Le « partie partie » de ma fille

Le partie partie de ma fille

Voilà le mois de septembre qui pointe – bientôt – son nez frétillant de nouveautés. Aujourd’hui je vous propose un tout petit article léger pour se mettre en jambes. Ensuite j’aurai beaucoup d’autres choses à dire et écrire, sur l’école, l’orthographe, la parentalité positive, la maternité, les jeux de cour de récréation, le sexisme ordinaire, l’allaitement…

Mais pour l’heure, je vais vous parler du « partie partie ».

Chers amis marseillais, rien à voir avec le « fini parti » !

Chers amis non marseillais, le « fini parti » c’est une pratique des éboueurs marseillais consistant à quitter leur travail dès lors que leur mission de la journée est finie. Un article à ce propos ici. Et non, je ne vous donnerai pas mon avis, ni dans un sens ni dans l’autre bien au contraire…

Le « partie partie » donc, c’est une trouvaille de ma fille, trois ans et demi, pour manger moins que ce que contient son assiette. La négociation donne à peu près ça :

« Maman, on fait « partie partie ». Cette partie je mange. Et cette partie je laisse.

– Non chérie, on fait « fini fini », ça veut dire… tu finis. »

Bon je plaisante, on fait souvent partie partie, mais comme c’est à tous les repas, ça peut avoir un côté lassant. Surtout le matin au petit dèj où le « partie partie » sur la galette ressemble davantage à « je mange un tout petit bout je laisse le reste » qu’à « je fais moitié moitié ».

Là tout de suite j’ai une pensée attendrie pour notre nounou du matin (entrain) qui va découvrir le « partie partie » dès lundi prochain !

Les Zurbanards d’Arles

Et si l’art était (aussi) dans les dessins de notre imagination ?

Je vous propose un petit jeu :

Zurbanard Arles 1

Zurbanard Arles 2

Zurbanard Arles 3

Zurbanard Arles 4

Zurbanard Arles 5

Zurbanard Arles 6

Zurbanard Arles 7

Zurbanard Arles 8

Tous ces personnages, que j’ai baptisés Zurbanards, sont dans le centre-ville d’Arles :

Carte Zurbanards

(Carte accessible sur le web ici)

Si vous êtes d’humeur joueuse et que vous passez du temps en Arles vous pouvez :

  1. Trouver quel Zurbanard (des photos ci-dessus) se cache derrière chaque prénom (de la carte) en parcourant la ville.
  2. Décoder les correspondances entre les couleurs des points de la carte et les familles de Zurbanard (Gouthierre, Mobiliurbin, Dumur et Plakossol)…
  3. Résoudre l’anagramme de chaque prénom pour retrouver une caractéristique du Zurbanard.

(Oui, j’assume mon côté enfant.)

 

Et sinon, vous pouvez aussi visiter Arles pour ses immanquables Rencontres de la Photographie du 3 juillet au 24 septembre 2017, époustouflant pour quiconque aime la photographie contemporaine…

Une allergie qui sonne très « Pâques »…

Une allergie qui sonne très Paques

Hier, nous avons passé notre après-midi aux urgences, en famille, pour « éruption cutanées sans fièvre » de la petite. En ce samedi de week-end pascal, les urgences pédiatriques étaient bien entendu archi-pleines… des enfants tout rouges, des parents exaspérés, des pleurs, des cris, des jeux de slalom entre les sièges et les poussettes posées ça et là… Au bout de quasiment trois heures d’attente, le diagnostic est tombé – sans certitude tout de même : allergie au lapin (caressé il y a trois jours au parc animalier). En plein week-end de Pâques, amusante coïncidence, non ?

 

Et comme je ne peux plus entendre le mot « lapin » sans penser à cette chanson, voici Lapin pouet pouet (attention, cette chanson risque d’agripper votre cerveau jusqu’à la fin du week-end, voire plus…).

Et en même temps

Et en même temps

Pour ceux qui seront en famille lors de ce week-end pascal, pensez-vous que vous parviendrez, à seulement une semaine du premier tour, à échapper aux discussions politiques ?

