Septembre…

134 Septembre

J’adore septembre. Son énergie. Son renouveau, son retour à la vie quotidienne. Année après année la rentrée demeure un moment exaltant. Professionnelle, littéraire, culturelle.

La vie urbaine bat à nouveau, on sort de la paresseuse torpeur estivale. Le repos devenu ennui se barre au moment où le goudron revient sous nos pieds – cette année la chaleur a aussi disparu dans la foulée.

En tant que professeur des écoles, le mois de septembre c’est aussi un travail intense. Cette année en particulier, puisque j’ai changé de poste, et malgré mon anticipation – préparation de la rentrée à partir du 16 août – je me suis sentie submergée jusqu’à… maintenant.

Enfin… je recommence à écrire, à dessiner, à rêver éveillée d’autre chose que du collège. J’émerge de mes eaux tumultueuses et je retrouve le plaisir d’être ici.

Peut-être qu’un de ces quatre je prendrai le temps de mettre à jour mon profil et d’alimenter ma page facebook.

Je vous dis, alors, à très bientôt…

Le « partie partie » de ma fille

Le partie partie de ma fille

Voilà le mois de septembre qui pointe – bientôt – son nez frétillant de nouveautés. Aujourd’hui je vous propose un tout petit article léger pour se mettre en jambes. Ensuite j’aurai beaucoup d’autres choses à dire et écrire, sur l’école, l’orthographe, la parentalité positive, la maternité, les jeux de cour de récréation, le sexisme ordinaire, l’allaitement…

Mais pour l’heure, je vais vous parler du « partie partie ».

Chers amis marseillais, rien à voir avec le « fini parti » !

Chers amis non marseillais, le « fini parti » c’est une pratique des éboueurs marseillais consistant à quitter leur travail dès lors que leur mission de la journée est finie. Un article à ce propos ici. Et non, je ne vous donnerai pas mon avis, ni dans un sens ni dans l’autre bien au contraire…

Le « partie partie » donc, c’est une trouvaille de ma fille, trois ans et demi, pour manger moins que ce que contient son assiette. La négociation donne à peu près ça :

« Maman, on fait « partie partie ». Cette partie je mange. Et cette partie je laisse.

– Non chérie, on fait « fini fini », ça veut dire… tu finis. »

Bon je plaisante, on fait souvent partie partie, mais comme c’est à tous les repas, ça peut avoir un côté lassant. Surtout le matin au petit dèj où le « partie partie » sur la galette ressemble davantage à « je mange un tout petit bout je laisse le reste » qu’à « je fais moitié moitié ».

Là tout de suite j’ai une pensée attendrie pour notre nounou du matin (entrain) qui va découvrir le « partie partie » dès lundi prochain !

Le plastique c’est pas fantastique

Le plastique c est pas fantastique

Jeudi dernier je me suis réveillée avec cette information : selon une étude du WWF, les cétacés de Méditerranée sont contaminés par les phtalates (ces composés chimiques dangereux qui rentrent dans la composition des plastiques).

Vous le savez peut-être déjà, nos océans abritent 269000 tonnes de plastique.

Au nord de l’océan pacifique, c’est une soupe de plastique qui flotte, jusqu’à 30 mètres de profondeur. Une soupe mêlant de petits fragments et de gros déchets, sur une surface étendue comme six fois la France. A ce sujet vous pouvez lire cet article du Monde sur le 7ème continent de plastique.

Il paraît qu’on a commencé à faire des efforts pour réduire nos déchets plastiques. Déjà on a interdit les sacs plastiques en magasin (j’en parlais ). Enfin pas vraiment, on trouve encore des sacs plastiques – « réutilisables » qu’ils disent. Ensuite, les gobelets et assiettes en plastique devraient être interdits en 2020 pour privilégier le carton…

Mais en attendant, si l’on suit l’estimation selon laquelle 10% du plastique produit chaque année finit dans la mer, ça fait 1000 gobelets par an dans la Méditerranée rien que pour l’école maternelle de mon fils…

Comme les sources se croisent et se confortent, je suis tombée sur cette interview de Beth Terry, une activiste américaine du no plastic. Selon elle, le plastique biodégradable est problématique car sa composition est souvent obscure. Quant au recyclage, quand il est possible il reste cher, coûteux en énergie et même polluant… Reste la possibilité de réduire notre consommation de plastique. Vous voulez vous y mettre ? Voici les 100 premières étapes – en anglais – de Beth Terry.

