Favoritisme vestimentaire pro-filles

Favoritisme vestimentaire pro filles

Cette galère pour habiller les garçons, on en parle ?

Il y a deux semaines, je voulais regarnir l’armoire de mon fils, 6 ans et demi, pour l’hiver. Je me rends donc en magasin, dans l’enseigne très connue à laquelle je suis fidèle depuis ma première grossesse. Pour une fois j’aimerais pouvoir essayer avec lui, qui est si fin et porte des tailles différentes en haut et en bas… Ce samedi matin, dans le rayon garçon à l’abandon, je songe qu’ils devraient modifier leur slogan « Les enfants d’abord » pour « Les filles d’abord… les garçons s’il reste de la place… ». La zone « petit mec » est clairement moins garnie et la plupart des tailles introuvable. Je finis par passer en caisse en ressassant mon agacement, deux pantalons à la main. « Ils lui vont, ils lui plaisent, c’est déjà ça. » Pourtant – surprise ! – la caissière m’annonce un prix bien supérieur à celui que j’avais calculé, puis m’explique « vous n’êtes plus dans le club depuis le 1er novembre madame » (nous sommes le 4 novembre) « pour prolonger votre adhésion vous devez prendre un troisième article ». C’est vrai que je suis juste cliente depuis sept ans ! La colère enfouie remonte à la surface, les pantalons posés sur la caisse, je quitte le magasin en expliquant qu’il me sera impossible de prendre un article de plus dans ce désert que constitue leur rayon garçon.

Plus tard, sur internet, je n’ai trouvé que ce texte déplorant le manque de choix pour les garçons. Et puis je me suis souvenue des discussions de mamans sur la galère de l’habillage de garçon. Mon fils était encore bébé, je ne ressentais pas encore cette difficulté. Aujourd’hui je suis en plein dedans et une chose est certaine, j’éviterai cette marque désormais… Marre de ne trouver chez eux, pour mon fils, que du plus triste et moins bien coupé que ce qu’ils proposent à l’autre sexe. Pour nos garçons, du gris, du marron, du taupe… couleur des murs revisités en « home staging » par une célèbre émission télévisée…

Lutter contre le sexisme, c’est aussi arrêter de considérer les filles comme des princesses bien habillées – mais écervelées et chouineuses – et les garçons comme des meubles – mais intelligents ne vous plaignez pas !

Mon fils me le disais il y a quelques mois : « Maman pourquoi tu me changes de tee-shirt, l’essentiel c’est d’être habillé ! » L’essentiel, oui, mais je refuse de renoncer à des vêtements assortis, à un peu de fun, un peu de couleur et un peu de style.

Il y a davantage de choix sur internet, me direz vous, on peut même, selon les enseignes, y précommander des tailles à essayer. En maman moderne qui se respecte, j’utilise souvent les boutiques sur internet… mais j’aimerais aussi pouvoir simplement aller acheter des vêtements en magasin avec mon garçon. Ce ne sera plus chez cet âne verdâtre, j’espère que ce sera ailleurs. La solution est peut-être chez les marques qui ne différencient plus les rayons garçons et filles

Ou alors on déménage dans un pays où l’on peut rester en maillot toute l’année…

 

Et vous alors, des galères d’habillage de nains à raconter ?

Bienveillance ou tradition, l’éducation en question

Bienveillance ou tradition l education en question

Il semble impossible d’écrire un article neutre à ce sujet, tant les parents s’entre-déchirent entre partisans d’une éducation dite traditionnelle incluant pour certains des fessées « n’ayant jamais tué personne » et adeptes de l’éducation bienveillante qui tentent de bannir même les cris…

A défaut de neutralité j’essaierai de mettre un peu de distance pour témoigner de cette évolution que nous ne pouvons pas ignorer. Depuis quelques années déjà, il semble que l’on s’interroge davantage sur la bienveillance à l’égard des enfants, que ce soit les parents, les professionnels de la petite enfance ou même l’éducation nationale, la bienveillance se diffuse.

