Un jeudi soir aux urgences pédiatriques

Un jeudi soir aux urgences pédiatriques

C’était un jeudi d’hiver. Rentrée de mon travail à 19h, je referme la porte de mon appartement derrière moi et j’entends mon fils gémir depuis son lit. Hier il a loupé l’école pour un passage de virus, mais ce matin il allait plutôt bien.

Je me précipite à son chevet, il a mal. Pas de fièvre, mais il se plaint de douleurs. Je le sors du lit, le garde dans mes bras sur le canapé. Mon amoureux m’explique qu’il s’est mouché avec un kleenex à la menthe et que depuis il a mal. Mal à la bouche, à la langue, puis à l’œil. La douleur semble osciller d’un lieu à l’autre et se montre fulgurante.

Je demande à mon homme d’appeler les urgences. Ils ne savent rien sur les mouchoirs à la menthe et nous conseillent d’appeler le 15. Il s’exécute, explique le problème, puis commence à s’énerver avant de conclure : « Je vais arrêter de faire mon père maltraitant et donner du Doliprane ! » et de raccrocher.

La doc de garde lui a signifié avec dédain que la première chose à faire était de donner du Doliprane. Sans bienveillance ni écoute. Doliprane et lâchez-moi avec vos questions débiles.

Nous ne savons toujours pas si l’irritation causée par le menthol peut être grave. Cet élément semble ne pas exister pour les gens auxquels on parle. Notre fils se tord de douleur, il crie, il râle. On flippe. Maintenant c’est l’oreille. Plus la langue, plus l’œil. Juste l’oreille.

Il est 19h30, une dose de Doliprane plus tard, je l’habille et en route pour les urgences. Lorsque je le laisse quelques secondes dans les escaliers pour remonter chercher le carnet de santé, je le retrouve allongé par terre sur le palier. « Pourquoi tu es par terre ? – Parce que j’ai mal. »

Dans la voiture, il gémit « Aïe, j’ai mal, maman, j’ai mal. »

On arrive aux urgences, il s’allonge la tête sur mes genoux. Je regarde les autres enfants dans la salle d’attente. Les autres parents surtout. L’inquiétude au coin de l’œil. Je le questionne sur sa douleur. Ça va mieux. Il a encore un peu mal. A l’oreille juste. Le Doliprane a fait effet.

Il décrit joyeusement les personnages peints sur les murs.

L’infirmière d’accueil nous reçoit. Elle introduit ma carte vitale dans son lecteur, puis dit le prénom de mon fils et notre adresse. Mon garçon se tourne vers moi : « Comment elle fait pour tout savoir ?

– Je suis une magicienne, répond-t-elle avec un sourire de fée. »

Quand elle demande ce qu’il a, il répond tout seul « J’ai mal à l’oreille ». Elle le regarde, elle l’écoute. Elle prend son pouls au bout du doigt, sa température. Elle lui met son bracelet. Et l’on retourne s’asseoir dans la salle d’attente.

Il ne tarit pas de paroles, avec sa voix claire plus du tout gémissante.

« Je l’adore, elle ! »

« Pourquoi elle m’a mis un bracelet ? »

« Je vais le montrer à ma sœur mon bracelet, je vais lui montrer qu’il y a mon nom dessus. »

Puis on a appelé chez nous : « Papa, j’ai un bracelet avec mon nom dessus ! »

La visite aux urgences est en train de devenir une aventure extraordinaire pour petit garçon malicieux.

« Chut. Ne parle pas trop fort. »

Une otite et un petit en pleine forme, combien de temps va-t-on attendre avant d’être appelés ?

Quelques minutes passent et l’on se retrouve dans un box étriqué à attendre le médecin. Mon fils est en slip, je le couvre avec mon pull. Il me questionne sur les machines suspendues sur le mur au dessus de la table de consultation. Je ne connais rien de tout cela.

La doc arrive. Auscultation. Petite otite.

Je lui parle des mouchoirs. Sans jugement elle me répond : « Les mouchoirs à la menthe ce n’est pas dangereux. » Si seulement la doc du 15 nous avait dit ces mots…

Elle rédige l’ordonnance – antibio, gouttes et doliprane.