(Moi je vais ressortir la partie anglaise de mon cerveau pour les lire… et puis je vous tiens au courant !)

La Famille Zen, une jeune association marseillaise à découvrir

Banderolle Famille zen

Vous l’avez peut-être ressenti à travers le rythme de publication ralenti des derniers jours… En ce moment, il m’est difficile de trouver du temps. Mes listes de choses à faire s’allongent et mes journées s’écourtent. Je suis plongée dans les préparatifs de mon exposition qui démarre dans deux semaines et j’avoue avoir du mal à me poser pour respirer, réfléchir, ou écrire… Pourtant dans cet ouragan d’activités se superposant les unes aux autres, j’ai vécu aujourd’hui une parenthèse de rencontre et d’écoute. Je suis allée, en famille, à un pique-nique organisé par la toute jeune association marseillaise La Famille Zen, qui entend reprendre les activités du Zèbre Zen aujourd’hui disparu. Pour l’instant les deux super mamans qui tiennent cette association organisent environ une fois par mois des rencontres avec les familles (papas et enfants archi bienvenus) pour échanger sur la parentalité. Ainsi, aujourd’hui, nous avons causé éducation bienveillante et phases d’opposition. Nous avons partagé nos astuces pour gérer les crises de nerfs de nos minots sans taper ni crier. C’était doux, vrai, chaleureux, un moment d’échange sans jugement, un moment où l’on se sent compris et capable d’évoluer. Même mon homme – qui n’a pourtant jamais trop voulu m’accompagner aux réunions allaitement où j’allais aussi chercher ces instants de partage bienveillant – a apprécié le pique-nique. Et moi, qui ai été une grande consommatrice de réunions d’allaitement quand j’en avais le temps et l’occasion, j’ai retrouvé avec bonheur cette ambiance feutrée et ressourçante.

Alors merci La Famille Zen, de proposer ces temps hors du temps. Si vous n’avez pas encore cliqué sur le lien plus haut, la page Facebook de La Famille Zen c’est . Et si vous avez envie de vous investir… vous savez bien que les plus belles choses se construisent à plusieurs. J’essaie d’enrôler, mais pour être honnête avec vous, mon investissement pour l’instant s’est limité à la création de leur logo, et à cet article. Promis je vais réfléchir à ce que je pourrais proposer, et à comment trouver le temps pour cela. Je termine en parlant du temps qui manque, et la boucle et bouclée…

Je vous souhaite de profiter de ce week-end prolongé.

Vies d’ordures, l’exposition incontournable du Mucem

Vie d'ordures 2

Cette grande exposition très complète nous permet de réfléchir à nos modes de vie, et en particulier à notre énorme production de déchets.

En cheminant, on observe tour à tour le débordement de déchets sur notre planète, ce que la modernité nous a apporté en terme de surconsommation d’objets en plastique jetables, et puis tous ces gestes de gestion de ces déchets qu’on oublie volontiers au quotidien : ramasser, transporter, stocker, trier, recycler…

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C’est une exposition nécessaire, dont on ressort à la fois écrasés par l’immensité de la tâche à accomplir, et la tête pleine d’images pour nous aider à nous améliorer. Car le changement vient aussi de chacun d’entre nous.

Je crois que faire cette expo en famille, c’est un acte d’éducation incontournable au 21ème siècle… Allez, amis marseillais (ou pas), vous avez jusqu’au 14 août pour vous y rendre !

Vie d'ordures 3

D’ailleurs, pour aller au bout de la logique, je compte bien recycler cette expo auprès de mes élèves…

Et promis, je vais me remettre la tête dans la réduction de déchets, et je reviens très bientôt pour vous parler « Zéro déchet » (ou presque).

