Pourquoi je laisse ma cape de super-woman au placard

Pourquoi je laisse ma cape de super woman au placard

Il y a quelques années, je faisais des listes quotidiennes, hebdomadaires et mensuelles de choses à faire. Des listes si longues que je ne pouvais jamais en rayer toutes les lignes.

Aujourd’hui, je fais toujours des listes. Par contre j’ai laissé la culpabilité de ne pas arriver au bout de la liste du jour avec mon costume de super-héroïne… dans mon placard. Quand elle devient trop longue – la liste – je sais que je la réorganiserai le soir venu, que je déplacerai les tâches au lendemain, au surlendemain, à la semaine suivante. J’ai développé une stratégie de gestion de l’urgence, au boulot surtout mais aussi à la maison, et je me persuade chaque jour que tout le reste peut bien attendre. Le souci majeur demeurant avec ce mode de fonctionnement, ce sont les tâches que l’on ne règle jamais. Mais j’y ai gagné une sérénité me permettant de tenir sur la durée, en me préservant des temps de respiration et de repos, en déchargeant certaines journées ou certains moments dans la journée, en suivant le rythme de mon énergie variable…

Au quotidien, je m’interdis de culpabiliser et je me force à prendre du recul sur mes priorités. Je suis consciente de ma chance, de pouvoir gérer mon temps et mes tâches au travail (pour tout ce qui n’est pas, bien sûr, heures de cours en présence des élèves, à savoir la préparation des enseignements, le lien avec les familles, l’orientation des élèves, la coordination du dispositif dans le collège…). Je sais aussi qu’il s’agit surtout d’un état d’esprit, dans toutes les parcelles de son existence, de renoncer à la perfection et à l’exhaustivité, de se contenter d’être et d’agir de notre mieux avec ce que nous sommes.

C’est aussi un apprentissage, d’utiliser nos erreurs pour avancer plutôt que de se flageller avec ou de les justifier maladroitement. Cette notion de progression par l’erreur, j’essaie de la transmettre également à mes élèves, eux qui ont de telles difficultés qu’ils se font souvent broyer par le système éducatif dit « ordinaire ».

Je ne prétends pas qu’il est si facile d’admettre ses failles, je crois juste que si l’on y parvient un peu, la vie peut tout à coup devenir plus confortable.

Bref, j’ai laissé ma cape de super-woman prendre la poussière dans mon placard et je ne m’en porte que mieux.

Et vous, elle est où votre cape de super-héros ?

Trop Minions !

Mes articles ne sont jamais bien longs, et pourtant j’ai le plus grand mal, souvent, à me limiter à un seul sujet… Aujourd’hui je vous parlerai donc des minions, ces personnages hilarants des films Moi moche et méchant 1 et 2, qui ont aussi eu droit à leur propre opus Les Minions en 2015 ; mais aussi de la gestion du temps de la semaines en attendant le week-end et des GIFs, ces images animées de plus en plus utilisées sur internet et dans nos communications… Mais oui, tout cela a un lien !

Juste avant les vacances d’hiver, j’ai cherché un GIF mettant en scène les Minions pour exprimer l’excitation et l’euphorie qui m’animait en ce dernier jour de travail. Voilà ce que j’ai trouvé :

Trop Minions SUPER.gif

La référence Minions, c’est pour cette affiche à laquelle je pense semaines après semaines pour introduire de l’humour dans mon attente du week-end.

Trop Minions affiche

Puis pendant ces fameuses vacances, mon fils a porté ces skis :

Trop Minions skis

Là, je pourrais dériver sur la consommation de produits à l’effigie des héros de nos enfants, expliquer pourquoi nous ne voulons pas de housse de couette Reine des neiges pour notre fille, ou pire, de pare-soleil Dora pour notre voiture familiale (ils sont célèbres ceux-là), me justifier pour les skis Minions en rejetant la faute sur le loueur de matériel… mais ce serait juste mettre encore plus de fouillis (restons poli) dans cet article qui part déjà dans tous les sens.

