L’atelier parents-enfants de l’expo-jeux Multi(carto)colore

Il a eu lieu samedi dernier, pour le dernier jour de mon exposition au Baobab café des enfants.

Etapes après étapes, petits et grands se sont pris au jeu et ont réalisé des créations très personnelles à partir de cartes routières choisies. Un vrai beau moment de partage…

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Voici les œuvres réalisées… à quatre ou six mains.

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Zut, il est passé le vernissage !

Baobab Café des Enfants

Merci d’abord au Baobab Café des enfants pour leur accueil et leur gentillesse.

Merci ensuite à tous ceux et celles qui ont bravé leur flemme du vendredi soir et, pour certains, les embouteillages autoroutiers pour venir jusqu’à Aubagne voir cette nouvelle exposition.

Pour les autres, je vous livre aujourd’hui les dates et heures des séances de rattrapage !

Je serai présente au Baobab Café des enfants le lundi 29 mai et le vendredi 9 juin de 13h30 à 15h30.

Et sinon, le Baobab Café des enfants sera ouvert pour les ateliers habituels, l’agenda du mois de mai est accessible ici, celui du mois de juin .

Baobab Café des Enfants

Enfin, un atelier parent enfant sera organisé le samedi 10 juin à 14h.

Flyer Expo Baobab

La Famille Zen, une jeune association marseillaise à découvrir

Banderolle Famille zen

Vous l’avez peut-être ressenti à travers le rythme de publication ralenti des derniers jours… En ce moment, il m’est difficile de trouver du temps. Mes listes de choses à faire s’allongent et mes journées s’écourtent. Je suis plongée dans les préparatifs de mon exposition qui démarre dans deux semaines et j’avoue avoir du mal à me poser pour respirer, réfléchir, ou écrire… Pourtant dans cet ouragan d’activités se superposant les unes aux autres, j’ai vécu aujourd’hui une parenthèse de rencontre et d’écoute. Je suis allée, en famille, à un pique-nique organisé par la toute jeune association marseillaise La Famille Zen, qui entend reprendre les activités du Zèbre Zen aujourd’hui disparu. Pour l’instant les deux super mamans qui tiennent cette association organisent environ une fois par mois des rencontres avec les familles (papas et enfants archi bienvenus) pour échanger sur la parentalité. Ainsi, aujourd’hui, nous avons causé éducation bienveillante et phases d’opposition. Nous avons partagé nos astuces pour gérer les crises de nerfs de nos minots sans taper ni crier. C’était doux, vrai, chaleureux, un moment d’échange sans jugement, un moment où l’on se sent compris et capable d’évoluer. Même mon homme – qui n’a pourtant jamais trop voulu m’accompagner aux réunions allaitement où j’allais aussi chercher ces instants de partage bienveillant – a apprécié le pique-nique. Et moi, qui ai été une grande consommatrice de réunions d’allaitement quand j’en avais le temps et l’occasion, j’ai retrouvé avec bonheur cette ambiance feutrée et ressourçante.

Alors merci La Famille Zen, de proposer ces temps hors du temps. Si vous n’avez pas encore cliqué sur le lien plus haut, la page Facebook de La Famille Zen c’est . Et si vous avez envie de vous investir… vous savez bien que les plus belles choses se construisent à plusieurs. J’essaie d’enrôler, mais pour être honnête avec vous, mon investissement pour l’instant s’est limité à la création de leur logo, et à cet article. Promis je vais réfléchir à ce que je pourrais proposer, et à comment trouver le temps pour cela. Je termine en parlant du temps qui manque, et la boucle et bouclée…

Je vous souhaite de profiter de ce week-end prolongé.

L’expo-jeux Multi(carto)colore

Tableau Aubagne

Aujourd’hui je vous présente ma prochaine exposition, une exposition pour tous, adultes et enfants, dont le vernissage aura lieu dans un mois tout juste. Une occasion, peut-être, de découvrir le Baobab Café des enfants, ce café associatif du centre ville d’Aubagne, un véritable havre de paix chaleureux pour les familles. Là-bas, les enfants peuvent jouer ou lire pendant que les parents se détendent… (Amis marseillais, je vous assure que cet endroit vaut la demi-heure de route pour y aller !)

Le vernissage, donc, aura lieu le vendredi 19 mai à partir de 19h, et sera l’occasion d’un repas partagé – le 19 mai étant aussi le jour de la fête des voisins.