 

Allaitement long, très long, très très long

Allaitement long

Il fait tellement partie de mon quotidien, cet allaitement. Avec le temps il est devenu tellement naturel, tellement normal. J’ai développé une telle indifférence à la surprise des gens, qu’elle glisse sur moi. Les remarques sont devenues inexistantes face à cette assurance sereine que je porte en moi, qu’allaiter son enfant jusqu’au sevrage « naturel » c’est… naturel. J’en parlais déjà, ici, avant que ma fille ne fête ses trois ans. Quelques mois sont passés, et l’allaitement est encore là, en pointillé, de moins en moins présent, chaque tétée comme peut-être la dernière, mais encore là… Dans une semaine, cela fera six ans que j’allaite – avec une interruption de cinq mois pendant ma seconde grossesse. Alors oui, chez nous l’allaitement est très très long. Une très longue période de ma vie de femme, de notre vie de famille.

En créant ce blog je pensais que l’allaitement serait un sujet récurrent, et puis finalement dans le nuage de tags le mot reste petit, discret, comme son rôle dans notre vie de famille, maintenant que nous n’avons plus de nourrisson à la maison.

Je pensais que l’allaitement – ce lien et cette implication du corps dans la maternité – me manquerait en s’estompant, mais je me trompais. L’allaitement est un passage. La maternité est un tout.

Je l’oublie, alors, cet allaitement « hors norme »… Et puis parfois il ressurgit dans toute son exception. L’autre jour chez notre pédiatre un journaliste faisait un reportage sur la vaccination. Quand j’ai mis ma fille de trois ans au sein pour l’aider à gérer la douleur de l’injection, que mon médecin adoré en a rajouté une – énorme – couche en me demandant de répéter l’âge de ma fille, et a affirmé au journaliste qu’il assistait à quelquechose d’extraordinaire… Bon j’avoue que j’ai piqué un fard.

De la même façon, quand je compare nos propos de futurs parents à ce que l’on vit aujourd’hui, le contraste est flagrant. Enceinte, quand j’évoquais, déjà, l’allaitement long (à cette époque j’envisageais d’allaiter un an), nous étions d’accord avec mon amoureux pour dire que nous trouvions cela étrange un enfant qui marche, qui parle… et qui tète encore. Mais ça c’était avant… Il y a quelques semaines, ma fille est venue me voir dans ma chambre et m’a dit très précisément : « Je veux téter avant que tu ailles te doucher ». « Avant que tu ailles », quoi ! Et puis elle a tété, cinq secondes en tout, moi accroupie, elle debout, et j’ai eu cette image à l’esprit…

Allaitement long Une Time

Cette Une « scandaleuse » représentant une réalité que personne ne veut voir.

Ces gens trop overbookés pour répondre à vos mails

Ces gens trop overbookés pour répondre à vos mails

C’est une expérience récente qui m’a inspiré cet article. Pour couper court à l’imagination de certain(e)s, je ne parle pas ici des copines qui n’ont pas le temps de répondre à un mail amical, celles-là sont toutes excusées… Non, je parle des personnes avec qui j’ai un lien professionnel – donc un intérêt commun à travailler ensemble – mais qui sont tellement mais alors tellement overbookées qu’elles ne peuvent pas répondre à mes mails…

J’ai essayé d’être compréhensive. J’ai mis les formes pour insister sans harceler. J’ai proposé de me déplacer un midi sur ma pause déjeuner – aucune réponse.

Aucune réponse quand on prépare un événement pour dans moins de trois semaines, cela n’envoie pas les bons signaux…

Puis j’ai attendu – que pouvais-je faire d’autre ? J’ai attendu, donc, trois jours et demi – autant dire une éternité dans ces circonstances – pour avoir un retour sur des flyers pour une expo. J’y avais passé du temps, plusieurs heures de mon week-end. Et pour être tout à fait honnête, j’ai vécu l’absence de réponse, et le contenu des réponses tardives, comme du mépris.

Dans un contexte où le temps était clairement compté, nous avons fini par échanger quand même par mail. Mais vous l’avez probablement vécu aussi, ces échanges par écrit ont leurs limites, surtout quand les relations se tendent pour quelque raison que ce soit. A chaque phrase les incompréhensions semblent s’accentuer. « Coupons court », me suis-je dis. J’ai proposé une conversation téléphonique sur le mode j’aimerais t’appeler mais je n’ai pas ton numéro de téléphone… A deux semaines et deux jours de l’événement.

J’ai attendu six jours.