Restons plutôt sur les Minions. Nous avons rattrapé, en famille, ce retard « culturel » qui nous avait tenus éloignés du phénomène Minions en visionnant les trois films dont je parle en tête de cet article. C’est alors que j’ai décidé d’enrichir cet article – qui à la base ne parlait que de l’attente du week-end jour après jour dans la semaine répétée semaine après semaine – d’une petite collection de GIFs (rendez-vous sur Giphy pour constituer votre propre collection…).

Je pense que je vais remplacer certains émoticônes et certains mots de mes conversations écrites…

BISOUS

Trop Minions BISOUS

 

LOL

Trop Minions LOL

 

QUOI ?

Trop Minions QUOI

 

NON

Trop Minions NON

 

WHAOU ! (Mode contemplation)

Trop Minions WHAOU

 

VENDREDI ! (Restons dans le thème…)

Trop Minions FRIDAY

(Ce soir y’a Koh Lanta !)

 

BA-NA-NA !

Trop Minions BANANA

(Spéciale dédicace pour mes enfants fans de bananes et fans de minions fans de bananes…)

 

Bon, ok, j’arrête. Si vous êtes arrivés au bout de cet article foutoir défouloir, peut-être pouvez-vous me laisser votre GIF préféré en commentaire ? (J’ai peut-être besoin de sortir des Minions…).

Je vous souhaite un bon vendredi ( Trop Minions FRIDAY ) !

Le Kosovo et nos horloges

Le Kosovo et nos horloges

Peut-être aurez-vous lu cette nouvelle le 7 mars dernier. Les différents politiques entre le Kosovo et la Serbie sont à l’origine d’une légère baisse de la fréquence de l’électricité produite par l’ensemble des pays européens, or comme les horloges de nos appareils électriques se règlent à la fréquence électrique du réseau, leur heure a pris jusqu’à 6 minutes de retard entre mi-janvier et début mars.

Lorsque j’ai lu cette information (la version concise est dans Brief.me), j’ai demandé au maître du temps de notre maison – mon mari – s’il avait constaté des retards sur certaines de nos horloges, ce qu’il a confirmé. (Vous verrez, ce week-end, en changeant votre heure.)

Puis j’ai songé que paradoxalement, l’inter-connection effrénée de notre monde pouvait aussi nous conduire sur le chemin de la lenteur

La revendication de la lenteur

La revendication de la lenteur

A l’origine de cet article, une interrogation sur ce que je reproche vraiment à Facebook (sur lequel je « suis »… même si je ne m’y épanouis pas vraiment tant je n’ai pas l’impression d’y exister humainement) et à Twitter (sur lequel j’ai un compte à usage professionnel tout récent mais complètement inactif)… Le point central du malaise que je ressens sur ces réseaux semble se résumer à la frénésie qui y règne. Quand notre espérance de vie est de l’ordre de 80 ans, la durée d’une de nos journées de 14 à 18 heures, connaissez-vous la longévité d’une publication sur Facebook, ou pire, la durée de vie d’un tweet (quatre heures (!) selon plusieurs articles dont celui-là) ? Cet empressement, cette injonction à réagir, à poster, à partager, à commenter, à liker à l’échelle du temps de la minute ou de l’heure… je les refuse. Je ne réagis pas souvent à la vie privée des gens. Pour le reste, informations, articles, coups de gueule ou coups de cœur, je souhaite réfléchir plutôt que réagir. Même dans ma vie quotidienne, personnelle ou professionnelle, je demande souvent à mes interlocuteurs de me laisser le temps de « décanter » comme je l’exprime dans mon langage propre.

Prendre le temps pour mettre du sens.

Déjà, , je disais mon besoin du moment de ralentir ma vie.