Pourquoi « expo-jeux » ? Parce que cette exposition est conçue pour être aussi un lieu de jeux créatifs pour les enfants dès 2 ans. En lien avec les œuvres exposées, les petits pourront manipuler, construire, dessiner, réfléchir, inventer… Je crois que les lieux d’art doivent être ouverts aux familles et proposer des activités à la portée des enfants. Exposer au Baobab Café des enfants, c’était alors une évidence !

Image flyer

Pour les adultes, vous découvrirez mes œuvres récentes, totalement inédites (à l’exception des deux œuvres dont j’utilise les visuels pour communiquer), qui ont comme support des cartes routières. Ces cartes, objets du quotidien froids et informatifs, deviennent sous mon regard des supports d’abstraction. Les routes sont des lignes et les formes qu’elles dessinent s’avèrent à la fois pleines de sens et hasardeuses. Les tableaux qui naissent de ces choix abstraits participent à mon univers pictural multicolore en questionnant notre rapport d’adultes à nos espaces de vie. Ils racontent une histoire de lieu, de vie, de routes que l’on trace ou que l’on suit. Les fils, symboliques des cheminements de nos existences, sortent du cadre de la carte. Quand on prend la route, où nous mène-t-elle ? De petits objets du quotidien, boutons, perles, jouets et galets, s’imbriquent dans l’image et prennent sens au sein de cet univers coloré et joyeux.

Pour moi, l’art est toujours un questionnement, un jeu, une contemplation. Et la pratique artistique, un outil pour dire et réfléchir la vie…

Le dernier jour de l’exposition, le 10 juin, je proposerai un atelier créatif Parents-enfants au terme duquel chaque famille repartira avec sa propre carte-œuvre d’art personnalisée – une carte de sa ville, de sa région ou d’un lieu de son choix…

Flyer Expo Baobab

Des bouteilles à la mer du web

Des bouteilles à la mer du web

Une lecture déjà « vieille » (vingt jours, une éternité sur internet !) m’a inspiré cet article. Allez donc faire un tour sur le très joli blog Happynaiss qui parle maternage et bienveillance avec légèreté (si si, je vous assure, c’est possible !), vous découvrirez, dans cet article en particulier, des mots terriblement vrais pour parler de l’exemple que l’on donne à nos enfants.

Pour les parents, pour les adultes, pour les humains que nous sommes, ces mots comme des bouteilles accrochées à notre mémoire feront peut-être leur œuvre…

Cinq, dix, quinze minutes de tranquillité

106 Cinq dix quinze minutes de tranquillité

Dans une maison avec enfants, on a peu d’endroits pour être vraiment tranquille… Pour moi, les toilettes jouent ce rôle, souvent. J’y écris. Je jette mes idées dans l’application dédiée de mon Smartphone. J’y lis les dernières informations ou je réponds à vos commentaires…

C’était un lieu presque parfait pour une parenthèse de quelques minutes.

Mais il y a trois jours, j’ai lu une information qui a quelque peu restreint mon temps d’usage : une invasion de serpents provenant des égouts via les toilettes à Marseille. Cela m’a rappelé la raison invoquée par ma belle-mère qui referme systématiquement la lunette des toilettes, craignant qu’un serpent profite des canalisations pour remonter chez elle. Pourtant, si l’on trouve bien sur internet quelques cas de serpents parvenus dans des maisons par les toilettes, cette histoire de serpents marseillais s’avère être une pirouette du web tirée d’un site de blagues (voyez vous-même).

Finalement je vais pouvoir continuer à profiter de mes minutes…

Et vous, les parents, avez-vous aussi une utilisation étendue cette pièce ?

Bubble et moi

bubble-et-maman-de-plume

Si vous ne connaissez pas encore Bubble Mag, courez-y ! Cette « boîte à idée des parents responsables et curieux » est un très joli magazine trimestriel à l’esthétique hyper soignée, moderne et chaleureuse à la fois, et qui propose un contenu de qualité. Des objets de créateurs, des films et des livres jeunesse, des applications triées sur le volet numérique, de la déco, de la mode enfant… Mais ce n’est pas tout, vous y trouverez aussi des articles de fond enthousiasmants et positifs sur la parentalité, des initiatives écologiques ou solidaires, des blogs originaux, des idées bricolages ou recettes de cuisine à réaliser en famille… En fin de magazine, les pages en régions recensent idées de sorties ou d’activités en Ile de France, à Lille, à Lyon, à Nantes et… à Marseille !

