dans différents établissements scolaires, en Angleterre (Scrapstore Playpod), en Belgique (les récrés « Jeu t’aime »), en Espagne et en France (la boîte à jouer). Je vous laisse libre de lire les conclusions de ceux qui ont sauté le pas, mais ce qui en ressort, pour moi, c’est moins d’ennui, moins de disputes, plus d’entraide et de création dans le jeu. Ces cours de récréation deviennent ce qu’elles devraient toutes être, des espaces de liberté et d’expérimentation. Les vidéos en particulier (ici et ) sont édifiantes.

Au-delà des obstacles de tout ordre que ne doit pas manquer de soulever un tel projet, je crois réellement que le gain pour les élèves et les professionnels est à la mesure de la folie du concept… Alors, parents, enseignants, directeurs, directrices, vous les imaginez, ces jeux de récup dans vos écoles (ou les écoles de vos enfants) ?

Des expériences scientifiques à faire avec les enfants (2)

La voilà, la suite (et fin) de notre semaine de la science (Première partie ici)…

 

Jour 5 : L’eau voyageuse

Ingrédients : eau

colorants alimentaires

fleurs blanches

couteau ou cutter

mouchoirs

verres

Experiences 08

Les plantes boivent : On dilue des colorants dans de l’eau (les trois couleurs primaires) et l’on place les fleurs dans les différentes couleurs, mais aussi certaines tiges – coupées en deux dans la longueur – dans deux couleurs différentes. En observant les couleurs prises par les pétales blanches nous voyons bien que les plantes « boivent » de l’eau.

Chez nous cette expérience a fonctionné surtout avec le bleu… et très peu avec le jaune et le rouge.

Experiences 09   Experiences 10

Créer des couleurs secondaires : On place dans trois verres de l’eau colorée avec des couleurs primaires. Entre les couleurs primaires, nous plaçons des verres vides pour recueillir les couleurs secondaires (trois verres), puis nous « relions » les couleurs primaires aux verres vides en utilisant des mouchoirs en papier. Au bout de quelque temps, non seulement l’eau « voyage » d’un verre à l’autre, mais en plus le mélange des couleurs primaires fait apparaître les couleurs secondaires.

Chez nous ça a bien fonctionné pour fabriquer du vert… mais ni du orange ni du violet… la faute à notre colorant rouge probablement.

 

 

Jour 6 : Météo en boîte

Ingrédients : eau

bouilloire ou plaque électrique

glaçons

bol

produit vaisselle

allumettes

Experiences 11

De la pluie : On verse de l’eau bouillante au fond d’un bocal puis on pose un bol avec des glaçons sur l’ouverture du bocal. La vapeur d’eau formée à partir de l’eau bouillante se transforme en eau liquide au contact des parois froides du bocal. On a même des gouttes d’eau formées par condensation qui tombent du fond du bol.

Experiences 12

Un nuage : A partir de l’expérience précédente, si l’on jette une allumette enflammée dans l’eau du bocal puis que l’on remet le bol de glaçons, la fumée envahit tout l’espace, un nuage dans un bocal en quelque sorte.

Experiences 13

Une tornade : On verse quelques gouttes de produit vaisselle dans un bocal rempli d’eau puis l’on remue le mélange en le faisant tourner, la mousse du produit vaisselle forme une « tornade » dans le bocal.

 

 

Jour 7 : Explosif (ou de l’action du bicarbonate et du vinaigre blanc)

Ingrédients : vinaigre blanc

colorants alimentaires

bicarbonate de soude

huile végétale

Experiences 14

Explosion colorée : On dilue les colorants en poudre dans du vinaigre blanc, puis l’on verse une cuillère de bicarbonate de soude dans le vinaigre. La « mousse » colorée produite déborde alors des verres pour la plus grande joie des enfants.

Experiences 15

Un volcan dans de l’huile : On met une ou deux cuillères à soupe de bicarbonate de soude au fond d’un bocal. On verse un fond d’huile, puis du vinaigre coloré en rouge par exemple. Lorsque le vinaigre rentre en contact avec le bicarbonate de soude, cela produit une émulsion qui remonte à la surface comme la lave d’un volcan.

 

 

Ces expériences étaient parfaites pour occuper mes enfants pendant cette semaine de vacances et mettre quelques étincelles dans leurs yeux.