Pour l’information aussi, j’ai ressenti depuis quelque temps une impression de saturation comparable, à recevoir, dès le matin et tout au long de la journée, les mêmes actualités reprises commentées étalées diluées ressassées sans presque jamais aller plus loin que la surface de l’événement. Lorsque j’ai découvert Brief.me, j’ai avancé dans ma propre interprétation de ce « slow movement » qui existait bien avant que je me pose ces questions. Depuis quelques jours, j’ai fait taire les informations radiophoniques, celles qui me réveillaient à la violence des drames pas encore révélés, en les remplaçant par une radio musicale. Je me suis abonnée à Brief.me, donc, ce « slow media » à la fois concis et réfléchi qui trie, explique et approfondit les actualités de chaque jour. Maintenant l’information arrive dans ma boîte mail six jours par semaine. Je suis au courant de l’essentiel tout en approfondissant ce que je n’avais pas le temps de chercher ni de décrypter. J’en sais plus, je le sais mieux et j’y consacre moins de temps. Je suis passée de l’information réaction à la réflexion. Et, oui, passé le mois d’essai gratuit, j’accepte de payer mon information… puisque ce n’est pas la publicité qui finance à ma place le travail de ces journalistes…

Ces derniers temps, j’ai donc remplacé le malaise ressenti devant la pression numérique, en choix. Je fais le choix de prendre le temps d’écrire quitte à laisser filer le flot des actualités, de laisser l’écriture à chaud tiédir avant d’appuyer sur le bouton de programmation de la publication. Je fais le choix de ne pas me laisser happer par l’information minutée. Je fais le choix de regarder du plus loin possible cet empressement qui a cours sur les réseaux sociaux. Je trouve d’ailleurs cela assez amusant qu’une information puisse être si vite enterrée dans un fil d’actualité, tout en restant éternellement présente. Facebook a inventé l’imprescriptibilité, camouflée sous la frénésie de vitesse et de quantité.

Dans la même veine, je fais aussi le choix de ne pas poursuivre mes nouveaux, futurs ou potentiels lecteurs… Depuis la création de mon blog il y a plus de deux ans, je n’ai jamais réussi à mettre en place cette campagne de publicité sur les réseaux qui propulserait peut-être mes chiffres de statistiques. Je suppose que d’autres excellent dans ce domaine. Je suis moi-même une assez bonne cliente de ces opérations de rameutage du chaland si j’en crois le nombre de blogs auxquels je suis abonnée… Mais si je me penche sur mes lectures réelles, mes vrais coups de cœur de la blogosphère, les personnes que je lis vraiment à chacune de leurs incursions dans ma boîte mail… elles ne sont pas si nombreuses.

La campagne « je booste l’audience de mon blog », donc, très peu pour moi. Je ne veux pas pousser mes contacts à la consommation de mes écrits, organiser des concours pour appâter les likes, demander un clic, aimer pour être aimée, partir à la recherche de nouveaux lecteurs… J’ai décidé de ne pas perdre de temps à faire tout cela, je préfère écrire ou dessiner même s’il n’y a que quelques personnes pour l’observer à l’arrivée… Le nombre de mes lecteurs reste quasiment clandestin, mais chaque nouvel abonné me touche pour sa démarche, son clic singulier non sollicité.

Aujourd’hui, je fais des choix et j’adapte mon utilisation de l’outil internet à ma vie en mode « slow ». Demain peut être, cet article sera déterré pour montrer que j’ai accéléré…

 

Et vous, alors, vous êtes plutôt « slow web » ou « fast web » ?

Tableaux multi(carto)colores

11 Un coeur qui bat AUBAGNE

Un coeur qui bat          (Aubagne)

07 Ville perlée MARSEILLE

Ville perlée        (Marseille)

04 En vi(ll)e ou pas MIRAMAS

En vi(ll)e ou pas         (Miramas)

02 Regarder MARTIGUES

Regarder           (Martigues)

06 Mixture magique MARSEILLE CENTRE

Mixture magique          (Marseille)

01 Cheminer dans sa vie SALON DE PROVENCE

Cheminer dans sa vie          (Salon de Provence)

08 Puzzle disparate MARSEILLE

Puzzle disparate         (Marseille)

13 Enchevêtrée ici BOUCHES DU RHONE

Enchevêtrée ici          (Bouches-du-Rhône)

09 Constellation de pleins en creux MARSEILLE

Constellation de pleins en creux              (Marseille)

12 Famille marseillaise-zen MARSEILLE

Famille marseillaise-zen           (Marseille)

14 Des rond(e)s dans l'eau ISTRES

Des rond(e)s dans l’eau       (Istres)

03 Rêve de zurbanards ARLES

Rêve de zurbanards         (Arles)

