Les Zurbanards d’Arles

Et si l’art était (aussi) dans les dessins de notre imagination ?

Je vous propose un petit jeu :

Zurbanard Arles 1

Zurbanard Arles 2

Zurbanard Arles 3

Zurbanard Arles 4

Zurbanard Arles 5

Zurbanard Arles 6

Zurbanard Arles 7

Zurbanard Arles 8

Tous ces personnages, que j’ai baptisés Zurbanards, sont dans le centre-ville d’Arles :

Carte Zurbanards

(Carte accessible sur le web ici)

Si vous êtes d’humeur joueuse et que vous passez du temps en Arles vous pouvez :

  1. Trouver quel Zurbanard (des photos ci-dessus) se cache derrière chaque prénom (de la carte) en parcourant la ville.
  2. Décoder les correspondances entre les couleurs des points de la carte et les familles de Zurbanard (Gouthierre, Mobiliurbin, Dumur et Plakossol)…
  3. Résoudre l’anagramme de chaque prénom pour retrouver une caractéristique du Zurbanard.

(Oui, j’assume mon côté enfant.)

 

Et sinon, vous pouvez aussi visiter Arles pour ses immanquables Rencontres de la Photographie du 3 juillet au 24 septembre 2017, époustouflant pour quiconque aime la photographie contemporaine…

Sérendipité visuelle

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Vous ne connaissez peut-être pas le mot, mais vous savez tous ce que c’est. La sérendipité, c’est l’art de faire une découverte par hasard, et par extension, c’est aussi l’art de se laisser dériver, sur internet, de lien en lien, de sites en sites pour tomber finalement par hasard sur quelque(s) chose(s) qui nous intéresse(nt) sans être notre recherche de départ…

Comme je ne suis pas plus assidue sur les réseaux sociaux et autres que pour mes rituels de beauté (voir mon article précédant sur mon coiffeur), j’étais passée à côté de Pinterest. Et puis un jour, mes amies instits m’ont raconté qu’elles y chopaient des idées pour leur classe. Alors j’ai découvert ce tourbillon, et je me suis laissée voguer. “Pinterestidipité” ?

Toutes ces images en cascade, c’est tellement riche et inspirant ! J’y ai trouvé ma déco d’Halloween, des rêves de voyages, des photos de street-art rafraîchissant, des créations originales que je n’aurais même pas imaginées…

La seule chose qui me chagrine un peu, comme sur Facebook, c’est que je me sens prisonnière d’un algorithme. La machine me propose des contenus similaires à ceux de mes derniers clics, me confortant dans mes choix parfois maladroits, et je me sens privée d’une partie de la profusion tentaculaire du réseau.

Malgré tout j’ai décidé de faire un pas de plus dans l’immensité picturale de Pinterest, en y “épinglant” certains de mes articles par leur image…

La gym ludique, c’est fantastique !

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Que ce soit elle, deux ans, ou lui, cinq ans, je les ai rarement vu aussi heureux que dans cette salle de gym.

Le concept Ludigym, c’est de la gymnastique pour les enfants de 8 mois à 10 ans, une grande salle avec des agrès (poutres, barres, et large tapis de sol), de vrais mouvements de gym à leur niveau, une progression et des jeux pour développer la motricité…

On entre dans la salle, avec les plus petits (les moins de trois ans), et c’est un grand moment de complicité parent enfant. On les prend par la main, on fait ensemble, on encourage, on motive, on rassure… (Cela peut paraître étrange, mais c’est cette activité partagée qui m’a le plus aidé à me ressourcer, lorsque je frôlais le burn-out en juin dernier, et c’est aussi celle qui a colmaté mon cœur le lendemain des obsèques de mon père, un cours exceptionnel avec mes deux enfants…)

Les plus grands, eux, vont seuls dans la salle avec le prof. Mais les parents peuvent observer le cours derrière les vitres de la salle d’accueil. Pour moi, une pure contemplation. Je retrouve l’émotion que je ressens à chaque fois que je considère, spectatrice extérieure, des enfants qui ne sont pas en interaction avec moi (j’en parlais dans cet article). Je regarde mon fils, souriant et sautillant. A l’écoute. Il suit le cours, entre concentration et excitation, réalise des acrobaties que je n’aurais même pas imaginé, et je l’admire… La cerise sur le mouvement de gym, c’est que chaque cours est une histoire. Ils montent sur le dos des dinosaures, ils sont des chevaliers, des princesses ou des super-héros (derrière la vitre, on n’entend rien de ces contes, mais parfois les enfants nous en offrent en ressortant quelques bribes joyeuses…). On est si loin de la rigidité froide de la gymnastique classique. Ici, on joue.

