Huis-clos dans un monospace

Huis clos dans un monospace

La scène se déroule dans une voiture familiale sur une route de montagne. Le père conduit, la mère est sur le siège passager. A l’arrière se trouvent Charlotte, 3 ans et demi, et Arthur, 6 ans et demi.

 

CHARLOTTE

(chante à tue-tête)

Une souris verte qui courait dans l’herbe…

 

CHARLOTTE et ARTHUR (la rejoignant dans son chant)

Je l’attrape par la queue je la montre à ces messieurs…

 

CHARLOTTE

(interrompant son chant)

Non c’est moi qui chante Arthur ! C’est pas toi !

 

ARTHUR

J’ai le droit de chanter !

 

CHARLOTTE

Non ! T’as pas le droit !

 

ARTHUR

Si j’ai le droit.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

CHARLOTTE

Non je te dis Arthur c’est moi qui chante je te dis !

 

ARTHUR

Je m’en fiche d’abord parce que tu ne peux pas m’empêcher de chanter.

(Il se met à chanter.) Une souris verte, qui courait dans l’herbe, je l’attrape par la queue, je la montre à ces…

 

CHARLOTTE

(Elle lui coupe la parole en criant)

Arrête Arthur c’était moi qui chantais ! Tu es vilain ! Je vais plus jamais jouer avec toi. (Ses cris se transforment en plainte.) Et je suis plus ta sœur.

 

ARTHUR

Tu peux pas ne plus être ma sœur.

 

CHARLOTTE

Si Arthur ! Je suis plus ta sœur !

 

ARTHUR

Non c’est pas possible. Tu seras toujours ma sœur.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

LE PERE

Et si vous chantiez tous les deux ensemble ?

 

LA MERE

Quelle bonne idée !

 

ARTHUR

On chante La souris verte Charlotte ?

 

CHARLOTTE

Non je veux plus chanter !

 

ARTHUR

Tant pis pour toi. (Chantant) Une souris verte, qui courait dans l’herbe, je l’attrape par…

 

CHARLOTTE

(hurlant)

Arrête ! Je veux pas que tu chantes.

 

ARTHUR

Tu es vilaine Charlotte ! Puisque c’est comme ça je te redonnerai pas ton livre !

 

CHARLOTTE

Se met à pleurer

 

LA MERE

(soupire)

Qu’est ce qu’il y a Charlotte ?

 

CHARLOTTE

Arthur il m’a dit qu’il me redonnera pas mon livre !

 

LA MERE

Quel livre ?

 

CHARLOTTE

Mon livre ! Celui avec les images !

 

LA MERE

Le livre que tu as pris à la pharmacie ?

 

CHARLOTTE

(Geignant)

Oui !

 

LA MERE

Mais ma puce c’est un livre de publicités, on s’en fiche !

 

CHARLOTTE

(Pleurant à chaudes larmes)

Non on s’en fiche pas ! Mon livre !

 

ARTHUR

Ah ah ah je te le rendrai pas ! Na na na na nère ! C’est bien fait pour toi !

 

CHARLOTTE

(Pleure)

 

LE PERE

(fermement)

Arthur ça suffit, arrête de faire bisquer ta sœur.

 

ARTHUR

Mais c’est elle qui est vilaine elle veut même pas que je chante ! J’en ai marre d’elle elle fait toujours la chef !

(Se met à pleurer.)

 

CHARLOTTE

(Pleure bruyamment)

 

ARTHUR

(Pleure bruyamment)

 

 

 

Je tiens à préciser à mes chers lecteurs que ces prénoms ne sont en aucun cas ceux d’enfants de ma connaissance, et que toute ressemblance avec la réalité serait purement fortuite…

Des placards de rue momifiés

Momie 1

Rue Vendôme 13007

Momie 2

Chemin du Roucas Blanc 13007

Momie 3

Chemin du Roucas Blanc (entre la maternelle et l’élémentaire de l’école du Roucas Blanc) 13007

