Les cadeaux de fin d’année…

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C’est un billet de l’excellent blog Happynaiss qui m’a inspiré cet article… Il m’a donné envie de partager avec vous mes meilleures idées de cadeau à la maîtresse, ou en tout cas celles qui ont eu le plus de succès. Je zappe volontairement l’option on se met à plusieurs pour faire une cagnotte et on offre un (très) joli cadeau parce que du coup on a le budget pour… option que je valide totalement, d’ailleurs. Seulement, parfois, l’organisation cagnotte ne se fait pas, ne parvient pas à vos oreilles, arrive trop tôt ou trop tard. Bref.

L’an dernier, ma fille quittait sa crèche et je voulais remercier chacune des cinq personnes du lieu pour leur implication, ainsi que la maîtresse de mon fils et sa « tata » qu’il adorait. Sept cadeaux à faire donc avec un budget serré, j’ai opté pour des sacs en tissu (pour faire les courses). Je les ai trouvés chez le géant du meuble suédois, avec différents motifs sur le devant. Pour le « dos » du sac, j’ai transféré un dessin personnalisé, des empreintes de main à la peinture et une phrase de remerciement pour ma fille, des dessins personnalisés avec une phrase copiée en écriture bâton pour mon fils. Du coup chacune s’est retrouvée avec un sac, normal au recto, personnalisé avec un dessin d’enfant au verso. Pour sa maîtresse mon fils a écrit « Merci ma belle maîtresse de cette année avec toi » (trop chou !) avec ce dessin (vous voyez le volcan – appris en classe – et les montagnes de la classe verte…).

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Pour Noël, même dilemme, six personnes à remercier au jardin d’enfants de ma fille, plus la maîtresse de mon fils… J’ai opté pour la matinée aux fourneaux plutôt que l’achat de chocolats et leur ai offert des amandes caramélisées (à tomber, recette ici) et à chacune une couronne de biscuits étoiles.

Vous en voulez encore ? Les idées cadeaux du blog Happynaiss sont supers, très personnalisées, joliment présentées et originales (j’adore en particulier le kit SOS cookie), allez jeter un œil ici !

Et vous, des idées cadeaux ? Partagez, partagez !!

Le hand spinner ou quand la fulgurance d’une mode file le tournis

Le hand spinner

Il y a trois semaines, je ne connaissais pas cet objet. Vous non plus j’en suis sûre.

Et puis j’ai vu l’une de mes élèves jouer avec à la récré et les autres tourner autour.

Mon mari m’a demandé si mes élèves en amenaient à l’école.

Quelques jours sont passés, désormais à mon travail chaque jeune possède le sien.

J’ai même du édicter une nouvelle règle qui pourrait se résumer en « Spinner sorti en classe, spinner dans ma besace ».

A la sortie de l’école, chez les « grands » d’élémentaire, des spinners tournent au bout de chaque petite main.

Et maintenant, mon fils.

Pour l’instant, je le trouve amusant ce petit jouet tournant.

 

Il suscite tout de même une question chez moi, une question d’instits, récurrente. Comment se fait-il que d’un bout à l’autre de la France les mêmes jeux envahissent les cours de récré au même moment ? Alors que des dizaines de jeux différents sont disponibles en magasin… Et à une vitesse telle qu’on ne peut pas croire à une expansion « de bouche à oreille ». (D’autant que dans le cas du hand spinner, selon certaines sources, la demande a précédé l’offre. Une petite histoire de cette « toupie à main » ici.)

 

A votre avis, combien de temps durera cette mode ? On lance les paris ?

La juge et le président

la-politique-en-2017-fait-irremediablement-partie-du-paysage-quotidien

Je me suis tellement retenue de parler de politique sur internet ces temps-ci, que j’en ai presque des fourmis au bout des doigts… De temps en temps, je craque et clique sur le bouton partager de Facebook. Instantanément, c’est un article avec tout son cortège d’interprétations et de commentaires qui déboule sur mon « mur ».