Comme je n’ai rien inventé, je vous livre toutes mes sources, vous y trouverez encore plus d’expériences rigolotes : Banlieusardises, Maman pour la vie, Cabane à idée, Guide astuces, L’esprit vient en jouant, BuzzFeed et This Grandma Is Fun.

Un nouvel atelier Faber & Mazlish

Affiche-FRSR-Atel-Q3 2017

Comme la vie de parents est un cheminement, on n’en a jamais fini de progresser… Je vous parlais ici de l’atelier Faber & Mazlish « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » que nous avions suivi en couple au début de l’été. Aujourd’hui, c’est la suite de cet atelier, « Frères et sœurs sans rivalité », qui est proposé par l’association marseillaise La Famille Zen. Et comme nous vivons pluri-quotidiennement des scènes du type Huis-clos dans un monospace… je pense que ça ne peut pas faire de mal d’aborder les rivalités frères sœurs en mode parentalité positive.

Et même si j’avais lu le livre tiré de ces ateliers il y a quelque temps (j’en parlais ), je sais depuis notre premier stage Faber & Mazlish que rien ne vaut la formation «en vrai».

Allez les amis marseillais, pourquoi pas vous ? Vous pouvez contacter La Famille Zen par mail (lafamillezen13@gmail.com), téléphone (0781612406) ou via la page Facebook de l’association (les deux formations sont proposées à partir de la semaine prochaine, soit en semaine en soirée, soit le dimanche).

Affiche-PAEC-Enfants-Atel-Q3 2017

Alors, ça vous fait envie ? Pas du tout ? Vous avez déjà suivi ce type de formation ? N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire !

Huis-clos dans un monospace

Huis clos dans un monospace

La scène se déroule dans une voiture familiale sur une route de montagne. Le père conduit, la mère est sur le siège passager. A l’arrière se trouvent Charlotte, 3 ans et demi, et Arthur, 6 ans et demi.

 

CHARLOTTE

(chante à tue-tête)

Une souris verte qui courait dans l’herbe…

 

CHARLOTTE et ARTHUR (la rejoignant dans son chant)

Je l’attrape par la queue je la montre à ces messieurs…

 

CHARLOTTE

(interrompant son chant)

Non c’est moi qui chante Arthur ! C’est pas toi !

 

ARTHUR

J’ai le droit de chanter !

 

CHARLOTTE

Non ! T’as pas le droit !

 

ARTHUR

Si j’ai le droit.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

CHARLOTTE

Non je te dis Arthur c’est moi qui chante je te dis !

 

ARTHUR

Je m’en fiche d’abord parce que tu ne peux pas m’empêcher de chanter.

(Il se met à chanter.) Une souris verte, qui courait dans l’herbe, je l’attrape par la queue, je la montre à ces…

 

CHARLOTTE

(Elle lui coupe la parole en criant)

Arrête Arthur c’était moi qui chantais ! Tu es vilain ! Je vais plus jamais jouer avec toi. (Ses cris se transforment en plainte.) Et je suis plus ta sœur.

 

ARTHUR

Tu peux pas ne plus être ma sœur.

 

CHARLOTTE

Si Arthur ! Je suis plus ta sœur !

 

ARTHUR

Non c’est pas possible. Tu seras toujours ma sœur.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

LE PERE

Et si vous chantiez tous les deux ensemble ?

 

LA MERE

Quelle bonne idée !

 

ARTHUR

On chante La souris verte Charlotte ?

 

CHARLOTTE

Non je veux plus chanter !

 

ARTHUR

Tant pis pour toi. (Chantant) Une souris verte, qui courait dans l’herbe, je l’attrape par…

 

CHARLOTTE

(hurlant)

Arrête ! Je veux pas que tu chantes.

 

ARTHUR

Tu es vilaine Charlotte ! Puisque c’est comme ça je te redonnerai pas ton livre !

 

CHARLOTTE

Se met à pleurer

 

LA MERE

(soupire)

Qu’est ce qu’il y a Charlotte ?

 

CHARLOTTE

Arthur il m’a dit qu’il me redonnera pas mon livre !

 

LA MERE

Quel livre ?

 

CHARLOTTE

Mon livre ! Celui avec les images !