La bienveillance se diffuse… comme ces petits films « Les mots qui font mal » à la télévision et sur internet depuis le 15 septembre 2017 qui expliquent comment les mots blessants reçus pendant l’enfance peuvent marquer un individu à vie.

Ainsi la remise en question souffle doucement sa petite mélodie sur chacun d’entre nous. Certains jours plus que d’autres, certes. Mais il suffit presque d’être parent et d’avoir un compte sur un réseau social pour voir se multiplier les sollicitations de type articles, astuces et formations de parentalité positive. La bienveillance, jusqu’à l’écœurement parfois, avec maladresse souvent, au point d’être perçue comme agressive – ou juste non bienveillante – par nombre de parents faisant face à leurs imperfections… Moi aussi j’ai parfois repoussé les injonctions à « ne plus faire ces bêtes erreurs éducatives », mi agacée mi amusée par ces donneurs de leçon. Parler éducation bienveillante nécessite, je crois, de redoubler de bienveillance à l’égard des… parents.

La bienveillance se diffuse, mais la loi reste bloquée… Celle qui visait symboliquement à supprimer le « droit de correction » sur les enfants – pour faire court les fessées et autres punitions impliquant un désagrément physique – a été censurée par le conseil constitutionnel le 26 janvier 2017 après avoir pourtant été votée par l’assemblée nationale. La courte période pendant laquelle cette loi fut annoncée comme imminente aura-t-elle suffit à faire changer les mentalités ? Ou n’aura-t-elle été que l’occasion d’entendre ceux qui, sous prétexte qu’ils ont reçu des fessées et n’en sont pas morts, ne voient pas pourquoi l’on renoncerait à frapper les enfants ?

Alors c’est vrai, pour l’instant on a encore deux clans prêts à s’affronter jusqu’à la mort. Je n’ose même plus lire les commentaires accompagnant certains articles sur internet tant ils peuvent être haineux. A chaque fois je m’interroge : comment peut-on être aussi acerbes entre parents, alors que nous poursuivons tous le bien de nos enfants, que nous partageons les mêmes difficultés quotidiennes, que nous vivons les mêmes questionnements ?

 

Et vous ? Faites-vous partie de ceux qui questionnent leur éducation ? Que pensez-vous de cette opposition acide entre « tradition » et « bienveillance » ?

Le corps des mères

Le corps des meres

Cette histoire commence avec l’implantation d’un locataire dans un corps jusqu’alors libre. Une prise de poids effrénée, des assimilations linguistiques entre «grossesse» et «grosse», des mots prononcés avec un étonnement un peu écoeuré («Mais tu es énorme !») ponctuent les neufs mois de squat intensif de notre ventre. Je passe vite sur l’imbécillité crasse de ceux qui, sur une chaîne néerlandaise dont on taira le nom, ont décidé de faire de la comparaison entre grosse et enceinte la question d’un jeu télévisé. Je passe aussi sur les désagréments qui ne nous toucheront pas toutes au même endroit ni avec la même intensité, la nature est injuste et frappe au hasard. Les vergetures comme de la peinture qui craquelle et le décolleté transformé en carte routière «toutes les routes mènent aux seins» ne sont que la partie visible du désordre corporel. A l’intérieur les organes se poussent pour laisser croître l’enfant, et les conséquences sur le système digestif de la mère à venir sont à la hauteur de ce bouleversement.

Et puis un jour arrive la première contraction, celle où l’on comprend. Celle qui nous fera vivre toutes les douleurs de règles à venir comme de la souffrance de petite joueuse. L’étau serre, redondant, imposant, puissant. De femme on devient mère dans la force de la douleur utile, enserrée et écartelée, désespérée et joyeuse, énergique et anéantie. Soyons reconnaissantes, les accouchées « voie basse », certaines deviennent mères dans le froid et le silence d’une salle d’opération. Leur passage à elles, c’est une incision au scalpel.

Après, la douleur deviendra les mots pour la décrire et le corps oubliera. Il oubliera même la fermeture éclair entre les cuisses et les douleurs honteuses qui n’en finissent pas de palpiter. D’autres épreuves sont dressées pour nos corps de mères. La privation de sommeil. Les mamelons cisaillés. La reprise du travail. Le retour à la vie d’avant.