15 Roulez boulets MARSEILLE

Roulez boulets          (Marseille)

19 Sur les traces du père CASAMANCE

Sur les traces du père           (Casamance)

18 En pointillés AUBAGNE LA CIOTAT

En pointillés         (Aubagne – La Ciotat)

Si vous avez déroulé cet article jusqu’ici, du bout de vos doigts sur votre souris… peut-être puis-je vous confier alors une part de mes pensées du moment concernant ma production artistique. L’an dernier à la même période je produisais intensément, frénétiquement même, j’emplissais l’espace autour de moi de cartes colorées. J’ai peint jusqu’à cette exposition du printemps 2017 au Baobab Café des enfants d’Aubagne.

Puis l’été s’est installé en traînant, la rentrée pressée s’est précipitée avec sa masse de travail nouveau, les priorités ont changé et j’ai levé le pied.

Aujourd’hui je le sens, en terme de production plastique, la ferveur, l’envie et l’inspiration m’ont quittée. Je n’arrive plus à les rattraper, d’autant que je n’ai pas le temps de leur courir après. Et pour être tout à fait honnête, l’indifférence plutôt générale ou l’intérêt seulement conjugué à la gratuité, concernant ces tableaux, ont rebondi en écho à l’intérieur de moi et m’ont vidée.

Pour l’instant, j’en suis là. Trop vide pour même envisager la moindre exposition. Un jour peut être je serai à nouveau quelque part dans mon monde coloré…

Septembre…

134 Septembre

J’adore septembre. Son énergie. Son renouveau, son retour à la vie quotidienne. Année après année la rentrée demeure un moment exaltant. Professionnelle, littéraire, culturelle.

La vie urbaine bat à nouveau, on sort de la paresseuse torpeur estivale. Le repos devenu ennui se barre au moment où le goudron revient sous nos pieds – cette année la chaleur a aussi disparu dans la foulée.

En tant que professeur des écoles, le mois de septembre c’est aussi un travail intense. Cette année en particulier, puisque j’ai changé de poste, et malgré mon anticipation – préparation de la rentrée à partir du 16 août – je me suis sentie submergée jusqu’à… maintenant.

Enfin… je recommence à écrire, à dessiner, à rêver éveillée d’autre chose que du collège. J’émerge de mes eaux tumultueuses et je retrouve le plaisir d’être ici.

Peut-être qu’un de ces quatre je prendrai le temps de mettre à jour mon profil et d’alimenter ma page facebook.

Je vous dis, alors, à très bientôt…

Pause estivale

Pause estivale

L’été est là. Les vacances toutes proches. Les soirées, les barbecues, les glaces, le sable, les lunettes de soleil.

Je vais éteindre mon ordinateur, m’éloigner de ma connexion internet, oublier Facebook et les statistiques de mon blog.

Je vais jouer avec mes enfants, sourire à mon mari, partir sur les routes.

Je vais lire dans mon lit le soir, parfois à la frontale sous la toile du combi.

Je vais écrire, un peu beaucoup passionnément, prendre le temps de poser mes idées en mots sans les publier tout de suite sur internet.

Je vais prendre des centaines de photos.

 

Et puis dans seulement quelques semaines ce sera l’heure de la rentrée. L’énergie reviendra avec le renouveau et des projets tout neufs (re)prendront forme…

Ma vie professionnelle sera chamboulée, un nouveau poste dans un autre lieu et davantage de travail.

J’espère pouvoir écrire régulièrement pour le site internet d’une association marseillaise et y aborder des thèmes qui me tiennent à cœur – maternité parentalité allaitement famille…

Il y aura peut-être une exposition de photographies à l’automne.

Je présenterai – si tout va bien – de nouveaux tableaux dans un restaurant marseillais en décembre ou en février.