 

LA MERE

Le livre que tu as pris à la pharmacie ?

 

CHARLOTTE

(Geignant)

Oui !

 

LA MERE

Mais ma puce c’est un livre de publicités, on s’en fiche !

 

CHARLOTTE

(Pleurant à chaudes larmes)

Non on s’en fiche pas ! Mon livre !

 

ARTHUR

Ah ah ah je te le rendrai pas ! Na na na na nère ! C’est bien fait pour toi !

 

CHARLOTTE

(Pleure)

 

LE PERE

(fermement)

Arthur ça suffit, arrête de faire bisquer ta sœur.

 

ARTHUR

Mais c’est elle qui est vilaine elle veut même pas que je chante ! J’en ai marre d’elle elle fait toujours la chef !

(Se met à pleurer.)

 

CHARLOTTE

(Pleure bruyamment)

 

ARTHUR

(Pleure bruyamment)

 

 

 

Je tiens à préciser à mes chers lecteurs que ces prénoms ne sont en aucun cas ceux d’enfants de ma connaissance, et que toute ressemblance avec la réalité serait purement fortuite…

Des expériences scientifiques à faire avec les enfants (1)

Cela faisait un an que j’entassais dans Pinterest (grosse source d’inspiration Pinterest) des expériences à faire avec les enfants. Pendant ces vacances j’ai eu envie d’en tester quelques unes, et tant qu’on y était on a étalé cela sur une semaine… une semaine de la science décalée, en quelque sorte.

 

Jour 1 : Des mélanges de couleurs aléatoires et éphémères

Ingrédients : eau

colorants alimentaires

lait ou crème liquide

assiette

produit vaisselle

coton ou coton tige

bocal

mousse à raser

Des experiences 01   Des experiences 02

L’assiette de lait : On verse un fond de lait dans une assiette, puis on répartit quelques gouttes d’eau colorée (de différentes couleurs) dans le lait (attention de ne pas bouger l’assiette pour ne pas gâcher l’effet). Avec un coton tige (ou du coton roulé comme une mèche) on dépose une goutte de liquide vaisselle au centre des gouttes de colorant. C’est alors une explosion de couleurs dans l’assiette de lait.

Explication : le liquide vaisselle repousse le gras du lait, réaction qui devient visible grâce à l’utilisation des colorants.

Des experiences 03

De la pluie colorée dans un bocal : On remplit un bocal aux trois quart d’eau, puis on recouvre l’eau d’une couche de mousse à raser qui représentera le nuage. Quand on verse de l’eau colorée au dessus du « nuage », celle-ci le traverse et se répartit dans l’eau à la manière d’une pluie colorée au ralenti.

 

Jour 2 : Les pouvoirs de la reine des neiges

Ingrédients : eau

congélateur

glaçons

bol

ficelle

sel

verres

Fabriquer de la glace : Je tiens à vous prévenir, cette expérience n’a pas fonctionné chez nous, mais je vous donne quand même son déroulement.

Préparation avant l’expérience : des glaçons et une bouteille d’eau au congélateur pour 2h45.

On met des glaçons dans un bol. On sort la bouteille d’eau du congélateur très délicatement (le moindre choc la ferait geler instantanément). L’eau doit être à 0°C mais pas encore gelée, c’est là toute la difficulté. Quand on verse cette eau à 0°C sur les glaçons, l’eau se transforme en glace en raison du choc des molécules.

Si vous voulez tester cette expérience chez vous, ou voir en images ce que ça donne quand ça marche, vous pouvez aller faire un tour sur ce site.

Des experiences 04

La pêche au glaçon : On pose devant chaque enfant un verre d’eau avec un glaçon et une ficelle. Le défi consiste à attraper le glaçon avec la ficelle, sans mettre ses doigts dans l’eau. Pour réaliser ce « tour », on utilise du sel de table. On pose la ficelle mouillée sur le glaçon (qui flotte), puis on la saupoudre de sel. Le sel fait fondre un peu la glace au niveau de la ficelle puis celle-ci se reforme en emprisonnant la ficelle… après quelques secondes on peut soulever le glaçon en tirant sur la ficelle.

 

Jour 3 : De la magie ?

