Chapitre 2 – La naissance du clan

Si vous l’avez loupé, le premier chapitre du roman des momies est .

 

Il n’a fallu que quelques semaines après Halloween pour que SIX naisse et s’auto-déclare, malgré un léger éloignement géographique, chef des momies.

Momie 6

SIX (Boulevard Notre-Dame (proche Bd Vauban), 13006)

 

Il faut avouer que sa stature lui offrait d’emblée une supériorité physique incontestable, d’autant plus que UN devait affronter au même moment sa première blessure sérieuse. Trop occupé à quémander de l’aide pour que soit rétablie son intégrité physique, il n’avait aucune énergie à consacrer à la lutte pour le pouvoir.

Momie 1 B

 

Avec un chef bien placé et imposant comme SIX, le clan des momies voyait se profiler devant lui un avenir radieux.

Tandis que chacun époussetait ses bandelettes en prévision de la grande soirée de changement d’année, UN eut droit à une réparation de costume.

Momie 1 C

 

Et un autre membre rejoignit le clan. Cette nouvelle recrue déplaisait fortement à SIX. «Il n’y a pas de place pour les faibles chez nous», avait-il asséné. Mais même le chef ne pouvait rien contre la créatrice, et SEPT vit le jour, larmoyant, mais vivant.

Momie 7

SEPT (Intersection Chemin du Roucas Blanc et Traverse des Zéphyrs, 13007)

 

La suite du roman des momies très bientôt… En attendant n’hésitez pas à liker et à suivre la page facebook Momies Marseille !

 

Chapitre 1 – Momies d’Halloween

Avant de commencer cette histoire, quelques mots en guise d’explication de texte. Au départ, j’avais posté les photographies de mes momies comme un nouveau délire photographiques () puis au fil des rouleaux de scotch mon cerveau n’a pas pu s’empêcher de s’inventer une histoire… le roman des momies en quelque sorte ! Avec une nouvelle catégorie dédiée, et même une page facebook, Momies Marseille.

 

Tout a commencé avec UN, démembré depuis des années. Sa porte avait vécu l’arrachement et le rattachement sommaire, jusqu’à ce que la ficelle de chantier cède. Alors sa pauvre porte tuméfiée était restée, posée à l’horizontale devant le placard, pendant plusieurs mois. En passant devant lui, jour après jour, j’entendais sa plainte, vrombissement électrique me poussant à éloigner mes enfants.

Avant 1

Un jour, j’ai signalé sa détresse de quelques clics sur mon ordinateur, mais l’orange responsable n’a pas daigné suer une seule goutte de jus pour refermer son malheureux placard, même pas d’une nouvelle ficelle plastique…

Message orange

Quelques jours plus tard je donnais naissance à UN, juste avant Halloween.

Momie 1

UN (Rue Vendôme 13007)

 

Mais une fois le déguisement de UN créé, il a fallu habiller DEUX qui commençait à faire des crises de jalousie.

Momie 2

DEUX (Chemin du Roucas Blanc 13007)

 

Puis le petit TROIS a quémandé aussi son costume de momie.

Momie 3

TROIS (Chemin du Roucas Blanc (entre la maternelle et l’élémentaire de l’école du Roucas Blanc) 13007)

 

La première fille du clan, QUATRE, s’est enthousiasmée de participer à une soirée dansante spéciale momies pour Halloween.

Momie 4

QUATRE (Rue d’Endoume 13007)

 

CINQ, par contre, n’a pas pu danser pour l’occasion. Pauvre vieux, il est si abîmé qu’il ne tient même pas droit. Il a passé sa soirée adossé au bar.