Visiblement, quand on est trop overbooké pour répondre aux mails, on est aussi trop overbooké pour filer son 06…

Bon, je vous rassure, j’ai quand même eu une réponse – par mail, faut pas pousser, pas le temps de décrocher son téléphone – au bout de six jours… pour annuler l’expo (à dix jours de la date prévue initialement, sans être du tout d’accord sur la forme et sur le fond des flyers, ce n’était pas une énorme surprise non plus).

De cette petite histoire tellement commune, je veux juste tirer une leçon de vie.

Nous avons tous des vies de dingues. On a un boulot, des enfants, une famille, un repas à préparer le soir, on est fatigué, on attend les vacances, on n’a pas le temps. On est tous overbookés.

A quel point l’êtes-vous ?

Trop overbooké pour répondre aux sollicitations ? Pour filer son numéro ? Pour faire tout son boulot ? Pour faire bien son boulot ? Pour jouer avec ses enfants ? Pour faire l’amour avec son conjoint ? Pour être sympathique ? Pour sourire ? Pour vivre ?

A quel point on se ferme aux autres, à leur univers à leurs propositions à leurs demandes et aux échanges qu’on pourrait avoir avec eux ?

Pour moi, c’est la même chose qui est à l’œuvre, lorsque je demande son mail à un collègue de boulot et qu’il me donne le mail professionnel collectif qu’il partage avec cinq autres personnes.

Une façon de fermer la porte.

Moi je m’en fiche, j’ai un trou en forme de cœur sur mes volets…

Et je crois que je vais bannir le mot «overbookée» de mon vocabulaire.

La règle du 20/40/40

La règle du 20 40 40

C’est une phrase anodine, incrustée dans ma tête et devenue un moyen de décoder des comportements. Lâchée au détour d’une conversation par l’ancien directeur de mon IME, une vérité issue de son expérience de manager – du moins est-ce ainsi que je l’ai entendue : «Dans un groupe de personnes, il y en a 20% qui s’impliquent dans les projets, 40% qui attendent de voir ce que ça donne avant de bouger, et 40% qui quoi qu’il arrive ne bougeront jamais. Les pourcentages peuvent varier un peu, mais le principe reste le même.»

Cela m’a rappelé ce que j’avais lu dans L’encyclopédie du savoir relatif et absolu de Bernard Werber au sujet des rats. Dans un groupe de rats, il y a systématiquement des dominants et des dominés dans des proportions semblables, et ce quel que soit le groupe de départ. Même en ne prenant que des dominants – ou que des dominés – l’équilibre se reconstitue toujours avec les mêmes rapports entre dominants et dominés. Dans les sociétés humaines, c’est pareil. Quel que soit le groupe, ses actions et son contexte, la règle du 20/40/40 semble s’appliquer. D’ailleurs les mots de mon directeur m’ont rappelé ce que j’avais observé dans l’Association des Parents d’Elèves de l’école de mon fils. Il n’y en a toujours qu’un certain pourcentage qui se bouge sur un événement, pas toujours les mêmes selon les moments et les relations dans le groupe, mais en nombre comparable par rapport à la totalité…

Vous en voulez plus ? Quelques éléments ici sur les niveaux d’implication dans un groupe et sur la règle du 1% régissant la participation dans une communauté en ligne (ici on est dans le 1/9/90 !).

J’avoue que cette « trouvaille » n’est pas d’un intérêt majeur, mais en ce qui me concerne, elle m’aide à surmonter mes difficultés à appréhender le fonctionnement des groupes d’adultes…

J’y ai même pensé pendant nos vacances à la neige, quand il ne restait que 20% de neige sur 40% de glace et 40% de terre !

En ce moment, à mon travail…

Tag Escat

Les montagnes russes des émotions répondent à une mécanique étrange… Ou c’est que la joie inondant mon cœur peut braver les tempêtes les plus violentes.

Avant-hier encore j’étais paumée. Je ne savais pas si je voulais rester ou tenter de partir.

J’ai essayé de prendre de la distance et de peser mentalement le poids des éléments. J’ai rédigé un tableau en deux colonnes et contre toute attente la liste de positif dépassait celle de négatif.

Alors j’ai décidé de laisser un an de plus la chance à ce lieu de se rapprocher de ce qu’il pourrait être, pour moi.

