Coloriages animés

Coloriages animés

Imaginez que les coloriages de votre enfant puissent devenir un véritable dessin animé… C’est ce que proposent les éditions animées avec leur série d’albums à colorier et à animer grâce à une application (gratuite) pour smartphone ou tablette numérique.

Mon petit fan de dinosaures a juste adoré l’album dédié, et voilà le résultat, un dessin animé de 3 minutes expliquant les principales caractéristiques de quelques espèces de dinosaures…

Magique !

Ecrivain, en 2017 ?

Ecrivain, en 2017

Ecrivain, quel mot !

Mais je vous l’avais promis et le voilà, l’article où je reviens sur mon premier salon du livre… J’y évoquerai aussi – brièvement – les maisons d’édition et la rémunération des auteurs…

J’avoue que depuis que je suis en âge de me croire capable d’écrire un livre en entier, je considère le métier d’écrivain avec une naïveté poétique. Je trimballe dans mon imaginaire des représentations surannées, l’écrivain attablé à son bureau ou à la table de sa salle à manger, l’écrivain cherchant l’inspiration en déambulant dans des paysages de bord de mer, l’écrivain plongé dans les intrigues de ses personnages tard dans la nuit. Toujours solitaire, toujours frappé de la grâce de l’artiste, un génie en quelque sorte, dont les mots sont suffisamment forts et profonds pour qu’il puisse vivre de son art… D’ailleurs il est des lieux que j’associe irrésistiblement au métier d’écrivain. La maison de la photo est de ceux-là, une demeure d’écrivain dans mon imaginaire… Elle est à la mesure de l’immensité que je place dans l’Ecrivain. Rien que le mot est gigantesque. En ce qui me concerne, j’ai beau écrire depuis des mois voire des années, j’ai le plus grand mal à me qualifier d’écrivain. Quel grand mot pour le peu que je fais des mots. Si j’arrive un jour au bout d’un roman, alors peut-être je serai plus que «juste quelqu’un qui écrit un peu»…

Mais revenons à la réalité, bien moins romantique vous vous en doutez.

Il y a presque trois semaines, je me suis rendue à un « salon du livre » à Trets (petite ville à trois-quart d’heure de Marseille). J’en parlais et je promettais d’y revenir dans un article.

Ce dimanche matin là, donc, assez tôt – trop tôt pour un dimanche matin – j’ai pris ma voiture, vérifié l’adresse sur mon smartphone, programmé le GPS, et je suis partie comme on part à l’aventure. De cette journée, je n’attendais rien d’autre que les rencontres que je pourrais y faire. J’allais représenter un livre collectif auquel j’avais participé (Les femmes nous parlent), et pour lequel les droits d’auteurs sont reversés à des associations de défense des femmes. Aucun enjeu financier, donc. Aucun enjeu d’orgueil non plus. Juste une journée pour discuter avec d’autres auteurs, rencontrer un éditeur en vrai, parler de mon blog éventuellement…

Quand je suis arrivée à Trets, le centre-ville était bouclé pour cause de fête de printemps. Premier obstacle. Le GPS recalcule et je poursuis ma route. Au deuxième virage, je me retrouve sur une route de terre, les trottoirs impraticables, de gros travaux en cours. Un instant je me demande où je suis. En bonne marseillaise j’ai déjà une sensation de ruralité extrême dès que je sors de ma ville, alors quand les rues d’un « centre-ville » n’ont plus de goudron, tous mes repères se trouvent presque anéantis… Lorsque mon GPS m’annonce que je ne suis plus qu’à 600 mètres de mon point d’arrivée, en bonne marseillaise, je me gare à la première belle place venue. (Mais vous allez voir, le réflexe « il y a une place je me gare et je finis à pied », si c’est redoutablement efficace à Marseille, ça l’est beaucoup moins à Trets.)