Avec les deux à la gym, du coup, à la maison, il y a des périodes où l’on vit, on joue, on chante Ludigym. Ils se mettent même à faire des roulades sur leur lit (ou pire, au bord du canapé !), c’est le revers de la médaille.

 

Le rush de la rentrée est déjà en train de passer, alors si vous n’êtes pas encore bookés pour l’année, et si vous habitez Marseille, il peut être encore temps de choisir cette super activité pour vos pitchouns… Et sinon, ils font aussi des stages de vacances, et des animations pour les anniversaires.

(Ceux qui me lisent souvent savent que je n’ai pas pour habitude de faire de la pub sur ce blog, mais là c’est vraiment que… Que ce soit elle, deux ans, ou lui, cinq ans…)

What else ?

What else

Je n’ai pas de machine Nespresso. Et je ne compte pas en avoir une un jour. (Et oui, au risque de vous décevoir, je ne suis pas copine avec Georges Clooney !)

Ce préambule expliquera peut-être ce que je m’apprête à dire. Je n’ai pas pu m’habituer à l’ambiance si particulière qui règne chez les rois du café en capsule… Et pour cause, j’ai du entrer dans une boutique Nespresso trois fois dans toute ma vie.

La dernière fois, c’était il y a plusieurs mois déjà, mais j’en garde un souvenir assez prégnant pour écrire cet article. Mon mari devait acheter des capsules pour la machine à café de son travail – là-bas ils ont cédé à la Nespresso-pression – c’était un samedi après-midi. Je portais ma fille, bébé, dans mon écharpe rose pétant, mon fils avait disons trois ans et demi, il voulait tout toucher et trouvait que les barrettes de capsules en libre service faisaient un jeu très amusant. J’essayais de le retenir pendant que mon mari faisait la queue.

L’ambiance était feutrée, tout respirait le luxe. Au moment où j’ai baissé les yeux sur moi, les pans de mon écharpe pendant le long de mon corps, ma fille gazouillant près de mon visage, mon fils remuant au bout de ma main, j’ai eu l’impression que je n’étais pas du tout à ma place.

Un instant je me suis dit que si le comportement de mes enfants devenait « hors cadre », je me ferais probablement sortir de la boutique… Comme si en entrant chez eux on se trouvait contenu dans une capsule. Tous encapsulés, ou non admis.

Arrivé au bout de l’attente, enfin libéré – de son argent aussi, mon mari nous a rejoint et nous nous sommes dirigés vers la sortie en riant entre nous de cette ambiance bourgeoise.

Quand on arrive devant une porte, on l’ouvre n’est-ce pas ? Et bien, chez Georges, non ! L’homme responsable de la porte – un « portier » ça s’appelle – s’est jeté sur la poignée comme si son job en dépendait (c’est surement le cas). Parce que chez Nespresso, on monte tellement en classe sociale qu’on se fait ouvrir les portes…

Pour moi, l’émotion qui domine dans cet endroit, c’est la gêne…

Et au final, les capsules Nespresso, je préfère les porter en bijou fabriqué pour la fête des mères.

Et vous, vous êtes Nespresso ou vous êtes « Something else » ? (Nous, maintenant, on est café de la torréfaction acheté en vrac pour notre cafetière filtre, mais ce sera l’objet d’un autre article…)

Œuvres originales

Oeuvres originales

C’est avec une fierté non dissimulée que je viens vous parler aujourd’hui de « l’âme d’artiste » de mon fils, presque cinq ans…

Depuis qu’il a l’âge de tenir un crayon, le dessin a toujours été l’une de ses activités favorites. Puis, au fil du temps, il a développé une forte attirance pour les arts plastiques au sens large.