Momie 4

Rue d’Endoume 13007

Momie 5

Rue Fénélon et Robert Giudicelli 13007

« Nous étions éventrés, nos portes ne fermaient plus ou étaient arrachées, nos entrailles à la merci du mistral ou de la pluie battante. Parfois de petits doigts enfantins venaient nous chatouiller entre les fils, épisodes de rire grinçant irrémédiablement suivis de hurlements parentaux. Comme si jouer avec nous était dangereux ! Maintenant, derrière notre déguisement de momies nous voilà un peu protégés, nos tripes à l’abri, et nous avons gagné en prime une apparence amusante. Les petits et grands enfants arrêtent même leur course pour lire nos mots. Finalement, notre nouvelle vie est un pur bonheur ! Nous tenons alors à remercier nos organismes propriétaires légitimes de nous avoir abandonnés à notre délabrement. »

 

Avant :

Avant 1   Message orange

Avant 2   Avant 4

Avant 5

 

J’aimerais beaucoup voir ces photos publiées dans un média ou un autre… Si vous voulez leur donnez un coup de pouce n’hésitez surtout pas !

Quelle cachotière cette souris verte !

137 Quelle cachotiere cette souris verte

Je pensais tout savoir sur cette souris verte. Qui trouve qu’il fait trop noir dans le tiroir, trop chaud dans le chapeau et qui fait trois petites crottes dans une culotte… Mais figurez vous que ce n’est pas tout ! Mon fils – six ans – a ramené de l’école cette information étonnante. La très connue souris verte fait aussi des petites bises quand on la met dans sa chemise, croque les pieds si elle se trouve enfermée dans des souliers et danse même le rock’n’roll dans les casseroles.

Une petite recherche internet m’a appris en prime qu’elle en a ras le bol de l’école mais qu’elle se sent bien dans le jardin…

Elle peut y courir dans l’herbe !

Le « partie partie » de ma fille

Le partie partie de ma fille

Voilà le mois de septembre qui pointe – bientôt – son nez frétillant de nouveautés. Aujourd’hui je vous propose un tout petit article léger pour se mettre en jambes. Ensuite j’aurai beaucoup d’autres choses à dire et écrire, sur l’école, l’orthographe, la parentalité positive, la maternité, les jeux de cour de récréation, le sexisme ordinaire, l’allaitement…

Mais pour l’heure, je vais vous parler du « partie partie ».

Chers amis marseillais, rien à voir avec le « fini parti » !

Chers amis non marseillais, le « fini parti » c’est une pratique des éboueurs marseillais consistant à quitter leur travail dès lors que leur mission de la journée est finie. Un article à ce propos ici. Et non, je ne vous donnerai pas mon avis, ni dans un sens ni dans l’autre bien au contraire…

Le « partie partie » donc, c’est une trouvaille de ma fille, trois ans et demi, pour manger moins que ce que contient son assiette. La négociation donne à peu près ça :

« Maman, on fait « partie partie ». Cette partie je mange. Et cette partie je laisse.

– Non chérie, on fait « fini fini », ça veut dire… tu finis. »

Bon je plaisante, on fait souvent partie partie, mais comme c’est à tous les repas, ça peut avoir un côté lassant. Surtout le matin au petit dèj où le « partie partie » sur la galette ressemble davantage à « je mange un tout petit bout je laisse le reste » qu’à « je fais moitié moitié ».

Là tout de suite j’ai une pensée attendrie pour notre nounou du matin (entrain) qui va découvrir le « partie partie » dès lundi prochain !

Les Zurbanards d’Arles

Et si l’art était (aussi) dans les dessins de notre imagination ?

Je vous propose un petit jeu :

Zurbanard Arles 1

Zurbanard Arles 2

Zurbanard Arles 3

Zurbanard Arles 4

Zurbanard Arles 5

Zurbanard Arles 6

Zurbanard Arles 7

Zurbanard Arles 8

Tous ces personnages, que j’ai baptisés Zurbanards, sont dans le centre-ville d’Arles :

Carte Zurbanards

(Carte accessible sur le web ici)

Si vous êtes d’humeur joueuse et que vous passez du temps en Arles vous pouvez :

  1. Trouver quel Zurbanard (des photos ci-dessus) se cache derrière chaque prénom (de la carte) en parcourant la ville.
  2. Décoder les correspondances entre les couleurs des points de la carte et les familles de Zurbanard (Gouthierre, Mobiliurbin, Dumur et Plakossol)…
  3. Résoudre l’anagramme de chaque prénom pour retrouver une caractéristique du Zurbanard.