Je descends de ma voiture. Il est 9h10. Je suis attendue à 9h30. Autour de moi, une zone pavillonnaire où de petites maisons s’égrènent en face d’une paire de terrains de basket. Dans la rue, pas un chat. Il fait froid – comme d’ordinaire on perd presque dix degrés en sortant de la pollution urbaine. Je perçois un reste de brume matinale à la cime des arbres et dans les bosquets des jardins. Smartphone en main, j’avance vers mon but. Un peu plus loin dans la rue une femme suivie d’un homme traîne une valise à roulettes. Je songe que la valise est peut-être pleine de livres… Au croisement suivant, ils ont disparus. D’après mon téléphone, ma cible est là, au milieu du chemin de terre en face de moi. Improbable, même pour un salon du livre à Trets ! Je suis dans la bonne rue, mais la vérité est ailleurs, plus loin. Dois-je prendre à gauche ou à droite ? Je choisis au hasard le côté qui semble se rapprocher du centre, selon le plan partiel dont je dispose il y a une école et une crèche à côté de la salle où se déroule le salon. Seule, j’avance en scrutant les panneaux. A nouveau, je doute, comme tout à l’heure en conduisant sur la terre nue. Mais qu’est ce que je fais là ?

Finalement je trouve la place, le parking puis la salle. A l’intérieur, ça s’installe, ça papote, ça se retrouve. J’entre et mes yeux dessinent des cercles autour de moi. Une personne vient me parler. Un organisateur. Ouf. Il me montre « mon éditeur », je me présente. « C’est ton premier salon ? »

Plus tard dans la journée nous rirons de la crainte dans mes yeux à ce moment là…

Les minutes du début s’étalent et les présentations aussi. Je les regarde s’installer. Ouvrir leurs valises pleines de livres et installer minutieusement leur « stand ». Je sors juste mes cartes de visites et un stylo (pour les « dédicaces », rires).

A ma droite, elle défend son premier roman « Pauline et le hussard ». A ma gauche, elle a déjà plusieurs livres à son actif, un petit livre de citations, plusieurs ouvrages de littérature de jeunesse, et le recueil collectif de nouvelles Les femmes nous parlent. De l’auto-édition et de l’édition classique, parmi lesquelles une petite maison d’édition qui a fermé (et donc un livre à faire rééditer)… Jacques, qui porte les éditions Phénix d’Azur, a les yeux qui pétillent quand il parle des livres, ceux qu’il montre et ceux à venir. Une vraie belle personnalité bien éloignée de l’image que je me faisais de l’éditeur. Pourtant, c’est une triste réalité, loin des gros blogbusters de l’édition et leurs bureaux au sol jonché de manuscrits, les petites maisons d’édition à taille humaine peinent à survivre. Si vous voulez aider Phénix d’Azur éditions qui s’engage – entre autre – pour l’égalité hommes femmes, je vous invite à aller faire un tour sur la campagne de financement Ulule avant le 27 avril…

Revenons à notre salon. La journée démarre et les visiteurs sont rares. Une conjecture d’éléments explique peut-être la faible fréquentation, la pluie, le changement de lieu par rapport aux années précédentes, la communication incomplète (les banderolles qui devaient être affichées en ville sont restées roulées à la mairie faute de personnel municipal disponible le vendredi après-midi pour les poser). Pour moi, c’est l’absence d’animation sur le lieu du salon qui pose problème. Qui vient volontairement se faire signer des livres que personne ne connaît par des auteurs que personne ne connaît ?

Malgré l’absence de public, pourtant, je n’ai pas ressenti l’ennui. J’ai discuté, beaucoup, un peu surfé et lu sur mon portable, et surtout, je suis rentrée chez moi avec l’envie de reprendre le travail sur mon roman – bon par contre je n’ai toujours pas gagné d’heures supplémentaires sur mes journées pour m’y remettre…

Ma voisine de gauche s’étonnait, le matin, que j’ai pu venir passer une journée à poireauter dans un salon sans la perspective du moindre euro dans ma poche. Mais la journée avançant, j’ai finalement apprécié d’être venue sans me faire la moindre illusion. Parce que clairement on est nombreux à avoir fait du bénévolat ce jour là !

D’ailleurs, à ceux qui pensent ou disent « ah oui, tu as écrit un livre, ça va, tranquille, tout va bien pour toi ! » (petite anecdote de ma voisine de droite), sachez que la rémunération d’un auteur, c’est environ un euro par livre vendu… Trois euros s’il vend en direct et qu’il récupère la marge libraire. Pas de quoi faire des folies quand dans un salon comme celui de mon «baptême» on vend sur la journée un, deux ou trois livres (voire zéro) !

Une de mes collègues de ce jour m’a raconté ce mot d’auteur : «  Si tu veux travailler sur ton ego, tu te places dans un salon du livre juste à côté de Marc Lévy ». Pour moi, participer à un salon du livre où l’on trouve Marc Lévy serait déjà une belle avancée…

D’autant plus qu’avec la perspective d’augmenter mes heures de travail l’an prochain, je suis en train de revoir mes priorités. Je continuerai à peindre, à avancer sur mes projets d’albums jeunesse, et à publier sur mon blog. Mais poursuivre mon roman, je ne sais pas si j’y parviendrai.