J’ai commencé à dire de lui qu’il était un « artiste » le jour où il a ramassé, sur le chemin entre l’école et la maison, une longue gousse plate. J’avoue, je n’étais pas enchantée qu’il veuille ramener chez nous cette chose poussiéreuse trouvée sur un trottoir, et j’ai essayé de l’en dissuader, mais il a insisté. De sa petite voix sûre d’elle, il m’a répété qu’il voulait la peindre, et j’ai cédé à sa pulsion créatrice. Dans l’après-midi, il m’a demandé ses tubes de peinture et nous avons brièvement discuté du motif qu’il pourrait peindre. Alors, tout seul, il a réalisé cette œuvre qui trône depuis plusieurs mois dans notre salon…

Il y a quelques semaines, il a reçu de sa marraine des autocollants et autres petites choses pour faire des loisirs créatifs. Un matin il s’est levé en voulant utiliser les stickers de dinosaures irisés qu’il avait repéré la veille. Il a pris une feuille, a commencé à coller plusieurs dinosaures dans l’espace blanc. Je lui ai alors suggéré de dessiner avec ses feutres un décor pour ses dinosaures. Sans aucune hésitation il m’a répondu : « Oui maman, c’est ce que je vais faire, je l’ai vu dans ma tête cette nuit ! »…

L’expression de sa créativité passe souvent, aussi, par des expérimentations libres. J’avoue que j’adore le voir tester des choses que je n’aurais même pas imaginé. Comme cette fois où il a badigeonné une feuille de colle pailletée en expliquant que cela représentait un monstre, puis a taillé un crayon au dessus de la masse collante pour « faire les piquants du monstre ». C’est son originalité qui me plaît le plus dans ce qu’il fabrique avec ses petites mains…

 

Et vous ? Qu’est ce qui vous a le plus marqué dans les dernières créations de vos enfants ?

Ce que font nos enfants quand ils se croient seuls

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La vie de mère offre parfois des parenthèses de plaisir brut. J’ai repéré chez moi une attitude, qui se répète, qui se répand, un petit bonheur en train de devenir une habitude. J’observe les enfants quand ils se croient seuls, quand ils ne voient pas le regard de l’adulte sur eux, quand ils sont tout entiers dans leurs jeux, au sein de leur univers, et qu’ils nous ont oublié. Alors, je les considère, je les admire devrais-je dire, car à chaque fois mes yeux se remplissent d’étoiles joyeuses, un sourire béat se dessine sur mon visage, et je reste ainsi, immobile.

Au début, bien sûr, j’ai contemplé mes propres enfants, et je ne distinguais, dans le plaisir immense qui m’envahissait, que mon amour infini de maman. Avec les premiers pas de mon fils à l’école, j’ai eu des occasions réitérées d’examiner d’autres enfants. Je les ai vus s’accueillir dans la classe le matin, se donner la main, s’installer ensemble à une table de jeu ou au coin bibliothèque. J’ai vu l’amitié naissante dans leurs yeux et dans leurs gestes. J’ai assisté à des bribes de conversations, tendant l’oreille pour distinguer les mots qu’ils se disaient. J’ai été étonné de les entendre deviser en reprenant à leur compte des mots d’adultes. J’ai bien souvent entendu mes propres mots dans la bouche de mon fils, comme ce jour où il montrait sa petite sœur à une des ses copines de classe. « Tu as vu comme elle est belle, ma petite puce ? » avait-il prononcé.

A chaque fois, je me fige, silencieuse. J’essaie de me rendre invisible, et je mets en route la caméra mentale derrière ma vision. Je ne veux pas en perdre une goutte. Les autres mamans semblent surprises de mon attitude… Alors j’explique que j’aime les observer, les enfants, les regarder vivre.

Quand ils nous parlent, quand ils nous questionnent, le partage est intéressant et amusant, mais c’est autre chose. Quand ils sont entre eux, qu’ils ne sont pas en représentation devant l’adulte, ils se révèlent différents. La même chose se produit quand ils jouent seuls, qu’ils laissent leur imagination les envelopper, et nous relèguent en dehors du cercle.

Et vous, avez-vous pris le temps d’observer vos enfants quand ils oublient votre présence ?