Trop Minions !

Mes articles ne sont jamais bien longs, et pourtant j’ai le plus grand mal, souvent, à me limiter à un seul sujet… Aujourd’hui je vous parlerai donc des minions, ces personnages hilarants des films Moi moche et méchant 1 et 2, qui ont aussi eu droit à leur propre opus Les Minions en 2015 ; mais aussi de la gestion du temps de la semaines en attendant le week-end et des GIFs, ces images animées de plus en plus utilisées sur internet et dans nos communications… Mais oui, tout cela a un lien !

Juste avant les vacances d’hiver, j’ai cherché un GIF mettant en scène les Minions pour exprimer l’excitation et l’euphorie qui m’animait en ce dernier jour de travail. Voilà ce que j’ai trouvé :

Trop Minions SUPER.gif

La référence Minions, c’est pour cette affiche à laquelle je pense semaines après semaines pour introduire de l’humour dans mon attente du week-end.

Trop Minions affiche

Puis pendant ces fameuses vacances, mon fils a porté ces skis :

Trop Minions skis

Là, je pourrais dériver sur la consommation de produits à l’effigie des héros de nos enfants, expliquer pourquoi nous ne voulons pas de housse de couette Reine des neiges pour notre fille, ou pire, de pare-soleil Dora pour notre voiture familiale (ils sont célèbres ceux-là), me justifier pour les skis Minions en rejetant la faute sur le loueur de matériel… mais ce serait juste mettre encore plus de fouillis (restons poli) dans cet article qui part déjà dans tous les sens.

Restons plutôt sur les Minions. Nous avons rattrapé, en famille, ce retard « culturel » qui nous avait tenus éloignés du phénomène Minions en visionnant les trois films dont je parle en tête de cet article. C’est alors que j’ai décidé d’enrichir cet article – qui à la base ne parlait que de l’attente du week-end jour après jour dans la semaine répétée semaine après semaine – d’une petite collection de GIFs (rendez-vous sur Giphy pour constituer votre propre collection…).

Je pense que je vais remplacer certains émoticônes et certains mots de mes conversations écrites…

BISOUS

Trop Minions BISOUS

 

LOL

Trop Minions LOL

 

QUOI ?

Trop Minions QUOI

 

NON

Trop Minions NON

 

WHAOU ! (Mode contemplation)

Trop Minions WHAOU

 

VENDREDI ! (Restons dans le thème…)

Trop Minions FRIDAY

(Ce soir y’a Koh Lanta !)

 

BA-NA-NA !

Trop Minions BANANA

(Spéciale dédicace pour mes enfants fans de bananes et fans de minions fans de bananes…)

 

Bon, ok, j’arrête. Si vous êtes arrivés au bout de cet article foutoir défouloir, peut-être pouvez-vous me laisser votre GIF préféré en commentaire ? (J’ai peut-être besoin de sortir des Minions…).

Je vous souhaite un bon vendredi ( Trop Minions FRIDAY ) !

Grand écart culturel

Grand ecart culturel

Je vais vous faire une confidence. Cela fait une dizaine d’années que je regarde Koh Lanta, tous les ans, deux fois par an maintenant. A chaque retour de l’émission (tous les trois mois c’est fou on n’a même plus le temps d’attendre) c’est l’enthousiasme à la maison. Si si, je vous promets. Je n’en fais pas une fierté, je n’en fais pas la pub autour de moi. Regarder de la télé-réalité – quand bien même de la télé-réalité aventurière ou immobilière (on aime aussi beaucoup Stéphane Plaza mais c’est une autre histoire) – quand on est adultes, parents, conscients des dérives de la télévision… c’est pas la panacée. En même temps, il ne faudrait pas non plus se prendre pour ce que nous ne sommes pas – des snobs de la sélection télévisée. Alors autant assumer.