 

En attendant, je vous souhaite un bel été, joyeux, léger et ressourçant. Et de pouvoir suivre jusqu’au bout vos envies pour maintenant et pour ensuite…

La Famille Zen, une jeune association marseillaise à découvrir

Banderolle Famille zen

Vous l’avez peut-être ressenti à travers le rythme de publication ralenti des derniers jours… En ce moment, il m’est difficile de trouver du temps. Mes listes de choses à faire s’allongent et mes journées s’écourtent. Je suis plongée dans les préparatifs de mon exposition qui démarre dans deux semaines et j’avoue avoir du mal à me poser pour respirer, réfléchir, ou écrire… Pourtant dans cet ouragan d’activités se superposant les unes aux autres, j’ai vécu aujourd’hui une parenthèse de rencontre et d’écoute. Je suis allée, en famille, à un pique-nique organisé par la toute jeune association marseillaise La Famille Zen, qui entend reprendre les activités du Zèbre Zen aujourd’hui disparu. Pour l’instant les deux super mamans qui tiennent cette association organisent environ une fois par mois des rencontres avec les familles (papas et enfants archi bienvenus) pour échanger sur la parentalité. Ainsi, aujourd’hui, nous avons causé éducation bienveillante et phases d’opposition. Nous avons partagé nos astuces pour gérer les crises de nerfs de nos minots sans taper ni crier. C’était doux, vrai, chaleureux, un moment d’échange sans jugement, un moment où l’on se sent compris et capable d’évoluer. Même mon homme – qui n’a pourtant jamais trop voulu m’accompagner aux réunions allaitement où j’allais aussi chercher ces instants de partage bienveillant – a apprécié le pique-nique. Et moi, qui ai été une grande consommatrice de réunions d’allaitement quand j’en avais le temps et l’occasion, j’ai retrouvé avec bonheur cette ambiance feutrée et ressourçante.

Alors merci La Famille Zen, de proposer ces temps hors du temps. Si vous n’avez pas encore cliqué sur le lien plus haut, la page Facebook de La Famille Zen c’est . Et si vous avez envie de vous investir… vous savez bien que les plus belles choses se construisent à plusieurs. J’essaie d’enrôler, mais pour être honnête avec vous, mon investissement pour l’instant s’est limité à la création de leur logo, et à cet article. Promis je vais réfléchir à ce que je pourrais proposer, et à comment trouver le temps pour cela. Je termine en parlant du temps qui manque, et la boucle et bouclée…

Je vous souhaite de profiter de ce week-end prolongé.

Allaitement long, très long, très très long

Allaitement long

Il fait tellement partie de mon quotidien, cet allaitement. Avec le temps il est devenu tellement naturel, tellement normal. J’ai développé une telle indifférence à la surprise des gens, qu’elle glisse sur moi. Les remarques sont devenues inexistantes face à cette assurance sereine que je porte en moi, qu’allaiter son enfant jusqu’au sevrage « naturel » c’est… naturel. J’en parlais déjà, ici, avant que ma fille ne fête ses trois ans. Quelques mois sont passés, et l’allaitement est encore là, en pointillé, de moins en moins présent, chaque tétée comme peut-être la dernière, mais encore là… Dans une semaine, cela fera six ans que j’allaite – avec une interruption de cinq mois pendant ma seconde grossesse. Alors oui, chez nous l’allaitement est très très long. Une très longue période de ma vie de femme, de notre vie de famille.

En créant ce blog je pensais que l’allaitement serait un sujet récurrent, et puis finalement dans le nuage de tags le mot reste petit, discret, comme son rôle dans notre vie de famille, maintenant que nous n’avons plus de nourrisson à la maison.

Je pensais que l’allaitement – ce lien et cette implication du corps dans la maternité – me manquerait en s’estompant, mais je me trompais. L’allaitement est un passage. La maternité est un tout.

Je l’oublie, alors, cet allaitement « hors norme »… Et puis parfois il ressurgit dans toute son exception. L’autre jour chez notre pédiatre un journaliste faisait un reportage sur la vaccination. Quand j’ai mis ma fille de trois ans au sein pour l’aider à gérer la douleur de l’injection, que mon médecin adoré en a rajouté une – énorme – couche en me demandant de répéter l’âge de ma fille, et a affirmé au journaliste qu’il assistait à quelquechose d’extraordinaire… Bon j’avoue que j’ai piqué un fard.

