Poussettes interdites ?

Poussettes interdites

Vous aurez lu ou entendu cette info, peut être. Un collectif de parents marseillais a fondé un « Syndicat des poussettes enragées » pour dénoncer les problèmes rencontrés par les familles dans notre ville : trottoirs impraticables, voitures reines, transports en communs non accessibles, manque de place en crèche, mauvais état des écoles, piètre qualité des cantines, rareté des espaces verts…

Quand on met bout à bout tous ces constats, Marseille apparaît comme une ville dans laquelle les enfants ne sont pas du tout les bienvenus. Et j’ai beau apprécier ma belle ville, mon « amoureuse », l’aimer à la folie pour sa beauté, sa folie et sa chaleur, je ne peux pas contredire ces faits.

Je me souviens encore de ce jour, mon fils avait dans les un an et je suis allée au musée avec une amie. J’ai été fort surprise de devoir laisser ma poussette au vestiaire. « Les salles d’expositions sont interdites aux poussettes. » (Il y a pire, cela dit, dans le genre musée inaccessible.) Je n’ai pas pu m’empêcher de penser que c’était bien commode pour éviter les bébés… Mais j’ai sorti ma mini écharpe filet de mon sac et j’ai porté mon fils contre moi pendant toute la visite guidée. J’ai fait semblant de ne pas voir le regard noir d’une des femmes du groupe quand mon bébé a commencé à râler et que j’ai sorti mon sein pour le calmer, debout un peu à l’écart dans la salle d’exposition.

Quand la poussette n’était pas la meilleure des solutions, j’ai porté mes enfants, sur le ventre, sur le dos, puis sur les épaules… Et peu à peu, la fameuse poussette – l’achat incontournable de ma première grossesse – a pris la poussière dans un coin de mon appartement.

Finalement, au fil des années, je me suis fabriquée une jolie vie de famille dans cette ville qui n’accueille pas toujours bien les familles. Je sais où vaquer, quand et comment. Quelles activités proposer à mes nains, où aller respirer.

N’empêche qu’aujourd’hui, le Syndicat des poussettes enragées marseillais fait les couvertures de la presse nationale, et prépare une parade de Noël revendicative pour le 8 décembre (à suivre sur leur page Facebook). Dans le même temps, l’association Autour de l’Enfant (dont je suis fière de faire partie) lance un concept de salles d’allaitement à Marseille ; la première était à la foire de Marseille il y a quelques semaines (j’en parlais là). L’accueil des familles dans les lieux publics devient un sujet, je ne peux que m’en réjouir…

Et vous, qu’en pensez-vous ? Les non marseillais, c’est comment chez vous ?

 

 

L’allaitement c’est partout

L allaitement c est partout

Aujourd’hui, je vais vous reparler d’allaitement – ça faisait longtemps. Pour la première fois depuis sa création, la Foire de Marseille proposera un lieu dédié à l’allaitement et aux familles. Ce stand, tenu par des bénévoles de l’association Autour de l’Enfant, proposera un joli coin pour se poser le temps d’une tétée, d’un biberon ou d’un jeu calme, mais aussi des animations tout au long de la foire. L’objectif d’Autour de l’enfant est notamment de favoriser l’allaitement maternel en le rendant plus facile et plus visible.

Pour moi, il s’agit d’un vrai sujet de société, un sujet d’importance. L’allaitement en public fait d’ailleurs régulièrement couler de l’encre, du moins dans les médias qui parviennent jusqu’à moi. Les histoires se ressemblent toujours un peu. Il y est question d’une mère qui allaite son enfant, dans une piscine, un magasin, à la CAF ; d’une personne, choquée de cette vision là dans ce lieu là, qui demande à la mère d’arrêter ou de sortir. Ou d’aller dans les toilettes.

Ai-je vraiment besoin de redonner tous les arguments servis mille fois ? Le but biologique du sein est de nourrir les enfants (bien au-delà des quelques semaines admises par la société si l’on suit notre condition de mammifère), un bébé allaité est nourri à la demande, de nombreuses fois dans la journée. L’allaitement pour un nourrisson c’est un besoin vital. Les jeunes mères ne peuvent pas rester enfermées chez elles pendant la durée de l’allaitement, elles ne le veulent pas, elles veulent vivre. Les toilettes ne sont pas un endroit correct pour prendre son repas. Quand un bébé tète, le téton de sa mère est caché. Un sein qui allaite, même sans essayer de le couvrir, n’est pas forcément plus découvert qu’avec un décolleté plongeant. Le corps des femmes est exposé partout, de façon beaucoup plus provocante, pour vendre toutes sortes de choses, et cela ne semble choquer personne. L’allaitement en public n’est pas considéré comme une atteinte à la pudeur car il ne s’agit pas d’un acte sexuel ni d’un acte obscène.