Momie 5

CINQ (Rue Fénélon et Robert Giudicelli 13007)

 

Halloween est passé, les momies sont demeurées. Elles ont refusé de quitter leur déguisement et ont même contacté la presse locale, en vain, pour témoigner de leur bonheur :

« Nous étions éventrés, nos portes ne fermaient plus ou étaient arrachées, nos entrailles à la merci du mistral ou de la pluie battante. Parfois de petits doigts enfantins venaient nous chatouiller entre les fils, épisodes de rire grinçant irrémédiablement suivis de hurlements parentaux. Comme si jouer avec nous était dangereux ! Maintenant, derrière notre déguisement de momies nous voilà un peu protégés, nos tripes à l’abri, et nous avons gagné en prime une apparence amusante. Les petits et grands enfants arrêtent même leur course pour lire nos mots. Finalement, notre nouvelle vie est un pur bonheur ! Nous tenons alors à remercier nos organismes propriétaires légitimes de nous avoir abandonnés à notre délabrement. UN, DEUX, TROIS, QUATRE et CINQ »

 

La suite du roman des momies très bientôt… En attendant n’hésitez pas à liker et à suivre la page facebook Momies Marseille !

Autoportrait

Les mots...

Les mots…

Je regarde vivre les gens. Qui marchent. Qui courent. Qui trépignent ou jacassent. Je les écoute. Je voudrais vivre mes journées à la terrasse d’un bar. Un bar qui ressemblerait à un bistrot parisien. Avec des chaises rouges et des tables rondes. De ma terrasse je regarderais les gens. Ils seraient indifférents à mon regard dans la vibration de leurs vies. Quand je quitte ma terrasse je marche en ville. Je déroule ma carcasse le long des trottoirs assiégés. Je dormirais bien les volets jamais fermés, chaque nuit. Quand j’avais vingt ans je pensais que toute la joie de ma vie était là. A trente ans j’aurais brûlé mes vingt ans insignifiants devant la plénitude trentenaire. Vivrai-je une crise à quarante ans ? J’ai appris à aimer les légumes. A les cuisiner aussi, c’est peut-être pour ça. Merci à eux, mon mari et mes gosses, d’exister pour me faire cuisiner. Pour moi-même la plupart des soirs je ne pourrais même pas me faire cuire des pâtes. J’aime les voisins qui font du bruit. Ça me libère de mon propre bruit. Et ça me permet de les espionner. A l’oreille. J’aime bien deviner les histoires d’intimité des gens (si c’est crasseux c’est mieux mais même trop sage ça passe). Si j’avais une grande maison d’écrivain, je m’ennuierais et j’aurais froid. J’aime avoir chaud l’hiver. Pousser le chauffage mettre des cols roulés moches et des chaussures montantes pour aller travailler. Et une veste en polaire ou un blouson de ski. Parfois j’ai un peu honte mais j’aime quand même. Je ne peux pas écrire tranquillement si j’ai froid aux pieds.

 

Un petit texte d’atelier d’écriture inspiré d’Edouard Levé (« Autoportrait ») avec pour contrainte de terminer par « Je ne peux pas écrire tranquillement si… » (la phrase d’Edouard Levé étant « Je ne peux pas écrire tranquillement s’il n’y a rien à manger dans mon frigidaire. »).

Des expériences scientifiques à faire avec les enfants (2)

La voilà, la suite (et fin) de notre semaine de la science (Première partie ici)…

 

Jour 5 : L’eau voyageuse

Ingrédients : eau

colorants alimentaires

fleurs blanches

couteau ou cutter

mouchoirs

verres

Experiences 08

Les plantes boivent : On dilue des colorants dans de l’eau (les trois couleurs primaires) et l’on place les fleurs dans les différentes couleurs, mais aussi certaines tiges – coupées en deux dans la longueur – dans deux couleurs différentes. En observant les couleurs prises par les pétales blanches nous voyons bien que les plantes « boivent » de l’eau.

Chez nous cette expérience a fonctionné surtout avec le bleu… et très peu avec le jaune et le rouge.

Experiences 09   Experiences 10

Créer des couleurs secondaires : On place dans trois verres de l’eau colorée avec des couleurs primaires. Entre les couleurs primaires, nous plaçons des verres vides pour recueillir les couleurs secondaires (trois verres), puis nous « relions » les couleurs primaires aux verres vides en utilisant des mouchoirs en papier. Au bout de quelque temps, non seulement l’eau « voyage » d’un verre à l’autre, mais en plus le mélange des couleurs primaires fait apparaître les couleurs secondaires.

