Quelle place pour la lecture ?

Quelle place pour la lecture

La première vitrine de Pantagruel, ma librairie de quartier

Nous vivons tous et toutes des vies trépidantes, avec cette sensation, parfois, de n’avoir du temps pour rien. Alors la lecture, elle peut souvent passer après, après les tâches ménagères, après le programme télé, après les réseaux sociaux… Et pourtant, elle est centrale.

Il y a quelques mois, c’est ce roman « Un paquebot dans les arbres » qui m’a fait replonger dans la puissance de la lecture. Il a réveillé mon envie de lire davantage, pas seulement en vacances lorsque le temps s’étire, mais tout le temps et partout.

La lecture a repris son rôle de nourriture indispensable du quotidien. Il me suffit de plonger dans mon roman du moment, l’effet est presque magique ; je m’échappe, une douce sérénité m’envahit, ma liste mentale de choses à faire se transforme en silence. Même lorsqu’elles ne durent que quelques minutes, ces parenthèses sont de formidables sources d’énergie intérieure.

J’essaie, alors, de partager et de transmettre ce bonheur de lire. En parlant de mes lectures ici (et ). En donnant, en prêtant, en troquant des livres. En empruntant pour mes enfants des albums et des romans premières lectures par dizaines à la bibliothèque. En instaurant des moments de lecture libre pour mes élèves, en classe, sur le modèle de cette initiative (j’aimerais aussi tester cette jolie idée de livre surprise dans mon collège)… Pour moi, la lecture est une liberté enivrante et une succession d’aventures.

Et vous, quelle place occupe la lecture dans votre vie ?

Croquer et troquer ses livres

Croquer et troquer ses livres

Les livres, on les croque, et après, on les troque !

Bien sûr, nous avons tous des livres dont nous ne voulons pas nous séparer, qui nous ont marqué profondément, qu’on pense relire ou faire lire ou qui nous ont constitué au même titre que les évènements de notre vie. Mais il y a aussi tous les autres bouquins, ceux qu’on ne touchera plus, ceux avec lesquels on a passé un bon moment mais qu’on n’a pas besoin d’encastrer dans nos murs. Et puis, dans nos maisons non extensibles, on doit bien libérer de la place si l’on veut continuer à garder certains livres…

Depuis quelque temps, j’ai donc pris l’habitude d’élaguer mes étagères, et je ressens de moins en moins de difficultés à me séparer de certains ouvrages. Nos bibliothèques deviennent vivantes, mouvantes, elles évoluent comme nous au fil des découvertes.

Mon envie, depuis quelques mois déjà, c’était de troquer mes livres, qu’ils puissent en quittant ma maison poursuivre leur vie dans d’autres mains et que je puisse varier mes lectures grâce à ces échanges. Alors je me suis inscrite sur le site internet La Tornade. Ce n’est pas le lieu parfait dont je rêverais (la bibliothèque d’échange de type cabine téléphonique ne l’est malheureusement pas non plus), mais je dois avouer qu’il fonctionne assez bien et qu’il y a beaucoup de choix, y compris des films.

Ça vous tente ? Sautez le pas, c’est gratuit (à l’exception des timbres pour les envois) et hyper simple d’utilisation, on peut même obtenir un objet avant d’avoir commencé à échanger les siens grâce à l’avance de points. Et si vous rejoignez La Tornade, venez donc jeter un coup d’œil sur mon profil (SoDeb) et donnez moi votre pseudo en commentaire !

Troquons nos lectures

Et si, au lieu de garder nos livres lus sur des étagères, on les échangeait ?

Mes bibliothèques débordent déjà. Et je lis davantage ces temps-ci.

Alors une pensée magique vacille dans ma tête depuis quelques jours. Et si les livres qui m’ont transportée poursuivaient leur vie, chez vous ? J’aimerais offrir mon histoire de lectrice en même temps que l’objet livre, et recevoir en échange une autre émotion de lecteur.

Allez, ne soyez pas timide. Faites votre choix.

Je propose aujourd’hui trois livres au troc :

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Les souvenirs de David Foenkinos, éditions Folio. Ce roman a été adapté au cinéma par Jean-Paul Rouve, mais je n’ai pas vu le film. Il parle de famille et de vie. Un grand-père qui meurt dans un lit d’hôpital, une grand-mère en maison de retraite, un futur écrivain convoquant les souvenirs des membres de sa famille. J’ai acheté ce livre à la gare, en attendant le train de ma sœur le jour où elle est venue voir mourir notre père. Dans ces heures je vivais à la fois dans mes souvenirs et très intensément dans chaque minute qui s’écoulait. Je l’ai lu rapidement, un mois peut-être après le décès de mon père, et ses mots ont vibré en résonnance avec ma vie, la vie de mes parents, nos souvenirs… Un livre à la fois nostalgique et plein d’espoir.

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La Compagnie des femmes de Yves Simon, éditions Stock. C’est l’histoire d’un écrivain qui quitte Paris pour prendre la route du sud. D’aires d’autoroute en motel, ses pensées et ses mots divaguent. Il rencontre des femmes. Il se cherche. Avec l’amour toujours présent en filigrane. L’écriture est poétique, diffusant un lyrisme léger. Ce livre a accompagné nos deux semaines de road-trip autour des Alpes en camion, cet été.

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Comment tu parles de ton père de Joann Sfar, éditions Albin Michel. C’est un livre de la rentrée littéraire 2016. Acheté le lendemain de l’émission de la Grande Librairie qui en parlait, dans la toute nouvelle et belle librairie de mon quartier (Pantagruel) ; lu en quelques jours. C’est encore une histoire de père qui meurt. Avec ses mots simples et les espaces pleins – de tout – entre ses phrases et dans chaque respiration, il nous livre toute l’émotion, tout ce qu’il y a d’universel dans la mort du père. Et aussi le comique irrépressible de la vie qui continue.

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En échange je prendrai toute lecture en écho, ou pas – soyons inventifs… Avec une petite note – transmission en forme de dédicace – sur la première page du livre (témoignage, message, signature…).

Contact par mail : mamandeplume@gmail.com