Et j’ai la très nette sensation que la moindre de mes prises de positions est comme une pancarte fluo qui décrypte mes opinions politiques. J’en suis gênée. Pourtant je n’ai pas honte de mon vote. Mais internet, c’est tellement le domaine public que la discrétion d’un vote qui se veut personnel ne peut que se disloquer à son contact.

Dans le même temps l’affaire Fillon (pour ne pas faire semblant de ne pas parler de cela) s’impose tant dans l’actualité, et dans ma manière de penser l’élection qui se profile, que j’ai le plus grand mal à retenir ma langue. Dans le privé et à l’oral, je me lâche – et je saoule mon homme avec mes analyses politico critiques. La politique, en 2017, fait irrémédiablement partie du paysage quotidien.

Par contre, à mon travail, face à mes élèves, neutralité obligatoire.

A la question – très surprenante au demeurant – « pour qui vous avez voté madame ? », je réponds sans ciller « Je n’ai pas le droit de vous le dire. »

Mais (un très grand «mais», à l’origine de cet article) je me questionne. Pour le spectacle type comédie musicale en cours de préparation à l’IME, l’histoire s’est construite, petit à petit, en partant de nos premières chansons. Une troupe de pirates, un voyage en bateau («Santiaaano»)… Pour justifier «La Marseillaise», on a collé un Président de la République – un clin d’œil à l’année électorale pensais-je. Et pour que le président suive les pirates dans leur bateau, on a imaginé une juge qui déboulerait en lui criant : « Je vais te mettre en prison ! ». (Alors, le président fait deux trois tours de piste, saute dans le bateau ; et la juge saute dans sa bouée canard pour courir derrière le bateau…)

Comble de la coïncidence, on a conçu ce délire bien avant l’affaire Fillon. En même temps, ce n’est pas comme si M. Fillon était le seul présidentiable – ou présidentié – à avoir concentré l’intérêt des juges. (Lorsque j’ai entendu, hier sur France Inter, un journaliste danois affirmer qu’ils étaient « habitués », de chez eux, à voir les hommes politiques français empêtrés dans des affaires judiciaires, j’ai frémi d’une si glaçante vérité.)

Notre histoire de juge et de président, alors, vous trouvez que c’est une blague potache à prendre au second degré, ou une entorse à notre devoir de neutralité ?

Maman tu cries très fort !

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J’avais annoncé () que la culpabilité était bannie de ma vie de mère. Mais vous le savez, elle n’est jamais très loin, elle se planque derrière la moindre de nos faiblesses – la garce ! Et quand ce sont nos enfants qui pointent nos défauts, c’est parfois drôle (vive l’auto-dérision) et souvent un peu – voire très – douloureux…

 

La semaine dernière, j’ai crié – je devrais dire hurlé – une fois de plus. C’était le matin, nous étions – comme d’habitude – en retard sur l’horaire qui m’assurerait d’être à l’heure à mon travail. Je leur avais dit de mettre leurs chaussures, puis j’avais préparé mon sac, mon thé, mon repas. Les chaussures n’étaient toujours pas mises. Je leur avais demandé de mettre leurs pulls, et leurs manteaux, tout en enfilant mes chaussures et en n’oubliant pas le sac du goûter, les clés de la voiture, le portable. Je lui avais dit de mettre ses gants en fermant le manteau de sa sœur. Il avait hésité, cherché, tatonné. «Mets tes gants !» «METS TES GANTS ! MAINTENANT !»

Quelques minutes plus tard, la colère était partie, alors de sa toute petite voix si douce, ma fille m’a dit : «Tu as crié vraiment très fort maman. Je veux que tu cries moins fort.» Oups. J’ai promis de faire des efforts.