Sauf que pour notre corps, notre corps de mère, l’avant n’est plus une option d’avenir. On a porté le futur, on a fabriqué l’amour, on a construit notre dévouement pour nos enfants dans le creux de notre chair. Nos seins ne sont plus un accessoire de mode. Nos hanches ont contenu un être humain. Notre ventre est devenu un coussin confortable pour les jours de maladie de nos petits.

Notre corps s’est transformé même quand autour de lui rien n’a changé, ni les couvertures des magazines ni les panneaux publicitaires ni les attendus de la société. Notre corps de mère s’est transfiguré, à l’inverse de ces injonctions superficielles.

Il porte sur lui les stigmates de son histoire et de son but…

Soyez fières de votre corps de mère, soyez fiers du corps de mère de votre femme, soyons fiers du corps de mère de nos mères. Il est à l’origine de tout.

Un nouvel atelier Faber & Mazlish

Affiche-FRSR-Atel-Q3 2017

Comme la vie de parents est un cheminement, on n’en a jamais fini de progresser… Je vous parlais ici de l’atelier Faber & Mazlish « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » que nous avions suivi en couple au début de l’été. Aujourd’hui, c’est la suite de cet atelier, « Frères et sœurs sans rivalité », qui est proposé par l’association marseillaise La Famille Zen. Et comme nous vivons pluri-quotidiennement des scènes du type Huis-clos dans un monospace… je pense que ça ne peut pas faire de mal d’aborder les rivalités frères sœurs en mode parentalité positive.

Et même si j’avais lu le livre tiré de ces ateliers il y a quelque temps (j’en parlais ), je sais depuis notre premier stage Faber & Mazlish que rien ne vaut la formation «en vrai».

Allez les amis marseillais, pourquoi pas vous ? Vous pouvez contacter La Famille Zen par mail (lafamillezen13@gmail.com), téléphone (0781612406) ou via la page Facebook de l’association (les deux formations sont proposées à partir de la semaine prochaine, soit en semaine en soirée, soit le dimanche).

Affiche-PAEC-Enfants-Atel-Q3 2017

Alors, ça vous fait envie ? Pas du tout ? Vous avez déjà suivi ce type de formation ? N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire !

Huis-clos dans un monospace

Huis clos dans un monospace

La scène se déroule dans une voiture familiale sur une route de montagne. Le père conduit, la mère est sur le siège passager. A l’arrière se trouvent Charlotte, 3 ans et demi, et Arthur, 6 ans et demi.

 

CHARLOTTE

(chante à tue-tête)

Une souris verte qui courait dans l’herbe…

 

CHARLOTTE et ARTHUR (la rejoignant dans son chant)

Je l’attrape par la queue je la montre à ces messieurs…

 

CHARLOTTE

(interrompant son chant)

Non c’est moi qui chante Arthur ! C’est pas toi !

 

ARTHUR

J’ai le droit de chanter !

 

CHARLOTTE

Non ! T’as pas le droit !

 

ARTHUR

Si j’ai le droit.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

CHARLOTTE

Non je te dis Arthur c’est moi qui chante je te dis !

 

ARTHUR

Je m’en fiche d’abord parce que tu ne peux pas m’empêcher de chanter.

(Il se met à chanter.) Une souris verte, qui courait dans l’herbe, je l’attrape par la queue, je la montre à ces…

 

CHARLOTTE

(Elle lui coupe la parole en criant)

Arrête Arthur c’était moi qui chantais ! Tu es vilain ! Je vais plus jamais jouer avec toi. (Ses cris se transforment en plainte.) Et je suis plus ta sœur.

 

ARTHUR

Tu peux pas ne plus être ma sœur.

 

CHARLOTTE

Si Arthur ! Je suis plus ta sœur !

 

ARTHUR

Non c’est pas possible. Tu seras toujours ma sœur.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

LE PERE

Et si vous chantiez tous les deux ensemble ?

 

LA MERE

Quelle bonne idée !

 

ARTHUR

On chante La souris verte Charlotte ?

 

CHARLOTTE

Non je veux plus chanter !