Ingrédients : une bouteille en verre

une assiette

eau

colorant alimentaire bleu

bouilloire ou plaque électrique

un œuf dur

des allumettes

Des experiences 05

La bouteille qui aspire… de l’eau : On met de l’eau colorée dans une assiette. On chauffe la bouteille en verre (renversée tête en bas) en faisant couler de l’eau bouillante dessus, puis on pose la bouteille renversée sur l’assiette.

Au bout de quelques secondes, l’eau commence à monter dans la bouteille.

Explication : En chauffant la bouteille on réchauffe l’air contenu à l’intérieur de cette bouteille. En refroidissant, le volume de l’air diminuera, et donc l’eau montera dans la bouteille, prenant la « place » libérée par l’air.

Je pense sérieusement faire cette expérience en classe pour montrer à mes élèves que le volume d’un gaz augmente quand la température augmente (et inversement).

Des experiences 06

La bouteille qui aspire… un œuf : On place un œuf dur (sans la coquille) au niveau du goulot de la bouteille pour montrer qu’il ne peut pas rentrer dans la bouteille entier. Puis l’on jette une allumette en train de bruler au fond de la bouteille. En consommant l’oxygène, la flamme fait diminuer le volume d’air dans la bouteille, l’œuf est aspiré.

 

Jour 4 : Plus de magie ?

Ingrédients : un sac de congélation

des crayons à papier très bien taillés

eau

feuilles de papier

jus de citron

coton ou coton tige ou pinceau

une bougie et des allumettes

Des experiences 07

Le sac à crayons magique : On remplit le sac de congélation d’eau et on le tient suspendu au dessus de l’évier par exemple. Avec un crayon bien taillé, on transperce les deux parois du sac en traversant l’eau et – oh magie – l’eau ne coule pas ! (Enfin, presque pas, pour nous…)

L’explication est dans les propriétés moléculaires du plastique utilisé pour les sacs de congélation. Si cela vous intéresse et que vous êtes fluent en anglais, c’est .

Des experiences 08

Une encre invisible : On écrit au préalable un message sur une feuille de papier en utilisant du jus de citron (ou du lait). Une fois sec, le message invisible sera révélé par une exposition à la chaleur de la flamme d’une bougie par exemple.

 

Voilà déjà de quoi vous amuser un peu… la suite est à venir, très vite !

Fabriquer sa bouteille de retour au calme

Fabriquer sa bouteille de retour au calme

Une des magies que je vis sur internet, c’est d’y trouver des idées que je n’aurais pas eu autrement… Comme la bouteille de retour au calme. A force de cliquer, dans Pinterest (j’en parlais ), sur des idées de bricolages pour mes enfants ou pour ma classe, ou sur des astuces d’éducation positive, j’ai vu apparaître ces objets remplis de paillettes, j’ai nommé les « bouteilles sensorielles » ou « bouteilles de retour au calme ». Alors je ne vais pas vous vanter les propriétés calmantes des dites bouteilles, je doute fort que quelques paillettes flottant dans une bouteille en plastique puisse avoir un effet sur les grosses colères de mes enfants… Mais l’objet est joli, très attractif même, facile à fabriquer et à personnaliser, ce qui suffit déjà pour en faire une sympathique activité de début de vacances.

Comme pour le slime (pour le coup la pâte pailletée moitié coulant moitié gluante je ne suis pas sûre de tester je crains que mon intérieur ne s’en remette pas), il semblerait qu’il existe de nombreuses recettes. Je ne vais pas vous livrer « la vraie bonne recette », oubliez-moi sur ce coup. Au contraire, je vais vous rassurer : faites au feeling ce sera très bien. En ce qui nous concerne, on a mis environ un tiers d’eau colorée avec de la gouache fluo, de la colle Cléopatre (mélangée en amont avec des colorants alimentaires et des paillettes) puis pour compléter, encore de la colle, un peu plus de paillettes, un peu de liquide vaisselle (pour faire des liquides de différentes densité, j’avais lu ça sur un site – ne me demandez pas lequel) et pour finir des sequins étoiles. On peut bien sûr varier les éléments, ajouter de petits objets, des pompons, des perles (allez, promis si j’en fabrique d’autres je rééditerai cet article avec les variantes)…