J’assume d’autant mieux que si Koh Lanta est l’incontournable du vendredi soir six mois par an, l’incontournable du jeudi soir c’est… La Grande Librairie. Et oui, je suis tombée dans la marmite de livres de Busnel et je ne peux plus m’en passer. J’en chialerais presque, dès le début du mois de juin, quand il fait en direct sa valise de lecture pour les vacances et qu’il nous donne rendez-vous à la rentrée. Ce faisant, il sonne le top départ des programmes d’été, indigestes comme la bouillie de sable préparée par vos enfants sur la plage, avec un peu d’arôme crème solaire pour l’odeur…

Mais poursuivons notre grand écart télévisé. Le mercredi soir, quand on a la chance d’être dans une période de diffusion, c’est Grey’s Anatomy ! Mon côté midinette sans doute, même si les années passant je prends de plus en plus de recul sur les drames à répétition et les catastrophes typiques de cette série, score maximal en nombre de litres de larmes versées par téléspectatrice (avec un record chez les femmes enceintes).

Finalement, j’aime bien cette diversité, ces sauts de puces ou de géants d’un programme à l’autre… comme pour la musique… puisque mon univers sonore c’est le rock doux ou l’énervé, le rap américain ou marseillais, le ska à message, la chanson française, celle que mes élèves connaissent et celle qu’ils ne connaissent pas, les éclats de rire en musique, l’intensité du classique et sa beauté à pleurer

Et vous, êtes-vous adepte du grand écart visuel ou sonore ? N’hésitez pas à mettre vos propres exemples en commentaire…

Mes découvertes théâtrales (saison 2017 2018)

Mes decouvertes theatrales

En sortant pas à pas de la «petite enfance» de nos marmots, nous avons commencé à rentrer dans des théâtres, reprise exaltante d’une vie culturelle qu’on avait laissée pour quelque temps derrière nous…

En ce qui me concerne, cette saison théâtrale qui touche à sa fin m’a fortement désarçonnée. Je ne peux la laisser s’achever sans vous parler de mes trois coups de cœurs de l’année, si importants que je repartirai à leur recherche l’an prochain.

 

Don’t we deserve / grand human projects that give us meaning ?

 Dont we deserve

Sur un plateau carré, vide et blanc, Robbert&Frank, deux plasticiens / acteurs mettent en scène une vision à la fois comique et bouleversante de notre monde. Quand le sourire se mue en larmes, quand le sens naît de l’accumulation en pointillés d’images, de mouvements et de mots, on touche du doigt, on embrasse l’infinité. Ce spectacle de théâtre à la marge et à l’intersection de différents arts m’a touchée et surprise. Je vous invite, alors, à suivre le travail de ce duo génial sur leur site internet. Moi, en tout cas, j’espère les retrouver bientôt…

 

Point d’interrogation

(Texte Stefano Massini, Mise en scène Irina Brook)

Point d interrogation

L’énorme coup de cœur de cette année ! Une heure de théâtre survolté pour interroger le futur. C’est beau, drôle, intelligent, vrai, émouvant, et servi par de jeunes acteurs talentueux et dynamiques ! C’est tout ce que j’attends du théâtre, qu’il me prenne par la main, me fasse rire, pleurer et réfléchir. J’avais déjà écrit ici une brève élogieuse sur cette fantastique pièce que tous nos jeunes devraient voir.

 

Projet M. D.

(De Patrick Laffont, plasticien-vidéaste et Nicolas Guimbard, acteur. D’après Marguerite Duras)

ProjetMD6

Cette vision théâtrale des mots si particuliers de Marguerite Duras m’a saisie et continue à m’accompagner des semaines après, comme si l’esthétique si précise et si précieuse de ce spectacle vibrait dans ma mémoire. L’émotion qui perdure en moi peine à se traduire en mots. Mais essayons. C’est la présence du corps, peut-être, son intensité, son regard, son lien avec notre regard, cette tension sublime à l’opposée du hasard. La vie, les mots, le corps, tout est là dans sa simplicité et sa complexité, nous touche et reste, palpite, longtemps après.