 

ARTHUR

Tant pis pour toi. (Chantant) Une souris verte, qui courait dans l’herbe, je l’attrape par…

 

CHARLOTTE

(hurlant)

Arrête ! Je veux pas que tu chantes.

 

ARTHUR

Tu es vilaine Charlotte ! Puisque c’est comme ça je te redonnerai pas ton livre !

 

CHARLOTTE

Se met à pleurer

 

LA MERE

(soupire)

Qu’est ce qu’il y a Charlotte ?

 

CHARLOTTE

Arthur il m’a dit qu’il me redonnera pas mon livre !

 

LA MERE

Quel livre ?

 

CHARLOTTE

Mon livre ! Celui avec les images !

 

LA MERE

Le livre que tu as pris à la pharmacie ?

 

CHARLOTTE

(Geignant)

Oui !

 

LA MERE

Mais ma puce c’est un livre de publicités, on s’en fiche !

 

CHARLOTTE

(Pleurant à chaudes larmes)

Non on s’en fiche pas ! Mon livre !

 

ARTHUR

Ah ah ah je te le rendrai pas ! Na na na na nère ! C’est bien fait pour toi !

 

CHARLOTTE

(Pleure)

 

LE PERE

(fermement)

Arthur ça suffit, arrête de faire bisquer ta sœur.

 

ARTHUR

Mais c’est elle qui est vilaine elle veut même pas que je chante ! J’en ai marre d’elle elle fait toujours la chef !

(Se met à pleurer.)

 

CHARLOTTE

(Pleure bruyamment)

 

ARTHUR

(Pleure bruyamment)

 

 

 

Je tiens à préciser à mes chers lecteurs que ces prénoms ne sont en aucun cas ceux d’enfants de ma connaissance, et que toute ressemblance avec la réalité serait purement fortuite…

Des placards de rue momifiés

Momie 1

Rue Vendôme 13007

Momie 2

Chemin du Roucas Blanc 13007

Momie 3

Chemin du Roucas Blanc (entre la maternelle et l’élémentaire de l’école du Roucas Blanc) 13007

Momie 4

Rue d’Endoume 13007

Momie 5

Rue Fénélon et Robert Giudicelli 13007

« Nous étions éventrés, nos portes ne fermaient plus ou étaient arrachées, nos entrailles à la merci du mistral ou de la pluie battante. Parfois de petits doigts enfantins venaient nous chatouiller entre les fils, épisodes de rire grinçant irrémédiablement suivis de hurlements parentaux. Comme si jouer avec nous était dangereux ! Maintenant, derrière notre déguisement de momies nous voilà un peu protégés, nos tripes à l’abri, et nous avons gagné en prime une apparence amusante. Les petits et grands enfants arrêtent même leur course pour lire nos mots. Finalement, notre nouvelle vie est un pur bonheur ! Nous tenons alors à remercier nos organismes propriétaires légitimes de nous avoir abandonnés à notre délabrement. »

 

Avant :

Avant 1   Message orange

Avant 2   Avant 4

Avant 5

 

J’aimerais beaucoup voir ces photos publiées dans un média ou un autre… Si vous voulez leur donnez un coup de pouce n’hésitez surtout pas !

« Moi aussi » ?

Moi aussi

Je n’arrive pas à retirer le point d’interrogation de mon titre. Je n’arrive pas à me sentir complètement légitime derrière les #metoo et #balancetonporc car il ne m’est jamais rien arrivé de grave. Pas d’agression physique. Pas de harcèlement sur mon lieu de travail. Je suis chanceuse.

De ma petite place derrière mon ordi j’observe depuis quelques jours la parole se libérer et je sens en même temps une colère sourde monter à l’intérieur. Une furieuse envie de guillotiner des testicules. (Certaines testicules, je vous rassure tout de suite messieurs, si vous n’êtes pas un sale pervers aucun risque pour vos bourses…)

A force de lire des témoignages, je me suis sentie concernée. Moi aussi.

Moi aussi je me suis fait insulter dans la rue parce que je ne répondais pas aux « Eh mademoiselle t’es charmante ! ».