J’ai moi même allaité mes enfants, partout, tout le temps, et longtemps. J’ai beaucoup utilisé la technique de la superposition de t-shirts pour allaiter discret sans acheter de fringues spéciales (je soulève le t-shirt du dessus, j’abaisse le débardeur du dessous, mon sein est couvert, mon ventre est couvert, j’allaite où je veux). Et puis au fil des années je me suis sentie de plus en plus libre de dégainer mon nichon. Je n’ai jamais eu la sensation de m’exhiber. Et surtout, j’ai tellement gagné en confiance que même dans mon attitude corporelle, j’ai complètement arrêté de demander la permission aux autres d’être la mère que je voulais être. J’étais tellement sûre d’être dans ma justesse absolue…

Alors c’est vrai, des femmes qui allaitent dans les lieux publics, il n’y en a pas tant que cela. On n’est pas habitué. D’ailleurs, on n’est pas habitué à l’allaitement tout court, quand bien même il reste la manière la plus adaptée de nourrir un petit être humain. C’est cette vision qui doit changer. L’allaitement finira par s’imprimer dans l’inconscient collectif comme une normalité, si l’on continue à multiplier les images d’allaitement, comme avec cette série de photographies (ou bien avec cette initiative londonienne un peu provoc).

Si l’on multiplie aussi, comme en Allemagne, en Belgique ou en Suisse, les lieux accueillants pour les mères allaitantes… Je vous donne alors rendez-vous à l’étape suivante, après la salle d’allaitement de la Foire de Marseille, avec la liste Autour de l’enfant des endroits marseillais – boutiques, cafés, restaurants – prêts à accueillir décemment des mamans allaitantes (plus largement des familles) dans leurs locaux.

En attendant, venez donc me voir à la Foire de Marseille, j’animerai un atelier arts plastiques pour les enfants de 4 à 10 ans le mercredi 26 septembre de 10h à 11h et le dimanche 30 septembre de 15h à 16h (toutes les informations pour l’inscription seront très très bientôt ici et sur le site ADE).

Il y aura aussi… des ateliers portage, signes, premiers secours, éveil musical, massage bébé maman, des réunions allaitement, des démonstrations de moulage 3D pour les familles, des conférences… Allez donc faire un tour sur la page Facebook du stand

Picasso avec les minots

Picasso 1

Les marseillais, ce sont des événements que vous ne pouvez pas louper…

La Vieille Charité et le Mucem accueillent l’exposition « Picasso Voyages Imaginaires » jusqu’au 24 juin 2018. Au Centre de la Vieille Charité, quatre thèmes, «Bohème bleue, Afrique fantôme, Amour antique et Orient rêvé» nous invitent à découvrir les sources et les voyages imaginaires de l’artiste.

Picasso 2

Au Mucem, l’exposition intitulée «Picasso et les Ballets russes, entre Italie et Espagne» explore le travail de scénographe et de costumier de Picasso pour les Ballets russes.

A une heure de là, aux Carrières de Lumières des Baux-de-Provence, c’est encore Picasso qui est à l’honneur avec le nouveau spectacle – projection et musique – intitulé « Picasso et les maîtres espagnols », jusqu’au 6 janvier 2019. Pour les enfants, les Carrières, c’est toujours un moment festif et magique ; on regarde de partout, on a les yeux qui brillent, on rit, on danse, on vit l’art… en immersion intégrale.

Picasso 3

Picasso 4

Picasso 5

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Pour prolonger encore un peu le plaisir de la découverte, je vous ai dégoté ce jeu interactif « Dessiner à la manière de Picasso » sur le site France TV éducation. Chez nous, les nains ont testé et adopté…

Picasso 7

Picasso 8

Chapitre 2 – La naissance du clan

Si vous l’avez loupé, le premier chapitre du roman des momies est .

 

Il n’a fallu que quelques semaines après Halloween pour que SIX naisse et s’auto-déclare, malgré un léger éloignement géographique, chef des momies.