 

 

Finalement, il semblerait qu’il n’y ait que le théâtre ne correspondant pas à ce qu’on en attend pour me transporter aussi loin…

 

Cachez ce handicap que je ne saurais voir

Différence

Différence

Si nous sommes honnêtes avec nous mêmes et avec la réalité de notre société, nous le savons – et certains doivent même l’apprécier – le handicap reste le plus souvent planqué bien profond. Pas glamour, pas vendeur, pas photogénique…

Pour se donner une impression de modernité, d’ouverture et de tolérance, on met bien en avant les personnes en situation de handicap, dans certaines circonstances. On peut citer les jeux paralympiques, la version « handi » des mythiques jeux olympiques. Ceux de 2018 se sont terminés il y a quelques jours, le dimanche 18 mars. Et oui, déjà ! Vous en avez entendu parler, vous ? Je veux dire autant que les « vrais » jeux olympiques, ceux avec les sportifs « normaux » ? Vous avez vu des épreuves ? Vous avez compté les médailles ? Parce que moi je n’ai que trop peu vu de tout cela sur les médias qui parviennent jusqu’à moi. Par contre j’ai vu ce coup de gueule de Philippe Croizon.

Et puis il y a l’autisme. On en parle de plus en plus, certes ! Pour la plupart des gens, le personnage qui représente l’autisme, c’est dans Rain Man. Oui mais voilà, dans Rain Man on voit un autiste surdoué, qui peut compter 246 cure-dents en quelques secondes. Un autiste Asperger. Or la plupart des autistes ne sont pas Asperger. La plupart des mères d’autiste s’entendent dire que c’est de leur faute. La plupart des enfants autistes sont considérés comme des sales gosses malpolis dans les lieux publics.

Alors c’est vrai, c’est plus sympa le handicap surdoué, c’est plus vendeur, exceptionnel et positif. Mais cela ne représente pas la réalité.

Les sportifs des jeux paralympiques, on les tolère car ils sont le haut du panier du handicap, des handicapés physiques de compète, des super-handis comme diraient les personnages de Vestiaires.

Mais quand parle-t-on du quotidien des personnes en situation de handicap ? Des épreuves, des injustices, du monde qui n’est pas pensé pour eux, des lieux publics inaccessibles et des communications désastreuses ? Quand accepte-t-on de les regarder en face, de les considérer comme d’autres nous, nous comme des « eux » potentiels ?

Je suis professeur spécialisée, le handicap fait partie de mon quotidien, j’ai abandonné la gêne la pitié et l’indifférence pour l’égalité. J’essaie de répandre ma parole et ma vision autour de moi, de briser le tabou des mots, d’ouvrir les regards et les esprits. (Ici un article sur la Trisomie 21, une vidéo au message assez similaire.)

Avec mes enfants, déjà, dont je ne censure aucune question même en présence d’une personne en situation de handicap. J’ai été éduquée dans la honte de mes questions d’enfant « pourquoi il est en fauteuil roulant le monsieur ? » et je veux l’exact opposé pour mes mômes.

Avec mes élèves, ensuite, que j’abreuve de rencontres avec plusieurs types de handicaps et que j’essaie d’accompagner au mieux dans l’acceptation de leurs propres difficultés.

Avec les adultes de mon entourage et avec vous, enfin, ce type d’article comme un leitmotiv.

Regarder le handicap en face c’est un apprentissage nécessaire pour nous tous.

Et puis parfois, je m’appuie sur des initiatives existant déjà : depuis quelques années Vestiaires, une mini série diffusée sur France 2, y va fort dans la mise en avant du handicap. C’est percutant, souvent très drôle, en un mot inévitable ! Pour goûter à cet humour décapant, foncez sur France 2 le vendredi et le samedi à 20h45, ou bien ici ou . Et pour le savourer en version complète, les six premières saisons sont disponibles à la vente en coffret intégral ici. Je vous envoie aussi vers cette vidéo dans le style et avec les personnages de Vestiaires pour la campagne Ex Aequo du Ministère des Sports.

