La cheville au frais

La cheville au frais

Avez-vous remarqué cette étrangeté de la mode ?

Je crois me souvenir que c’est d’abord une image Pinterest expliquant comment mettre en valeur un jean qui a attiré mon attention sur le raccourcissement du pantalon sur peau nue. Nous étions déjà en hiver. « Pas adapté à la saison », me suis-je dit. Puis j’ai regardé autour de moi dans la rue…

Faites le test et vous verrez, on pourrait presque catégoriser les femmes par tranche d’âge en regardant juste leurs chevilles – c’est bien moins flagrant sur les hommes. Les moins de trente ans, cheville au frais. Presqu’aucune collégienne n’y coupe, et même chez les jeunes femmes moins perméables aux phénomènes de groupe… cheville au frais je vous dis !

Vous aussi cela vous questionne ? Cet article du journal Le Temps explique que pour les ados, les chaussettes qui dépassent de la basket « c’est pas swag » (attention, cet article a déjà deux ans, ce n’est plus « swag » de dire « swag » !), et que la mode pantalon feu de plancher et basket basse vient de… Lisez l’article, moi je ne sais plus. Le Huffington Post revient aussi, en cette semaine de froid transsibérien, sur la question des chevilles (ici)… Apparemment la mode n’a que faire de la température, mais rassurez-vous, on a questionné des experts pour vous, le rhume ne s’attrape pas par les chevilles à l’air.

Bon, moi, vous l’aurez compris, déjà j’ai dépassé les trente ans, et puis la mode… mon confort passe avant…

D’ailleurs, à ce sujet, je vous parlerai chaussures à talons un de ces jours.

 

Et vous alors, vous êtes plutôt cheville au frais ou cheville au chaud ?

Favoritisme vestimentaire pro-filles

Favoritisme vestimentaire pro filles

Cette galère pour habiller les garçons, on en parle ?

Il y a deux semaines, je voulais regarnir l’armoire de mon fils, 6 ans et demi, pour l’hiver. Je me rends donc en magasin, dans l’enseigne très connue à laquelle je suis fidèle depuis ma première grossesse. Pour une fois j’aimerais pouvoir essayer avec lui, qui est si fin et porte des tailles différentes en haut et en bas… Ce samedi matin, dans le rayon garçon à l’abandon, je songe qu’ils devraient modifier leur slogan « Les enfants d’abord » pour « Les filles d’abord… les garçons s’il reste de la place… ». La zone « petit mec » est clairement moins garnie et la plupart des tailles introuvable. Je finis par passer en caisse en ressassant mon agacement, deux pantalons à la main. « Ils lui vont, ils lui plaisent, c’est déjà ça. » Pourtant – surprise ! – la caissière m’annonce un prix bien supérieur à celui que j’avais calculé, puis m’explique « vous n’êtes plus dans le club depuis le 1er novembre madame » (nous sommes le 4 novembre) « pour prolonger votre adhésion vous devez prendre un troisième article ». C’est vrai que je suis juste cliente depuis sept ans ! La colère enfouie remonte à la surface, les pantalons posés sur la caisse, je quitte le magasin en expliquant qu’il me sera impossible de prendre un article de plus dans ce désert que constitue leur rayon garçon.

Plus tard, sur internet, je n’ai trouvé que ce texte déplorant le manque de choix pour les garçons. Et puis je me suis souvenue des discussions de mamans sur la galère de l’habillage de garçon. Mon fils était encore bébé, je ne ressentais pas encore cette difficulté. Aujourd’hui je suis en plein dedans et une chose est certaine, j’éviterai cette marque désormais… Marre de ne trouver chez eux, pour mon fils, que du plus triste et moins bien coupé que ce qu’ils proposent à l’autre sexe. Pour nos garçons, du gris, du marron, du taupe… couleur des murs revisités en « home staging » par une célèbre émission télévisée…

Lutter contre le sexisme, c’est aussi arrêter de considérer les filles comme des princesses bien habillées – mais écervelées et chouineuses – et les garçons comme des meubles – mais intelligents ne vous plaignez pas !

Mon fils me le disais il y a quelques mois : « Maman pourquoi tu me changes de tee-shirt, l’essentiel c’est d’être habillé ! » L’essentiel, oui, mais je refuse de renoncer à des vêtements assortis, à un peu de fun, un peu de couleur et un peu de style.