Dans ma tête une question passe : « Les antibios ça peut attendre demain ? » Mais je suis venue aux urgences pour rien, avec un gosse qui n’a plus mal grâce au doliprane donné chez nous. Alors je me tais. Je prends l’ordonnance, je remercie.

Mon fils est ravi. Il dit au revoir à tout le monde, très poliment. Et il ajoute « A bientôt ! »

Euh, non, pas à bientôt…

Aller aux urgences un soir de semaine pour « rien », on va essayer d’éviter. En plus j’avais des gouttes magiques pour calmer les otites dans mon armoire à pharmacie…

Les enfants à la neige

les-enfants-a-la-neige

Pour eux, c’est magique, toute cette neige. Déjà, au trajet de l’aller, la neige au bord de la route les a ébloui, et pendant presqu’une heure on a eu des exclamations de joie à l’arrière de la voiture.

Ensuite, toute la semaine, ils ont glissé. Grosse ambiance sur la piste de luge – même pour les poupées ! Et pour grand fiston, cinq ans et demi, une révélation skis aux pieds. Ourson en poche, le jardin des neiges, c’est fini ; il prend le téléski « moi devant maman je sais faire », descend la piste avant ou après moi, évite les skieurs arrêtés, stoppe en chasse-neige… et mon cœur de maman explose de fierté.

Il y a quelques temps, je lisais cet article de « Maman BCBG » à propos de nos fiertés de mamans… Là j’en tiens une sacré couche – et quand j’en vois qui donnent les palmarès de ski de leurs enfants sur Facebook, je me rassure, je ne suis pas la seule !

Pour la fin de l’hiver, et pour l’après aussi, je vous souhaite des sourires et du bonheur au présent…

Hiver…

95-hiver

Un petit jeu découvert sur le joli blog que voici (Les états d’âme d’une fille de brigand)…

Les mêmes phrases à compléter de sa propre singularité, pourquoi pas ? Sans être fan des posts en cascade et autres « nominations » sur internet, je me suis prise au jeu d’évoquer mentalement ma vision de l’hiver en lisant cet article. Et donc voilà.

Une photo de paysage hivernal qui me plaît

Elle est là haut.

Un mot que j’aime associer à l’hiver

Neige. Mieux, trois mots, neige à Marseille. Mon rêve absolu d’hiver.

Mon plat préféré de saison

La tartiflette ou tout autre plat à base de fromage fondu

Une pièce de ma garde-robe que je chéris en ce moment

Avec le froid des dernières semaines, les tricots de corps type Damart donnés par ma maman quand je n’étais qu’une adolescente (merci maman, je n’aurais jamais poussé la porte de ce magasin). Et le blouson de ski. Et les grosses chaussures de marche. Pour le glamour, on repassera, il fait trop froid…

Une chanson que j’aime écouter l’hiver

Jardin d’hiver de Henri Salvador

Un film que j’affectionne à cette période

« Les bronzés font du ski », surtout cette scène

Un prénom que j’aime et qui me fait penser à l’hiver

Anna (la sœur de la reine des neiges)

 

Encore près de deux mois avant que le printemps ne pointe le bout de son nez… Il n’est pas trop tard pour espérer la neige à Marseille !

 

Vive le plein hiver

Vive le plein hiver

Sur l’air de « Vive le vent »

 

Vive l’hiver, vive l’hiver

Vive le plein hiver

Dans les blanches montagnes immenses

On va prendre le grand air

Hey

Vive l’hiver, vive l’hiver

Vive le plein hiver

Toute cette neige ça balance

Et ça change de la mer

 

 

Faire de la luge à fond

Et des bonhommes de neige

Et chaîner tous les jours les mains gelées sur les maillons

Mater au club Pioupiou

Son p’tit en train d’skier

Et vivre cette sensation de la neige qui fond dans le cou

Hey

 

Vive l’hiver, vive l’hiver

Vive le plein hiver

Dans les blanches montagnes immenses

On va prendre le grand air

Hey

Vive l’hiver, vive l’hiver

Vive le plein hiver

Toute cette neige ça balance

Et ça change de la mer

 

 

Faire des empreintes de pas

Et de jolies photos

Se sortir par moins deux et puis glisser sur le verglas

Pour faire des batailles

S’enfoncer jusqu’aux g’noux

Cette année on a vraiment eu de la neige en pagaille !