Je sais que certains ne peuvent pas supporter la vision des corps abîmés et amputés dans cette série… Et vous ?

La télé des mini-nains

La tele des mini nains

J’avais déjà écrit (ici) un article sur les dessins animés. Ceux de ma jeunesse et ceux de leur jeunesse. J’avoue avoir toujours cet engouement particulier pour Miraculous, ce qui amuse particulièrement mon mari d’ailleurs (« Laisse maman tranquille elle regarde son dessin animé. »).

Je ne vous ai pas parlé par contre des autres dessins animés, ceux qu’on ne regarde pas ou plus, ou du coin de l’œil. Ceux dont le principal – seul ? – intérêt est de permettre aux parents de grappiller quelques dizaines de minutes supplémentaires dans leur lit les matins de week-end. Je suis tombée sur cet article le week-end dernier justement, j’en ai pleuré de rire… Parents de nains, je vous souhaite une bonne lecture.

Chapitre 2 – La naissance du clan

Si vous l’avez loupé, le premier chapitre du roman des momies est .

 

Il n’a fallu que quelques semaines après Halloween pour que SIX naisse et s’auto-déclare, malgré un léger éloignement géographique, chef des momies.

Momie 6

SIX (Boulevard Notre-Dame (proche Bd Vauban), 13006)

 

Il faut avouer que sa stature lui offrait d’emblée une supériorité physique incontestable, d’autant plus que UN devait affronter au même moment sa première blessure sérieuse. Trop occupé à quémander de l’aide pour que soit rétablie son intégrité physique, il n’avait aucune énergie à consacrer à la lutte pour le pouvoir.

Momie 1 B

 

Avec un chef bien placé et imposant comme SIX, le clan des momies voyait se profiler devant lui un avenir radieux.

Tandis que chacun époussetait ses bandelettes en prévision de la grande soirée de changement d’année, UN eut droit à une réparation de costume.

Momie 1 C

 

Et un autre membre rejoignit le clan. Cette nouvelle recrue déplaisait fortement à SIX. «Il n’y a pas de place pour les faibles chez nous», avait-il asséné. Mais même le chef ne pouvait rien contre la créatrice, et SEPT vit le jour, larmoyant, mais vivant.

Momie 7

SEPT (Intersection Chemin du Roucas Blanc et Traverse des Zéphyrs, 13007)

 

La suite du roman des momies très bientôt… En attendant n’hésitez pas à liker et à suivre la page facebook Momies Marseille !

 

Chapitre 1 – Momies d’Halloween

Avant de commencer cette histoire, quelques mots en guise d’explication de texte. Au départ, j’avais posté les photographies de mes momies comme un nouveau délire photographiques () puis au fil des rouleaux de scotch mon cerveau n’a pas pu s’empêcher de s’inventer une histoire… le roman des momies en quelque sorte ! Avec une nouvelle catégorie dédiée, et même une page facebook, Momies Marseille.

 

Tout a commencé avec UN, démembré depuis des années. Sa porte avait vécu l’arrachement et le rattachement sommaire, jusqu’à ce que la ficelle de chantier cède. Alors sa pauvre porte tuméfiée était restée, posée à l’horizontale devant le placard, pendant plusieurs mois. En passant devant lui, jour après jour, j’entendais sa plainte, vrombissement électrique me poussant à éloigner mes enfants.

Avant 1

Un jour, j’ai signalé sa détresse de quelques clics sur mon ordinateur, mais l’orange responsable n’a pas daigné suer une seule goutte de jus pour refermer son malheureux placard, même pas d’une nouvelle ficelle plastique…

Message orange

Quelques jours plus tard je donnais naissance à UN, juste avant Halloween.

Momie 1

UN (Rue Vendôme 13007)

 

Mais une fois le déguisement de UN créé, il a fallu habiller DEUX qui commençait à faire des crises de jalousie.