De la même façon, quand je compare nos propos de futurs parents à ce que l’on vit aujourd’hui, le contraste est flagrant. Enceinte, quand j’évoquais, déjà, l’allaitement long (à cette époque j’envisageais d’allaiter un an), nous étions d’accord avec mon amoureux pour dire que nous trouvions cela étrange un enfant qui marche, qui parle… et qui tète encore. Mais ça c’était avant… Il y a quelques semaines, ma fille est venue me voir dans ma chambre et m’a dit très précisément : « Je veux téter avant que tu ailles te doucher ». « Avant que tu ailles », quoi ! Et puis elle a tété, cinq secondes en tout, moi accroupie, elle debout, et j’ai eu cette image à l’esprit…

Allaitement long Une Time

Cette Une « scandaleuse » représentant une réalité que personne ne veut voir.

Ces gens trop overbookés pour répondre à vos mails

Ces gens trop overbookés pour répondre à vos mails

C’est une expérience récente qui m’a inspiré cet article. Pour couper court à l’imagination de certain(e)s, je ne parle pas ici des copines qui n’ont pas le temps de répondre à un mail amical, celles-là sont toutes excusées… Non, je parle des personnes avec qui j’ai un lien professionnel – donc un intérêt commun à travailler ensemble – mais qui sont tellement mais alors tellement overbookées qu’elles ne peuvent pas répondre à mes mails…

J’ai essayé d’être compréhensive. J’ai mis les formes pour insister sans harceler. J’ai proposé de me déplacer un midi sur ma pause déjeuner – aucune réponse.

Aucune réponse quand on prépare un événement pour dans moins de trois semaines, cela n’envoie pas les bons signaux…

Puis j’ai attendu – que pouvais-je faire d’autre ? J’ai attendu, donc, trois jours et demi – autant dire une éternité dans ces circonstances – pour avoir un retour sur des flyers pour une expo. J’y avais passé du temps, plusieurs heures de mon week-end. Et pour être tout à fait honnête, j’ai vécu l’absence de réponse, et le contenu des réponses tardives, comme du mépris.

Dans un contexte où le temps était clairement compté, nous avons fini par échanger quand même par mail. Mais vous l’avez probablement vécu aussi, ces échanges par écrit ont leurs limites, surtout quand les relations se tendent pour quelque raison que ce soit. A chaque phrase les incompréhensions semblent s’accentuer. « Coupons court », me suis-je dis. J’ai proposé une conversation téléphonique sur le mode j’aimerais t’appeler mais je n’ai pas ton numéro de téléphone… A deux semaines et deux jours de l’événement.

J’ai attendu six jours.

Visiblement, quand on est trop overbooké pour répondre aux mails, on est aussi trop overbooké pour filer son 06…

Bon, je vous rassure, j’ai quand même eu une réponse – par mail, faut pas pousser, pas le temps de décrocher son téléphone – au bout de six jours… pour annuler l’expo (à dix jours de la date prévue initialement, sans être du tout d’accord sur la forme et sur le fond des flyers, ce n’était pas une énorme surprise non plus).

De cette petite histoire tellement commune, je veux juste tirer une leçon de vie.

Nous avons tous des vies de dingues. On a un boulot, des enfants, une famille, un repas à préparer le soir, on est fatigué, on attend les vacances, on n’a pas le temps. On est tous overbookés.

A quel point l’êtes-vous ?

Trop overbooké pour répondre aux sollicitations ? Pour filer son numéro ? Pour faire tout son boulot ? Pour faire bien son boulot ? Pour jouer avec ses enfants ? Pour faire l’amour avec son conjoint ? Pour être sympathique ? Pour sourire ? Pour vivre ?

A quel point on se ferme aux autres, à leur univers à leurs propositions à leurs demandes et aux échanges qu’on pourrait avoir avec eux ?

Pour moi, c’est la même chose qui est à l’œuvre, lorsque je demande son mail à un collègue de boulot et qu’il me donne le mail professionnel collectif qu’il partage avec cinq autres personnes.

Une façon de fermer la porte.

Moi je m’en fiche, j’ai un trou en forme de cœur sur mes volets…

Et je crois que je vais bannir le mot «overbookée» de mon vocabulaire.