[Lecture] « Derniers mètres jusqu’au cimetière » de Antti Tuomainen

L36 imgJ’ai lu dans un mail de Babelio que c’était LE livre de littérature étrangère du moment, hilarant, formidable, à lire de toute urgence… Alors je ne serai pas aussi dithyrambique sur ce roman. Il est drôle et se lit bien. L’histoire de cet homme, découvrant qu’il a été empoisonné à petit feu, et qui cherche le coupable parmi ses proches, est plutôt prenante. On entre assez facilement dans ce livre et la lecture est plaisante. Disons que c’est un roman sympathique pour la plage ou l’aéroport… ce qui est déjà pas mal.

[Lecture] « La vraie vie » d’Adeline Dieudonné

L35 imgAu départ, je n’étais pas attirée par ce livre. J’avais entendu les mots maltraitance et noirceur le concernant. Je ne voulais pas de cette lecture dans ma vie. J’avais peur de ce qui pourrait arriver à cette famille dans ce pavillon moche comme il en existe tant. Puis quelqu’un – je ne sais plus qui – m’a dit que c’était un livre à lire, alors je l’ai emprunté à la bibliothèque…

Je suis rentrée dans ce roman en quelques lignes et je l’ai dévoré. Rien que cela suffirait pour que je vous le conseille. Mais il y a plus. Son héroïne rayonnante qui fait de sa vie une lutte sans relâche contre la noirceur. Cette description à la marge de la vie pavillonnaire. Le regard qui scrute une famille de l’intérieur. Et puis la violence qui s’empare de tout, y compris du lecteur, jusqu’à la toute fin… C’est vrai, La vraie vie est un livre à lire.

[Lecture] « Les heures souterraines » de Delphine de Vigan

L34 imgCe roman parle de vies broyées par le quotidien, par la ville, par le travail. On voit le harcèlement à l’œuvre, et l’étouffement, l’écrasement. La plume est belle, douce, l’écriture glisse. Mais le souvenir de ce livre ne s’est pas ancré en moi. En le refermant – il y a quelque temps déjà – j’ai juste ressenti une lassitude et une tristesse presque infinis, et puis j’ai presque oublié…

[Lecture] « L’arbre monde » de Richard Powers

L33 imgCe livre est un arbre.

Il s’élève, lentement, vraiment très lentement.

Pour moi qui lit si vite d’ordinaire, suivre chacune de ses racines à été d’une longueur étourdissante. Pourtant, à aucun moment je n’ai voulu l’abandonner. J’ai vite compris ce qu’il était. Un arbre. Lent. Majestueux. Imposant. Lourd.

J’ai tourné ses pages pendant des jours, des semaines. Je me suis frottée à la rugosité de son style. J’ai poursuivi ma lecture avec la patience que m’inspirerait un arbre centenaire.

Pendant que son tronc s’élevait, tranquille, j’ai vu chacun de ses personnages – ses racines – prendre sa place dans l’arborescence. Lentement.

Alors j’ai compris que j’avais bien fait de m’accrocher à lui.

Il restera, comme un livre qui a fait changer mon regard, sur les arbres, sur les forêts, sur le monde et sur nous.

« Rappelle-toi ! Les hommes ne sont pas l’espèce suprême qu’ils croient être.D’autres créatures – plus grandes, plus petites, plus lentes, plus rapides, plus vieilles, plus jeunes, plus puissantes – mènent la danse, fabriquent l’air et dévorent la lumière du soleil. Sans elles, il n’y a rien. »

A condition d’être prêt à être patient comme un arbre, c’est un livre à lire.

L33 Citation1

L33 Citation2

L33 Citation3

[Lecture] « Les chiennes savantes » de Virginie Despentes

L32 imgJe sortais de Vernon et je voulais encore un peu de Despentes… Comme il était là, sur l’étagère de la bibliothèque, ça a été Les chiennes savantes.

L’intrigue met tout de suite dans l’ambiance : Louise travaille dans un peep-show. Le jour où deux de ses collègues sont découvertes mortes dans une mare de sang, elle essaie de découvrir ce qui leur est arrivé.

Alors, oui, c’est cru et très sexuel. Virginie Despentes décrit avec une précision proche du vécu ce qu’il se passe dans les cabines des peep-shows.

Mais outre la découverte d’un univers, j’ai trouvé le personnage de Louise intéressant, avec ses contradictions que je vous laisserai découvrir…

L’intrigue et sa résolution ne sont pas extraordinaires mais c’est un livre qui se lit bien.

[Lecture] « Eleanor Oliphant va très bien » de Gail Honeyman

L31 imgAu départ, j’ai cru en la légèreté de ce livre. Une héroïne un peu empotée voire carrément inadaptée, pour laquelle le quotidien est une épreuve ; des collègues de travail qui la regardent comme une foldingue ; le coup de cœur de notre héroïne pour une rock star locale… Je m’apprêtais à rire. Alors c’est vrai que j’ai souri, au début. Puis au fil des pages, je me suis attachée à Eleanor en même temps que je découvrais peu à peu la vérité sur son histoire. Et à la toute fin du livre, je pleurais sans m’arrêter.