Moi aussi j’ai senti les regards poisseux des hommes déjà adultes sur mes formes de jeune fille dans le métro.

Moi aussi j’ai eu peur dans les transports en commun quand il était un peu trop tard, qu’il n’y avait pas trop de monde, et que l’ambiance sentait mauvais pour mes fesses.

Alors je me suis protégée avec une série de mesures d’éloignement du danger.

J’ai appris à baisser la tête, à ne pas soutenir le regard, à accélérer le pas.

J’ai renoncé aux jupes les jours où je prenais le métro – je n’avais pas encore quinze ans lorsque j’ai pris cette décision.

J’ai considéré que le métro marseillais ne fonctionnait plus pour moi passé 20h.

J’ai laissé passer les années sans me préoccuper beaucoup du harcèlement quasi quotidien subi par les femmes. Mais aujourd’hui l’explosion de témoignages, de mots et d’anecdotes sordides me tire de cette torpeur soumise.

Aujourd’hui, tout cela n’en finit pas de s’accumuler dans ma tête. Une gamine de treize ans se fait coller par un pervers dans le bus et n’ose pas en parler à ses parents par crainte de les mettre en colère. Une jeune femme se fait bloquer les jambes dans le métro, plusieurs fois, et doit quitter le wagon en courant, la peur au ventre. (Deux histoires récentes et malheureusement vraies !) Pour certains hommes les femmes ne sont que des sexes, des seins et des culs à consommer… dès treize ans, si elles commencent à avoir des formes.

Pour ma fille ce sera dans dix ans.

Je la regarde, ma petite fille souriante, joyeuse, avec ses boucles blondes et ses yeux pétillants. Je voudrais que le monde change avant que je lui ais inculqué la peur du viol, celle que ma mère a instillé dans mon cerveau il y a de cela bien longtemps… Et pour chaque femme, remplacer la crainte par le refus, être capable de dire : « Je refuse que tu me parles, me regardes, me traites ainsi. Je n’ai pas peur de toi. »

 

Vous voulez lire les témoignages qui ont précipité le mien ? Il y a celui de Maman BCBG ici, celui de ColombesMum là, et puis encore celui de 3 enfants en 3 ans, puis sa suite, celui de Red red wine, celui d’Une apprentie végane en Bretagne, celui de Des gueules. J’arrête de chercher, j’en trouverais des dizaines, des centaines, des milliers.

 

Je vous laisse avec les paroles d’une comptine dans laquelle une bergère se fait aborder draguer harceler (?) par un « monsieur ». La fin est sidérante ! J’en suis désolée mais je ne pourrai plus lire ou voir une situation de « drague » sans penser à l’article de Des gueules (à cliquer juste au dessus).

 

Ah ! dis moi donc bergère, à qui sont ces moutons ?
Eh par ma foi Monsieur, à ceux qui les gardions
Et tra la la déridérette et tra déronla 

Ah ! dis-moi donc bergère, combien as-tu d’moutons ?
Et par ma foi Monsieur, il faut qu’je les comptions
Refrain

Ah ! dis-moi donc bergère, l’étang est-il profond ?
Et par ma foi Monsieur, il descend jusqu’au fond
Refrain

Ah ! dis-moi donc bergère, par où ce chemin va ? 
Et par ma foi Monsieur, il ne bouge pas de là !
Refrain

Ah ! dis-moi donc bergère, le poisson est-il bon ? 
Et par ma foi Monsieur, pour ceux qui le mangions
Refrain

Ah ! dis-moi donc bergère, n’as-tu pas peur du loup 
Et par ma foi Monsieur, pas plus du loup qu’de vous !
Refrain

 

Septembre…

134 Septembre

J’adore septembre. Son énergie. Son renouveau, son retour à la vie quotidienne. Année après année la rentrée demeure un moment exaltant. Professionnelle, littéraire, culturelle.

La vie urbaine bat à nouveau, on sort de la paresseuse torpeur estivale. Le repos devenu ennui se barre au moment où le goudron revient sous nos pieds – cette année la chaleur a aussi disparu dans la foulée.