Momie 6

SIX (Boulevard Notre-Dame (proche Bd Vauban), 13006)

 

Il faut avouer que sa stature lui offrait d’emblée une supériorité physique incontestable, d’autant plus que UN devait affronter au même moment sa première blessure sérieuse. Trop occupé à quémander de l’aide pour que soit rétablie son intégrité physique, il n’avait aucune énergie à consacrer à la lutte pour le pouvoir.

Momie 1 B

 

Avec un chef bien placé et imposant comme SIX, le clan des momies voyait se profiler devant lui un avenir radieux.

Tandis que chacun époussetait ses bandelettes en prévision de la grande soirée de changement d’année, UN eut droit à une réparation de costume.

Momie 1 C

 

Et un autre membre rejoignit le clan. Cette nouvelle recrue déplaisait fortement à SIX. «Il n’y a pas de place pour les faibles chez nous», avait-il asséné. Mais même le chef ne pouvait rien contre la créatrice, et SEPT vit le jour, larmoyant, mais vivant.

Momie 7

SEPT (Intersection Chemin du Roucas Blanc et Traverse des Zéphyrs, 13007)

 

La suite du roman des momies très bientôt… En attendant n’hésitez pas à liker et à suivre la page facebook Momies Marseille !

 

Chapitre 1 – Momies d’Halloween

Avant de commencer cette histoire, quelques mots en guise d’explication de texte. Au départ, j’avais posté les photographies de mes momies comme un nouveau délire photographiques () puis au fil des rouleaux de scotch mon cerveau n’a pas pu s’empêcher de s’inventer une histoire… le roman des momies en quelque sorte ! Avec une nouvelle catégorie dédiée, et même une page facebook, Momies Marseille.

 

Tout a commencé avec UN, démembré depuis des années. Sa porte avait vécu l’arrachement et le rattachement sommaire, jusqu’à ce que la ficelle de chantier cède. Alors sa pauvre porte tuméfiée était restée, posée à l’horizontale devant le placard, pendant plusieurs mois. En passant devant lui, jour après jour, j’entendais sa plainte, vrombissement électrique me poussant à éloigner mes enfants.

Avant 1

Un jour, j’ai signalé sa détresse de quelques clics sur mon ordinateur, mais l’orange responsable n’a pas daigné suer une seule goutte de jus pour refermer son malheureux placard, même pas d’une nouvelle ficelle plastique…

Message orange

Quelques jours plus tard je donnais naissance à UN, juste avant Halloween.

Momie 1

UN (Rue Vendôme 13007)

 

Mais une fois le déguisement de UN créé, il a fallu habiller DEUX qui commençait à faire des crises de jalousie.

Momie 2

DEUX (Chemin du Roucas Blanc 13007)

 

Puis le petit TROIS a quémandé aussi son costume de momie.

Momie 3

TROIS (Chemin du Roucas Blanc (entre la maternelle et l’élémentaire de l’école du Roucas Blanc) 13007)

 

La première fille du clan, QUATRE, s’est enthousiasmée de participer à une soirée dansante spéciale momies pour Halloween.

Momie 4

QUATRE (Rue d’Endoume 13007)

 

CINQ, par contre, n’a pas pu danser pour l’occasion. Pauvre vieux, il est si abîmé qu’il ne tient même pas droit. Il a passé sa soirée adossé au bar.

Momie 5

CINQ (Rue Fénélon et Robert Giudicelli 13007)

 

Halloween est passé, les momies sont demeurées. Elles ont refusé de quitter leur déguisement et ont même contacté la presse locale, en vain, pour témoigner de leur bonheur :

« Nous étions éventrés, nos portes ne fermaient plus ou étaient arrachées, nos entrailles à la merci du mistral ou de la pluie battante. Parfois de petits doigts enfantins venaient nous chatouiller entre les fils, épisodes de rire grinçant irrémédiablement suivis de hurlements parentaux. Comme si jouer avec nous était dangereux ! Maintenant, derrière notre déguisement de momies nous voilà un peu protégés, nos tripes à l’abri, et nous avons gagné en prime une apparence amusante. Les petits et grands enfants arrêtent même leur course pour lire nos mots. Finalement, notre nouvelle vie est un pur bonheur ! Nous tenons alors à remercier nos organismes propriétaires légitimes de nous avoir abandonnés à notre délabrement. UN, DEUX, TROIS, QUATRE et CINQ »

 

La suite du roman des momies très bientôt… En attendant n’hésitez pas à liker et à suivre la page facebook Momies Marseille !