Momie 2

DEUX (Chemin du Roucas Blanc 13007)

 

Puis le petit TROIS a quémandé aussi son costume de momie.

Momie 3

TROIS (Chemin du Roucas Blanc (entre la maternelle et l’élémentaire de l’école du Roucas Blanc) 13007)

 

La première fille du clan, QUATRE, s’est enthousiasmée de participer à une soirée dansante spéciale momies pour Halloween.

Momie 4

QUATRE (Rue d’Endoume 13007)

 

CINQ, par contre, n’a pas pu danser pour l’occasion. Pauvre vieux, il est si abîmé qu’il ne tient même pas droit. Il a passé sa soirée adossé au bar.

Momie 5

CINQ (Rue Fénélon et Robert Giudicelli 13007)

 

Halloween est passé, les momies sont demeurées. Elles ont refusé de quitter leur déguisement et ont même contacté la presse locale, en vain, pour témoigner de leur bonheur :

« Nous étions éventrés, nos portes ne fermaient plus ou étaient arrachées, nos entrailles à la merci du mistral ou de la pluie battante. Parfois de petits doigts enfantins venaient nous chatouiller entre les fils, épisodes de rire grinçant irrémédiablement suivis de hurlements parentaux. Comme si jouer avec nous était dangereux ! Maintenant, derrière notre déguisement de momies nous voilà un peu protégés, nos tripes à l’abri, et nous avons gagné en prime une apparence amusante. Les petits et grands enfants arrêtent même leur course pour lire nos mots. Finalement, notre nouvelle vie est un pur bonheur ! Nous tenons alors à remercier nos organismes propriétaires légitimes de nous avoir abandonnés à notre délabrement. UN, DEUX, TROIS, QUATRE et CINQ »

 

La suite du roman des momies très bientôt… En attendant n’hésitez pas à liker et à suivre la page facebook Momies Marseille !

Huis-clos dans un monospace

Huis clos dans un monospace

La scène se déroule dans une voiture familiale sur une route de montagne. Le père conduit, la mère est sur le siège passager. A l’arrière se trouvent Charlotte, 3 ans et demi, et Arthur, 6 ans et demi.

 

CHARLOTTE

(chante à tue-tête)

Une souris verte qui courait dans l’herbe…

 

CHARLOTTE et ARTHUR (la rejoignant dans son chant)

Je l’attrape par la queue je la montre à ces messieurs…

 

CHARLOTTE

(interrompant son chant)

Non c’est moi qui chante Arthur ! C’est pas toi !

 

ARTHUR

J’ai le droit de chanter !

 

CHARLOTTE

Non ! T’as pas le droit !

 

ARTHUR

Si j’ai le droit.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

CHARLOTTE

Non je te dis Arthur c’est moi qui chante je te dis !

 

ARTHUR

Je m’en fiche d’abord parce que tu ne peux pas m’empêcher de chanter.

(Il se met à chanter.) Une souris verte, qui courait dans l’herbe, je l’attrape par la queue, je la montre à ces…

 

CHARLOTTE

(Elle lui coupe la parole en criant)

Arrête Arthur c’était moi qui chantais ! Tu es vilain ! Je vais plus jamais jouer avec toi. (Ses cris se transforment en plainte.) Et je suis plus ta sœur.

 

ARTHUR

Tu peux pas ne plus être ma sœur.

 

CHARLOTTE

Si Arthur ! Je suis plus ta sœur !

 

ARTHUR

Non c’est pas possible. Tu seras toujours ma sœur.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

CHARLOTTE

Non !

 

ARTHUR

Si.

 

LE PERE

Et si vous chantiez tous les deux ensemble ?

 

LA MERE

Quelle bonne idée !

 

ARTHUR

On chante La souris verte Charlotte ?

 

CHARLOTTE

Non je veux plus chanter !