 

Déjà quelques jours avant, j’avais raconté au repas du soir que j’avais crié sur mes élèves – ils n’arrivaient pas à faire un exercice de maths réalisé déjà de nombreuses fois et j’ai « craqué ». Le jugement de mon fils – 5 ans – a été sans appel : «  Mais maman ! Tu ne dois pas t’énerver contre eux ! Tu es leur maîtresse tu dois être gentille avec eux !

– Ah parce que ta maîtresse ne crie pas ?

– Jamais ! Ma maîtresse elle ne nous crie jamais dessus ! »

Un peu plus tard, j’ai eu l’explication complète : «Des fois elle se fâche, et elle nous punit. Mais elle ne nous crie jamais dessus…»

 

Il ne me reste plus qu’à présenter mes respects à la maîtresse de mon fils. Et à essayer de m’améliorer, comme maîtresse, et comme maman…

Peut-être prendre exemple sur la maman des poissons

La kermesse est dite

La kermesse est dite

L’année scolaire s’achève dans trois jours et l’heure est au bilan. Cette année j’avais endossé le costume de présidente de l’association de parents d’élèves. Un costume qui s’avère plusieurs mois après à la fois trop grand et trop lourd pour moi.

Je voulais que ce ne soit qu’un mot posé sur moi comme une plume, parce qu’il en faut bien un… Je voulais une démocratie participative sans chef, une responsabilité partagée. Je voulais n’être qu’une dans le groupe. Une qui synthétise quand il le faut, et qui fait le lien entre les parents et les enseignants. Une qui dissémine le poids… Je pensais que comme je suis moi même « instit » ce rôle me conviendrais. Expliquer l’école et son fonctionnement, parler le Professeur des écoles deuxième langue. Si pour cette part du job ça fonctionne à peu près, je ne m’attendais pas à l’inertie du groupe. Je pensais que mon investissement et mon énergie génèreraient des vocations. Je pensais qu’à plus de vingt adultes on soulèverait des montagnes. Mon optimisme trop éclatant m’éblouissait, et ce n’est qu’après, dans le vif, que j’ai vu la réalité.

J’ai envoyé des mails par dizaines à ce groupe de 23. En réponse, parfois, je n’ai eu que le souffle du vent vide du désert de Gobi. Un silence assourdissant quand on demande un ou des volontaires pour une chose ou une autre. Et toujours les quelques mêmes qui se bougent.

J’ai organisé la kermesse de l’école. Pas seule, non. L’ancien président le faisait seul. Je ne sais comment c’est possible. Il est pour moi un commando de la fête d’école, un militaire de l’extrême. Moi, j’ai eu de l’aide. Une surtout, et en binôme on a passé une grande partie de notre temps libre à… À faire quoi, me direz vous, ce n’est qu’une kermesse…

Répertorier, concevoir, écrire les règles de jeux. Choisir, comparer, acheter les jouets. Créer des documents. Organiser les volontaires sur les stands. Recenser et acheter le matériel nécessaire. Penser à chaque petit détail. Imprimer, demander à imprimer, récupérer les copies. Agrafer, découper. Avoir besoin de relancer ceux qui avaient dit qu’ils feraient. Ne pas relancer. Trouver des solutions. S’appeler, se concerter, se questionner, s’envoyer des mails jusque tard le soir et parfois aussi tôt le matin. Oui, faire une kermesse, c’est du boulot, surtout si l’on veut y apporter un souffle nouveau.

Quand tout a été est fini, tout réussi que ça ait été, je me suis demandé si cela valait vraiment l’énergie dépensée…

Ce qui est sûr, c’est que sur la fin je n’ai plus éprouvé le plaisir. Juste l’obligation d’aller au bout de mes engagements. Il y a une semaine, j’ai affiché devant l’école les résultats des concours de la kermesse. En réalisant cette dernière des tâches, je me suis dit : «Maintenant c’est fini.»

Je ne ferai aucun compte rendu d’aucune réunion. Je n’enverrai plus aucun mail.

Je me sens usée par la fonction. Au bout de tout.

Pendant ce temps à mon boulot l’année se termine aussi. La kermesse c’était hier.