On le sait bien, pourtant, qu’il faut éviter de parler politique si l’on ne veut pas se disputer avec les gens – ou alors choisir de n’en parler qu’avec ceux qui partagent les mêmes convictions.

En pensant à ce week-end et aux suivants, j’ai décidé de vous transmettre cette petite clé trouvée – contre toute attente – sur facebook. Si ce réseau social me laisse globalement assez indifférente – même si c’est un outil de communication à côté duquel on ne peut plus passer – de temps en temps j’y trouve une pépite, une info, un article, une vidéo… qui me fait évoluer. Cette fois-ci, une vidéo expliquant comment discuter avec une personne qui a des convictions à l’opposé des nôtres. Une méthode qui pourrait se résumer à la technique du « et en même temps »… c’est ici.

Ce que j’en retiens, c’est de se centrer sur les émotions et non sur les faits et de bannir le « oui mais » pour le « et en même temps ».

Petit clin d’œil à la campagne présidentielle, au début j’ai cru que cette vidéo était une blague parce que j’avais vu cela. Mais en fait c’est peut être juste la preuve que les candidats à l’élection chopent eux aussi des astuces sur internet…

En ce moment, à mon travail…

Tag Escat

Les montagnes russes des émotions répondent à une mécanique étrange… Ou c’est que la joie inondant mon cœur peut braver les tempêtes les plus violentes.

Avant-hier encore j’étais paumée. Je ne savais pas si je voulais rester ou tenter de partir.

J’ai essayé de prendre de la distance et de peser mentalement le poids des éléments. J’ai rédigé un tableau en deux colonnes et contre toute attente la liste de positif dépassait celle de négatif.

Alors j’ai décidé de laisser un an de plus la chance à ce lieu de se rapprocher de ce qu’il pourrait être, pour moi.

Sans surprise j’ai été rassurée par ma décision, emplie de bonheur et de rire toute la journée d’hier…

Avant de retomber, jeudi prochain peut-être, je publie cette chanson. Ecrite il y a quelques semaines quand on avait encore un directeur dynamique et enjoué, plein d’espoir et d’optimisme. Ecrite quand l’avenir était lumineux et certain. Ecrite avant.

 

Elle suit le thème de la chanson de La Petite Sirène « Sous l’océan », elle était ma réponse aux discours sombres…

 

Le roseau est toujours plus vert

Dans l’IME d’à côté

Toi qui voudrais y prendre l’air

Ce serait une calamité !

 

Regarde bien le monde qui t’entoure

Dans l’IME de Périer

On fait carnaval tous les jours

Mieux tu ne pourras pas trouver !

 

Au Centre Escat, au Centre Escat

Promis c’est bien mieux

Tout le monde est heureux

Au Centre Escat

Chez nous on n’est pas cent cinquante

Allez hisse-toi en haut de notre pente

Presqu’une famille

Même quand ça vrille

Le Centre Escat

 

Chez nous on invente, on cuisine

On construit et on fabrique

On a notre journal, on jardine

On fait du sport, de la musique

 

On s’épanouit en peinture

Et on écrit même des livres

On fait des sorties en nature

Ici on apprend à vivre

 

Au Centre Escat, au Centre Escat

Vraiment c’est le mieux

Tout le monde est heureux

Au Centre Escat

Ailleurs ils bossent tout l’été

Et en continu toute l’année

Mais nous on danse

Chaque vacances

Au Centre Escat

 

Au Centre Escat !

Au Centre Escat !

Au Centre Escat !

La vie est super

Voyons notre verre

A moitié plein

Oui, à moitié plein ! Hihi !

 

Maintenant regarde comme c’est chouette

Bientôt notre blog sur internet

On garde le rythme

C’est de la dynamite

Au Centre Escat !

 

(Le nuage de tags entièrement personnalisable, c’est sur Tagxedo, une application en ligne découverte par ma collègue professeur des écoles pour nos élèves. Ou comment s’amuser avec les mots…)

Pu… rée !