 

ARTHUR

Tant pis pour toi. (Chantant) Une souris verte, qui courait dans l’herbe, je l’attrape par…

 

CHARLOTTE

(hurlant)

Arrête ! Je veux pas que tu chantes.

 

ARTHUR

Tu es vilaine Charlotte ! Puisque c’est comme ça je te redonnerai pas ton livre !

 

CHARLOTTE

Se met à pleurer

 

LA MERE

(soupire)

Qu’est ce qu’il y a Charlotte ?

 

CHARLOTTE

Arthur il m’a dit qu’il me redonnera pas mon livre !

 

LA MERE

Quel livre ?

 

CHARLOTTE

Mon livre ! Celui avec les images !

 

LA MERE

Le livre que tu as pris à la pharmacie ?

 

CHARLOTTE

(Geignant)

Oui !

 

LA MERE

Mais ma puce c’est un livre de publicités, on s’en fiche !

 

CHARLOTTE

(Pleurant à chaudes larmes)

Non on s’en fiche pas ! Mon livre !

 

ARTHUR

Ah ah ah je te le rendrai pas ! Na na na na nère ! C’est bien fait pour toi !

 

CHARLOTTE

(Pleure)

 

LE PERE

(fermement)

Arthur ça suffit, arrête de faire bisquer ta sœur.

 

ARTHUR

Mais c’est elle qui est vilaine elle veut même pas que je chante ! J’en ai marre d’elle elle fait toujours la chef !

(Se met à pleurer.)

 

CHARLOTTE

(Pleure bruyamment)

 

ARTHUR

(Pleure bruyamment)

 

 

 

Je tiens à préciser à mes chers lecteurs que ces prénoms ne sont en aucun cas ceux d’enfants de ma connaissance, et que toute ressemblance avec la réalité serait purement fortuite…

Des placards de rue momifiés

Momie 1

Rue Vendôme 13007

Momie 2

Chemin du Roucas Blanc 13007

Momie 3

Chemin du Roucas Blanc (entre la maternelle et l’élémentaire de l’école du Roucas Blanc) 13007

Momie 4

Rue d’Endoume 13007

Momie 5

Rue Fénélon et Robert Giudicelli 13007

« Nous étions éventrés, nos portes ne fermaient plus ou étaient arrachées, nos entrailles à la merci du mistral ou de la pluie battante. Parfois de petits doigts enfantins venaient nous chatouiller entre les fils, épisodes de rire grinçant irrémédiablement suivis de hurlements parentaux. Comme si jouer avec nous était dangereux ! Maintenant, derrière notre déguisement de momies nous voilà un peu protégés, nos tripes à l’abri, et nous avons gagné en prime une apparence amusante. Les petits et grands enfants arrêtent même leur course pour lire nos mots. Finalement, notre nouvelle vie est un pur bonheur ! Nous tenons alors à remercier nos organismes propriétaires légitimes de nous avoir abandonnés à notre délabrement. »

 

Avant :

Avant 1   Message orange

Avant 2   Avant 4

Avant 5

 

J’aimerais beaucoup voir ces photos publiées dans un média ou un autre… Si vous voulez leur donnez un coup de pouce n’hésitez surtout pas !

Quelle cachotière cette souris verte !

137 Quelle cachotiere cette souris verte

Je pensais tout savoir sur cette souris verte. Qui trouve qu’il fait trop noir dans le tiroir, trop chaud dans le chapeau et qui fait trois petites crottes dans une culotte… Mais figurez vous que ce n’est pas tout ! Mon fils – six ans – a ramené de l’école cette information étonnante. La très connue souris verte fait aussi des petites bises quand on la met dans sa chemise, croque les pieds si elle se trouve enfermée dans des souliers et danse même le rock’n’roll dans les casseroles.

Une petite recherche internet m’a appris en prime qu’elle en a ras le bol de l’école mais qu’elle se sent bien dans le jardin…

Elle peut y courir dans l’herbe !