(Oui, j’assume mon côté enfant.)

 

Et sinon, vous pouvez aussi visiter Arles pour ses immanquables Rencontres de la Photographie du 3 juillet au 24 septembre 2017, époustouflant pour quiconque aime la photographie contemporaine…

Une allergie qui sonne très « Pâques »…

Une allergie qui sonne très Paques

Hier, nous avons passé notre après-midi aux urgences, en famille, pour « éruption cutanées sans fièvre » de la petite. En ce samedi de week-end pascal, les urgences pédiatriques étaient bien entendu archi-pleines… des enfants tout rouges, des parents exaspérés, des pleurs, des cris, des jeux de slalom entre les sièges et les poussettes posées ça et là… Au bout de quasiment trois heures d’attente, le diagnostic est tombé – sans certitude tout de même : allergie au lapin (caressé il y a trois jours au parc animalier). En plein week-end de Pâques, amusante coïncidence, non ?

 

Et comme je ne peux plus entendre le mot « lapin » sans penser à cette chanson, voici Lapin pouet pouet (attention, cette chanson risque d’agripper votre cerveau jusqu’à la fin du week-end, voire plus…).

Et en même temps

Et en même temps

Pour ceux qui seront en famille lors de ce week-end pascal, pensez-vous que vous parviendrez, à seulement une semaine du premier tour, à échapper aux discussions politiques ?

On le sait bien, pourtant, qu’il faut éviter de parler politique si l’on ne veut pas se disputer avec les gens – ou alors choisir de n’en parler qu’avec ceux qui partagent les mêmes convictions.

En pensant à ce week-end et aux suivants, j’ai décidé de vous transmettre cette petite clé trouvée – contre toute attente – sur facebook. Si ce réseau social me laisse globalement assez indifférente – même si c’est un outil de communication à côté duquel on ne peut plus passer – de temps en temps j’y trouve une pépite, une info, un article, une vidéo… qui me fait évoluer. Cette fois-ci, une vidéo expliquant comment discuter avec une personne qui a des convictions à l’opposé des nôtres. Une méthode qui pourrait se résumer à la technique du « et en même temps »… c’est ici.

Ce que j’en retiens, c’est de se centrer sur les émotions et non sur les faits et de bannir le « oui mais » pour le « et en même temps ».

Petit clin d’œil à la campagne présidentielle, au début j’ai cru que cette vidéo était une blague parce que j’avais vu cela. Mais en fait c’est peut être juste la preuve que les candidats à l’élection chopent eux aussi des astuces sur internet…

En ce moment, à mon travail…

Tag Escat

Les montagnes russes des émotions répondent à une mécanique étrange… Ou c’est que la joie inondant mon cœur peut braver les tempêtes les plus violentes.

Avant-hier encore j’étais paumée. Je ne savais pas si je voulais rester ou tenter de partir.

J’ai essayé de prendre de la distance et de peser mentalement le poids des éléments. J’ai rédigé un tableau en deux colonnes et contre toute attente la liste de positif dépassait celle de négatif.

Alors j’ai décidé de laisser un an de plus la chance à ce lieu de se rapprocher de ce qu’il pourrait être, pour moi.

Sans surprise j’ai été rassurée par ma décision, emplie de bonheur et de rire toute la journée d’hier…

Avant de retomber, jeudi prochain peut-être, je publie cette chanson. Ecrite il y a quelques semaines quand on avait encore un directeur dynamique et enjoué, plein d’espoir et d’optimisme. Ecrite quand l’avenir était lumineux et certain. Ecrite avant.