107 Pu... rée !

Aujourd’hui je vous livre des morceaux choisis des mots de mes enfants sur le thème des gros mots…

Mon fils, cinq ans, il y a quelques mois : « Il faut pas le dire hein maman, le vilain mot, tu sais, le mot qui commences par pu et qui finit par tain ? »

Nous habitons Marseille, et ce vilain mot là, il reste assez présent, presqu’un signe de ponctuation comme diraient certains… Un jour, ma fille m’a même affirmé, toute fière d’elle du haut de ses deux ans et demi : « Quand je sera grande je dira pu**** ! ». (Sur le coup, j’ai changé de tête – et maintenant j’en rigole.)

Alors on a trouvé des substituts, devenus presqu’autant savoureux que l’original.

Ma fille, trois ans, tout récemment : « Il faut dire purée ou punaise et pas l’autre mot ! » Et son frère de répondre : « On peut dire crotte-zut-flute aussi ! »

J’avoue, « crotte zut flute », ça va rester…

Et chez vous, on en rit ou pas ?

Des mots-défouloirs à partager ?

Cinq, dix, quinze minutes de tranquillité

106 Cinq dix quinze minutes de tranquillité

Dans une maison avec enfants, on a peu d’endroits pour être vraiment tranquille… Pour moi, les toilettes jouent ce rôle, souvent. J’y écris. Je jette mes idées dans l’application dédiée de mon Smartphone. J’y lis les dernières informations ou je réponds à vos commentaires…

C’était un lieu presque parfait pour une parenthèse de quelques minutes.

Mais il y a trois jours, j’ai lu une information qui a quelque peu restreint mon temps d’usage : une invasion de serpents provenant des égouts via les toilettes à Marseille. Cela m’a rappelé la raison invoquée par ma belle-mère qui referme systématiquement la lunette des toilettes, craignant qu’un serpent profite des canalisations pour remonter chez elle. Pourtant, si l’on trouve bien sur internet quelques cas de serpents parvenus dans des maisons par les toilettes, cette histoire de serpents marseillais s’avère être une pirouette du web tirée d’un site de blagues (voyez vous-même).

Finalement je vais pouvoir continuer à profiter de mes minutes…

Et vous, les parents, avez-vous aussi une utilisation étendue cette pièce ?

La juge et le président

la-politique-en-2017-fait-irremediablement-partie-du-paysage-quotidien

Je me suis tellement retenue de parler de politique sur internet ces temps-ci, que j’en ai presque des fourmis au bout des doigts… De temps en temps, je craque et clique sur le bouton partager de Facebook. Instantanément, c’est un article avec tout son cortège d’interprétations et de commentaires qui déboule sur mon « mur ».

Et j’ai la très nette sensation que la moindre de mes prises de positions est comme une pancarte fluo qui décrypte mes opinions politiques. J’en suis gênée. Pourtant je n’ai pas honte de mon vote. Mais internet, c’est tellement le domaine public que la discrétion d’un vote qui se veut personnel ne peut que se disloquer à son contact.

Dans le même temps l’affaire Fillon (pour ne pas faire semblant de ne pas parler de cela) s’impose tant dans l’actualité, et dans ma manière de penser l’élection qui se profile, que j’ai le plus grand mal à retenir ma langue. Dans le privé et à l’oral, je me lâche – et je saoule mon homme avec mes analyses politico critiques. La politique, en 2017, fait irrémédiablement partie du paysage quotidien.

Par contre, à mon travail, face à mes élèves, neutralité obligatoire.

A la question – très surprenante au demeurant – « pour qui vous avez voté madame ? », je réponds sans ciller « Je n’ai pas le droit de vous le dire. »

Mais (un très grand «mais», à l’origine de cet article) je me questionne. Pour le spectacle type comédie musicale en cours de préparation à l’IME, l’histoire s’est construite, petit à petit, en partant de nos premières chansons. Une troupe de pirates, un voyage en bateau («Santiaaano»)… Pour justifier «La Marseillaise», on a collé un Président de la République – un clin d’œil à l’année électorale pensais-je. Et pour que le président suive les pirates dans leur bateau, on a imaginé une juge qui déboulerait en lui criant : « Je vais te mettre en prison ! ». (Alors, le président fait deux trois tours de piste, saute dans le bateau ; et la juge saute dans sa bouée canard pour courir derrière le bateau…)

Comble de la coïncidence, on a conçu ce délire bien avant l’affaire Fillon. En même temps, ce n’est pas comme si M. Fillon était le seul présidentiable – ou présidentié – à avoir concentré l’intérêt des juges. (Lorsque j’ai entendu, hier sur France Inter, un journaliste danois affirmer qu’ils étaient « habitués », de chez eux, à voir les hommes politiques français empêtrés dans des affaires judiciaires, j’ai frémi d’une si glaçante vérité.)