Chez nous ça a bien fonctionné pour fabriquer du vert… mais ni du orange ni du violet… la faute à notre colorant rouge probablement.

 

 

Jour 6 : Météo en boîte

Ingrédients : eau

bouilloire ou plaque électrique

glaçons

bol

produit vaisselle

allumettes

Experiences 11

De la pluie : On verse de l’eau bouillante au fond d’un bocal puis on pose un bol avec des glaçons sur l’ouverture du bocal. La vapeur d’eau formée à partir de l’eau bouillante se transforme en eau liquide au contact des parois froides du bocal. On a même des gouttes d’eau formées par condensation qui tombent du fond du bol.

Experiences 12

Un nuage : A partir de l’expérience précédente, si l’on jette une allumette enflammée dans l’eau du bocal puis que l’on remet le bol de glaçons, la fumée envahit tout l’espace, un nuage dans un bocal en quelque sorte.

Experiences 13

Une tornade : On verse quelques gouttes de produit vaisselle dans un bocal rempli d’eau puis l’on remue le mélange en le faisant tourner, la mousse du produit vaisselle forme une « tornade » dans le bocal.

 

 

Jour 7 : Explosif (ou de l’action du bicarbonate et du vinaigre blanc)

Ingrédients : vinaigre blanc

colorants alimentaires

bicarbonate de soude

huile végétale

Experiences 14

Explosion colorée : On dilue les colorants en poudre dans du vinaigre blanc, puis l’on verse une cuillère de bicarbonate de soude dans le vinaigre. La « mousse » colorée produite déborde alors des verres pour la plus grande joie des enfants.

Experiences 15

Un volcan dans de l’huile : On met une ou deux cuillères à soupe de bicarbonate de soude au fond d’un bocal. On verse un fond d’huile, puis du vinaigre coloré en rouge par exemple. Lorsque le vinaigre rentre en contact avec le bicarbonate de soude, cela produit une émulsion qui remonte à la surface comme la lave d’un volcan.

 

 

Ces expériences étaient parfaites pour occuper mes enfants pendant cette semaine de vacances et mettre quelques étincelles dans leurs yeux.

Comme je n’ai rien inventé, je vous livre toutes mes sources, vous y trouverez encore plus d’expériences rigolotes : Banlieusardises, Maman pour la vie, Cabane à idée, Guide astuces, L’esprit vient en jouant, BuzzFeed et This Grandma Is Fun.

Des expériences scientifiques à faire avec les enfants (1)

Cela faisait un an que j’entassais dans Pinterest (grosse source d’inspiration Pinterest) des expériences à faire avec les enfants. Pendant ces vacances j’ai eu envie d’en tester quelques unes, et tant qu’on y était on a étalé cela sur une semaine… une semaine de la science décalée, en quelque sorte.

 

Jour 1 : Des mélanges de couleurs aléatoires et éphémères

Ingrédients : eau

colorants alimentaires

lait ou crème liquide

assiette

produit vaisselle

coton ou coton tige

bocal

mousse à raser

Des experiences 01   Des experiences 02

L’assiette de lait : On verse un fond de lait dans une assiette, puis on répartit quelques gouttes d’eau colorée (de différentes couleurs) dans le lait (attention de ne pas bouger l’assiette pour ne pas gâcher l’effet). Avec un coton tige (ou du coton roulé comme une mèche) on dépose une goutte de liquide vaisselle au centre des gouttes de colorant. C’est alors une explosion de couleurs dans l’assiette de lait.

Explication : le liquide vaisselle repousse le gras du lait, réaction qui devient visible grâce à l’utilisation des colorants.

Des experiences 03

De la pluie colorée dans un bocal : On remplit un bocal aux trois quart d’eau, puis on recouvre l’eau d’une couche de mousse à raser qui représentera le nuage. Quand on verse de l’eau colorée au dessus du « nuage », celle-ci le traverse et se répartit dans l’eau à la manière d’une pluie colorée au ralenti.