L’année est finie. Les kermesses sont dites.

On se retrouvera à l’école dans deux mois, les enfants, les parents, les enseignants, et le renouveau dynamique de la rentrée nous portera.

En attendant, je veux juste « vivre, rire, lire et écrire ». Le rythme du blog sera au fil de l’inspiration et des possibilités de connexion… Quelle que soit la fréquence de mes articles, de vos lectures, je vous souhaite un bel été.

Présomption de pénibilité

Présomption de pénibilité

Vous avez remarqué ? Quand on devient parent, on passe de l’autre côté.

Avant, j’étais « instit », comme j’aime le dire (professeur des écoles pour être tout à fait exacte), et les parents, bon et bien, c’était des parents, quoi. Certains sympas, d’autre moins sympas. Je n’ai pas vraiment eu le temps de me faire une opinion arrêtée sur le parent lambda, et je suis vite devenue maman.

Alors je me suis rendu compte que nous, les parents en général, nous portions comme un poids face aux enseignants, pédiatres et autres professionnels en contact avec nos enfants…

Le poids de notre présomption de pénibilité.

Même si l’on ne fait pas vraiment partie des parents pénibles. Même si l’on fait des efforts. La présomption est toujours là, comme un boulet que l’on se traîne.

Alors, il faut s’habituer… à certains non-dits, mises à l’écart, fins de non recevoir…

 

Et vous, vous la vivez comment votre présomption de pénibilité ?

La maîtresse aime la nature

La maitresse aime la nature

Depuis qu’il peut marcher dans la rue sans trop de difficulté, il ramasse des fleurs… Les pissenlits poussent à l’embouchure des immeubles et des trottoirs, ils se faufilent dans le goudron et jaillissent en bouquets ensoleillés dès les premiers jours du printemps. Alors, les gamins du quartier leur font subir un génocide de fleurs. Enfin, les gamins… Le mien en tout cas… A chaque passage, un, deux, trois pissenlits arrachés, au creux de ses petites mains.

En quelques jours, les fleurs de la rue sont trépassées. Mais le pissenlit, ça pousse comme de la mauvaise herbe. Et les unes après les autres elles poussent, les fleurs, puis repérées, attrapées, elle finissent leur vie dans une poche, dans mes cheveux ou dans un verre d’eau sur le plan de travail de la cuisine.

Au fil des mois, la passion des fleurs s’est répandue à tout ce qui pousse et tout ce qui vit, tout ce qu’on trouve sur le sol des parcs, sous les arbres de la ville ou dans les légumes bio…

Puis, en deuxième année de maternelle, mon fils a rencontré « la maîtresse qui aime la nature ».

Dimanche dernier, il a ramassé une bonne trentaine de glands à côté des jeux d’enfants. Il en a rempli ses poches. Et les a amené en offrande à sa maîtresse.

Quelques matins plus tard, devant la classe, nous étions trois mamans. Chaque enfant avait un présent.

Des dessins agrafés en forme de livre, et une étincelle s’est éclairée dans les yeux de la maîtresse. « Super ! As-tu écrit le nom de l’auteur ? »

Un gland retrouvé au fond d’une poche, et un sourire a illuminé son visage. « Oh, un gland ! On va le mettre avec les autres ! »

Une boîte en Pyrex avec des fourmis et, rayonnante, elle s’est exclamée : « Génial ! En plus il y en a une rouge ! »

Avec les deux autres mamans, nous nous sommes regardées, interloquées et amusées.

Et le lendemain, quand mon fiston a ramassé une « magnifique » feuille d’automne en train de se ratatiner, je lui ai lancé dans l’instant : « Super mon cœur, tu l’amèneras à ta maîtresse. »

La prochaine fois qu’on trouve des escargots dans une salade, je les mets dans une boîte en Pyrex, et zou, à l’école !

Et vous, que faites vous des escargots trouvés dans les salades ?