Dans tous les cas, la bouteille ne doit pas être trop remplie, pour que le liquide puisse « bouger » à l’intérieur. Le plus délicat est la coloration de la colle avec les colorants alimentaires en poudre, par exemple je n’ai jamais réussi à obtenir du violet pour la bouteille de ma fille qui en est restée au bleu foncé, et le orange de mon fils tire plus vers le jaune. Certains utilisent de la colle pailletée (glitter glue) achetée dans le commerce. J’ai voulu faire ma maline en la fabriquant moi-même mais le résultat est moins joli, d’autant plus que je n’ai trouvé que de la colle blanche, et l’effet serait probablement meilleur avec de la colle transparente…

Quoi qu’il en soit, je vous conseille cette fabrication, de quoi mettre des paillettes dans les yeux de vos petits !

 

Et vous ? Vous avez testé la bouteille de retour au calme ? Le slime ? Avec quels effets sur vos enfants ? Dites-nous tout en commentaire !

Chemin de parents

Chemin de parents

Pendant que les enfants poussent les parents grandissent.

A chaque croisement ils font des choix. Allaitement ou biberon. Pouce ou sucette. Sommeil séparé ou cododo. Tel pédiatre ou tel autre. Poussette ou écharpe.

Au fur et à mesure qu’ils avancent, ils ferment des voies. D’autres s’ouvrent. Ils évoluent, découvrent, explorent. Des rencontres de bord de chemin dévoilent des sentiers cachés.

Mais surtout, ils deviennent sûrs. Gagnent en confiance. En sérénité. En expérience.

Ils ne sont plus ces jeunes parents avides de perfection, avec ce besoin de prouver à tous qu’ils sont capables. Ils ont renoncé à la perfection et même à la capacité. Ils ont compris qu’ils ne seront jamais cette illusion…

Au bout de quelques années et à partir de deux enfants, tous ceux qui les noyaient de conseils plus ou moins (plutôt moins) sollicités ne mouftent plus un mot. Les parents n’ont plus rien à prouver. Leur susceptibilité s’est éteinte.

Alors les rares conseils encore donnés glissent. Ils acceptent cette main tendue pour ce qu’elle est, ni critique ni recette, mais une astuce en forme de parenthèse.

De toute façon, pour ceux autour, ils n’en ont pas vraiment besoin. Ils ont gagné leurs galons de parents, comme un tampon à chaque étape. Ils sont sacrément tamponnés, ça se voit de l’extérieur. Qu’importe si l’intérieur est constamment submergé.

Un chemin sous-marin en quelque sorte…

Parent bienveillant en période d’essai

135 Arles superheros

En juin et juillet dernier, nous avons suivi un stage Faber et Mazlish, un stage de «parentalité positive» qui s’est déroulé sur quatre dimanches. La veille de la première rencontre, j’ai bien failli écrire un article sur mes attentes et mes espoirs. J’avais réussi à convaincre mon homme de nous inscrire en couple à cette formation, de faire garder les enfants et de s’investir sérieusement – intérieurement et financièrement aussi il faut le dire – dans cette démarche pour changer notre fonctionnement de parent. Juste avant de faire le grand saut, je pensais être à l’orée d’une vie nouvelle. L’autre versant de nous-même qui nous serait révélé par un procédé quasi magique. J’avais bien lu le bouquin de Faber et Mazlish sur la rivalité frères sœurs, j’y avais trouvé des astuces efficaces qui m’avaient simplifié la vie au moment où mes marmots avaient commencé à se chamailler de façon régulière. Je lisais de temps en temps un article sur facebook ou pinterest et j’étais progressivement passé d’un scepticisme amusé à une curiosité envieuse. Je voulais moi aussi être cette «maman calme» qui m’avait tant fait rire dans la bouche de Florence Foresti.

Autant vous dire que je plaçais la barre très haut. J’en avais conscience au demeurant.

Les dimanches se sont succédés, j’ai préféré attendre d’avoir un peu de recul pour écrire cet article. Aujourd’hui je peux raconter.

Dès le premier jour nous avons rencontré la version rêvée de nous parents. Celle d’avant le surmenage et la nervosité exigeante.