 

Jour 2 : Les pouvoirs de la reine des neiges

Ingrédients : eau

congélateur

glaçons

bol

ficelle

sel

verres

Fabriquer de la glace : Je tiens à vous prévenir, cette expérience n’a pas fonctionné chez nous, mais je vous donne quand même son déroulement.

Préparation avant l’expérience : des glaçons et une bouteille d’eau au congélateur pour 2h45.

On met des glaçons dans un bol. On sort la bouteille d’eau du congélateur très délicatement (le moindre choc la ferait geler instantanément). L’eau doit être à 0°C mais pas encore gelée, c’est là toute la difficulté. Quand on verse cette eau à 0°C sur les glaçons, l’eau se transforme en glace en raison du choc des molécules.

Si vous voulez tester cette expérience chez vous, ou voir en images ce que ça donne quand ça marche, vous pouvez aller faire un tour sur ce site.

Des experiences 04

La pêche au glaçon : On pose devant chaque enfant un verre d’eau avec un glaçon et une ficelle. Le défi consiste à attraper le glaçon avec la ficelle, sans mettre ses doigts dans l’eau. Pour réaliser ce « tour », on utilise du sel de table. On pose la ficelle mouillée sur le glaçon (qui flotte), puis on la saupoudre de sel. Le sel fait fondre un peu la glace au niveau de la ficelle puis celle-ci se reforme en emprisonnant la ficelle… après quelques secondes on peut soulever le glaçon en tirant sur la ficelle.

 

Jour 3 : De la magie ?

Ingrédients : une bouteille en verre

une assiette

eau

colorant alimentaire bleu

bouilloire ou plaque électrique

un œuf dur

des allumettes

Des experiences 05

La bouteille qui aspire… de l’eau : On met de l’eau colorée dans une assiette. On chauffe la bouteille en verre (renversée tête en bas) en faisant couler de l’eau bouillante dessus, puis on pose la bouteille renversée sur l’assiette.

Au bout de quelques secondes, l’eau commence à monter dans la bouteille.

Explication : En chauffant la bouteille on réchauffe l’air contenu à l’intérieur de cette bouteille. En refroidissant, le volume de l’air diminuera, et donc l’eau montera dans la bouteille, prenant la « place » libérée par l’air.

Je pense sérieusement faire cette expérience en classe pour montrer à mes élèves que le volume d’un gaz augmente quand la température augmente (et inversement).

Des experiences 06

La bouteille qui aspire… un œuf : On place un œuf dur (sans la coquille) au niveau du goulot de la bouteille pour montrer qu’il ne peut pas rentrer dans la bouteille entier. Puis l’on jette une allumette en train de bruler au fond de la bouteille. En consommant l’oxygène, la flamme fait diminuer le volume d’air dans la bouteille, l’œuf est aspiré.

 

Jour 4 : Plus de magie ?

Ingrédients : un sac de congélation

des crayons à papier très bien taillés

eau

feuilles de papier

jus de citron

coton ou coton tige ou pinceau

une bougie et des allumettes

Des experiences 07

Le sac à crayons magique : On remplit le sac de congélation d’eau et on le tient suspendu au dessus de l’évier par exemple. Avec un crayon bien taillé, on transperce les deux parois du sac en traversant l’eau et – oh magie – l’eau ne coule pas ! (Enfin, presque pas, pour nous…)

L’explication est dans les propriétés moléculaires du plastique utilisé pour les sacs de congélation. Si cela vous intéresse et que vous êtes fluent en anglais, c’est .

Des experiences 08

Une encre invisible : On écrit au préalable un message sur une feuille de papier en utilisant du jus de citron (ou du lait). Une fois sec, le message invisible sera révélé par une exposition à la chaleur de la flamme d’une bougie par exemple.

 

Voilà déjà de quoi vous amuser un peu… la suite est à venir, très vite !