En même temps, si mon but c’est d’écrire pour être un peu lue… j’ai mon blog. Direct, gratuit, bloguer c’est échanger avec le monde entier. Alors pour moi, écrire en 2017, c’est peut-être juste le faire ici… Affaire à suivre.

Après


Premier jour des vacances, à la montagne. Angine. La douleur comme une boule d’épingles dans la gorge. Dans la salle d’attente du médecin, j’ai trouvé une pépite. Un livre pour les petits et grands enfants, merveilleux de poésie, aux dessins magnifiques, Après.


Après l’angine, ça ira mieux.

Mais surtout…

Je vous souhaite un beau présent…

Je suis la galette, la galette

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Je suis faite avec le blé, ramassé dans le grenier, on m’a mise à refroidir, mais j’ai mieux aimé courir !

Si vous avez des enfants en âge d’aller à l’école, vous n’avez pas pu passer à côté du célèbre album Roule Galette – enfin, c’est surtout eux qui n’ont pas pu passer à côté ! Une histoire à la structure répétitive dans lequel la galette prend la poudre d’escampette et rencontre tour à tour un lapin, un loup, un ours et un renard. Tous veulent la manger mais seul le rusé renard y parvient…

Je ne m’appesantirai pas sur la lecture archaïque que je fais de cet album. Le vieux assis sur son confortable fauteuil de patriarche demande à la vieille de lui faire une galette. Et la vieille ne lui répond pas «Tu n’as qu’à te la faire toi même ta galette !». Non, elle s’exécute. Sur les conseils du vieux, elle monte au grenier et balaie le plancher pour récupérer du blé pour faire la galette (Beurk ! Crado la galette à la poussière de grenier !). Le tout avec le sourire bien sûr. Quand elle a fini : Et voilà la galette cuite. « Elle est trop chaude ! crie le vieux. Il faut la mettre à refroidir ! » Et en plus il crie ! Non mais il se prend pour qui ce goujat. Si c’était moi je… (censuré)… D’accord je me suis un peu appesanti, mais c’est vrai qu’à chaque fois que je leur lis cette histoire, je ne peux pas m’empêcher de la trouver pas très vingt-et-unième siècle !

Revenons à notre galette qui roule, roule. L’autre jour mon fiston – cinq ans et demi – me demande : «Maman ? Est ce que ça existe en vrai la galette à l’escampette ?

– La galette à quoi ?

– Ben oui, si on met de la poudre d’escampette dans la galette ! »

C’est peut être pour ça qu’elle roule, cette galette, si l’on remplace la poudre d’amande par la poudre d’escampette, forcément…

Enfin, je n’ai pas résisté à la tentation d’aller voir sur internet d’où vient vraiment cette expression. Si ça vous intéresse, c’est .

Zappe la guerre

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C’est un jour de trêve aujourd’hui. Dans de nombreux foyers, famille réunie et télévision éteinte. Les uns avec les autres, on partage, on discute, on se dispute même, mais sans scène de guerre en Syrie, sans photo d’enfant affamé, sans images d’attentats…

Cette absence au monde me renvoie à celle que l’on s’impose depuis quelques semaines, chez nous, pour le repas du soir. Avant, on laissait la télé, les enfants lui tournaient le dos et nous on s’y intéressait. Les reportages du JT nous happaient au détriment de la parole de nos minots. « Chut » « Arrêtez de parler » « Je veux écouter ce reportage ! » Les derniers temps on gardait quand même la télécommande à table, pour pouvoir zapper les conflits et autres violences, épargner les yeux et les oreilles de nos petits.

Tous les soirs, on devait zapper.

Et puis on a débranché.

Et depuis, on se parle. Eux surtout. Ils nous racontent leurs journées d’école, leurs rêves ou leurs cauchemars. Ils nous posent des questions. La petite chante souvent à la fin du repas une partie de son répertoire appris à l’école… On vit.

Et l’on trouve d’autres moments pour s’informer des désastres du monde…

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« Zappe la Guerre » de PEF, dans la collection Histoire d’Histoire aux éditions Rue du Monde, est à la fois un excellent album de littérature de jeunesse et une ouvrage documentaire qui aborde la première guerre mondiale. Dans la même collection – et du même auteur – j’ai eu les larmes aux yeux en lisant « Papa, pourquoi t’as voté Hitler ? »…

 

Je vous souhaite un merveilleux Noël.