 

Elle suit le thème de la chanson de La Petite Sirène « Sous l’océan », elle était ma réponse aux discours sombres…

 

Le roseau est toujours plus vert

Dans l’IME d’à côté

Toi qui voudrais y prendre l’air

Ce serait une calamité !

 

Regarde bien le monde qui t’entoure

Dans l’IME de Périer

On fait carnaval tous les jours

Mieux tu ne pourras pas trouver !

 

Au Centre Escat, au Centre Escat

Promis c’est bien mieux

Tout le monde est heureux

Au Centre Escat

Chez nous on n’est pas cent cinquante

Allez hisse-toi en haut de notre pente

Presqu’une famille

Même quand ça vrille

Le Centre Escat

 

Chez nous on invente, on cuisine

On construit et on fabrique

On a notre journal, on jardine

On fait du sport, de la musique

 

On s’épanouit en peinture

Et on écrit même des livres

On fait des sorties en nature

Ici on apprend à vivre

 

Au Centre Escat, au Centre Escat

Vraiment c’est le mieux

Tout le monde est heureux

Au Centre Escat

Ailleurs ils bossent tout l’été

Et en continu toute l’année

Mais nous on danse

Chaque vacances

Au Centre Escat

 

Au Centre Escat !

Au Centre Escat !

Au Centre Escat !

La vie est super

Voyons notre verre

A moitié plein

Oui, à moitié plein ! Hihi !

 

Maintenant regarde comme c’est chouette

Bientôt notre blog sur internet

On garde le rythme

C’est de la dynamite

Au Centre Escat !

 

(Le nuage de tags entièrement personnalisable, c’est sur Tagxedo, une application en ligne découverte par ma collègue professeur des écoles pour nos élèves. Ou comment s’amuser avec les mots…)

Pu… rée !

107 Pu... rée !

Aujourd’hui je vous livre des morceaux choisis des mots de mes enfants sur le thème des gros mots…

Mon fils, cinq ans, il y a quelques mois : « Il faut pas le dire hein maman, le vilain mot, tu sais, le mot qui commences par pu et qui finit par tain ? »

Nous habitons Marseille, et ce vilain mot là, il reste assez présent, presqu’un signe de ponctuation comme diraient certains… Un jour, ma fille m’a même affirmé, toute fière d’elle du haut de ses deux ans et demi : « Quand je sera grande je dira pu**** ! ». (Sur le coup, j’ai changé de tête – et maintenant j’en rigole.)

Alors on a trouvé des substituts, devenus presqu’autant savoureux que l’original.

Ma fille, trois ans, tout récemment : « Il faut dire purée ou punaise et pas l’autre mot ! » Et son frère de répondre : « On peut dire crotte-zut-flute aussi ! »

J’avoue, « crotte zut flute », ça va rester…

Et chez vous, on en rit ou pas ?

Des mots-défouloirs à partager ?

Cinq, dix, quinze minutes de tranquillité

106 Cinq dix quinze minutes de tranquillité

Dans une maison avec enfants, on a peu d’endroits pour être vraiment tranquille… Pour moi, les toilettes jouent ce rôle, souvent. J’y écris. Je jette mes idées dans l’application dédiée de mon Smartphone. J’y lis les dernières informations ou je réponds à vos commentaires…

C’était un lieu presque parfait pour une parenthèse de quelques minutes.

Mais il y a trois jours, j’ai lu une information qui a quelque peu restreint mon temps d’usage : une invasion de serpents provenant des égouts via les toilettes à Marseille. Cela m’a rappelé la raison invoquée par ma belle-mère qui referme systématiquement la lunette des toilettes, craignant qu’un serpent profite des canalisations pour remonter chez elle. Pourtant, si l’on trouve bien sur internet quelques cas de serpents parvenus dans des maisons par les toilettes, cette histoire de serpents marseillais s’avère être une pirouette du web tirée d’un site de blagues (voyez vous-même).

Finalement je vais pouvoir continuer à profiter de mes minutes…

Et vous, les parents, avez-vous aussi une utilisation étendue cette pièce ?