Les Zurbanards d’Arles

Et si l’art était (aussi) dans les dessins de notre imagination ?

Je vous propose un petit jeu :

Zurbanard Arles 1

Zurbanard Arles 2

Zurbanard Arles 3

Zurbanard Arles 4

Zurbanard Arles 5

Zurbanard Arles 6

Zurbanard Arles 7

Zurbanard Arles 8

Tous ces personnages, que j’ai baptisés Zurbanards, sont dans le centre-ville d’Arles :

Carte Zurbanards

(Carte accessible sur le web ici)

Si vous êtes d’humeur joueuse et que vous passez du temps en Arles vous pouvez :

  1. Trouver quel Zurbanard (des photos ci-dessus) se cache derrière chaque prénom (de la carte) en parcourant la ville.
  2. Décoder les correspondances entre les couleurs des points de la carte et les familles de Zurbanard (Gouthierre, Mobiliurbin, Dumur et Plakossol)…
  3. Résoudre l’anagramme de chaque prénom pour retrouver une caractéristique du Zurbanard.

(Oui, j’assume mon côté enfant.)

 

Et sinon, vous pouvez aussi visiter Arles pour ses immanquables Rencontres de la Photographie du 3 juillet au 24 septembre 2017, époustouflant pour quiconque aime la photographie contemporaine…

Sérendipité visuelle

79-serendipite-visuelle

Vous ne connaissez peut-être pas le mot, mais vous savez tous ce que c’est. La sérendipité, c’est l’art de faire une découverte par hasard, et par extension, c’est aussi l’art de se laisser dériver, sur internet, de lien en lien, de sites en sites pour tomber finalement par hasard sur quelque(s) chose(s) qui nous intéresse(nt) sans être notre recherche de départ…

Comme je ne suis pas plus assidue sur les réseaux sociaux et autres que pour mes rituels de beauté (voir mon article précédant sur mon coiffeur), j’étais passée à côté de Pinterest. Et puis un jour, mes amies instits m’ont raconté qu’elles y chopaient des idées pour leur classe. Alors j’ai découvert ce tourbillon, et je me suis laissée voguer. “Pinterestidipité” ?

Toutes ces images en cascade, c’est tellement riche et inspirant ! J’y ai trouvé ma déco d’Halloween, des rêves de voyages, des photos de street-art rafraîchissant, des créations originales que je n’aurais même pas imaginées…

La seule chose qui me chagrine un peu, comme sur Facebook, c’est que je me sens prisonnière d’un algorithme. La machine me propose des contenus similaires à ceux de mes derniers clics, me confortant dans mes choix parfois maladroits, et je me sens privée d’une partie de la profusion tentaculaire du réseau.

Malgré tout j’ai décidé de faire un pas de plus dans l’immensité picturale de Pinterest, en y “épinglant” certains de mes articles par leur image…

La gym ludique, c’est fantastique !

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Que ce soit elle, deux ans, ou lui, cinq ans, je les ai rarement vu aussi heureux que dans cette salle de gym.

Le concept Ludigym, c’est de la gymnastique pour les enfants de 8 mois à 10 ans, une grande salle avec des agrès (poutres, barres, et large tapis de sol), de vrais mouvements de gym à leur niveau, une progression et des jeux pour développer la motricité…

On entre dans la salle, avec les plus petits (les moins de trois ans), et c’est un grand moment de complicité parent enfant. On les prend par la main, on fait ensemble, on encourage, on motive, on rassure… (Cela peut paraître étrange, mais c’est cette activité partagée qui m’a le plus aidé à me ressourcer, lorsque je frôlais le burn-out en juin dernier, et c’est aussi celle qui a colmaté mon cœur le lendemain des obsèques de mon père, un cours exceptionnel avec mes deux enfants…)