Sans surprise j’ai été rassurée par ma décision, emplie de bonheur et de rire toute la journée d’hier…

Avant de retomber, jeudi prochain peut-être, je publie cette chanson. Ecrite il y a quelques semaines quand on avait encore un directeur dynamique et enjoué, plein d’espoir et d’optimisme. Ecrite quand l’avenir était lumineux et certain. Ecrite avant.

 

Elle suit le thème de la chanson de La Petite Sirène « Sous l’océan », elle était ma réponse aux discours sombres…

 

Le roseau est toujours plus vert

Dans l’IME d’à côté

Toi qui voudrais y prendre l’air

Ce serait une calamité !

 

Regarde bien le monde qui t’entoure

Dans l’IME de Périer

On fait carnaval tous les jours

Mieux tu ne pourras pas trouver !

 

Au Centre Escat, au Centre Escat

Promis c’est bien mieux

Tout le monde est heureux

Au Centre Escat

Chez nous on n’est pas cent cinquante

Allez hisse-toi en haut de notre pente

Presqu’une famille

Même quand ça vrille

Le Centre Escat

 

Chez nous on invente, on cuisine

On construit et on fabrique

On a notre journal, on jardine

On fait du sport, de la musique

 

On s’épanouit en peinture

Et on écrit même des livres

On fait des sorties en nature

Ici on apprend à vivre

 

Au Centre Escat, au Centre Escat

Vraiment c’est le mieux

Tout le monde est heureux

Au Centre Escat

Ailleurs ils bossent tout l’été

Et en continu toute l’année

Mais nous on danse

Chaque vacances

Au Centre Escat

 

Au Centre Escat !

Au Centre Escat !

Au Centre Escat !

La vie est super

Voyons notre verre

A moitié plein

Oui, à moitié plein ! Hihi !

 

Maintenant regarde comme c’est chouette

Bientôt notre blog sur internet

On garde le rythme

C’est de la dynamite

Au Centre Escat !

 

(Le nuage de tags entièrement personnalisable, c’est sur Tagxedo, une application en ligne découverte par ma collègue professeur des écoles pour nos élèves. Ou comment s’amuser avec les mots…)

Tester les couches lavables ? C’est par ici !

Tester les couches lavables

Le système des couches lavables vous intrigue mais vous n’avez pas encore sauté le pas ? Vous vous questionnez ? Vous vous êtes perdus dans l’infinité de sites marchands – et non marchands – traitant de ce sujet ?

Pas de panique, je vous dis tout, en mode concis, avec les liens qui vont bien, et je vous propose même des packs gratuits pour tester !

Allez, on est partis, donnez-moi la main vous allez découvrir un univers fascinant !

Le système des couches lavables, pour faire simple, consiste à remplacer les couches Pamprout bourrées de produits chimiques et d’autres substances issues du pétrole par des couches en tissu. C’est mieux pour les fesses de bébé (et il n’absorbe pas de produits dangereux par la peau), c’est mieux pour la planète (tant à la fabrication qu’en terme de déchets), c’est mieux pour votre porte-monnaie (un calcul édifiant ici partie 4 « La couche lavable est économique »). Même en comptant l’eau utilisée pour le lavage, ça fait moins que l’eau nécessaire pour fabriquer des couches jetables.

Les principaux inconvénients, c’est qu’il faut se tenir à une discipline de lavage, investir au départ, et ne pas craindre de gérer les pipis et cacas de nos enfants (mais bon, ça, en tant que parents normalement on gère…).

Les différents systèmes

Les TE1 ou « tout en un », c’est sur le papier le système le plus simple. La couche en tissu est d’une seule pièce, elle absorbe à l’intérieur et est imperméable à l’extérieur. On peut avoir un système de poche pour rajouter un ou deux « insert » ou « absorbant » (un rectangle de tissu plus ou moins épais qui absorbe, comme son nom l’indique).

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Problème, ces couches sont chères à l’achat (je dirais dans les vingt euros pièce) et les élastiques qui permettent qu’il n’y ait pas de fuites ont une durée de vie inférieure à celle du tissu.

Quand j’avais testé – brièvement – les couches lavables avec mon grand, j’avais entrepris de fabriquer mes propres couches TE1, mais elles n’étaient pas tout à fait parfaites en terme d’élastiques… d’où quelques fuites.

