L’Eurovision, le kitch à l’ère du numérique

L'Eurovision

Ce soir, c’est Eurovision. Je n’ai même pas honte de m’afficher – il paraît que ce n’est plus ringard l’Eurovision (On ne peut pas décemment reprocher au concours qui a sacré Conchita Wurtz d’être resté dans le passé). N’empêche, la dernière fois que j’ai regardé ce programme j’avais moins de douze ans. Ce soir, alors, j’essaie de me défaire de mes préjugés, j’ouvre mes oreilles mes yeux et mon cœur à toutes ces différences. L’air du temps et le folklore. Les origines et la modernité. La sobriété et le spectacle pyrotechnique sur écran géant. Les nuages de fumée rose. Les tenues à paillettes. Des morceaux de texte projetés. Des fans déchaînés. Des fentes hautes sur les cuisses.

Toute cette démesure au service du kitch, c’est étonnant.

Pour que ce soit aussi amusant, je prends des notes comme quand j’étais enfant… Mon propre classement se rapprochera-t-il du résultat du concours ? Verdict en fin de soirée.

Allez, je vous livre – avant proclamation des résultats – mon propre classement (sans chauvinisme) :

  1. Croatie
  2. France
  3. Royaume Uni
  4. Hongrie
  5. Moldavie
  6. Belgique
  7. Roumanie

 

Et vous alors, êtes-vous Eurovision ?

Zappe la guerre

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C’est un jour de trêve aujourd’hui. Dans de nombreux foyers, famille réunie et télévision éteinte. Les uns avec les autres, on partage, on discute, on se dispute même, mais sans scène de guerre en Syrie, sans photo d’enfant affamé, sans images d’attentats…

Cette absence au monde me renvoie à celle que l’on s’impose depuis quelques semaines, chez nous, pour le repas du soir. Avant, on laissait la télé, les enfants lui tournaient le dos et nous on s’y intéressait. Les reportages du JT nous happaient au détriment de la parole de nos minots. « Chut » « Arrêtez de parler » « Je veux écouter ce reportage ! » Les derniers temps on gardait quand même la télécommande à table, pour pouvoir zapper les conflits et autres violences, épargner les yeux et les oreilles de nos petits.

Tous les soirs, on devait zapper.

Et puis on a débranché.

Et depuis, on se parle. Eux surtout. Ils nous racontent leurs journées d’école, leurs rêves ou leurs cauchemars. Ils nous posent des questions. La petite chante souvent à la fin du repas une partie de son répertoire appris à l’école… On vit.

Et l’on trouve d’autres moments pour s’informer des désastres du monde…

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« Zappe la Guerre » de PEF, dans la collection Histoire d’Histoire aux éditions Rue du Monde, est à la fois un excellent album de littérature de jeunesse et une ouvrage documentaire qui aborde la première guerre mondiale. Dans la même collection – et du même auteur – j’ai eu les larmes aux yeux en lisant « Papa, pourquoi t’as voté Hitler ? »…

 

Je vous souhaite un merveilleux Noël.

Quand les parents aussi regardent les dessins animés

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Pendant les vacances scolaires, les dessins animés, c’est permis ! Et on en a d’autant plus profité lors des dernières vacances que le temps était plutôt à la pluie. L’occasion de partager ces histoires en épisodes avec nos enfants, de vibrer, de trembler et de rire ensemble.

Contre toute attente on s’est retrouvés, nous aussi les parents, happés par certains dessins animés. Et l’on s’est mis à savourer, lors des matinées de vacances, nos coups de cœur.

Pour mon homme, Les mystérieuses cités d’or, la suite du dessin animé mythique de son enfance (en ce qui me concerne j’étais plutôt passée à travers jusqu’à ce que mon amoureux m’initie). A chaque saison c’est carrément un rendez-vous à ne pas louper, d’autant que la nouvelle version est tout à fait fidèle à l’ancienne.