Les plus grands, eux, vont seuls dans la salle avec le prof. Mais les parents peuvent observer le cours derrière les vitres de la salle d’accueil. Pour moi, une pure contemplation. Je retrouve l’émotion que je ressens à chaque fois que je considère, spectatrice extérieure, des enfants qui ne sont pas en interaction avec moi (j’en parlais dans cet article). Je regarde mon fils, souriant et sautillant. A l’écoute. Il suit le cours, entre concentration et excitation, réalise des acrobaties que je n’aurais même pas imaginé, et je l’admire… La cerise sur le mouvement de gym, c’est que chaque cours est une histoire. Ils montent sur le dos des dinosaures, ils sont des chevaliers, des princesses ou des super-héros (derrière la vitre, on n’entend rien de ces contes, mais parfois les enfants nous en offrent en ressortant quelques bribes joyeuses…). On est si loin de la rigidité froide de la gymnastique classique. Ici, on joue.

Avec les deux à la gym, du coup, à la maison, il y a des périodes où l’on vit, on joue, on chante Ludigym. Ils se mettent même à faire des roulades sur leur lit (ou pire, au bord du canapé !), c’est le revers de la médaille.

 

Le rush de la rentrée est déjà en train de passer, alors si vous n’êtes pas encore bookés pour l’année, et si vous habitez Marseille, il peut être encore temps de choisir cette super activité pour vos pitchouns… Et sinon, ils font aussi des stages de vacances, et des animations pour les anniversaires.

(Ceux qui me lisent souvent savent que je n’ai pas pour habitude de faire de la pub sur ce blog, mais là c’est vraiment que… Que ce soit elle, deux ans, ou lui, cinq ans…)

What else ?

What else

Je n’ai pas de machine Nespresso. Et je ne compte pas en avoir une un jour. (Et oui, au risque de vous décevoir, je ne suis pas copine avec Georges Clooney !)

Ce préambule expliquera peut-être ce que je m’apprête à dire. Je n’ai pas pu m’habituer à l’ambiance si particulière qui règne chez les rois du café en capsule… Et pour cause, j’ai du entrer dans une boutique Nespresso trois fois dans toute ma vie.

La dernière fois, c’était il y a plusieurs mois déjà, mais j’en garde un souvenir assez prégnant pour écrire cet article. Mon mari devait acheter des capsules pour la machine à café de son travail – là-bas ils ont cédé à la Nespresso-pression – c’était un samedi après-midi. Je portais ma fille, bébé, dans mon écharpe rose pétant, mon fils avait disons trois ans et demi, il voulait tout toucher et trouvait que les barrettes de capsules en libre service faisaient un jeu très amusant. J’essayais de le retenir pendant que mon mari faisait la queue.

L’ambiance était feutrée, tout respirait le luxe. Au moment où j’ai baissé les yeux sur moi, les pans de mon écharpe pendant le long de mon corps, ma fille gazouillant près de mon visage, mon fils remuant au bout de ma main, j’ai eu l’impression que je n’étais pas du tout à ma place.

Un instant je me suis dit que si le comportement de mes enfants devenait « hors cadre », je me ferais probablement sortir de la boutique… Comme si en entrant chez eux on se trouvait contenu dans une capsule. Tous encapsulés, ou non admis.

Arrivé au bout de l’attente, enfin libéré – de son argent aussi, mon mari nous a rejoint et nous nous sommes dirigés vers la sortie en riant entre nous de cette ambiance bourgeoise.

Quand on arrive devant une porte, on l’ouvre n’est-ce pas ? Et bien, chez Georges, non ! L’homme responsable de la porte – un « portier » ça s’appelle – s’est jeté sur la poignée comme si son job en dépendait (c’est surement le cas). Parce que chez Nespresso, on monte tellement en classe sociale qu’on se fait ouvrir les portes…

Pour moi, l’émotion qui domine dans cet endroit, c’est la gêne…

Et au final, les capsules Nespresso, je préfère les porter en bijou fabriqué pour la fête des mères.

Et vous, vous êtes Nespresso ou vous êtes « Something else » ? (Nous, maintenant, on est café de la torréfaction acheté en vrac pour notre cafetière filtre, mais ce sera l’objet d’un autre article…)