Notre histoire de juge et de président, alors, vous trouvez que c’est une blague potache à prendre au second degré, ou une entorse à notre devoir de neutralité ?

Hiver…

95-hiver

Un petit jeu découvert sur le joli blog que voici (Les états d’âme d’une fille de brigand)…

Les mêmes phrases à compléter de sa propre singularité, pourquoi pas ? Sans être fan des posts en cascade et autres « nominations » sur internet, je me suis prise au jeu d’évoquer mentalement ma vision de l’hiver en lisant cet article. Et donc voilà.

Une photo de paysage hivernal qui me plaît

Elle est là haut.

Un mot que j’aime associer à l’hiver

Neige. Mieux, trois mots, neige à Marseille. Mon rêve absolu d’hiver.

Mon plat préféré de saison

La tartiflette ou tout autre plat à base de fromage fondu

Une pièce de ma garde-robe que je chéris en ce moment

Avec le froid des dernières semaines, les tricots de corps type Damart donnés par ma maman quand je n’étais qu’une adolescente (merci maman, je n’aurais jamais poussé la porte de ce magasin). Et le blouson de ski. Et les grosses chaussures de marche. Pour le glamour, on repassera, il fait trop froid…

Une chanson que j’aime écouter l’hiver

Jardin d’hiver de Henri Salvador

Un film que j’affectionne à cette période

« Les bronzés font du ski », surtout cette scène

Un prénom que j’aime et qui me fait penser à l’hiver

Anna (la sœur de la reine des neiges)

 

Encore près de deux mois avant que le printemps ne pointe le bout de son nez… Il n’est pas trop tard pour espérer la neige à Marseille !

 

Je suis la galette, la galette

je-suis-la-galette

Je suis faite avec le blé, ramassé dans le grenier, on m’a mise à refroidir, mais j’ai mieux aimé courir !

Si vous avez des enfants en âge d’aller à l’école, vous n’avez pas pu passer à côté du célèbre album Roule Galette – enfin, c’est surtout eux qui n’ont pas pu passer à côté ! Une histoire à la structure répétitive dans lequel la galette prend la poudre d’escampette et rencontre tour à tour un lapin, un loup, un ours et un renard. Tous veulent la manger mais seul le rusé renard y parvient…

Je ne m’appesantirai pas sur la lecture archaïque que je fais de cet album. Le vieux assis sur son confortable fauteuil de patriarche demande à la vieille de lui faire une galette. Et la vieille ne lui répond pas «Tu n’as qu’à te la faire toi même ta galette !». Non, elle s’exécute. Sur les conseils du vieux, elle monte au grenier et balaie le plancher pour récupérer du blé pour faire la galette (Beurk ! Crado la galette à la poussière de grenier !). Le tout avec le sourire bien sûr. Quand elle a fini : Et voilà la galette cuite. « Elle est trop chaude ! crie le vieux. Il faut la mettre à refroidir ! » Et en plus il crie ! Non mais il se prend pour qui ce goujat. Si c’était moi je… (censuré)… D’accord je me suis un peu appesanti, mais c’est vrai qu’à chaque fois que je leur lis cette histoire, je ne peux pas m’empêcher de la trouver pas très vingt-et-unième siècle !

Revenons à notre galette qui roule, roule. L’autre jour mon fiston – cinq ans et demi – me demande : «Maman ? Est ce que ça existe en vrai la galette à l’escampette ?

– La galette à quoi ?

– Ben oui, si on met de la poudre d’escampette dans la galette ! »

C’est peut être pour ça qu’elle roule, cette galette, si l’on remplace la poudre d’amande par la poudre d’escampette, forcément…

Enfin, je n’ai pas résisté à la tentation d’aller voir sur internet d’où vient vraiment cette expression. Si ça vous intéresse, c’est .