En tant que professeur des écoles, le mois de septembre c’est aussi un travail intense. Cette année en particulier, puisque j’ai changé de poste, et malgré mon anticipation – préparation de la rentrée à partir du 16 août – je me suis sentie submergée jusqu’à… maintenant.

Enfin… je recommence à écrire, à dessiner, à rêver éveillée d’autre chose que du collège. J’émerge de mes eaux tumultueuses et je retrouve le plaisir d’être ici.

Peut-être qu’un de ces quatre je prendrai le temps de mettre à jour mon profil et d’alimenter ma page facebook.

Je vous dis, alors, à très bientôt…

Le « partie partie » de ma fille

Le partie partie de ma fille

Voilà le mois de septembre qui pointe – bientôt – son nez frétillant de nouveautés. Aujourd’hui je vous propose un tout petit article léger pour se mettre en jambes. Ensuite j’aurai beaucoup d’autres choses à dire et écrire, sur l’école, l’orthographe, la parentalité positive, la maternité, les jeux de cour de récréation, le sexisme ordinaire, l’allaitement…

Mais pour l’heure, je vais vous parler du « partie partie ».

Chers amis marseillais, rien à voir avec le « fini parti » !

Chers amis non marseillais, le « fini parti » c’est une pratique des éboueurs marseillais consistant à quitter leur travail dès lors que leur mission de la journée est finie. Un article à ce propos ici. Et non, je ne vous donnerai pas mon avis, ni dans un sens ni dans l’autre bien au contraire…

Le « partie partie » donc, c’est une trouvaille de ma fille, trois ans et demi, pour manger moins que ce que contient son assiette. La négociation donne à peu près ça :

« Maman, on fait « partie partie ». Cette partie je mange. Et cette partie je laisse.

– Non chérie, on fait « fini fini », ça veut dire… tu finis. »

Bon je plaisante, on fait souvent partie partie, mais comme c’est à tous les repas, ça peut avoir un côté lassant. Surtout le matin au petit dèj où le « partie partie » sur la galette ressemble davantage à « je mange un tout petit bout je laisse le reste » qu’à « je fais moitié moitié ».

Là tout de suite j’ai une pensée attendrie pour notre nounou du matin (entrain) qui va découvrir le « partie partie » dès lundi prochain !

Le plastique c’est pas fantastique

Le plastique c est pas fantastique

Jeudi dernier je me suis réveillée avec cette information : selon une étude du WWF, les cétacés de Méditerranée sont contaminés par les phtalates (ces composés chimiques dangereux qui rentrent dans la composition des plastiques).

Vous le savez peut-être déjà, nos océans abritent 269000 tonnes de plastique.

Au nord de l’océan pacifique, c’est une soupe de plastique qui flotte, jusqu’à 30 mètres de profondeur. Une soupe mêlant de petits fragments et de gros déchets, sur une surface étendue comme six fois la France. A ce sujet vous pouvez lire cet article du Monde sur le 7ème continent de plastique.

Il paraît qu’on a commencé à faire des efforts pour réduire nos déchets plastiques. Déjà on a interdit les sacs plastiques en magasin (j’en parlais ). Enfin pas vraiment, on trouve encore des sacs plastiques – « réutilisables » qu’ils disent. Ensuite, les gobelets et assiettes en plastique devraient être interdits en 2020 pour privilégier le carton…

Mais en attendant, si l’on suit l’estimation selon laquelle 10% du plastique produit chaque année finit dans la mer, ça fait 1000 gobelets par an dans la Méditerranée rien que pour l’école maternelle de mon fils…

Comme les sources se croisent et se confortent, je suis tombée sur cette interview de Beth Terry, une activiste américaine du no plastic. Selon elle, le plastique biodégradable est problématique car sa composition est souvent obscure. Quant au recyclage, quand il est possible il reste cher, coûteux en énergie et même polluant… Reste la possibilité de réduire notre consommation de plastique. Vous voulez vous y mettre ? Voici les 100 premières étapes – en anglais – de Beth Terry.

(Moi je vais ressortir la partie anglaise de mon cerveau pour les lire… et puis je vous tiens au courant !)