Il y a davantage de choix sur internet, me direz vous, on peut même, selon les enseignes, y précommander des tailles à essayer. En maman moderne qui se respecte, j’utilise souvent les boutiques sur internet… mais j’aimerais aussi pouvoir simplement aller acheter des vêtements en magasin avec mon garçon. Ce ne sera plus chez cet âne verdâtre, j’espère que ce sera ailleurs. La solution est peut-être chez les marques qui ne différencient plus les rayons garçons et filles

Ou alors on déménage dans un pays où l’on peut rester en maillot toute l’année…

 

Et vous alors, des galères d’habillage de nains à raconter ?

On ne sait plus comment s’habiller !

On ne sait plus comment s'habiller

Elle : pantalon velours et débardeur / Lui : Short et tshirt manches longues

Et oui, ma bonne dame, il n’y a plus de saison…

Ce matin…

Ma fille : « Mais maman, je peux enlever le pull là… parce que dans notre maison il n’y a pas de vent ! »

Mon fils : « Maman, je mets le pantalon manches courtes ou manches longues ? »

Oscillations de température et vibrations printanières

Oscillations 1

Un jour je sors de chez moi et ma veste reste suspendue dans l’entrée. Même pour quelques minutes, je chausse mes lunettes. Sous le pull le débardeur s’installe…

On ressort notre camion aménagé. On achète de la crème solaire. On fait notre premier pique-nique sur une pelouse couverte de pâquerettes.

Les envies culinaires changent. Verdure, fraîcheur.

Les premières fraises dans notre panier.

Des couches de tissu à enlever ou à remettre.

La laine passe de mes épaules, à ma taille, à mes épaules.

Demain, avril – ne te découvre pas d’un fil – deviendra mai – fais ce qu’il te plaît.

Mais quand se fera, vraiment, le passage ?

Un jour, après-demain ou le jour suivant, c’est évident, nous serons en saison chaude.

En attendant, oscillons gaiement…

Oscillations 2

Oscillations 3

Oscillations 4

Oscillations 5

Je vous souhaite un joyeux passage au mois de mai.

Quand on se rue sous la capuche

quand-on-se-rue-sous-la-capuche

On n’a pas tous les mêmes raisons…

 

Entendu sous la capuche d’un « grand » de CM devant l’école de mon fils la semaine dernière :

«Moi je mets ma capuche tu sais pourquoi ? J’ai peur de perdre des cheveux avec le vent.»

 

Un peu plus tard le même matin, c’était plutôt ambiance «Fous ta cagoule t’auras les glandes t’auras les boules» quand une twingo est venue exploser son rétroviseur dans ma voiture… Mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterai plus tard…

Le mystère des chaussettes

Le mystère des chaussettes

Quand on devient maman, on croit naïvement qu’il suffira de lire les étiquettes de taille pour habiller nos enfants. Si pour les habits, ce n’est pas toujours aussi facile, pour les chaussettes par contre c’est carrément illusoire.

Une de mes amies, jeune maman, m’avouait il y a peu ne rien comprendre aux tailles des chaussettes. “Ah oui mais ne cherche pas à comprendre, c’est un mystère !”

Dès la naissance, ça commence. Pour la même taille – une fourchette de trois ou quatre pointures quand même – certaines sont vraiment trop petites quand d’autres tombent sans cesse. Certaines – même si cela reste rare – deviennent même trop petites sans avoir jamais tenu au pied.

Les chaussettes qui remplissent leur rôle, elles, le font si bien qu’elles peuvent avoir une durée de vie qui se prolonge au delà des espérances qu’on peut y placer. Chez nous, les chaussettes de mon fils, après quelques années dans son tiroir, sont allées directement à sa petite sœur sans passer par la case carton.

En parlant de chaussettes, d’ailleurs, vous avez remarqué que selon les marques que l’on choisit, nos enfants sont sponsorisés sous les pieds ? Quand ils marchent à quatre pattes, on ne voit que ça, le nom de la marque…

Un jour, peut être, je vous parlerai des chaussettes qui disparaissent, mais c’est une autre histoire.