Des placards de rue momifiés

Momie 1

Rue Vendôme 13007

Momie 2

Chemin du Roucas Blanc 13007

Momie 3

Chemin du Roucas Blanc (entre la maternelle et l’élémentaire de l’école du Roucas Blanc) 13007

Momie 4

Rue d’Endoume 13007

Momie 5

Rue Fénélon et Robert Giudicelli 13007

« Nous étions éventrés, nos portes ne fermaient plus ou étaient arrachées, nos entrailles à la merci du mistral ou de la pluie battante. Parfois de petits doigts enfantins venaient nous chatouiller entre les fils, épisodes de rire grinçant irrémédiablement suivis de hurlements parentaux. Comme si jouer avec nous était dangereux ! Maintenant, derrière notre déguisement de momies nous voilà un peu protégés, nos tripes à l’abri, et nous avons gagné en prime une apparence amusante. Les petits et grands enfants arrêtent même leur course pour lire nos mots. Finalement, notre nouvelle vie est un pur bonheur ! Nous tenons alors à remercier nos organismes propriétaires légitimes de nous avoir abandonnés à notre délabrement. »

 

Avant :

Avant 1   Message orange

Avant 2   Avant 4

Avant 5

 

J’aimerais beaucoup voir ces photos publiées dans un média ou un autre… Si vous voulez leur donnez un coup de pouce n’hésitez surtout pas !

Réussir son allaitement ce n’est pas seulement un coup de chance

Tenue correcte exigée

On a peut être un peu trop tendance à penser, enceintes, que l’allaitement c’est naturel. Que ça coulera tout seul – c’est le cas de le dire.

On compte sur la chance de la débutante, sur les conseils à la maternité, sur l’expertise du pédiatre… Aïe ! Rien de tout cela ne fonctionne à coup sûr. L’accompagnement en maternité est souvent bien léger – quand il est approprié ; les conseils contradictoires – voire contraires aux bons usages de l’allaitement ; les pédiatres pas formés à cette question – et pour certains carrément réfractaires à un allaitement qui dépasserait trois mois. On n’est pas rendues dès lors, si l’on ne s’est pas renseignées pendant la grossesse, si l’on ne pose pas les questions aux bonnes personnes, si l’on ne se blinde pas contre les bêtises que l’on entendra.

Si l’allaitement est important pour vous, si vous croyez qu’il est important pour votre enfant, si vous y tenez, ne passez pas à côté de l’inévitable prise d’informations avant. Sachez où prendre les infos pendant (site de la Leche League, Forum des tétouilleurs, associations de soutien à l’allaitement). Et puis venez partager aux réunions allaitement, on y chemine tellement, entourées d’autres mères qui allaitent, qui ont allaité, qui vivent, qui ont vécu ce que l’on traverse…

A Marseille, c’est nouveau cette année, la Famille Zen propose des rencontres allaitement, totalement gratuites, que je co-anime avec une autre maman ayant une expérience longue d’allaitement (en ce qui me concerne : plus de deux ans pour mon fils et plus de trois ans pour ma fille), avec l’envie d’accompagner avec bienveillance votre expérience d’allaitement.

Les réunions allaitement me manquaient tant, j’ai dû trouver un moyen d’en faire exister de nouvelles ! Et puis… le savoir ne vaut rien s’il n’est pas partagé.

Ça vous tente ? Je vous donne les dates des prochaines réunions pour 2017 : le dimanche 15 octobre, le dimanche 12 novembre et le dimanche 17 décembre, de 10h à 12h à chaque fois. Après-demain, ce sera au parc du Palais Longchamps (tant qu’il fait beau et chaud profitons-en !). Toutes les infos sont sur la page facebook de la Famille Zen. A dimanche ?

Marseille aussi

136 Fort St Jean

Je ne supporte pas les oiseaux de mauvaise augure. Aussi j’évite autant que possible d’en être un moi-même. Alors je le disais peu. Mais je savais. Que cela arriverait. Ici. Dans ma ville. Lumineuse, insouciante, virevoltante.

L’anticipation n’a pas rendu le choc plus doux.

J’ai pensé ne pas publier l’article sur les parents bienveillants hier. Puis j’ai songé qu’être parent c’est aussi passer outre la terreur dans le quotidien. Le lendemain du Bataclan nous allions au théâtre en famille et j’écrivais cet article : « Pleurer, aimer, continuer ». Aujourd’hui encore, l’écriture me libère et je sais que si la joie est éteinte aujourd’hui elle renaîtra demain. Sous leur haine nos vies trépigneront toujours…