(Oui, je sais, ce n’est pas la première fois que je pleure à la fin d’un livre… Mais cela reste la marque d’une « bonne » fin ! Si si je vous assure.)

Merci (encore !) à La Rousse Bouquine pour cette belle découverte !

L31 Citation

 

[Lecture] « Les indifférents » de Julien Dufresne Lamy

L30 img

Voilà un autre roman d’adolescence comme je les apprécie de temps à autre…

Les indifférents, c’est le nom qu’ils se donnent. Eux, ce sont des adolescents sur le bassin d’Arcachon, la narratrice qui arrive de l’autre bout de la France et ses nouveaux « amis ». Seulement, un jour, sur la plage, le drame survient.

Sur tout le roman plane cette ambiance étrange, entre la légèreté de l’adolescence et la tension suspendue, prête à s’abattre.

Un livre et un auteur à découvrir. (Un grand merci à La Rousse Bouquine pour m’avoir mis sur la route de cette lecture !)

L30 Citation

[Lecture] « Vernon Subutex » de Virginie Despentes

L29 img

J’ai voulu lire du Despentes, après la découverte libératoire de King Kong Théorie, et j’ai commencé par Vernon Subutex. Trois tomes pour une histoire. Histoire de bouffer vraiment du Despentes…

Je peux dire que j’ai été servie. J’ai dévoré les trois livres, mais l’avantage de la quantité c’est que même en avalant les pages à un bon rythme la traversée dure longtemps.

Pendant des semaines, j’ai vécu avec Vernon, j’ai marché et dormi à ses côtés. J’ai été la groupie, la maîtresse délaissée, l’amie blasée. J’ai partagé au quotidien mon univers avec celui de ce personnage si particulier, à la fois envoutant et un peu minable.

Et que dire de tous ceux qui gravitent autour de lui ?

Le génie de Despentes, c’est de les rendre si vivants, si réels, que quand je les ai vus sur l’écran de ma télé, quelque temps après avoir fini ma lecture, j’ai eu l’impression de retrouver de vieilles connaissances…

Je vous donne juste le début de l’histoire. Vernon Subutex est un ancien disquaire ayant fermé boutique il y a quelques années. Un matin, après des mois de loyers impayés, il est expulsé de chez lui.

Vous n’en saurez pas plus ici.

Enfin, juste quelques mots sur Despentes si vous ne connaissez pas sa plume… C’est moderne, rock, il y a du sexe et de la vie, de la poussière et de la ville, et ses histoires s’inscrivent dans un moment de l’époque contemporaine, dans une actualité que l’on a vécue. En tout cas, son univers me parle, à moi, parce qu’il est si proche du monde dans lequel je vis depuis toujours…

Lisez Vernon Subutex.

Vraiment.

[Lecture] « Dans la forêt » de Jean Hegland

L28 img

Ce roman paru aux Etats-Unis en 1996 a été traduit en français en 2017. C’est un livre incroyable. Puissant, lumineux et profond. Un livre qui nous confronte d’une façon terrible à notre condition d’humains, sur notre planète.

Nelle, la narratrice, et sa sœur Eva, ont 17 et 18 ans au début de l’histoire. Elle vivent dans la maison qu’elles ont toujours connue, isolée dans une forêt de Caroline du Nord. Elles ont perdu leurs parents dans des circonstances qui seront éclaircies par la suite et se retrouvent donc livrées à elles-mêmes. Depuis quelque temps déjà l’électricité ne fonctionne plus, il n’y a plus d’essence, aussi la civilisation telle que nous la connaissons est-elle en train de disparaître. Les deux jeunes femmes devront, pour survivre, renoncer à tout ce qui a constitué leur quotidien depuis toujours.

Alors pour ne rien vous cacher, je suis très réceptive aux sujets traités dans ce roman. Dès les premières pages, les larmes aux yeux, j’ai su que ce serait un livre essentiel de ma vie.

La fin, je l’ai découverte derrière un rideau de larmes.

Plus que de tristesse, j’ai pleuré devant l’extraordinaire beauté de cette histoire.

Vous ne pouvez pas passer à côté de ce livre, il est plus qu’essentiel…

 

L28 citation1

L28 citation2

L28 citation3

L28 citation4

[Lecture] « La fille qui brûle » de Claire Messud

L27 imgLa fille qui brûle est un roman de l’adolescence. Julia et Cassie sont amies depuis toujours. Elles se connaissent et s’aiment comme des sœurs. L’été de leurs douze ans, juste avant l’entrée en cinquième, elles trouvent dans un asile psychiatrique désaffecté un terrain de jeu idéal pour leurs inventions de jeunes filles. Mais à la rentrée scolaire, tout change. Cassie s’éloigne et Julia ne parvient pas à la retenir.

Avec ce livre, on perçoit une partie des désarrois adolescents, la perte de l’innocence, la noirceur, et l’on assiste, impuissants, à l’éloignement irrépressible de la jeune Cassie…

 

La photographie de pages des livres que je lis est devenue une habitude… Quelques citations, donc :

L27 citation1

L27 citation2

L27 citation3

L27 citation4