Vous aurez quand même une TE1 fait maison dans chaque pack « grand bébé ».

Les TE2 (« tout en deux ») sont absorbantes dedans imperméables dehors et on rajoute l’absorbant à l’intérieur, par pressions généralement (au lieu de le mettre dans une poche comme pour les TE1).

En théorie on peut changer juste l’absorbant et garder la couche jusqu’au change suivant. En réalité ça déborde toujours sur les côtés, donc il faut tout changer à chaque fois.

Je pensais adopter ce système mais j’ai été déçue en seulement quelques essais.

Les couches lavables classiques sont très absorbantes (et font un énorme popotin). Elles sont constituées d’une couche absorbante (avec un absorbant en plus généralement) et d’une culotte de protection imperméable séparée. C’est le système pour la nuit (parce qu’avec une couche TE1 TE2 ou avec un lange c’est l’inondation assurée). Pour ces couches j’ai toujours été contente de la marque Popolini. Et comme j’étais dans une période couture j’avais ajouté la polaire pour avoir un effet au sec…

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Vous aurez deux couches classiques « de nuit » dans chaque pack « grand bébé ».

Le système des langes est celui qu’on a adopté pour notre fille, dès le retour de la maternité et pendant plus d’un an (après on a lâché… pour différentes raisons qui n’ont pas grand chose à voir avec les couches elles mêmes). Il est à la fois très économique à l’achat, très adaptable à la morphologie du bébé, très facile à faire évoluer dans le temps à moindre frais…

Ce système consiste à utiliser un lange pour la partie absorbante et une culotte de protection imperméable par dessus. Nous avons utilisé trois types de langes.

Les langes prépliés : j’en ai des petits et des grands, ainsi que des absorbants carré en matière bambou.

C’est le top pour les nourrissons. On les plie en trois ce qui donne un rectangle allongé, on les place dans la culotte imperméable et banco. Pour les petits langes, la partie centrale est plus absorbante, alors si on veut pousser le perfectionnisme, on peut plier dans le sens des coutures pour un garçon pour avoir la même absorption partout ou dans l’autre sens pour une fille pour avoir plus d’absorption au milieu… Enfin vous verrez à l’usage !

Vous aurez trois petits et trois grands langes prépliés, ainsi que des absorbants en plus dans chaque pack « petit bébé ».

Les langes simples : un carré de tissu fin que l’on plie. Pour les nourrissons on utilise un seul carré que l’on plie ainsi.

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Quand ça n’absorbe plus assez, on passe à deux langes que l’on plie comme ça.

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Et on utilise un snappy pour faire bien tenir.

109 05 Snappy

Une culotte imperméable par dessus (à une taille adapté à votre enfant) et c’est réglé !

Vous aurez au moins deux langes simples dans chaque pack « grand bébé ». Ils sont adaptables aussi aux petits bébés.

Les langes à nouer : explication de mise en place ici.

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Quand le lange à nouer est devenu insuffisant en terme d’absorption, on a rajouté un absorbant « à l’intérieur du pliage » du lange à nouer.

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Là j’ai beaucoup utilisé les absorbants que j’avais cousus pour mes TE1.

Vous aurez au moins deux langes à nouer dans chaque pack « grand bébé ». Ils sont adaptables aussi aux petits bébés.

 

A propos des absorbants des TE1 :

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Attention !!! Ils ne doivent pas être en contact direct avec la peau de bébé, car c’est de la microfibre et ça absorbe tellement que ça assèche la peau fragile de bébé.

 

A propos des langes simples et des langes à nouer : au départ on avait fuite sur fuite… jusqu’à ce que j’applique cette astuce. Il faut « rouler » le tissu du lange au niveau des cuisses, vers l’intérieur. Le tissu ne doit surtout pas « bailler », sinon c’est l’inondation !

 

Les couches lavables au quotidien

La fréquence de change

Il faut quand même rester attentif à changer bébé toutes les deux, trois heures maximum (sauf pour les couches de nuit bien sûr)… C’est sûr que sans la chimie l’absorption n’est pas « magique » !