En parlant, en échangeant, en jouant, en avançant peu à peu, étape par étape, en cherchant à chaque pas nos mots et la résonnance avec notre quotidien, nous avons appris. La suite du premier « cours » a déjà été différente dans notre foyer. Pendant les semaines qui ont suivi, nous avons perçu parfois avec douleur le décalage entre nos aspirations et la réalité. Nous continuions à crier sur nos enfants, parfois, à nier leurs émotions ou à punir sans lien avec leur comportement.

Nous avons dû beaucoup utiliser la bienveillance avec nous même et entre nous. Laisser passer du temps. Se laisser du temps.

Aujourd’hui c’est flagrant. L’ambiance à la maison est plus douce. Nous exprimons tous plus facilement nos émotions, nos besoins et nos attentes. Finalement, le gain est indéniable.

Dans ma classe aussi. Je me rends compte que j’ai pris l’habitude de parler différemment. Je distingue systématiquement l’humain de son comportement. J’utilise le «je». Je donne moins d’ordres. J’ai placé les émotions au centre de la classe.

Vendredi dernier je me suis entendue dire à l’un de mes élèves «Je t’apprécie beaucoup en temps qu’humain mais je n’aime pas quand tu as ce comportement. J’attends de toi que…»

Cela vous semble peut être évident. Moi je sais que je n’aurais pas eu ce discours avant. Avec ces nouveaux réflexes langagiers j’ai un peu l’impression d’être la version améliorée de moi-même…

Que vous dire de plus ?

Que tout ce que vous lisez sur internet, les listes les invectives les résumés ne sont que du saupoudrage culpabilisant en regard d’une vraie formation par un vrai être humain ?

Que vous ne regretterez pas de sauter le pas ?

Que je peux vous donner les coordonnées de la personne qui nous a fait la formation ?

Toutes vos remarques, vos témoignages, vos questions, mes réponses, c’est en commentaire… A bientôt les parents – et les autres !

 

(La photographie illustrant cet article a été prise dans l’une des expositions des Rencontres de la photographie d’Arles cet été. Il s’agit de la série Supersonas de Juan Pablo Echeverri.)

La Famille Zen, une jeune association marseillaise à découvrir

Banderolle Famille zen

Vous l’avez peut-être ressenti à travers le rythme de publication ralenti des derniers jours… En ce moment, il m’est difficile de trouver du temps. Mes listes de choses à faire s’allongent et mes journées s’écourtent. Je suis plongée dans les préparatifs de mon exposition qui démarre dans deux semaines et j’avoue avoir du mal à me poser pour respirer, réfléchir, ou écrire… Pourtant dans cet ouragan d’activités se superposant les unes aux autres, j’ai vécu aujourd’hui une parenthèse de rencontre et d’écoute. Je suis allée, en famille, à un pique-nique organisé par la toute jeune association marseillaise La Famille Zen, qui entend reprendre les activités du Zèbre Zen aujourd’hui disparu. Pour l’instant les deux super mamans qui tiennent cette association organisent environ une fois par mois des rencontres avec les familles (papas et enfants archi bienvenus) pour échanger sur la parentalité. Ainsi, aujourd’hui, nous avons causé éducation bienveillante et phases d’opposition. Nous avons partagé nos astuces pour gérer les crises de nerfs de nos minots sans taper ni crier. C’était doux, vrai, chaleureux, un moment d’échange sans jugement, un moment où l’on se sent compris et capable d’évoluer. Même mon homme – qui n’a pourtant jamais trop voulu m’accompagner aux réunions allaitement où j’allais aussi chercher ces instants de partage bienveillant – a apprécié le pique-nique. Et moi, qui ai été une grande consommatrice de réunions d’allaitement quand j’en avais le temps et l’occasion, j’ai retrouvé avec bonheur cette ambiance feutrée et ressourçante.

Alors merci La Famille Zen, de proposer ces temps hors du temps. Si vous n’avez pas encore cliqué sur le lien plus haut, la page Facebook de La Famille Zen c’est . Et si vous avez envie de vous investir… vous savez bien que les plus belles choses se construisent à plusieurs. J’essaie d’enrôler, mais pour être honnête avec vous, mon investissement pour l’instant s’est limité à la création de leur logo, et à cet article. Promis je vais réfléchir à ce que je pourrais proposer, et à comment trouver le temps pour cela. Je termine en parlant du temps qui manque, et la boucle et bouclée…

Je vous souhaite de profiter de ce week-end prolongé.