Nous y voilà donc, puisque j’ai eu l’immense joie d’écrire les pages Marseille du Bubble Hiver 2016. Ce numéro sera distribué – gratuitement – dès maintenant et jusqu’en février dans les lieux partenaires.

En avant première, je vous livre ici les lieux-gens-initiatives que j’ai voulu mettre en avant dans ces pages.

Ludigym, le club de gym enfant dont je parlais dans cet article.

La compagnie théâtrale Maïrol qui propose des spectacles jeune public tout en poésie.

La librairie Pantagruel, une nouvelle née dans le 7ème arrondissement de notre belle ville.

L’atelier d’insertion Remise en jeux qui offre une seconde vie à tous les jouets, même abîmés ou cassés.

La Friche la Belle de Mai, haut lieu de la vie – culturelle, sportive, festive – marseillaise.

Et, le blog des Parents du Roucas, un blog à plusieurs mains auquel je collabore avec enthousiasme. Si vous êtes marseillais et que vous cherchez des idées de spectacles, d’ateliers ou autres manifestations pour toute la famille, n’hésitez pas à y flâner, et pourquoi pas à vous abonner… Ça fourmille…

Les sorties non familiales

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Pendant nos cinq premières années de parents, on n’a presque jamais laissé nos enfants pour la nuit.

De nombreuses personnes nous avaient exhorté à lâcher nos gosses de temps en temps pour des parenthèses de couple. Nous les écoutions et hochions la tête tout en repoussant l’idée de nous débarrasser volontairement de la chair de notre chair – même pour une seule nuit. Les premiers mois, on trouvait cela inapproprié, l’allaitement jour et nuit compliquait l’intendance, et puis nous n’en avions tout simplement pas envie.

Pourtant, après deux ans avec deux enfants, on a passé ce cap. Mon « vieillissement maternel » me faisant glisser malgré moi du côté des parents qui conseillent, je pourrais dans quelques lignes vous expliquer combien les sorties en couple sont une respiration salutaire. Mais je me suis promis de ne pas devenir (trop) donneuse de leçon, alors je vous raconterai juste notre sortie non familiale des dernières vacances.

D’abord, nous avons prié les grands-parents des nains de les prendre vingt-quatre heures. Grâce à leur gentillesse, on a ainsi pu passer l’après-midi à traîner main dans la main, visiter une exposition d’art contemporain, puis marcher sans se préoccuper de la distance, de l’heure, et du ravitaillement… Quand on s’est retrouvés sur le chemin de ronde du fort Saint Jean, la lumière était d’un or rosé extraordinaire. « A quelle heure la lumière est-elle donc si fabuleuse ? » 18h40. En temps normal, les gamins sont au bain et le dîner mijote. Le compte à rebours de la soirée déjà enclenché… Quelle saveur, alors, de ne pas se préoccuper de notre organisation familiale, dans la lumière feutrée de cette fin d’après-midi. Apéro en terrasse, restaurant en tête à tête, maison vide à notre retour.

Et le lendemain, merci papi merci mamie, pour cette jolie colonie de vacances, à tout bientôt pour que ça recommence…

Quand les parents aussi regardent les dessins animés

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Pendant les vacances scolaires, les dessins animés, c’est permis ! Et on en a d’autant plus profité lors des dernières vacances que le temps était plutôt à la pluie. L’occasion de partager ces histoires en épisodes avec nos enfants, de vibrer, de trembler et de rire ensemble.

Contre toute attente on s’est retrouvés, nous aussi les parents, happés par certains dessins animés. Et l’on s’est mis à savourer, lors des matinées de vacances, nos coups de cœur.

Pour mon homme, Les mystérieuses cités d’or, la suite du dessin animé mythique de son enfance (en ce qui me concerne j’étais plutôt passée à travers jusqu’à ce que mon amoureux m’initie). A chaque saison c’est carrément un rendez-vous à ne pas louper, d’autant que la nouvelle version est tout à fait fidèle à l’ancienne.

Pour moi, Miraculous, l’histoire de deux collégiens – un garçon et une fille pour toucher tout le monde – qui se transforment en super héros et sauvent Paris de l’influence d’un très méchant lançant des sorts depuis sa tour d’ivoire. (Je suppose que ça doit avoir un succès fou auprès des petits parisiens.) C’est à la fois frais, moderne et tout à fait dans la continuité des dessins animés de transformation qui me fascinaient quand j’étais une petite fille – et que je m’imaginais héroïne fantastique. Peut-être que vous aussi vous avez rêvé en regardant Emi Magique ou Creamy (par contre je ne me rappelais pas qu’on voyait autant leur .ul). Ou vibré devant Cat’s Eyes (le dernier dessin animé que j’ai adoré, juste avant l’adolescence).