Le stockage sale

Chez nous on stockait les couches sales dans une poubelle avec couvercle, et on faisait une lessive tous les deux trois jours maximum. Pour les pipis on s’embête pas, zou dans la poubelle. Pour les cacas soit on utilise des voiles de protection pour jeter direct le voile et son contenu à la poubelle (mais comme ça déborde…) soit on envoie le caca dans les toilettes. Nous on avait un système de bassine, on rinçait à l’eau de la douche dans la bassine puis on vidait la bassine aux toilettes.

Le stockage propre

Un autre détail qui a son importance, pour les langes, il vaut mieux les plier quand ils sont secs et les ranger tout bien pliés dans la salle de bain… Parce que le pliage avec un bébé qui gigote sur sa table à langer, c’est la cata assurée !

Le décrassage

Quand on s’aperçoit que les couches absorbent un peu moins bien (ou quand on récupère des couches d’occasion) il faut les « décrasser ».

Pour tout ce qui est en tissu absorbant (pas imperméable), couches classiques, langes, inserts absorbants, lingettes :

Faire tremper dans de l’eau très chaude avec 500g de cristaux de soude et 2 pressions de produit vaisselle écologique. Remuer un peu tant que c’est chaud, laisser 24 heures environ. Transférer sans essorer dans un seau, laisser 2 jours et 2 nuits. Faire tourner à la machine, sans lessive, à 60°C.

Pour les couches TE1 (avec tissu imperméable) :

Tremper les couches dans le bain de cristaux, mettre du liquide vaisselle sur l’entrejambe et frotter. Laisser agir hors du bain. Faire tremper 5 minutes dans le bain avant de tout sortir pour aller dans le seau.

Les culottes de protection imperméables

Ce n’est pas la peine de les décrasser. On peut les réutiliser plusieurs fois, mais on doit les aérer entre chaque change. On peut les rincer si on veut ou si ça sent fort. Au bout de quelques utilisations ou quand elles sentent l’urine, on les met à laver.

La lessive

Les lessives du commerce peuvent avoir tendance à encrasser les couches (une liste de lessives correctes pour les couches lavables ici). Notre solution a été de fabriquer notre propre lessive… Et du coup on l’a gardée même après les couches.

Pour 3L de lessive, 125g de savon de Marseille véritable type Marius Fabre, 30 gouttes d’huile essentielle (moi je prends arbre à thé pour les propriétés antibactériennes).

Râper le savon, ajouter 2L d’eau et porter à ébullition.

Eteindre quand ça bout, laisser tiédir en remuant de temps à autre.

Verser dans le bidon, ajouter 1L d’eau puis 30 gouttes d’huile essentielle (lavande ou tea tree) quand la lessive est refroidie (moins de 40°C).

Le lendemain, selon la consistance, ajouter de l’eau et mélanger.

Le vinaigre blanc

Ajouté dans le bac à assouplissant de la machine, il désodorise le linge, évite les dépôts calcaires et désinfecte, mais attention, le vinaigre blanc, ça flingue les élastiques des couches lavables !

 

Ouf, c’est fini !

Si vous saviez… le temps que j’ai passé sur le net à chercher toutes ces infos un peu partout ! Et pour vous, c’est du tout cuit… bande de veinards !

Vous en voulez plus ? Faites un tour ici, une référence hyper complète !

Si vous êtes convaincus, un petit mail ici mamandeplume@gmail.com et vous récupérez un sac avec quelques couches test (frais de port à votre charge si besoin).

A disposition :

4 packs « grand bébé » avec 1 TE1, 2 absorbants, 2 couches de nuit et 1 culotte de protection « nuit », 2-3 langes simples et 1 snappy, 2-3 langes à nouer, 2-3 culottes de protection « jour » tailles moyenne et grande.

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2 packs « petit bébé » (en complément du pack « grand bébé » si vous commencez tôt) avec 3 petits langes pliés, 3 grands langes pliés, 2 absorbants en plus, 2-3 culottes « jour » taille petite, 1 culotte nuit taille petite.

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Pourquoi je fais ça ? Je préfère faire découvrir les couches lavables à quatre personnes hésitantes plutôt que de m’acharner à les vendre très peu cher à des parents déjà convaincus… Les bonnes initiatives doivent être propagées !

(Je vous parlais déjà couches, , et contrairement à ce que j’en disais, j’aurai bien fini par faire la promo des couches lavables !..)

A bientôt !