Petites histoires du sexisme

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Les femmes nous parlent, paru tout récemment, est un recueil de nouvelles écrites par des femmes et traitant de l’égalité – ou de l’inégalité – hommes femmes… J’ai eu la chance d’y participer avec Les stéréotypes de genre expliqués à mon fils.

Au delà de la fierté que je ressens d’être impliquée dans un tel projet (à noter, les droits d’auteur sont reversés à une Association d’Entraide et Mouvement des Femmes), j’ai attendu d’avoir lu le livre en entier pour vous livrer mon ressenti.

C’est, donc, un livre engagé. Le postulat de départ, l’égalité entre hommes et femmes, a libéré une parole multiple et intense. Les voix s’élèvent, alors, jeunes ou plus tannées, accentuées aux couleurs du monde, singulières. Certaines racontent, d’autres témoignent. Les points communs s’amoncellent mots après mots.

Le résultat est lancinant, déroutant. L’accumulation des injustices donne presque la nausée. Pourtant, l’espoir en l’avenir est unanime. L’optimisme se trame au fond de chaque récit, celles qui ont connu le pire ne font souvent que l’esquisser, et les héroïnes qui le frôlent s’en tirent toujours en combattantes.

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Vous le voulez ? Vous pouvez vous le procurer directement chez l’éditeur Phénix d’Azur avec un court délai de livraison, mais aussi sur Amazon ou Fnac.com, ainsi que chez votre libraire, s’il le commande.

Et comme c’est un sujet qui me tient à cœur, je vous dis à bientôt pour d’autres histoires du sexisme…

Troquons nos lectures

Et si, au lieu de garder nos livres lus sur des étagères, on les échangeait ?

Mes bibliothèques débordent déjà. Et je lis davantage ces temps-ci.

Alors une pensée magique vacille dans ma tête depuis quelques jours. Et si les livres qui m’ont transportée poursuivaient leur vie, chez vous ? J’aimerais offrir mon histoire de lectrice en même temps que l’objet livre, et recevoir en échange une autre émotion de lecteur.

Allez, ne soyez pas timide. Faites votre choix.

Je propose aujourd’hui trois livres au troc :

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Les souvenirs de David Foenkinos, éditions Folio. Ce roman a été adapté au cinéma par Jean-Paul Rouve, mais je n’ai pas vu le film. Il parle de famille et de vie. Un grand-père qui meurt dans un lit d’hôpital, une grand-mère en maison de retraite, un futur écrivain convoquant les souvenirs des membres de sa famille. J’ai acheté ce livre à la gare, en attendant le train de ma sœur le jour où elle est venue voir mourir notre père. Dans ces heures je vivais à la fois dans mes souvenirs et très intensément dans chaque minute qui s’écoulait. Je l’ai lu rapidement, un mois peut-être après le décès de mon père, et ses mots ont vibré en résonnance avec ma vie, la vie de mes parents, nos souvenirs… Un livre à la fois nostalgique et plein d’espoir.

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La Compagnie des femmes de Yves Simon, éditions Stock. C’est l’histoire d’un écrivain qui quitte Paris pour prendre la route du sud. D’aires d’autoroute en motel, ses pensées et ses mots divaguent. Il rencontre des femmes. Il se cherche. Avec l’amour toujours présent en filigrane. L’écriture est poétique, diffusant un lyrisme léger. Ce livre a accompagné nos deux semaines de road-trip autour des Alpes en camion, cet été.

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Comment tu parles de ton père de Joann Sfar, éditions Albin Michel. C’est un livre de la rentrée littéraire 2016. Acheté le lendemain de l’émission de la Grande Librairie qui en parlait, dans la toute nouvelle et belle librairie de mon quartier (Pantagruel) ; lu en quelques jours. C’est encore une histoire de père qui meurt. Avec ses mots simples et les espaces pleins – de tout – entre ses phrases et dans chaque respiration, il nous livre toute l’émotion, tout ce qu’il y a d’universel dans la mort du père. Et aussi le comique irrépressible de la vie qui continue.

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En échange je prendrai toute lecture en écho, ou pas – soyons inventifs… Avec une petite note – transmission en forme de dédicace – sur la première page du livre (témoignage, message, signature…).

Contact par mail : mamandeplume@gmail.com