Pour moi, Miraculous, l’histoire de deux collégiens – un garçon et une fille pour toucher tout le monde – qui se transforment en super héros et sauvent Paris de l’influence d’un très méchant lançant des sorts depuis sa tour d’ivoire. (Je suppose que ça doit avoir un succès fou auprès des petits parisiens.) C’est à la fois frais, moderne et tout à fait dans la continuité des dessins animés de transformation qui me fascinaient quand j’étais une petite fille – et que je m’imaginais héroïne fantastique. Peut-être que vous aussi vous avez rêvé en regardant Emi Magique ou Creamy (par contre je ne me rappelais pas qu’on voyait autant leur .ul). Ou vibré devant Cat’s Eyes (le dernier dessin animé que j’ai adoré, juste avant l’adolescence).

Finalement, les dessins animés d’aujourd’hui nous touchent en ce qu’ils nous rappellent les émotions de notre enfance. D’ailleurs on aime bien zapper de temps en temps sur Scoubidou… Souvenirs au rendez-vous-hou-hou !

Et vous, vous aimez quels dessins animés ?

Ecrire sous pseudo

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Avez-vous entendu parler de l’affaire Elena Ferrante ? Romancière italienne très connue, elle n’a jamais voulu révéler ni son véritable nom, ni son visage. Mais son magnifique succès a attisé, depuis des années, la curiosité de tous, et la recherche de son identité est devenue un jeu national en Italie.

Le secret a subitement été rompu il y a moins d’un mois, quand un journaliste a révélé, au terme d’une enquête particulièrement intrusive (avec notamment vérification de fiches de paye et du prix d’achat d’appartements à Rome) l’identité (supposée) d’Elena Ferrante. Si vous voulez en savoir plus sur cette affaire, l’émission culturelle Stupéfiant ! de mercredi 26 octobre y a consacré une chronique, il vous reste quelques jours pour la voir «en replay». (Au passage, je vous recommande chaudement cette émission sur France 2, car même quand les sujets, de prime abord, ne semblent pas attractifs, il s’avère que « La culture est une drogue dure ».)

Après ce reportage, je m’interroge. Pourquoi chercher à tout prix à lever le voile sur l’identité d’un artiste qui souhaite rester anonyme ? De tout temps des écrivains ont usé de pseudos, pour des raisons variées. Jeu, discrétion, sexisme, attractivité du nom… Pourquoi vouloir déflorer ce mystère ?

Dans mon cas, la notoriété n’est pas un problème – vu que je suis tout sauf connue, mais je souhaitais quand même ne pas coller mon vrai nom sur mon profil Facebook. Alors j’ai choisi l’acronyme d’un jeu de mot construit en accolant mes deux noms de famille – de jeune fille et de femme mariée. Le pseudo obtenu s’avère, pour moi, plus original que chacun de mes vrais noms.

Au quotidien, c’est pas toujours facile de jongler avec trois noms : mon nom de jeune fille dans mon adresse mail et au travail (par facilité car je suis rentrée dans l’Education Nationale sous ce nom) ; mon nom d’épouse dans ma vie quotidienne ; mon nom d’écrivain sur internet et quand je fais de la promo pour mon blog.

Les gens qui me connaissent dans la vraie vie font le lien entre ces trois noms. Les autres n’ont pas besoin de connaître le nom de mon mari et de mes enfants.

Je crois qu’écrire sous pseudo, c’est une liberté qui ne nuit à personne.

Ma propre culture pub

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Vous vous rappelez de cette émission ? Elle passait très tard. Elle n’était, sur le papier, pas très attractive. Un florilège de publicités, alors qu’on zappe dès qu’elles arrivent, quel intérêt ? Pourtant, quand on tombait sur ce programme, on restait scotchés à l’écran.

Parmi les pubs contemporaines aussi, il y en a des mythiques, mais dans notre quotidien du zapping on les oublie aussitôt disparues de nos écrans. Aujourd’hui je vous livre, donc, mon florilège récent, avant d’avoir perdu la mémoire…

“Oui Patrick !”

La voiture bip bip…

C’est moi qui l’ai pas faite !

Et enfin… Ha !

 

Si vous aussi avez une pub à partager… N’hésitez pas, mettez son lien en commentaire !