Finalement, les dessins animés d’aujourd’hui nous touchent en ce qu’ils nous rappellent les émotions de notre enfance. D’ailleurs on aime bien zapper de temps en temps sur Scoubidou… Souvenirs au rendez-vous-hou-hou !

Et vous, vous aimez quels dessins animés ?

Des doudous à l’infini

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Le premier, c’est le doudou choisi pendant la grossesse. Une projection au goût de réalité de notre bébé rêvé. A l’époque où l’on a acheté le tout premier doudou de notre vie de parents, on nous avait affirmé, déjà, que les enfants choisissent eux même leur doudou.

Je n’y croyais pas complètement. Je pensais que l’attachement à la première peluche serait le plus fort. J’ai vu arriver la marée des doudous offerts à la naissance comme une éventuelle concurrence déloyale, et je ne voulais prendre aucun risque. Je les ai mis à l’écart, alors, dans les caisses de jouets, jamais dans le lit, et les mois sont passés (et avec le temps j’ai lâché beaucoup de mes certitudes et prérogatives de jeune maman…).

D’abord, les bébés de quelques jours, de quelques semaines, se fichent du doudou. Les seins des mamans, les bras et la peau des parents leur suffisent, longtemps.

Pour mes enfants, ce n’est que bien plus tard que le « doudou star » est arrivé. Et ils ont choisi, comme on me l’avait dit, leur doudou – ou plutôt leurs doudous – sans aucune place pour mon avis devenu insignifiant sur ce sujet. Ils en ont récupéré certains dans le coffre à peluches, ont insisté pour nous en faire acheter d’autres chez le plus connu des fabricants de meubles suédois, et ont parfois même viré le doudou de la grossesse (mon fils a mis le sien au rebus pendant de longs mois avant de le retrouver tout récemment).

Et pour LE doudou, le coup de foudre s’est produit au hasard d’une rencontre. Pour mon fils, une peluche cigogne, cadeau d’un ami strasbourgeois de mon mari. Pour ma fille, la petite poupée chiffon reçue à son premier Noël. Pour chacun, la reine – en l’occurrence – des doudous a gagné sa couronne en quelques jours. Depuis, elles règnent, chacune, sur leur royaume de doudous s’étendant de l’oreiller jusqu’aux frontières de la couette, et même au delà, dans la maison, à l’école ou à la crèche. Les sujets de leurs majestés changent par phases, mais les altesses royales, elles, demeurent. Et à force de régner sur le cœur de nos enfants, le doudou devient presque vivant.

« Fais attention à Cigogne tu vas lui faire mal. »

« Elle reste là Grenadine elle me regarde prendre le petit déjeuner. »

La dernière de ma fille est justement à l’origine de cet article. Ces temps-ci, elle sème souvent ses jouets dans les recoins de la maison. Tous ses préférés de chaque catégorie (la dinette, les mini figurines d’animaux, les playmobils…) sont rassemblés à des endroits stratégiques. Notre combat, alors, c’est de lui faire ranger chaque objet le moins loin possible de sa « vraie » place… Il y a quelques jours, donc, elle abandonne sur le canapé sa reine des doudous Grenadine en compagnie d’une petite figurine d’ours brun. Nous lui demandons de ranger la figurine à sa place. Mais elle refuse, et s’exclame, outrée : « Mais non on le range pas, c’est le doudou de Grenadine ! »

Si les doudous commencent eux aussi à posséder des doudous, on n’a pas fini l’étalage de doudous à l’infini… Pour le sens du détail, quand même, regardez sur la photo comme cet ours a une tête de vrai doudou, avec sa figure fatiguée et son oreille bouffée…

Allez, avant de vous laisser, je vous raconte comment le doudou choisi pendant la grossesse de mon fils a repris sa place dans le lit parmi les bouffons de la reine Cigogne… Un jour, je racontais à ma fille qu’on avait acheté son doudou Souricette quand elle n’était qu’un tout petit bébé dans mon ventre, et mon fils a lancé : « Et moi, alors, vous n’avez pas acheté de doudou quand j’étais dans ton ventre ! ». Je lui ai sorti le fameux doudou du fond du panier à peluches, et malgré les jours qui passent, il est toujours dans le lit, une preuve de notre amour d’avant qu’il vienne au monde. Je suppose.